Bonjour à tous !
Voici le neuvième chapitre :) Merci pour toutes vos reviews et mises en fav/alerte ! J'en suis au chapitre 23 à l'heure actuelle, nos deux tourtereaux n'en ont toujours pas fini avec vous ;)
Reste toujours quelques lecteurs dont je ne connais pas l'avis... J'espère les retrouver en reviews ! Ou en PM, peu m'importe. Sinon, comment puis-je savoir si ça vaut le coup que je continue l'écriture ?
RARA :
Zou : Merci à toi, je suis heureuse que ça te plaise :) J'espère que ce chapitre te plaira tout autant !
Chapitre 9 :
Vision
Quand Hermione, Harry et Ron rentrèrent, tout le monde les attendait. Molly tournait en rond et faisait les cent pas dans la cuisine de la Chaumière, et se précipita sur eux quand ils arrivèrent. Elle serra son fils aussi fort qu'elle le put, tandis qu'Hermione alla s'asseoir, épuisée. Elle entendit des pas dévaler les escaliers, et une tornade rousse nommée Ginny Weasley se précipita sur Harry. Elle le prit dans ses bras, sans se soucier de ce que pensaient les spectateurs et le Survivant lui-même. Hermione aperçut que son meilleur ami semblait s'abandonner légèrement aux bras de la jeune Weasley : ce serait sûrement le seul moment où il s'autoriserait de se rapprocher d'elle.
– Espèce d'idiot ! dit-elle en le frappant à l'épaule. Pourquoi vous ne m'avez pas prévenue de votre départ ? Pourquoi tout le monde était au courant sauf moi !
Harry desserra son étreinte et la repoussa quelque peu. Mais cependant, il ne répondit pas. Hermione ne savait pas que seule Ginny n'avait pas été prévenue de leur départ à Gringotts, mais elle se doutait que c'était Harry qui avait tout manigancé.
– C'est arrangé, n'est-ce pas Ginny ? demanda Molly.
– Heureusement. Si vous j'avais appris que vous étiez morts, je… je vous aurait tués !
Hermione sourit légèrement et Ron rigola carrément. Il serra sa sœur dans ses bras et alors que la Gryffondor essuyait une larme rageusement, et Molly les invita à s'asseoir.
– Alors, dit-elle en servant du thé. Que s'est-il passé ?
Harry raconta alors leur aventure, sans mentionner certains détails. Hermione savait qu'il voulait protéger Molly et Ginny, ainsi même que tout le monde présent. Mais les deux femmes Weasley n'accepteraient pas qu'ils poursuivent leur mission si elles savaient tout le danger auquel ils avaient miraculeusement échappé.
– Hermione ma chérie, tu es incroyable. Et inconsciente ! Sauter sur un dragon cracheur de feu… Charlie lui-même te le dirait mieux que moi ! Mais encore une fois, heureusement que tu étais là.
– Merci Molly. C'était dangereux, mais c'était aussi notre seule issue.
Harry poursuivit ensuite en évoquant un éventuel Horcruxe à Poudlard, en lien avec Rowena Serdaigle. Il demanda à Luna se réfléchir sur l'objet que cela pourrait être, et celle-ci promis d'y penser.
– Excusez-moi, mais je suis épuisée, intervint Hermione. Je pense que je vais aller me coucher.
– Hermione, s'il-te-plaît, il faut que tu avales quelque chose. Un peu de soupe, j'ai fais ta préférée.
Elle alla se changer, enlevant ses vêtements noirs à la Bellatrix Lestrange pour enfiler un jean confortable et un simple pull. Hermione n'avait emmené que quelques vêtements pour la chasse aux Horcruxes, et remettait sans arrêt les même en les lavant magiquement. Elle mit soigneusement son sac en perles sous son oreiller. Elle savait que celui-ci était très précieux étant donné tout ce qu'il contenait.
Ils dînèrent tous ensemble la soupe réalisée plus tôt par Molly et Ginny. C'étaient les repas habituels ces temps-ci, et les Weasley piochaient dans leurs provisions de fruits et légumes.
Hermione ne participa pas vraiment au dîner. Elle était là, souriait, mais son esprit étaient tourné vers diverses autres pensées. De plus, elle ne parvenait pas à se concentrer.
Ils débarrassèrent tous et lorsque ce fut terminé, Hermione rejoignit sa chambre qu'elle partageait avec Ginny. Bien que ce ne soit pas forcément nécessaire, tous préféraient que quelqu'un surveille la maison de nuit. Ce fut Blaise qui se porta volontaire, et comme il était encore en période de mise en confiance, Arthur resta avec lui. Hermione s'était portée volontaire pour la garde de 4h à 8h, mais Molly lui avait ordonné d'aller se reposer car elle avait eu une journée difficile.
Dans son lit, alors que Ginny n'était pas encore arrivée, Hermione laissa ses pensées divaguer vers Malefoy, seul quelque part. Et elle se permit alors un écart.
S'étirant de toute sa longueur, elle tendit le bras vers la commode près de son lit. Dans le tiroir, elle prit le livre de romance Moldu qu'il lui arrivait de lire. Puis, elle l'ouvrit.
La beauté de fleur jaune si peu abîmée devant elle sembla éclairer son cœur. Elle l'admira quelques secondes, comme si ceci lui permettait d'être un peu avec celui qui lui avait offert ce bouton d'or.
…
Drago Malefoy arpentait les rues Moldues, vêtu de ses nouveaux habits Moldus. Il y avait plein de Moldus, des maisons Moldues, de nouveaux objets qu'il voyait de loin. Il en avait fait une obsession : pour quelqu'un comme lui, parcourir le monde de ceux qu'il insultait et méprisait depuis son plus jeune âge était très difficile à assumer.
Quand il en croisait certains, ceux-ci se montraient polis avec lui, souriants. Dans ces moments là, il aurait du leur cracher au visage, mais cela n'aurait eu aucun sens. Il se fondait dans la masse et il n'y avait visuellement aucune différence entre lui et tout ces passants aimables. Et son père n'était pas là pour lui intimer une douce insulte à leur murmurer.
Cette liberté avait pourtant un goût amer. La solitude le rongeait, sa gorge peinait à émettre le moindre son puisqu'il ne parlait à personne depuis plusieurs jours. Mais il n'était à présent plus contraint de respecter un quelconque code de conduite. Que ce soit à Poudlard ou chez lui, différents rôles lui étaient attribués et il devait les respecter. À présent, il était le seul spectateur de sa médiocrité. Il n'imaginait même pas ce que son père penserait en le voyant aussi minable, errant chez les Moldus entre écoles où les mômes hurlaient et les maisons de retraites où les grands-père s'appuyaient sur leur canne. « Des êtres faibles », aurait-il pensé, « là où est ta place à présent, mon indigne fils ».
Drago roula des yeux à ses pensées. De toutes façons, son père était peut-être mort, alors tout ceci n'avait aucun sens.
Il fut stoppé dans ses pensées quand une vieille dame lui adressa la parole :
– Vous êtes perdu, jeune homme ?
Il se retourna rapidement en cachant mieux sa baguette. Il se racla la gorge avant de parler :
– Hmm, non, je ne crois pas.
– Oh, eh bien je me suis trompée. Mais cela fait pourtant trois fois que vous passez en une heure de temps.
Drago esquissa un petit sourire. La vieille femme avait un air bienveillant accroché au visage, et même lui ne put se résoudre à lui faire une réflexion.
– Oui, effectivement. Je ne connais pas très bien le coin.
– Eh bien entrez donc ! Vous semblez épuisé.
Drago hésita un instant. Mais, se surprenant lui-même, il emboîta le pas de la seule personne qui avait été aimable avec lui depuis un bout de temps.
– Je faisais un peu de jardinage quand je vous ai aperçu, dit-elle en le faisant entrer. Il faut dire que cette année, le temps est étrange. Aucun légume ne pousse avec tous ces nuages, même si je les arrose tous les jours.
Drago fut soudain désolé de voir l'innocence de cette mamie Moldue. Les nuages, comme elle disait, n'était autre que le résultat de la colère du Maître, dont la haine se ressentait jusque chez les Moldus. Il se demandait bien quelle explication saugrenue ils avaient du trouver, bien que le ministre non magique ait été averti de la guerre dans le monde sorcier.
– On dit que l'année prochaine sera plus propice à la pousse de plantes. Dites, que préférez vous ? Un café, du jus d'orange ? Ou du chocolat chaud ! Mes petits enfants en raffolent.
Drago n'avait aucune foutue idée du goût de toutes les boissons proposées. Il connaissait le café seulement de nom, grâce au cours d'étude des Moldus.
– Hum, je n'ai encore jamais goûté au chocolat chaud. Mais pourquoi pas, merci.
– Parfait, un peu de sucre ne vous fera pas de mal. Vous êtes tout pâle, et je pense que vous manquez cruellement de sommeil.
Elle servit le lait chaud et dit à Drago d'y ajouter le cacao à son goût. Complètement perdu, il se saisit de la cuillère qu'elle lui tendait en se maudissant d'avoir accepté d'abuser de l'hospitalité de cette adorable femme. Il prit alors la poudre à l'aide de l'ustensile et s'arrêta d'en verser lorsque la vieille dame écarquilla les yeux. Il mélangea difficilement son breuvage, une sorte d'îlot de pourdre s'étant formé par dessus le lait, et la vieille baissa un peu le son qui s'élevait du drôle d'engin diffusant des images avec une petite boîte.
– Qu'est-ce que je ferait sans cette télévision, continua-t-elle.
« Ah, c'est ça, se dit-il. Je me disais bien que j'avais déjà vu ça en cours. »
– Je suis contre la nouvelle technologie, mais il faut bien avouer que mes journées seraient incroyablement ennuyantes sans ça. Et ça me permet de ne pas trop être déconnectée. À part mes petits-enfants, personne ne rend visite à une vieille dame comme ça.
Drago acquiesça en prenant une première gorgée de sa boisson. C'était un peu fort, mais cet apport en sucre lui fit beaucoup de bien directement avalé.
Sur la boîte mouvante, des hommes et des femmes discutaient. En gros titre, ils parlaient de faire attention et de bien fermer les portes la nuit, prétextant qu'un dangereux criminel s'était évadé. Malheureusement, ce qu'ils ne savaient pas, c'est que même si ces Moldus avaient bien fermé chaque ouverture, un simple sortilège ferait entrer les Mangemorts.
– Ils restent très flous sur la menace à venir, c'est très étrange. On est bien mieux informés que ça, d'habitude. Jeune homme, je ne sais pas ce que vous cherchiez tout à l'heure, mais je vous conseille de ne pas trop traîner dehors ces temps-ci. Des choses étranges se passent.
– Oui, merci. Je… je vais y aller, excusez-moi. Je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité.
– Oh mais non, ce fut un plaisir de recevoir un si séduisant jeune homme pour une mamie comme moi.
Drago se sentit légèrement rosir sous le compliment, et se leva en s'efforçant de ne pas faire attention à tous les objets étranges qu'il vit en sortant de la maison.
Il erra donc de nouveau dans la ville, et se décida à s'arrêter manger dans le parc pour enfant qu'il avait élu comme domicile le temps qu'il trouve une autre solution.
…
Hermione s'allongea au dessus de ses couvertures après avoir rangé son livre contenant la fleur, fixant le plafond quand Ginny entra dans la chambre à son tour.
– Oh, Hermione. Tu ne dors pas ?
– Ginny, ça fait 5 minutes que je suis arrivée, répondit-elle en souriant.
– Oui, c'est vrai.
Ginny enfila son t-shirt de pyjama et changea de pantalon. Elle se démaquilla d'un coup de baguette, noua ses cheveux en chignon et s'enroula confortablement dans sa couette. Hermione fixait le poster des Bizarr' Sisters, juste à côté de celui des Harpies de Holyhead que Ginny avait accrochés à la va-vite en arrivant à la Chaumière.
– Dis Hermione, chuchota Ginny.
– Quoi ?
– Je me suis juste posé la question hein, mais... Il s'est passé quelque chose ? Avec Malefoy je veux dire.
– Comment ça ? dit Hermione en tournant la tête vers son amie.
– Bah, c'est juste que tu semble beaucoup t'inquiéter pour lui quoi. Mais j'en doute, après tout c'est un Mangemort.
– Je ne comprends pas, Ginny.
Qu'insinuait-elle ? Comment ça se passer quelque chose ? Hermione ne comprenait pas les insinuations de son amie et mourrait d'envie de la prier d'abréger.
– Bah je sais pas, tu sembles... comme attachée à lui, quoi. Tu t'inquiète autant pour lui que moi pour Harry quand vous partiez en mission je-sais-pas-quoi.
– Je ne vois pas de quoi tu parles. Malefoy et moi, et toi et Harry, ça n'a rien à voir. J'ai seulement de la compassion, et je culpabilise beaucoup. Et même si on ne s'entend pas beaucoup mieux, avoir été en fuite nous a un peu rapprochés. Enfin tu vois, on ne pouvais compter que l'un sur l'autre quoi.
– Hmm.
Il y eut un petit blanc, puis Hermione reprit :
– Au fait, avec Harry... Je suis désolée, je n'ai pas pris le temps de te demander plus tôt.
– A vrai dire, je suis perdue. Il m'embrasse, puis il part sauver le monde et on se sépare sans que je ne sache pourquoi, et ensuite il revient il ne me regarde même plus.
Hermione soupira lourdement. Elle se doutait évidemment des agissements de son meilleur ami. Mais pouvait-elle réellement donner de faux espoirs à Ginny ? Si elle avait tord...
– Je croit seulement qu'il te protège, finit-elle par lâcher. Enfin, c'est logique : vous vous embrassez, il part pour la guerre. Il ne veut pas te mettre en danger, voilà tout.
– C'est ridicule.
Hermione entendit Ginny bouger rageusement dans son lit.
– Enfin Hermione, je suis déjà en danger. Je suis la sœur de Ron, une Weasley, une Gryffondor et je suis clairement dans votre camps.
– Harry essaie toujours de protéger tout le monde, il faut bien que tu t'habitues.
– Je sais, répondit Ginny un peu sèchement.
Hermione se tut devant le ton de sa meilleure amie. Elle fixa à nouveau le poster des Harpies de Holyhead. C'est vrai qu'en ce moment, elle n'avait pas été une super amie. Elle était partie à la chasse aux Horcruxes brutalement, sans laisser un temps de transition, et n'avait pas vraiment eu le temps de se demander comment Ginny allait vivre tout ça.
– Je suis vraiment désolée, Hermione. D'avoir mal réagit. Je n'ai seulement pas envie d'entendre qu'Harry est un incroyable héros et que je devrait me faire protéger. Juste… J'ai besoin de me plaindre un peu.
– Non, tu as raison. C'est moi. On est trop occupés à essayer de tout gérer alors qu'on ne voit même pas que nos amis vont mal.
– Je ne vais pas réellement mal. Mais c'est difficile de vous voir risquer vos vies quand on ne peut rien faire. Je vous aime, tous. Et la guerre n'épargne jamais tout le monde.
– Nous ne sommes pas les seuls en danger, Ginny. Et je sais que c'est difficile. Mais je pense que Harry reviendra vers toi quand tout ça sera fini. Quand il pourra enfin penser à autre chose.
– La priorité, c'est votre mission. J'en ai bien conscience.
Hermione médita sur la dernière phrase de Ginny alors que toutes deux fermaient leurs yeux pour dormir. Effectivement, la priorité était la recherche des Horcruxes. Malgré sa culpabilité et sa compassion pour Malefoy, elle devait se recentrer sur les choses importantes car anéantir Voldemort était la clé de tous les soucis.
…
A quelques mètres, un jeune homme brun à lunettes menait un sommeil agité. Il gémissait légèrement et grognait. Tout son corps était secoué de légers tremblements, ses bras et ses jambes esquissaient des mouvements vagues.
Dans son esprit, les images se confondaient. Des filets bleutés, rougeâtres, orangés. Des cris se confondaient, des rires. Un serpent. Il ressentait de la colère, de l'amertume, de la haine. Une terrible envie de vengeance. Il vit le bout de sa main, avec la baguette de Sureau, d'où s'échappèrent des rayonnements lumineux, les couleurs se confondant. Sur l'image floue, il vit des cheveux blonds, une silhouette allongée au sol. "Avada…"
– NON ! cria Harry en se réveillant.
Il reprit ses esprits, tenta à nouveau de visualiser les images. Puis, il souffla :
– Malefoy.
Pareil, je ne suis pas très fière de ce chapitre :/ Promis, les choses bougent plus au prochain, avec une fin quelque peu… intéressante ;)
Une Hermione qui ressort son bouton d'or (comme certains l'avaient deviné), un Drago chez une mamie Moldue, une discussion entre filles (D'ailleurs, une des premières vraies apparitions de Ginny), et une… Vision, comme le titre l'indique ? J'espère avoir attisé votre curiosité avec la toute fin de ce chapitre…
Promis, si je reçois un peu (beaucoup ?) plus d'avis que d'habitude, je réfléchirais à poster un peu plus tôt… XD
A bientôt !
