Chose promise, chose due !

Je voulais vous remercier pour toutes vos reviews :) Je ne vous ai pas répondu, mais j'espère que vous me pardonnez puisque la réponse à vos questions se trouve dans ce chapitre ! Et puisque je suis en avance et que vous l'avez bien mérité, voici le 10ème chapitre de cette fiction !

Je posterai samedi normalement :) Allez, je file bosser moi !


Chapitre 10 :

Patronus

Hermione fut réveillée en sursaut par le cri de son meilleur ami. Elle entendit de l'agitation et se munit directement de sa baguette. Elle se levait quand Harry fit irruption dans sa chambre sans même frapper.

– Hermione.

Elle sentit la tension de meilleur ami et paniqua.

– Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a eu une attaque ?

– J'ai fait un rêve.

Il vint s'asseoir sur le lit en se frottant le crâne.

– C'est en train de partir mais…

– Mais tu aurais du fermer ton esprit, si le Seigneur des Ténèbres apprend où nous sommes et…

– C'est pas le moment. J'ai rêvé de Malefoy. Je crois… je ne suis pas sûr, c'est très flou, mais je crois qu'ils l'ont capturé. Volde… Tu-sais-qui était très en colère et je crois qu'ils l'interrogent.

Hermione se rassit, dépitée. Elle ferma légèrement les yeux un moment, pour se reprendre.

– Mais c'est injuste Harry. Il ne sait rien. Je… je ne lui ai rien dit.

– Hermione. Avant que je me réveille… j'ai entendu l'Avada.

Ginny était restée en retrait et restait le regard fixé sur une Hermione bouleversée. Celle-ci réfléchissait à toute vitesse.

– Est-ce que tu sais où il est, Harry ?

– Je crois que c'est au Ministère. Ils l'ont répété plusieurs fois.

Hermione tenta de réfléchir du mieux qu'elle le put, puis elle se leva, sortant de la chambre.

– Zabini. Il faut prévenir Blaise.

Elle arriva face à la porte du bureau où dormais habituellement Blaise. Elle ouvra la porte sans cérémonie et fit face à un jeune homme qui s'habillait rapidement, sûrement alerté par l'agitation dans les pièces alentours. Hermione vit le minuscule matelas sur lequel dormait Zabini et se désola qu'il n'ai pas de chambre digne de ce nom.

– Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi vous êtes tous réveillés, il est 4h du matin…

– Harry a fait un rêve, il a vu Malefoy, il croit qu'il est capturé, au Ministère, et…

– Attends attends, Granger. Je ne comprends rien là.

– Bon, asseyons-nous.

Hermione s'adossa au mur et se laissa lentement glisser, essayant de reprendre ses esprits. Tout allait tellement vite. Elle ne saurait expliquer pourquoi, mais son inquiétude pour Malefoy lui enlevait sa capacité de réflexion.

Elle fut suivie de Ron, Ginny et Harry qui s'assirent à la suite de Blaise qui enfila un T-shirt.

– Harry, tu peux le lui dire ? Et nous expliquer mieux, aussi.

– Eh bien, les images s'en vont, mais… C'était comme des flashs. Je crois avoir vu Malefoy. Et je… J'étais Vous-Savez-Qui. Je crois qu'il se faisait torturer. Et j'entendais le mot « ministère » murmuré plusieurs fois.

– C'est sûrement un piège, dit Ron. À mon avis, ils n'ont même pas capturé Malefoy.

– Même si ils l'ont capturé, souffla Blaise, je ne pense pas que tu aies entendu que c'est au ministère pour rien. Ils veulent t'y attirer.

Hermione fut déconcertée. Qu'est-ce qu'ils insinuaient tous ?

– Attendez, mais si… Si tout ça est vrai ? Peut-être qu'il est mort ?

– Ou pas. Tu-Sais-Qui est très énervé, Hermione. Après Gringotts et tout ça…

Ron passa son bras par-dessus les épaules d'Hermione. Celle-ci n'avait absolument pas la tête à ceci, mais ne put se résoudre à repousser son ami.

– Mais si il n'est pas mort, on ne peut pas rester comme ça.

Chacun se tut, baissant la tête. Même Blaise.

– Je crains de ne pas comprendre. Harry, quand tu as rêvé de l'attaque de Mr Weasley, c'est l'intervention des Aurors qui a permis de le sauver ! Rien n'avait été inventé. Pourquoi on laisserait Malefoy ?

Il se tut. Ginny posa une main tendre sur celle de sa meilleure amie.

– On ne peut pas prendre le risque. Ces images peuvent être inventées de toute pièce et ce serait du suicide que de se rendre au Ministère, dit Harry. Je suis désolé.

– Mais…

Hermione ne trouvait plus d'argument. Jamais elle ne voudrait mettre ses amis en danger, mais laisser mourir un homme en toute connaissance de cause lui était difficilement acceptable. Elle promena son regard sur son dernier espoir, Blaise. Celui-ci fixait la porte, et sentit le regard d'Hermione sur lui.

– Granger. Ils ont raison.

Sa voix était remplie de douleur. Les mots avaient été difficiles à prononcer, elle le savait.

– On ne peut pas sauver tout le monde, souffla Ron en la serrant dans ses bras.

– C'est dégueulasse de faire ça…

– Je sais…

Chacun se tut, et Hermione retint ses larmes. Cela n'aurait eu aucun sens qu'elle pleure pour son pire ennemi. Seulement, à ce stade de la guerre, Malefoy n'était plus son ennemi. Il avait été son allié pendant quelques jours, et ils avaient partagés des moments difficiles ensemble. Cette relation n'était pas non plus amicale. Mais une certaine complicité s'était installée. Et alors qu'elle était redevable à Malefoy, elle le trahissait plus que jamais…

Drago était entre le sommeil et la conscience quand il vit au loin une lumière briller. Il était réfugié au parc pour enfants, sous le château qui le protégeait des intempéries. Il peinait à dormir et à vrai dire, n'en avait aucune envie, la menace étant trop pesante.

Il se rallongea et ferma les yeux, la baguette toujours en main au cas où. Puis il guetta la lumière. Il vit que celle-ci avait grossi. Quelque chose avançait.

Drago mit la capuche de son sweat-shirt et se prépara à l'attaque. Il descendit de son château en faisant le moins de bruit possible, son poids faisant craquer les graviers à ses pieds.

– Hominum Revelio, murmura-t-il alors que la lumière grandissait encore.

Le sortilège lui indiqua qu'aucun humain n'approchait. Drago ne s'en sentit que moyennement rassuré.

Il plissa les yeux et vit finalement un Patronus corporel approcher. C'était un papillon : le Patronus de sa mère. Celui-ci s'arrêta devant lui, battant faiblement des ailes. Une voix faible s'éleva alors du messager :

– Drago… mon fils… rejoins-nous, ton père et moi… au Ministère.

La voix faible et tremblotante de sa mère lui brisa le cœur alors que le Patronus partit en fumée à la dernière parole. Le jeune homme inspira longuement, et sans même réfléchir, transplana immédiatement. Il sentait sa mère faible et en danger. Et même son cœur de lâche ne pouvait laisser sa mère l'appeler à l'aide sans répondre.

L'attente et l'inactivité étaient insupportables pour Hermione. Des images de Malefoy mort, se faisant torturer et interroger envahissaient son cerveau chaque fois qu'elle fermait les yeux.

Elle ne comprenait pas son obsession envers cette histoire. Il était évidemment très probable que tout cela ait été inventé de toutes pièces par Voldemort lui-même, afin d'attirer Harry dans son piège. Mais quelque chose ne collait pas, dans tous les scénarios positif qu'elle se forçait à imaginer.

Pourquoi le campement était-il tout retourné, pourquoi le Serpentard n'était pas là quand elle y était allée avec Blaise ? Pourquoi serait-il parti alors que le sujet même de leur dispute était un départ ? Et même si il avait changé d'avis et était parti, pourquoi n'avoir rien emmené ?

Assise sur le lit qu'elle occupait, elle ne faisait que ressasser chaque élément qu'elle possédait, comme pour élucider une enquête qui n'en était même pas une. Elle était encore et toujours assaillie par cette incroyable culpabilité, ce sentiment de l'avoir trahi alors que lui l'avait sauvée. Mais tous les sentiments de tristesse qu'elle éprouvait n'avaient aucun sens.

Drago arriva à proximité du Ministère, le cœur battant à mille à l'heure. Il préférait ne pas trop réfléchir.

L'atmosphère était lourde et inquiétante. Il se glissa à pas de loup dans l'antre du ministère. Il n'entendait aucun bruit. Il parcouru le sol brillant pendant ce qui lui parut être une éternité quand il aperçut sa mère au loin. C'est alors qu'il se mit à courir pour la rejoindre, mais il ralenti en découvrant un bras déguisé de noir tenant sa mère par le cou. L'homme qui la tenait fermement était caché derrière l'un des poteaux carrelé du Ministère. Il plissa alors des yeux, et vit son père, libre de tous mouvements, émerger d'un des poteaux.

Prenant son courage à deux mains, il bomba le torse, garda sa baguette armée, à l'affût du moindre sort qu'on pourrait lui lancer. Il avança lentement. Sa mère pleurait et était bâillonnée. Son père gardait son air impassible et regardait son fils de haut.

– Drago ! Comme je suis heureux de revoir mon plus fidèle Mangemort…

Voldemort avait surgit derrière lui, et soufflait ces mots tout près, à son oreille. Sa main d'où s'échappaient des ongles noircis entourés de croûtes rouges qu'il savait être du sang apparut devant lui. Nagini, son serpent, naviguait entre les jambes de Drago qui retint son souffle et maintint plus fermement sa baguette de manière imperceptible.

– Maître, quel honneur, souffla-il avec le plus de respect dont il pouvait faire preuve.

– Mon garçon, que je suis fier de toi.

La voix calme et douce du Seigneur des Ténèbres ne présageait rien de bon et faisait preuve du contrôle mesuré de ses émotions. Celui-ci s'éloigna alors un peu de Drago, tournant autour de lui doucement.

– Tu vois, Bellatrix, je t'avais dit que Drago ne nous abandonnerait pas.

Sa tante était ressortie d'un coin sombre, ainsi que plusieurs Mangemorts masqués. Rogue était là, son visage toujours impassible, et Drago douta. Son parrain le laisserait-il mourir ?

– Drago mon chou, tu es tombé bien bas. Ces habits de Moldus… murmura la Mangemort en inclinant la tête.

Ils étaient tous beaucoup trop calme. Et bientôt, tous les Mangemorts l'avaient encerclé, le coinçant.

– Eh bien Drago, intima le Maître de sa voix doucereuse. Il est temps de nous faire part des informations récoltées lors de ton escapade en camp ennemi. Je suis sûr que tes informations seront… Enrichissantes.

Alors voilà ce qu'il voulait. Voilà la raison de son calme apparent. Le Seigneur des Ténèbres n'était évidemment pas dupe et connaissait la nature de la trahison de Drago. Tout cela n'était qu'un brillant jeu d'acteur.

– Maître, souffla Drago en s'inclinant, genoux à terre. Je n'ai malheureusement aucune information à vous communiquer.

Voldemort imita la surprise.

– Mon garçon, il me semblait pourtant que la raison de ton départ précipité du Manoir il y a de ça quelques semaines, était exclusivement pour récolter de précieuses informations. Le but n'était donc pas d'enrichir nos connaissances sur Potter et ses acolytes ?

– Si, Maître. J'ai échoué.

– Je ne doute pas que tu ne saches rien. Ils ne te feraient jamais confiance.

Drago jouait le tout pour le tout. Faire croire à son allégeance envers Voldemort était une tentative bien désespérée mais il espérait gagner du temps.

– Maître, permettez moi une remarque, intima Bellatrix. Drago est un traître à son sang tombé amoureux de la petite Sang-de-Bourbe Granger. (Elle inclina la tête, en susurrant.) Comme c'est mignon.

Elle tournait autour de son neveu et lui caressant le visage, enfonçant ses ongles dans sa peau. Drago tourna la tête et ne put s'empêcher de grimacer.

– Mais non, Bellatrix, notre ami Drago est entièrement voué à notre cause, souffla Voldemort de sa voix de serpent. Il ne se salirait pas avec une Sang-de-Bourbe.

Puis, il se tourna calmement vers le jeune Malefoy qui s'inclina à nouveau sous le regard de son Maître.

– N'est-ce pas ?

– Évidemment, Maître. La Sang-de-Bourbe et ses amis ne sont que des imposteurs qui ne peuvent se mesurer à votre talent.

– Je me sens flatté, Drago, vraiment flatté… Mais dis-moi… tu ne serais donc pas opposé à avaler quelques gouttes de la potion de vérité, j'imagine ? Puisque ton dévouement est sans faille…

Voldemort attendit quelques secondes et le silence de Drago confirma alors ce que le Maître savait déjà.

– Endoloris !

Il se contorsionna au sol, pris de convulsions, son corps raidi par la douleur immense. Rien, aucun Doloris ni aucune torture ne pouvait se mesurer à la souffrance qu'infligeait le Doloris de Lord Voldemort.

Lorsque la douleur cessa, Drago put rouvrir les yeux, rangea sa baguette dans la poche ventrale de son sweat, et peina à se lever par fierté. Il se tint debout et tremblotant devant un Voldemort dont le sentiment de jouissance pure se lisait sur son visage.

– J'imagine que tu n'as rien à dire de plus ? souffla-il.

Drago se tut et reçut un nouveau Doloris, plus puissant encore. Aucune autre sorte de torture n'avait besoin d'être utilisé, car celle-ci était la pire qui puisse être.

La douleur cessa alors, et il se releva à nouveau plus péniblement. Des larmes au bord des yeux, il affronta le regard déçu de son père. Celui-ci semblait n'éprouver aucun sentiment de compassion. Il regardait son fils se faire torturer et n'éprouvait qu'un sentiment de déception que Drago n'oublierait jamais. Les gémissements de sa mère, eux, étaient un maigre soutien bien difficile à entendre.

– Tu te rends compte, Drago, continua son Maître faisant tournoyer sa baguette. (C'est alors que Drago remarqua avec inquiétude et étonnement qu'il s'agissait de la Baguette de Sureau, plus puissante baguette au monde.) Ton imbécile de géniteur n'est même pas capable de faire apparaître un Patronus. Tu savais que seuls ceux qui ont une âme pure le peuvent ? Ce pauvre Lucius est vraiment incapable… Je dois dire que l'une de mes seules faiblesses est de ne pouvoir en créer… Ta mère par contre m'a impressionné. Dans un moment si douloureux, elle a put faire apparaître son messager. Très mignon au fait, le papillon.

Il ricana, suivit de ses fidèles. Drago fixait le sol, complètement dégoûté par l'instant présent. Il était dans une situation désespérée et doutait d'en réchapper vivant.

– Vois-tu, ma très chère Bellatrix ici présente doutait que tu viennes seul ce soir. Mais j'étais sûr que tu accourrais pour sauver ta mère. Les liens familiaux, c'est tellement beau. (Il marqua un temps d'arrêt, puis continua :) En fait, tu ne me seras pas d'une grande utilité. Je dois dire que je pense avoir fait mouche, aujourd'hui. Le jeune Potter est si naïf… Nos deux cerveaux sont reliés, le savais-tu ? Il est un très mauvais Occlumens. Je suis donc parvenu à créer de fausses images à lui faire voir. J'étais sûr qu'il viendrait.

Il fit la moue. Voldemort commença alors à marcher doucement. Les Mangemorts autour ne bougeaient pas, et observaient la famille Malefoy se faire humilier, un jour tant attendu était enfin arrivé pour eux.

– Mais il n'est pas là. La peur, sans doute. Je suis heureux que tu sois présent, Drago. D'ailleurs, j'aurais besoin que tu me rendes un petit service. Ce ne devrait pas être compliqué étant donné que tu m'es si dévoué.

Il sourit, ses dents noirâtres donnant un haut le cœur à Drago.

– Évidemment, si tu refusais, je me verrais dans l'obligation de sévir. Mais je suis sûr que tu coopéreras.

– Que voulez-vous, qu'on en finisse ?

Drago ne se sentait plus de faire semblant. Voldemort le menait à la baguette, et ses actes ne changeraient rien à l'issue de cette altercation. Il ne sortait même pas sa baguette, cela ne servirait à rien. Il semblait que même Voldemort ne s'inquiétait pas de le savoir armé.

– Oh. Eh bien, il me semble que toute politesse ai été supprimée de ton langage. Bien. Endoloris !

Drago retomba au sol et hurla de toutes ses forces. La colère de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était décuplée, et la douleur ressentie allait de pair. Tout ceci, de plus, était accentué par les pouvoirs de la baguette Surpuissante que le Seigneur des Ténèbres possédait à présent. Il entendait le rire des Mangemorts, le ricanement de Voldemort, les cris étouffés de sa mère toujours retenue et bâillonnée. Il sentait le regard brûlant de son père, sa déception. Et il se tortillait par terre, réduit et humilié comme jamais.

Quand la douleur cessa, son corps était plus endolori que jamais, et il se mit à quatre pattes, tremblant. Il tenta de se relever et tomba, sous les rires hystériques des Mangemorts, qui réagissaient en fonction des agissements de leur Maître. Drago resta quelques secondes au sol, respira profondément en tentant de modérer ses tremblements, puis se remis debout difficilement.

– Tu vois Drago, susurra le Seigneur des Ténèbres. Je dois dire que tu fais preuve de force, ce soir. Il en est presque regrettable que je perde un si précieux élément. Même si toutes ces années, tu n'as été que déception. Incapable. Tout comme ton père.

Voldemort s'approcha de Lucius, qui s'inclina au sol.

– Trêve de bavardages inutiles. Où en étais-je ? Ah, oui. Drago, envois un Patronus à Potter. Ou à la Sang-de-Bourbe, de toutes façons ils sont ensemble. Fais-les venir. Je suis sûr qu'ils seront ravis de se joindre à la fête.

Il ne répondit pas, et ne fit pas un geste. Il n'attirerait pas Potter dans le piège du Maître.

– Alors ? (Voldemort attendit une réponse qui ne vint pas.) Eh bien, il semblerait que le jeune Malefoy se soit sentit pousser du courage en compagnie des Gryffondor. Endoloris !

Ce Doloris là fut particulièrement difficile à supporter pour Drago. Son corps déjà douloureux subissait une énième torture et il commençait à sortir ses forces l'abandonner. Alors quand la douleur cessa, les larmes qu'il avait retenues jusqu'ici coulèrent, mais il les essuya rapidement avec des gestes faibles. Ses yeux voulaient se fermer. Cette fois-ci, il resta au sol, en position de faiblesse absolue.

– Fais-les venir.

Un sanglot lui échappa, mais il se résigna. Il espérait qu'il ne courrait pas à la perte de Granger.

Ce fut très difficile en cet instant, mais il se concentra de toutes ses forces. Il s'imprégna du meilleur moment de sa vie, de la liberté que le vol en balais lui apportait, de toute la joie qui allait de pair, et fabriqua un Patronus corporel. Avant que celui-ci ne parte, Drago ne souffla qu'un mot : « Hermione... ». La seule personne à qui il avait pensé, et actuellement la seule qu'il voulait bien voir. Il ne savait pas si ce simple mot les ferait venir, ni même si ils sauraient où chercher. Il ne savait même pas si Voldemort en serait satisfait. Il avait seulement soufflé le seul mot cohérent de son esprit embrumé par la douleur.

Le Patronus messager partit puis s'évapora rapidement au fin fond du ministère pour rejoindre ceux qui pourraient l'aider.


J'espère ne pas vous avoir trop déçus ;) Pas de retrouvailles encore, mais le dernier paragraphe ne vous a-t-il pas plut ? Hihi. J'espère que vous trouvez que la rencontre Voldy/Drago est bien faite, que tout ceci est crédible ! Donc vous voyez, le rêve de Harry a été inventé de toute pièce, mais Voldy a préféré assurer ses arrières avec Drago en plus !

J'espère recevoir vos avis ;) A bientôt !