C'était arrivé si soudainement qu'il n'avait su que faire. Il était dans sa chambre à ce moment-là. Il n'avait conscience de rien et terminait un devoir qu'ils avaient eut à faire pour le lendemain. Puis soudain, elle était entrée dans sa chambre, affolée et perdue. Puis lorsque leurs regards se croisèrent, elle avait fondu en larmes et était retombée au sol brusquement. Inquiet, il s'était précipité jusqu'à elle, lui demandant ce qui lui arrivait. Et alors, elle lui avait tout déballé, comme ça, d'un coup. Shoto n'avait pas su comment réagir. Il s'était contenté d'être là, en essayant de la réconforter du mieux qu'il pouvait.

Il n'avait pas personnellement connu Riku Yamada. Mais Rui lui avait souvent parlé de son cousin qu'elle appréciait tant. Et à chaque fois que la conversation en venait à lui, elle n'arrêtait de le complimenter de long et en large. Todoroki n'était pas idiot. Il avait bien remarqué l'importance de la présence de ce dernier dans la vie de son amie. Voilà pourquoi il fut totalement abasourdi en apprenant que Riku, ce Riku là, était mort en héros. Il trouva cela triste pour la jeune fille. La façon dont elle avait de le décrire montrait au lycéen la bonne personne qu'il avait été.

Puis enfin un mois passa. Même si la noirâtre semblait mieux se porter, l'apprenti héros savait très bien qu'elle souffrait encore de ce qu'il venait à peine de se passer. Mais il ne savait comment lui remonter le moral. Il ne pouvait qu'être là pour elle.

La belle était assise à son pupitre. Dessinant paresseusement sur un bout de son cahier, la tête ailleurs ? Monsieur Aizawa était en pleine explication d'un moment héroïque et historique du Japon. La veille, leur professeur leur avait parlé d'une sortie pédagogique à l'hôpital de Yoshiba, à l'autre bout de la ville, juste après ce cours. Cette sortie avait pour but de leur faire découvrir les différents sous métiers en rapport avec la médecine héroïque.

La seule différence entre la médecine et la médecine héroïque était que seuls les spécialistes d'Alter médicinal pouvaient pratiquer la deuxième fonction. La médecine générale avait pour but de seulement utiliser des médicaments, ou tout ce qui était à base de produit chimique. L'héroïque, elle, formait des personnes compétentes et les guidait dans l'apprentissage du contrôle de leur Alter médicinal. Yoshiba était l'un des plus grands hôpitaux héroïques du Japon.

Rui n'avait jamais réellement compris l'importance de bien différencier les deux médecines. Pour elle, cela revenait à un même point : c'était une forme de médecine qui servait à sauver des gens. Les médecins étaient des sortes de héros, alors elle ne comprenait pas cette insistance sur la différence entre les deux. Mais Suzuki le savait, ils aimaient catégoriser tout et n'importe quoi. C'était le noir et le blanc, les héros et les vilains, la médecine et la médecine héroïque… Si compliqué pour rien. De plus, elle ne voyait pas pourquoi les médecins seraient moins gratifiés que les médecins héroïques. Après tout, ne sauvaient-ils pas des gens eux aussi ? Et les médecins héroïques ? N'avaient-ils jamais réussi à ne pas sauver une personne ? Etaient-ils si extraordinaire que ça ? Non. Et elle le savait parfaitement.

Cela l'exaspérait. Et elle n'avait pas le cœur à faire cette sortie. Mais Mari lui avait dit que ça lui changerait les idées, et elle ne voulait pas que la jeune fille s'inquiète encore plus pour elle. Depuis l'enterrement, Mari songeait beaucoup au moral de la noiraude. Cela la préoccupait tant qu'elle passait souvent la voir à son dortoir, malgré les protestations de celle-ci ainsi que de son emploi du temps plus que chargé. Alors Rui voulait cesser tout ça. Elle adorait Mari. Mais l'argentée n'avait pas besoin de se faire autant de sang d'encre pour elle. Elle voulait la rassurer du mieux qu'elle pouvait et enlever ce poids qui semblait peser lourd sur les épaules de la Koriyama.

C'est finalement quelques longues minutes plus tard qu'elle se retrouva tout naturellement devant un car avec toute sa classe réunie. Il était à peine dix heures du matin lorsqu'ils partirent, et leur trajet ne dura qu'à peine trente minutes en prenant l'autoroute. La route ne lui paru pas longue grâce à la compagnie de Mina à ses côtés.

Cette dernière n'avait de cesse de lui parler, toujours avec son énorme sourire sur les lèvres et son regard ambré sombre pétillant de bonne humeur. Elle était énergique et débordante de joie de vivre qui laissait parfois Rui perplexe. Elle n'était pas comme Mari, qui, de sa seule présence, réussissait à l'apaiser et la calmer. Koriyama était calme, sereine, sérieuse et tranquille. Elle ne s'excitait jamais seule, et ne dégageait jamais autant d'énergie. Ashido, elle, était une boule de bonne humeur contagieuse, souriante et riante, pétillante. Elles n'étaient pas semblables, pourtant, l'attitude de sa camarade avait le don de la mettre à l'aise et de la tranquilliser au même titre que son amie à la chevelure argentée. Et cela lui faisait du bien. Elle se sentait bien en compagnie de la rose.

Quand ils eurent atteint leur destination, ils furent subjugués par la grandeur des bâtiments qui leur faisaient face. Les établissements montaient jusqu'au ciel, d'un blanc immaculé, et des centaines de fenêtres recouvrant sa façade. Il était clair, ainsi, que Yoshiba était l'un des plus prestigieux hôpitaux du Japon. Ce fut, émerveillés, que la classe de la filière héroïque entra dans le bâtiment, complètement admiratifs. Un homme habillé de blanc vint les accueillir chaleureusement, le visage souriant. Le docteur Taro Yamada. Il portait une blouse blanche, comme tout médecin qualifié. Il paraissait jeune, les élèves lui donnant la trentaine. Il avait un visage fin, des yeux bruns marqués par la fatigue et des cheveux raides sur la tête, ses lunettes rondes déposées sur le bout de son nez.

Le docteur était aimable, souriant. Il leur fit visiter les locaux et leur donna un petit carnet à remplir en fonction de ce qu'ils apprenaient lors de la visite. Taro leur donna aussi des blouses qu'ils durent porter. Les A-1 s'habillèrent avec enthousiaste, impatients de voir la suite de la visite qui ne les rendait que plus curieux encore. Rui ne paraissait pas plus excitée que cela à l'idée de parcourir cet hôpital. Elle s'en contre-fichait un peu, à vrai dire. Cependant, elle n'avait pas vraiment le choix, alors elle les suivit sans grande joie. Elle ne remarqua pas à quel point le temps passa vite.

Ils avaient rapidement fait le tour de la moitié du bâtiment. Suzuki observait sans grande conviction ce que le médecin leur montrait, et n'écoutait que d'une oreille distraite ses explications. Cela ne l'intéressait pas, c'était plus fort qu'elle. Alors elle dut admettre être incroyablement soulagée lorsqu'ils annoncèrent la pause du midi, dans les jardins situés à l'arrière de l'hôpital. La cantine étant réservé aux malades, les dirigeants ne souhaitaient pas qu'un élève n'attrape une maladie en mangeant avec les patients, et l'espace des médecins était un peu juste pour tous les accueillir : il y avait beaucoup trop de médecin dans cet hôpital. Alors ils se retrouvèrent tous à déjeuner dehors, avec leur pique-nique tout préparer.

Rui manga un peu à l'écart de ses camarades. L'ambiance l'étouffait, et elle ne se sentait pas de les supporter aujourd'hui. Elle s'était alors un peu éloignée d'eux, sans toute fois partir trop loin. Malgré la distance qui les séparait, Suzuki pouvait encore entendre le brouhaha des élèves de son lycée, ce qui la fit souffler lourdement. Elle mangeait son repas, la tête ailleurs. Elle ne fit pas attention à ce qui l'entourait, jusqu'à entendre un son brusque et une exclamation de douleur. L'adolescente releva alors la tête subitement, surprise, avant de poser son déjeuner et de se précipiter vers le petit garçon face à elle. Ce dernier était au sol, grimaçant de douleur. Rui l'aida à se relever, lui demandant s'il allait bien et l'époussetant.

« Tu vas bien ? Tu ne t'es pas fait trop mal ? quémanda la jeune fille avec inquiétude.

-Hm… ! »

Le petit garçon hocha la tête de haut en bas, malgré la douleur qui perçait ses traits. La jeune lycéenne ne put s'empêcher alors un petit sourire traverser ses lèvres. Il était mignon à vouloir prétendre que tout allait bien, alors qu'elle voyait parfaitement qu'il se retenait de pleurer.

« Comment tu t'appelles ? »

À la vue de ses vêtements blancs, la jeune Suzuki n'eut besoin de longuement réfléchir pour deviner que ce petit gars était un des nombreux patients de cet hôpital. L'enfant releva son regard ambré vers elle. Il recoiffa rapidement ses cheveux noirs sur le dessus de sa tête avant de dire à voix haute :

« Amane… Amane Kota. »

Il la gratifia d'un sourire timide.

« Alors, Amane, que fais-tu dehors ? Il est l'heure de manger.

-Je n'aime pas ce qu'ils donnent ! Ça a un goût de plastique, et après, j'ai toujours le droit à ma séance de piqures. J'aime pas les piqures, bougonna-t-il d'une façon que Rui trouva d'adorable. »

Rui n'était pas vraiment fane des enfants. Mais cela ne l'empêchait pas de fondre à leur vue, lorsqu'ils étaient adorables. Seuls les enfants respectueux ou de bas âges attirait son attention. Avec les plus grands, elle ne se sentait pas à l'aise. Elle ramena une mèche de cheveux derrière ses oreilles avant de déclarer de manière autoritaire face au jeune garçon :

« Tu ne devrais pas faire ça. Je sais que les piqures sont désagréables, mais elles sont importantes. Le docteur ne te les aurait pas donnés si ça ne l'était pas.

-Je sais ! Monsieur Yamada m'a dit que j'allais bientôt arrêter les piqures ! »

L'adolescente sursauta à l'entente du nom de son docteur. Quelle coïncidence. Elle sourit doucement face à la candeur du petit Amane qui souriait de toutes ses dents en lui avouant cela. Elle pensa tout de même à le reconduire dans sa chambre. Le sous-entendu qu'il était bientôt guéri lui montrait clairement qu'il fallait tout de même qu'il poursuive son traitement pendant quelques temps encore. Elle partit donc prévenir son professeur qui la laissa faire sans problème, ayant confiance en ses élèves, et ainsi, elle put raccompagner Amane sans problème jusqu'à sa chambre.

Elle resta quelques instants avec l'enfant. Ce dernier était tout heureux de pouvoir discuter avec quelqu'un, autre que les autres patients, les infirmières, les docteurs ou sa famille. Amane ne possédait pas une chambre individuelle. Il la partageait avec d'autres enfants, de son âge ou plus jeunes ou âgés. Elle était restée en sa compagnie le temps qu'il mange. Elle resta à ses côtés aussi lorsqu'il du faire sa piqure, discutant avec bonne humeur avec lui et les autres enfants.

Amane était content. Heureux qu'elle reste avec lui. Elle resta là jusqu'à l'entrée du docteur, qui profitait de sa pause déjeuner pour venir voir les petits. La silhouette du docteur Yamada se dessina alors dans l'entrée de la chambre, et ses yeux se posèrent alors soudainement sur la personne de Rui, surpris de la voir ici. Il esquissa finalement un petit sourire innocent puis s'avança jusqu'à eux. Sans se départir de son sourire, il les salua tous les deux.

« Bonjour les enfants. Comment tu vas Amane ?

-Bien Monsieur ! J'ai fait toutes mes piqures tout à l'heure ! J'ai rien senti presque !

-C'est bien, t'es un grand garçon Amane, lança le docteur avec un grand sourire.

-Oui ! répondit le petit garçon joyeusement. »

Il ne posa pas plus de question et commença à vérifier la température et la tension de l'enfant, vérifiant que tout aille pour le mieux pour lui. Après avoir vérifier que tout soit ok, le docteur se mit à blablater de tout et de rien avec son plus jeune patient. Suzuki participa quelques fois à la conversation, sans trop être présente non plus. Lorsque l'heure de le quitter sonna, le petit Kota se mit à bouder et à leur faire la tête. Ce ne fut qu'une fois que la noiraude lui promit de revenir le voir qu'il les laissa partir avec le sourire aux lèvres.

Une fois seuls, Monsieur Yamada et l'adolescente entreprirent de marcher pour rejoindre ses camarades. Ils déambulaient dans les couloirs silencieusement, côté à côté. L'air détaché de la jeune fille fit un peu rire Taro. Avec Amane, elle souriait et riait parfois. Il trouva ça à la fois paradoxale et drôle. Puis, sans qu'il ne comprenne pourquoi, la jeune fille releva vers lui un regard curieux. Il haussa un sourcil.

« Monsieur, commença-t-elle doucement, de quelle maladie souffre Amane… ? »

Il paru un instant surpris, puis replaça un sourire contrit sur ses lèvres. Elle n'avait cessé de se poser cette question depuis qu'elle était entrée dans cette chambre. Elle n'avait pas voulu poser la question là-bas, de peur de ramener des mauvais souvenirs au petit, et quelque part, elle-même redoutait la réponse du docteur.

« Le petit Amane souffre d'une SDA. Sais-tu ce que c'est, Suzuki ? »

Rui hocha négativement de la tête et l'adulte reprit donc :

« Une SDA est un sous-développement de l'Alter. Quand on naît, nous possédons un gène qui nous permet d'utiliser ces pouvoirs qu'on appelle Alter. Certains possèdent ce gène, d'autres non. Et il y a d'autres enfants, comme Amane, qui possède un Alter mais avec quelques complications. Ce genre de maladie signifie qu'une partie de ce gène à mal fonctionner. Il y a plusieurs sortes de maladies différentes, mais la SDA est la plus courante statistiquement parlant. Un nourrisson naît avec ce gène, le gène du héros, lui permettant de posséder un Alter qui se développera jusqu'à ses quatre, cinq ans avant qu'il ne puisse l'utiliser. Au fil du temps, le gène accumule de la puissance avant l'utilisation. Mais parfois, la puissance accumulée ne ressort jamais, c'est-à-dire que l'Alter ne se manifeste pas alors qu'il devrait en y avoir un.

-Mais, et s'il n'y avait pas du tout d'Alter ? Comment on peut différencier les deux cas ? demanda curieusement Rui avec intérêt.

-Si on ne fait pas attention, on pourrait confondre ça avec une absence totale d'Alter, en effet. Or, une SDA possède des symptômes bien précises : fièvres courantes, teint blanchâtre et apparition de plaques de chaleurs au bout d'un certain temps sur le corps. Cette maladie est guérissable, Dieu soit loué, en prenant régulièrement des médicaments bien précis et des piqures quotidiennement. En général, les patients sont traités pendant deux à six ans. Il y a des exceptions bien sûr, mais rien de grave. Parfois, certains ont des traitements à vie, tout dépend de leur état de santé. Amane est ici depuis trois ans et demi. Mais il pourra reprendre une vie normale l'année prochaine, après quelques dernières piqures et une réadaptation et adaptation d'Alter.

-Il y a plusieurs autres maladies avec le gène ? Pourquoi ? Elles sont toutes en rapport avec le gène ?

-Oui, il y en a pleins d'autres. Par exemple, on a ce qu'on appelle une Alcia, ou une Rétine. Une Alcia est tout le contraire d'une SDA : la puissance accumulée est tellement puissante que l'Alter devient presque incontrôlable. Eux aussi ont un traitement, mais contrairement à la SDA, ce traitement est pour toute une vie. Une Rétine, c'est l'accumulation de toute la puissance de l'Alter dans les yeux. La puissance d'un Alter se répartit généralement dans tous les corps. Mais dans ce cas-là, tout se concentre dans les yeux, comme je viens de te dire. Elle possède trois stades. Si elle n'est pas traitée avant le deuxième stade, alors la rétine… explose, même si je n'aime pas ce therme, et la pupille disparait brusquement. Si jamais, dans le pire des cas, ça n'est pas traité avant le stade trois, alors la personne ne sera plus capable de vivre après cinq ans. Dans cette maladie, ce n'est pas le gène qui dysfonctionne : c'est le cerveau. Il envoie de mauvaises informations à notre corps, à cause d'un problème quelconque, qui dérègle alors tout le système. Pour sauver les gens, on les oblige alors à passer ce qu'on appelle une IDAC. Une intervention directe altérienne chirurgical. »

Rui semblait si fascinée par leur conversation, qu'elle demanda alors soudainement :

« Mais il y a plusieurs méthodes pour guérir. Si on utilise des médicaments, on doit recourir à une médecine normale. Mais en utilisant une IDAC, on souligne le besoin d'une médecine héroïque. Quelles sont les différences ? Quelle est la méthode la plus sûre ?

-Il y en a beaucoup, lui avoue-t-il. Cela dépend du problème à traiter. Les médicaments s'attaquent à ce qui se trouve dans le corps, directement. C'est sans crainte, généralement. Une IDAC, ça attaque indirectement. On fait en sortes que le corps reprenne de sa vivacité pour contrer la maladie. La sûreté dépend du degré de la maladie.

-Mais donc, c'est quoi la différence entre la médecine et la médecine héroïque alors ?

-La médecine héroïque requiert des compétences précises et un contrôle total de l'Alter. Il faut comprendre qu'avec un seul faux mouvement, tout peu basculer ici. Nous sommes plus manuelles, on va dire. La médecine, elle, est plus dans le chimique. Elle, requiert des compétences intellectuelles encore plus poussées. Elle fabrique tous les médicaments, les sérums, et cætera. On dit que Yoshiba est un hôpital avec seulement des médecins héroïques, c'est complètement faux. Il y a, ici, autant de médecins héroïques et de médecins qui se valent. L'une ne va pas sans l'autre. C'est impossible, sinon nous risquons tous de perdre la vie. »

Durant leur marche, le docteur expliqua un tas de choses à la jeune lycéenne qui l'écoutait avec des yeux pétillants de curiosité. Elle posait plusieurs questions sur tel ou tel chose, et Taro se contentait de lui expliquer tout ça du mieux qu'il pouvait, sans jamais se départir d'un sourire bien heureux. Il était satisfait de voir enfin la jeune fille intéressée, elle qui ne faisait attention à rien il y avait à peine quelques heures plus tôt. Il lui expliqua quels Alters était utilisé ici, quels étaient leurs atouts pour être utilisés. Rui buvait littéralement les paroles du médecin. Elle n'avait jamais été autant intéressé par un cours comme ça, et la voilà, regardant ce docteur avec émerveillement et adoration.

Autant dire qu'en retournant avec ses camarades, Monsieur Aizawa se demanda ce qu'il avait bien pu se passer pour que son élève paraisse aussi guillerette. Rui souriait légèrement, les pupilles argenté brillant de satisfaction. Shoto, intrigué de la voir ainsi, haussa un sourcil.

Le reste de l'après-midi, ils continuèrent leur visite avec une Suzuki bien plus attentive, ce qui n'échappa pas au regard du professeur. Ils finirent par rentrer vers les alentours de seize heures et arrivèrent rapidement à Yuei. Là-bas, Monsieur Aizawa libéra tous ses élèves pour qu'ils puissent allez se reposer tranquillement. Cependant, il arrêta la noirâtre, voulant discuter seul à seule avec elle.

« J'ai vu que la sortie t'avait intéressé.

-Oui. C'était bien, haussa-t-elle des épaules.

-La médecine t'intéresse ? »

Rui se tut. Elle ne savait pas trop. Ce domaine l'avait intéressé, l'avait intriguée, et au final elle s'était complètement perdue dans la visite et leurs explications. Et ça lui avait changé les idées. Elle avait été tellement concentrée que, pendants quelques instants, elle avait pensé à autre chose qu'à Riku. Elle s'était vraiment impliquée dans ce cours, contrairement aux autres, ça l'avait vraiment concernée. Elle ne savait pas si c'était ce qu'elle voulait, pour son futur. Puis elle repensa à son cousin. Ce qu'il lui aurait dit si elle aurait pu lui en parler. Elle se dit que, peut-être, c'était ce qu'il aurait voulu pour elle. Sauver des gens. Riku sauvait les gens, faisait tout son possible pour les citoyens. Riku avait vraiment le cœur sur la main, pas comme tous ceux qu'elle pensait faux. Son cousin… son cousin était une personne qui pensait aux autres avants lui-même. Elle se permit un instant de sourire. Son cousin avait passé sa vie en pensant au bonheur des autres. Elle, elle n'était pas capable de se battre pour autrui. Mais peut-être qu'elle était faite pour les sauver d'une autre manière… Suzuki releva un regard déterminé vers son professeur, décidé.

« Oui. La médecine héroïque m'intéresse beaucoup. »


Et voilà le dernier chapitre de la semaine et du mois !

Alors, qu'en pensez-vous ?

Je ne vais pas vous cacher que ce chapitre à été casse-pied à écrire… Déjà à cause de sa taille deux fois plus longues que d'habitude, mais aussi parce que j'ai dû essayé de bien pouvoir faire comprendre le point de vue des bons médecins, ainsi que la difficulté qui accompagne le métier. Je ne voulais pas que Rui finisse en étant une fille rattrapé par le quotidien dans son futur, alors j'ai voulu lui donner un métier qui sciait à sa vision de la vie, c'est-à-dire un métier neutre, et j'ai trouver que médecin héroïque lui allait bien :)

Bon, du coup, c'est sur cette note que je vais vous laisser ! J'espère que cette suite vous aura plu et qu'elle reste cohérente au reste de l'histoire de votre point de vue !

Sur ce, bye, bye !

Bien à vous,

Motaku.