Réponses aux reviews :

Harukasuka : Ah okay, sorry XD

Majin Gaetan23 : Salut ! Oh mais t'inquiète pas, tu lis quand tu veux ! x)

En fait, c'est normal que Riku meurt aussi brusquement et rapidement. Je ne voulais pas qu'on s'attache à lui, je voulais vraiment qu'on ait le pdv de Mari dans un sens, on le connaît mais pas assez pour être triste mais assez pour regretter son développement. Je voulais vraiment qu'on voit la tristesse de Rui sans la comprendre réellement.

Merci, j'ai peur de ne pas réussir à la développer donc ça me rassure.

Donc, tes suppositions sont toutes bonnes, c'était ce que j'avais en tête.

Pour ce qui est de la suite, t'inquiètes, j'ai tout le scénario en tête pour le drama mais je ne dis rien x)

Il va y avoir d'énormes rebondissements et j'espère que la suite va te plaire avec tout ça :)

Donc je te remercie encore pour tes com' et ta lecture qui me font toujours autant plaisir !

Oh, ce serait cool, si ça te dérange pas j'aimerais beaucoup le rejoindre :)

Merci encore, j'espère que ce chapitre te plaira autant !

Bonne lecture !


Quelques mois sont passés depuis leur sortie à Yoshiba. Les élèves de la classe 1-A sont maintenant entrés dans leur deuxième année à Yuei, changeant de classe pour être renommés les 2-A. Ils étaient en début du mois de juin. Pendant les derniers mois de l'année scolaire et le premier de leur deuxième année, les élèves de la filière héroïque avaient passé leur temps à chercher un stage chez des entreprises, des établissements héroïques…

Ils avaient tous pu trouver un stage auprès de leurs familles, de connaissances… Rui avait pu trouver un stage, dans un petit cabinet de docteur à côté de chez elle, lui permettant de passer une semaine chez elle par la même occasion. Elle n'avait pas souhaité postuler à Yoshiba, sachant que des centaines, et des centaines de demandes arrivaient tous les jours là-bas. Elle avait évité tous les grands hôpitaux, ou les entreprises les plus connus. Elle n'aimait pas la foule, et savait qu'elle avait peu de chances d'être acceptée, avec tous les étudiants qui envoyaient des demandes. Alors elle avait préféré postuler dans un petit cabinet de docteur, près de chez elle, dans l'espoir de ne pas perdre trop de temps à trouver un stage.

La jeune lycéenne s'était beaucoup rapprochée de sa camarade de classe, Mina. Elles s'entendaient bien à présent. Quant au reste de la classe, elle ne s'y intégrait toujours pas complètement, mais n'avait plus aucun mal avec ses camarades. Elle s'était plus investie dans le travail depuis, et avait à présent la réputation d'une élève sérieuse et appliquée. Elle était toujours aussi distante et désintéressée, mais moins qu'à son arrivée. Néanmoins, elle ne participait toujours pas aux entraînements. Elle ne s'entraînait que pendant les soirées avec son professeur. Elle était satisfaite de toutes façons. Ses entraînements portaient tout de même leurs fruits, étant donné qu'elle s'était améliorée depuis son arrivée. Et Monsieur Aizawa était du même avis : il ne lui servait pas à grand-chose de pratiquer la journée. Cela ne ferait que la freiner dans ses capacités d'apprentissage au combat corps à corps. L'entraînement du soir lui permettait d'améliorer ses compétences du combat, mais aussi son contrôle d'Alter. Avec aussi peu de lumière, elle devait poussée dans ses limites pour pouvoir pratiquer, ce qui était bien plus compliquée. Néanmoins, elle savait qu'elle allait un jour devoir s'entraîner avec ses camarades. Elle ne savait pas quand, mais elle savait ces entraînements nécessaires au renforcement de l'esprit d'équipe. Faire confiance en ses coéquipiers était essentiel. Elle n'était pas pressée.

Mina avait tenté de lui proposer un stage en sa compagnie, dans une agence de héros dans lequel un de ses oncles travaillait. Mais Rui avait très vite rejeté gentiment sa proposition, avouant avoir déjà trouvé un stage elle aussi. Mina, telle qu'elle était, avait été ravie pour elle lorsque celle-ci dans quoi elle s'était engagée. Plus personne dans leur classe ne se doutait à présent du futur métier qu'aimerait exercer la jeune fille, et l'encourageaient avec dynamique à poursuivre ses rêves. Elle avait été très touchée par ses camarades et n'avait pas manqué à les remercier chaleureusement pour ça.

Quand enfin la semaine des stages commença, l'adolescente se rendit dans le cabinet de docteur de la jeune docteure Kagi. Elle était arrivée là-bas en un peu moins de vingt minutes à pied, celui-ci se trouvant juste à quelques pâtés de maison de chez elle. La jeune doctoresse s'était installée dans le quartier à peine quelques mois avant la semaine des stages. L'apprentie médecin avait alors été ravi de constater un docteur dans son quartier. Juste devant sa porte, Suzuki s'avança et s'empressa de sonner, constatant que le cabinet n'était pas encore ouvert.

Juste quelques secondes plus tard, une jeune femme, grande élancée, vint lui ouvrir la porte. Elle possédait des cheveux blonds, attachés en un chignon derrière sa tête, dont deux mèches encadraient le visage, et de grands yeux violets. Cette femme portait une blouse blanche, où était accroché son badge de docteur avec son nom. Rui su donc que devant elle se trouvait son employeur, Hinako Kagi.

« Bonjour. Tu dois être Suzuki, sourit-elle accueillante en lui tendant une main. Enchanté, je suis le docteur Hinako Kagi.

-Enchanté, salua-t-elle. »

La blonde la fit entrer sans tarder et l'amena de suite à son cabinet en lui montrant rapidement la salle d'attente. Elles s'installèrent de suite alors toutes les deux près du bureau, où Hinako commença à lui expliquer ce qu'elle allait faire et comment le faire. Rui allait l'aider à accueillir les gens, à prendre des notes s'il y en avait à prendre, l'aider à ranger ses documents et ses outils de travail. Ce n'était pas des tâches compliquées. En échange, si elle avait la moindre question, elle ne devait pas hésiter à lui poser. De ce fait, cela arrangeait les deux jeunes femmes : l'une voulait de l'aide avec ses clients, l'autre souhaitait approfondir ses connaissances ; c'était gagnant, gagnant. Rui commençait vers les alentours de neuf heures, et finissait vers dix-huit heures et demi, juste un peu avant la doctoresse. Elle avait une grosse pause de midi jusqu'à quatorze heures, et était en stage de lundi jusqu'à samedi au soir.

« En tout cas, commença Hinako après avoir tout expliqué, je suis sûre que tout se passera bien. C'est la première fois que je propose des stages. J'ai un peu eu peur que ça se déroule mal et que je ne souhait pas retenter l'expérience. Mais tu as l'air d'être une fille sérieuse, Suzuki, alors je suis sûre que tout se passera bien. »

Rui avait simplement acquiescé de la tête, un petit sourire aux lèvres, reconnaissante que son employeuse lui fasse autant confiance. C'est alors dans une ambiance sereine que l'adulte partit ouvrir son cabinet.

Durant plusieurs jours, Hinako eut la satisfaction de travailler avec une adolescente attentive, bosseuse et serviable. Elle nota plusieurs fois la curiosité de la jeune fille, sa patience face à des patients un peu plus rudes que d'autres ainsi que sa réflexion à identifier les différents symptômes de maladies. Elle avait beaucoup de connaissances sur le sujet, pour une jeune fille de filière héroïque. Kagi ne s'attendait pas à autant. Elle pensait qu'elle avait envoyé une lettre de recommandation ici car elle ne trouvait pas d'autres stages intéressants, ou qu'elle n'était juste pas intéressée et qu'elle était venue ici juste pour passer la semaine. Elle eut l'étrange surprise et satisfaction de constater qu'il n'en était rien de cela. Non, Suzuki était vraiment investie dans ce stage. De plus, elle possédait des connaissances sur le domaine qu'elle doutait, auparavant, de retrouver chez un autre adolescent du même âge. Elle avait cette capacité de reconnaître les symptômes de plusieurs maladies que seuls quelques personnes attrapaient en leur temps.

Et puis la jeune fille lui avait confié avoir beaucoup discuté avec un médecin de Yoshiba, ainsi que d'avoir beaucoup lu des livres sur la médecine pendant ses heures de pause. La blonde avait été contentée de voir que la lycéenne s'était autant renseignée. Cela montrait bien qu'elle n'était pas ici pour passer le temps.

Durant ce stage, la plus vieille des deux jeunes filles se prit d'affection de cette enfant. Suzuki lui rappelait l'adolescente qu'elle avait été. Aussi curieuse et instruite qu'elle. Hinako avait toujours été considérée comme une bonne élève polie, avec de l'ambition et une détermination sans faille. Cela la rendait nostalgique lorsqu'elle constatait ces mêmes traits chez la noirâtre.

« Madame Kagi, sans vouloir paraître indiscrète, je voulais vous demandez quel était votre Alter. »

Ce jour-là, elle venait d'ausculter un patient dont les symptômes lui faisaient sous-entendre une maladie cardiaque, plus rapprochée d'un cancer ou autre. Elle avait prescrit des médicaments à ce dernier, et lui avait conseillé de faire des prises de sang et de prendre rendez-vous avec un médecin spécialiste au cas où ces symptômes s'aggravaient. Rui avait été très calme durant la séance, la tête ailleurs. Ce n'est que lorsque le patient fut parti, le dernier de cette matinée-là, qu'elle daigna lui poser la question.

« En fait, l'adolescente commença à expliquer avec retenue, je me demandais comment vous pouviez immédiatement savoir si la maladie qu'attrape la personne est mortel ou non. Comme avec ce Monsieur. »

Elle avait remarqué, depuis le commencement de son stage, qu'à peine la jeune docteure posait un regard sur le patient qu'elle pouvait déterminer si elle était grave ou non, et ce n'était qu'après avoir fait son auscultation qu'elle pouvait déterminer de quelle maladie ce patient était atteint. Ce qui n'avait, en soi, pas de sens dans la logistique des évènements. Et Hinako ne lui avait jamais vraiment montrer son Alter. Alors elle avait supposé que tout avait un rapport, au final.

« Oh, s'exclama seulement la jeune Kagi en souriant gentiment. Eh bien, je ne peux pas te le montrer mais je peux te l'expliquer. Je suis une clairvoyante. Je suis capable de voir des choses que d'autres ne voient pas. Il y en a de plusieurs sortes, moi, je suis capable de voir l'aura des gens. C'est… comment dire ? C'est une image de l'âme. Je peux voir ce qu'on peut nommer comme des ombres au-dessus des gens. Je peux voir ce que leur âme cache de plus profond. Je ne dis pas que je peux y lire leurs plus sombres desseins, connaître leurs secrets les plus profond. Je dis juste que je peux différencier… hum… les gens plus sombres que d'autres. Ceux qui ont des choses à se reprocher. En fait, on… on nait avec une aura blanche, qui représente toute notre… innocence, entre guillemets. Plus on fait de choses qu'on regrette, plus notre aura s'assombri. Enfin bref. L'aura est une ombre grande, si je puis dire. Et à force de grandir, elle diminue. Car ton espérance de vie diminue à force d'avancer dans le temps. Alors lorsqu'un patient viens me consulter, je suis capable de déterminer l'ampleur de la maladie grâce à ça. Plus l'ombre est grande, plus les chances pour que cette maladie soit grave diminue. C'est ainsi que fonctionne mon Alter.

-Mais il est compliqué de différencier la grandeur d'une aura, non ? Si elle a diminué, mais pas en grande quantité, comment vous faite pour savoir ? Et comment savez-vous de quelle taille elle devrait être ?

-C'est vrai. Vu qu'il est parfois difficile de savoir, on se fit aux symptômes chez le patient pour déterminer la maladie, voilà pourquoi nous faisons des études, Suzuki. Après, j'ai l'habitude de voir l'aura de personnes de tout âge. Je suis habituée, donc je regarde leur aura en fonction de leur âge, approximativement parlant. »

Rui posa encore quelques questions à la jeune femme, qui y répondit avec entrain et plaisir face à la curiosité de la jeune fille.

« Mais… Lorsque vous voyez une aura sombre alors ? Vous soignez cette personne ? »

La question taraudait la jeune fille. C'était une question importante pour elle, celle qui comptait le plus. Il fallait qu'elle comprenne. Rui devait savoir s'ils sauvaient, même les pires des hommes qui soient. Elle voulait savoir si, dans cette société, ils faisaient passer l'éthique ou les valeurs en premiers plan. A la question de la jeune fille, la docteure avait souri et son regard s'était fait nostalgique. Elle aussi, elle s'était posée la question mainte et mainte fois. Elle aussi, elle avait été curieuse à ce point. Au début de sa carrière, Hinako avait tellement douté. Elle avait vu des auras aussi sombres que la nuit, parfois même bien plus que les ténèbres elle-même. Elle s'était demandée s'il était bon pour elle de sauver ces personnes, alors que certains de ses collègues ne le voulaient pas.

« Oui. Même s'il est un vilain, une vie reste une vie, Suzuki. Tu n'as pas le droit de les abandonner. »

Les épaules, jusqu'ici, tendues de Rui se relâchèrent soudainement. Une mine rassurée détendit les traits de la jeune fille qui baissa la tête. Elle avait bien fait de faire son stage ici. Si elle avait reçu une autre réponse, elle aurait surement abandonné l'optique de vie qu'elle souhaitait vivre. Elle aurait abandonné cette profession qui l'intéressait tant, et elle serait surement revenue à la case départ. Une main rassurante se posa sur son épaule.

« Tu ne dois pas abandonner tes patients, Suzuki. Qu'importe leur camp, ils comptent sur toi. »

Elle hocha vivement la tête, en accord avec les sages paroles de l'adulte. Celle-ci observa cette enfant, si pleine de rêves, d'ambitions et de bonté. Son âme rayonnait de clarté. Et Hinako pensa, juste avant d'enfin lui offrir sa pause, que l'avenir de cette adolescente était rempli de promesses.


Hello !

Bon, voici le chapitre 11, après un long moment mais pour ma défense j'ai posté 3 chapitres le mois dernier xD

Mais bon, il est là, le voilà !

Alors voilà le point de vue d'une doctoresse héroïque, je vous donne un exemple d'utilisation d'un Alter dans ce métier. Là, j'ai essayé de montrer l'intérêt de Rui pour ce travail. Mais je vous le dis tout de suite, elle est encore jeune, elle a le temps pour prendre sa décision. Comme toutes les adolescente elle va avoir des envies de faire ce métier ou un autre. Donc là vous la voyez intéressée et travailleuse. J'ai vraiment voulu faire d'Hinako un exemple à suivre pour Rui, parce que c'est ce dont Rui à besoin : un genre de guide, un peu comme All Might, mais à sa façon.

Oh ! Avant que je n'oublies, j'ai décidé de poster chaque semaine à présent étant donné que j'ai presque terminé l'écriture de ce tome 1. Ah oui ! Y'aura aussi un tome 2 ^^

Enfin, voilà, voilà, j'espère que vous aurez apprécié ce chapitre !

Du coup, n'hésitez pas avec les commentaires, je vous souhaite une bonne fin de soirée, à bientôt !

Bien à vous,

Motaku.