Réponses aux reviews :
Majin Gaetan23 : Salut !
En effet, tu supposes bien, mais elle évoluera doucement :)
Et encore ! Les révélations ne sont mêmes pas encore toutes dévoilées, et il y'en a encore une ribambelle !
Oh vraiment ? Eh bien, merci, ça me fait plaisir de lire que je me suis améliorée depuis ! ^^
Merci de continuer à lire et commenter, tu ne peux pas savoir à quel point ça peut me faire plaisir !
Quoi qu'elle ait pu lui dire, cela ne changeait pas son point de vue. Shoto croyait dur comme faire aux idéaux héroïques qui avaient bercé son enfance, et il n'était pas prêt à changer comme ça, d'un coup. C'étaient les vérités qu'on lui avaient apprises, elles restaient ancrées au fond de lui. C'était l'éducation qu'on lui avait donnée, les valeurs écrites sur son cœur. Il ne pouvait pas y renoncer aussi facilement. Malgré tout, il comprenait le point de vue de Rui. Et pour elle, s'était tout ce qu'il comptait.
Puis s'était installée une routine entre les deux jeunes qui se voyaient presque tous les soirs. Cela ne leur déplaisait pas, au contraire, ils passaient des bons moments ensemble. Ils avaient repris leur petite habitude : se retrouvaient après les cours et discutaient. Ils restaient néanmoins toujours aussi différents sur leur façon de penser, et n'osait aborder le sujet de la société et de ses normes, de peur de déclencher une éventuelle bagarre. Leur relation avait évolué, ils étaient amis, passaient beaucoup de temps ensemble, discutaient longuement, s'amusaient… Tous les élèves de la 1-A l'avaient remarqué : ces deux lycéens semblaient bien plus proches que ce qu'ils semblaient vouloir laisser paraître. Cela avait bien surpris le jeune Midoriya qui avait regardé d'un nouvel œil leur relation naissante. Sa première pensée, en les voyant, fut pour son ami. Il avait été heureux de le constater si heureux et ouvert avec la nouvelle. Il fallait dire que la classe entière n'avait pas vraiment sympathisé avec cette dernière, alors les voir ainsi lui fit plaisir. Et puis, il les trouvait mignons ensembles comme ça. C'était nouveau, inattendu mais rafraîchissant.
Les vacances de Noël arrivaient enfin, et chacun était rentré chez lui pour fêter cette joyeuse fête. Koriyama était sensée passer les premiers jours des vacances avec la jeune femme avant de rentrer chez elle passer les fêtes avec sa propre famille. Lorsqu'elles arrivèrent chez les Suzuki, l'adolescente aux cheveux noirs conduit son amie jusqu'à sa maison. C'était une petite maison dans un style traditionnel japonais ancien. Elles entrèrent dans la maison, alors que Rui annonçait sa présence. Mari suivit la jeune fille dans la maison, jusqu'à tomber sur le père de son amie.
Monsieur Suzuki était grand, assez amaigri. Il était un peu bronzé et ses cheveux noirs aux reflets bleus étaient en bataille sur le haut de sa tête. Il possédait une barbe naissante, et ses lunettes rondes posé sur le bout de son nez ne cessait de tomber. Il avait un air penaud collé au visage, les traits un peu tirés par la fatigue. Il avait souri nerveusement aux deux jeunes femmes, puis était venu ébouriffer affectueusement les cheveux de sa fille d'une main, heureux d'enfin la revoir depuis les dernières vacances.
« Coucou chérie, lui avait-il dit doucement. Bon retour à la maison.
-Je suis rentrée ! souriait-elle à son père.
-Et tu dois être Koriyama, c'est ça ? Ravi de te rencontrer.
-Je vous en prie, appelez-moi Mari Monsieur !
-Alors tu peux m'appeler Shikoku. »
Mari avait souri au vieux Suzuki et lui serra la main qu'il lui tendit. Shikoku finit par laisser les deux jeunes lycéennes entre elles. Rui et elle s'éclipsèrent donc dans la chambre de cette dernière. L'argentée rangea ses affaires dans la chambre d'ami avant de rejoindre la noiraude. Contrairement à l'ensemble de la maison, la chambre de Rui semblait bien plus moderne. Elle avait un lit occidental, des murs peints de blancs, un bureau au fond de sa chambre avec une lampe dessus. Sa commode était juste à côté de l'entrée et par terre traînait un doux tapis rond au centre de la pièce. Sa chambre avait un air bien plus occidental que sa maison en elle-même.
Elles avaient fini par rester allongées sur le lit tout le reste de la journée, à discuter avec gaieté jusqu'à l'heure du dîner. Le début de leurs vacances s'écoula sans qu'elles n'eussent même le temps de dire « All Might ». Très vite, il fut bientôt l'heure pour Mari de quitter son amie. L'argenté s'était rapidement entendu avec le père de Rui qu'elle trouvait vraiment gentil et prévenant envers sa fille ou elle-même. C'était une personne respectable qu'elle avait appris à connaître et à apprécier.
Ce fut quelques jours avant son départ définitif que la jeune Koriyama rencontra un autre membre de la famille de la noiraude. A peine quatre jours avant son départ, les deux jeunes filles étaient postées devant la télévision de la jeune fille, un chocolat chaud dans les mains et en plein visualisation d'un film. Le père Suzuki s'était retiré dans sa chambre afin de laisser les deux amies ensemble seules. Elles restaient toutes les deux très attentives quand soudain, la porte d'entrée sonna. Rui se décida alors d'aller ouvrir alors que Mari la suivait curieusement. Elles arrivèrent rapidement jusqu'à la porte d'entrée que la jeune Suzuki ouvrit doucement. Tel ne fut pas sa surprise d'apercevoir devant elle son très cher et aimé cousin, Riku Yamada, certifié depuis peu héros professionnel. Il ornait un énorme sourire face à sa cousine.
« Salut Rui ! »
Mari observait attentivement le jeune homme alors que Rui lui répondait avec excitation et bonheur. Riku possédait des cheveux noirs en bataille sur la tête. Ils étaient raides avec des reflets bleutés. Ses yeux étaient d'un bleu saphir profond, qui scintillait lorsque son sourire remontait jusqu'aux oreilles. Sa peau était bien plus mate que celle de la Suzuki, et les dépassait d'au moins une bonne tête. Cependant, la jeune lycéenne pu remarquer que les deux cousins se ressemblaient presque comme deux gouttes d'eau. En effet, les traits de leur visage étaient presque parfaitement identiques, si bien qu'elle aurait bien pu croire en la théorie d'un jumeau caché si Rui ne les avait pas présentés.
Cette journée-là, elle put voir à quoi ressemblait le cousin adoré de son amie. Rui ne l'évoquait pas souvent lorsqu'elles discutaient ensemble, mais à chaque fois qu'elle avait l'occasion de parler de lui, Mari pouvait clairement apercevoir les yeux de son amie briller d'admiration et d'adoration. Elle n'avait pas besoin d'être en filière héroïque pour constater ça.
Ils avaient un peu discuté seul à seule lorsque Rui s'était absentée quelques instants. Ils s'étaient tous les deux retrouvés seuls dans la pièce de vie, un silence gêné flottant entre eux. Soudainement, le brun s'était avancé sur son siège et avaient joint ses mains entre elles. Il avait souri mélancoliquement, le visage détendu et perdu.
« Comment elle est, Rui, à Yuei ? »
Elle l'avait regardé un peu bizarrement, se demandant par-là où il voulait en venir.
« Elle n'est pas facile à vivre, se moqua-t-il gentiment. Elle est tête-brûler et toujours à l'ouest. Alors je me demandais comment ça se passait pour elle à Yuei. »
Elle détourna son regard de lui.
« Ah… Je ne suis pas dans sa classe, avoua la jeune adolescente à demi-mots. Avec moi, elle est comme d'habitude, comme maintenant. Je ne peux pas vraiment t'éclairer sur ce sujet-là. Mais je pense que ça va. Elle semble bien s'entendre avec un garçon de sa classe. Un certain Shoto Todoroki.
-C'est bien…, dit-il. C'est bien… »
Le regard de Riku se perdit sur le sol. Comme s'il pensait à quelque chose de profond. Être héros était bien plus compliqué que ce qu'ils pensaient tous. Cela demandait bien plus de réflexion et de sacrifices qu'ils pouvaient le croire. Mais Riku, plus maintenant que jamais, ne pouvait parler à personne de ses futurs projets. C'était la règle des héros. Ils ne devaient parler à personne des prochaines missions. Car ils étaient un secret d'état. Rui revint rapidement, et Riku remplaça sa moue songeuse par un sourire des plus convaincant.
Rui passa la fin de ses vacances en compagnie de son père et de Riku, parfois même avec d'autres membres de sa famille lorsque ceux-ci passaient chez eux à l'improviste. Elle ne parut jamais aussi heureuse que lorsqu'elle se retrouvait en compagnie de ses proches.
Mais les jours heureux et calmes ne durèrent pas. C'était comme une brise de printemps qui était venue et avait disparu aussitôt. Rui se tenait là, avec son père, juste derrière sa tante en pleurs. Elle aussi voulait pleurer. Mais elle ne voulait pas rajouter plus de tristesse à sa famille qui subissait déjà beaucoup. Elle se tenait-là, sans bouger.
Mari était là, elle aussi. Elle ne le connaissait pas beaucoup, cependant, elle savait qu'il était quelqu'un de bien, et plus que tout, quelqu'un de très important dans la vie de Rui. Alors elle était venue, dans l'espoir de réussir à réconforter un tant soit peu son amie. Mais elle était forte, Suzuki. Elle supportait tout. Comment avaient-elles pu en arriver-là ?
Shoto arriva soudainement derrière elle, et plaça une main sur son épaule. Elle n'avait pu se résoudre à affronter ça seule. Elle avait eu ce besoin presque vital de l'appeler et de se confier à lui. Suzuki se retourna et croisa son regard compatissant. Le sourire qu'elle esquissa était empreint de tristesse, les larmes ruisselant sur ses joues rebondis.
« Pourquoi… ? »
Son si triste sourire se crispa, ravagé par ses larmes destructrices déterminées à couler à flot le long de son visage. Elle s'accrocha désespérément à manche de Todoroki et la serra entre sa main avec force.
« Pourquoi lui… ? Riku était un vrai héros… Il… Il ne méritait pas… Il ne méritait pas de mourir aussi violemment… ! »
Les sursauts dans sa gorge l'empêchaient de parler correctement. Devant elle, Shoto ne savait que faire devant tant de détresse.
Elle avait appris, seulement quelques jours après son retour à Yuei, la mort de son cousin. Torturé jusqu'à ce que mort s'en suive. Par la Ligue. Rui ne comprenait pas, pourquoi est-ce qu'il avait vécu tout ça. Riku était un homme bon, la main sur le cœur. Bien qu'elle ne comprît absolument par son choix de métier, elle reconnaissait son bon cœur. Riku était ce qu'elle appelait un « stéréotype vivant », ce qui pouvait l'agacer au plus haut point. Mais Riku n'était pas pareil. Ce n'était pas ce genre de personne cliché qui l'agaçait. Non, c'était son cousin, son précieux cousin qu'elle adorait tant.
« C'est tellement injuste ! jura-t-elle entre ses dents. C'est tellement injuste… Je te l'avais dit… Je te l'ai dit… ! Les héros ne sont que des hypocrites… ! Ils auraient pu le protéger, mais ils n'ont rien fait… ! Ils n'ont rien fait… ! »
Elle répétait ces mots comme une affreuse et horrible litanie. Sans savoir que faire de plus, l'apprenti héros passa une de ses mains derrière la tête de l'adolescente et l'attira contre lui. Elle tenta de se dégager de ses bras, en le repoussa, en frappant contre son torse. Mais Shoto la tenait si fort qu'elle abandonna rapidement et releva un regard larmoyant vers son camarade et ami.
« S'ils le sont, je le suis tout autant alors…, rétorqua mélancoliquement le jeune Todoroki.
-Que-
-Excusez-moi… »
Les deux jeunes se retournèrent subitement vers leur interlocuteur. C'était le célèbre héros naissant, Blaze, qui se tenait devant eux. Celui-ci avait un air abattu sur le visage et semblait plus fatigué que jamais. Le regard de Rui se voila à sa vue. Ce héros avait fait partie de l'équipe de Riku, celle envoyée pour cette mission. Il eut tout d'abord un silence pesant entre eux, puis sans prévenir, le héros se courba en une révérence devant les deux jeunes adolescents, les surprenant de toute part lui et la jeune fille.
« Je suis désolé… »
Sa voie tremblante alarma les deux amis. Les épaules du héros professionnel tressautaient difficilement alors qu'il restait courbé en avant.
« Je suis désolé…, répéta-t-il. »
Instantanément, les pensées de Rui se confrontèrent dans sa tête et son corps se tendit entre ses bras. Ses lèvres se plissèrent alors qu'elle le regardait avec un regard torturé. La seconde d'après, elle enfouissait son visage dans le creux de son cou, se laissant aller aux larmes qui trahissaient sa détresse, en l'enserrant aussi fermement qu'elle le pouvait contre elle. Le jeune homme remercia alors le héros dans un chuchotement presqu'inaudible. Il ne fit aucun mouvement pour se défaire de sa prise, et se contentait d'être présent pour la jeune fille. Il leva un regard perdu vers le ciel qui commençait seulement lentement par s'assombrir. Le temps était humide, et semblait sur le point de pleurer avec elle. Il ferma les yeux et soupira, soupira tous leurs malheurs. Et songea qu'ainsi peut-être, peut-être que tous leurs ennuies disparaîtraient. Puis il se demanda comment il pourrait lui faire changer d'avis après tout ça.
Lui-même commençait à douter…
Re !
Alors voilà, c'est à présent que les choses vont se corser nyehehe !
Je ne vous dit rien de plus et vous laisse attendre le chapitre de demain !
Bye !
Bien à vous,
Motaku.
