Coucou ! Merci beaucoup à vous pour vos commentaires et autre, qui font vraiment plaisir :)
Je vous laisse à ce chapitre !
RARA :
ali394 : Merci beaucoup pour ton adorable commentaire, voici la suite sans plus tarder !
Chapitre 12 :
Réveil en terre ennemie
Il se réveilla presque en sursaut. Mais avec la secousse entraînée par son mouvement, il se rendit compte que son corps était tout engourdi et courbaturé.
Drago grimaça fortement en se redressant un peu. Il jeta un regard autour de lui, ébloui par les rayons du Soleil matinal entrant par la fenêtre. Il ne put retenir un léger gémissement en s'étirant.
Son cœur commença à battre plus rapidement quand il s'aperçut que le décor autour de lui était complètement inconnu. Il attrapa sa baguette, posée sur la commode à côté du lit, et tenta de se lever. Tous les souvenirs lui revinrent : le Patronus papillon, Voldemort, les Mangemorts. Le regard de profonde déception de son père, les pleurs de sa mère.
Il secoua légèrement la tête pour éloigner les images et se concentra sur le plan à adopter. Puis il se rendit compte de son corps seulement vêtu de son boxer noir, et vit ses affaire pliées soigneusement au pied du lit. Une douce odeur s'éleva alors, éveillant son estomac qui gronda.
Il s'apprêtait à se lever quand la porte s'ouvrit, et il brandit sa baguette.
– Oh par Merlin, Drago !
Blaise posa le flacon de potion qu'il apportait et se précipita sur son meilleur ami resté bouche-bée.
– Blaise ? C'est bien toi ?
– Ouais mon pote ! J'en reviens pas !
Drago baissa alors sa baguette et se leva un peu trop brusquement pour son corps endolori, mais il parvint tout de même à serrer le noir entre ses bras. Il n'en revenait pas. Comment son meilleur ami pouvait-il être là ?
Blaise étreignit doucement son ami et l'invita à se rasseoir.
– Fais gaffe, mon pote. Le Poussos n'a pas encore réparé tes quatre côtes cassées.
Drago balaya le tout d'un geste de la main, mais une grimace traversa son visage quand il leva le bras. D'une voix rauque, il demanda :
– Où sommes nous ?
– A côté de Tinworth, à la Chaumière aux Coquillages.
– C'est quoi, ça ?
– La maison du fils Weasley et de Fleur Delacour.
Drago ne put s'empêcher de grimacer, attirant un regard réprobateur de la part de Blaise.
– Mec, fait pas ton difficile. Ils nous hébergent et nous font confiance, c'est déjà bien.
Drago roula des yeux et consentit à s'allonger. Il sentait bien que son corps avait besoin de repos. Et malgré la décoration douteuse de la chambre, avec un mur rose et des fleurs aux fenêtres, il devait bien avouer qu'il avait besoin de dormir, peu importe où.
– Mais comment vous m'avez retrouvé ? La dernière chose dont je me souvienne, c'est de Voldemort qui demandait de me réduire en poussière. Et des cris de ma mère.
Il frissonna.
– Où sont-ils, eux ?
Blaise sembla soudainement gêné.
– Je suis vraiment désolé, mec. Mais on a pas put les sauver. Ils sont restés avec le Maître.
– Putain…
– Et si on est venus te retrouver, c'est parce que tu as envoyé un Patronus. Tu… tu ne te rappelles pas ?
Blaise avait en tête le souvenir de la voix faible de Drago murmurant le nom d'Hermione, mais il savait que le lui rappeler mettrait son ami d'une humeur massacrante.
– Pas vraiment. Mais merci. J'ai bien crut y passer, cette fois. Cette enflure m'avait tendu un piège en forçant ma mère à m'envoyer un Patronus. J'ai accouru, comme un con.
– Tu ne pouvais pas deviner. Il faut que tu te reposes, maintenant. Et je pense que tu pourras remercier Potter et Granger pour avoir ramené ton petit cul ici, au fait.
– Jamais. Surtout pas Potter. Le bigleux est venu me chercher lui aussi ?
– Pas vraiment, mais il nous a envoyé son elfe. Disons que sans lui, on aurait servit de pâté à Nagini.
Il ricana nerveusement. Puis soudain, la porte se rouvrit sur une Granger cernée et aux cheveux plus en pagaille que jamais.
– Zabini, tu as besoin d'une autre po… Oh, Malefoy. Je vous laisse.
À peine était-elle rentrée qu'elle ressortait directement en rougissant un peu inexplicablement. Derrière la porte, elle se claqua la tête et se parla à elle-même, sans que les deux Serpentard ne l'entendent, heureusement.
– Qu'est-ce qu'elle a, Granger ? demanda Drago.
– Aucune idée. Mais elle semble aller un peu mieux depuis hier.
– Hier ?
– Ben oui. C'est hier qu'on est allés sauver ta peau.
– Oh.
– Dis-moi mon pote, dit Blaise en se positionnant sur une chaise en face de son meilleur ami. Pendant votre petite escapade, à Granger et toi, qu'est-ce que tu lui as fait ? Elle avait l'air complètement bouleversée tout le temps que tu n'étais pas là.
Drago haussa les épaules, sans comprendre réellement la question de Blaise.
– Qu'est-ce que tu insinues, là ?
– Oh, rien, rien du tout. Seulement, que vous vous êtes un peu rapprochés ces temps-ci, il semblerait.
– Écoute mon pote, je ne sais pas ce que tu penses, mais il semblerait que oui. C'est évident, en fait. On est restés seuls pendant plus de deux semaines !
Blaise fit la moue, et fut forcé d'acquiescer.
– Bien. Bon, je te laisse te reposer encore un peu avant de te présenter aux autres. Ils ont tous hâte de te revoir, Malefoy.
– Oh la ferme, dit Drago en ricanant.
Blaise s'avança vers la porte, et quand il posa la main sur la poignée, se souvint qu'il devait donner la potion à son ami.
– Tiens, dit-il en la lui tendant. Pour les douleurs.
Drago prit la potion en mains, et se décida à poser la question qui le tracassait :
– Tu leur fait confiance ?
Il eut la surprise de voir Blaise acquiescer, en serrant les lèvres.
– Ils sont notre seule chance, Drago. Je t'en pris, ne gâche pas tout. Notre réputation est déjà faite, pas vrai ?
Et Drago ne pouvait dire le contraire. Oui, à présent, quoi qu'il fasse, rien ne pouvait changer. Il n'était plus un Mangemort, n'était plus digne de porter le nom Malefoy. Alors, il fit confiance à Blaise.
Quand son meilleur ami fut sorti de la chambre, Drago s'enfonça un peu dans son lit en fermant les yeux. Il n'était pas fier d'être contraint de rester ici, entouré de Gryffondor, et espérait vraiment que ceux-ci ne croient pas en sa sympathie envers eux. Non, il ne fallait pas croire que Drago Malefoy faisait partie de l'Ordre. Cela serait complètement ridicule et honteux de sa part. Il lui restait cette seule chose de n'appartenir à aucun camp, et il gardait sa liberté avec fierté.
…
Hermione, Molly et Ginny venaient de terminer la préparation du dîner quelques heures après le réveil de Malefoy. Les garçons mirent la table, et pendant que ceux-ci s'attelaient à la tâche, elle songea qu'il serait correct de proposer à Malefoy de manger avec eux. Mais sans savoir pourquoi, elle appréhendait un peu leur prochaine rencontre.
Elle monta l'étage rapidement avant de risquer de changer d'avis. Arrivée devant la porte de la chambre qu'occupaient habituellement Harry et Ron, elle frappa trois petits coups. Elle n'entendit aucune réponse en retour et entra donc. Malefoy était allongé et admirait l'extérieur par la fenêtre, mais ne tourna même pas la tête à son arrivée. Hermione fut légèrement gênée en apercevant un morceau de peau de son torse, mais détourna rapidement le regard pour se concentrer sur le visage tuméfié du jeune homme.
– Dis, Malefoy, tu n'es pas sorti de ta chambre de la journée.
La jeune femme n'osa pas entrer plus, restant sur le pas de la porte. Drago tourna enfin la tête vers elle, sans une seule expression.
– Et ?
Bouche-bée, la jeune femme haussa les épaules.
– Et, le dîner est servi. Il est temps qu'on te présente aux autres.
Il ricana alors, secouant légèrement la tête.
– Ils me connaissent, Granger. Et on se déteste. Donc je te serais très reconnaissant si tu m'apportais à manger ici.
Hermione s'offusqua :
– Hors de question ! J'espérais être remerciée autrement !
Bien qu'au fond de lui, il avait conscience de l'injustice de ses prochains actes, Drago la regarda de haut en bas avec un regard noir :
– Te remercier de quoi ? M'avoir laissé livré à moi-même ?
Hermione recula sous le choc et la violence des dires de Malefoy. Elle retint sa tristesse et la colère prit place en elle.
– T'es vraiment qu'un enfoiré. J'ai été vraiment idiote. Tu sais quoi, va te faire voir !
Sur ce, elle claqua la porte violemment.
Par fierté, Drago ne put s'empêcher de murmurer un « Bien fait ». Seulement, maintenant, la rancœur et la haine ne le mèneraient plus à rien, et il devrait s'y faire.
Quand Hermione descendit les escaliers et s'installa rapidement à table, la gorge nouée, tout le monde s'aperçut qu'elle n'allait pas bien.
– Blaise, débrouille toi avec ton pote. Il veut qu'on lui apporte à manger, mais je ne suis pas son elfe.
À côté d'elle, Ron posa sa main sur la cuisse d'Hermione sous la table. La jeune femme eut un petit mouvement de recul accompagné d'un sursaut, mais fit un petit sourire gêné à son ami. Elle avait conscience de ne pas savoir ce qu'elle voulait, concernant Ron et ses sentiments pour lui, mais la guerre ternissait ses pensées.
Avec la soudaine arrivée de Drago, la nuit dernière Harry et Ron s'étaient entassés avec Blaise dans le bureau, ne voulant pas partager de chambre avec le blond, et Molly refusant catégoriquement d'en caser un des deux dans une chambre de fille. Chacun avait bien essayé de protester, mais la matriarche avait été catégorique et n'avait rien lâché : « Non mais, ce n'est pas parce qu'on est en guerre que vous devez vous sauter dessus ! Vous êtes encore des enfants. », avait-elle protesté. À presque 18 ans chacun, ils savaient que seule Molly ne les avait pas vus grandir.
Blaise apporta alors son dîner à Malefoy, et les autres mangèrent tranquillement. Chacun sentait la fin approcher, le dénouement se profiler, et Harry devenait de plus en plus sombre et silencieux au fil des heures.
Drago, de son côté, dévora rapidement le ragoût que son ami lui avait apporté. Blaise lui avait lui aussi proposé de descendre avec les autres, mais il ne voulait pas encore affronter les Gryffondor.
Après son dîner, il décida de se lever de son lit, pour la deuxième fois. Il était encore engourdi et courbaturé, mais parvenait à mettre une pied devant l'autre. Puisqu'il savait que tout le monde mangeait, en bas, il se décida à prendre son col roulé et son jean, seuls vêtements qu'il avait ici.
Simplement vêtu de son boxer, il ouvrit la porte de sa chambre et regarda dans le couloir si personne ne venait. Il sortit alors, parcourant le sol à petits pas. Pour trouver la salle de bain, il dut ouvrir chaque porte qu'il trouvait, tombant alors sur un bureau encombré, une chambre enfantine aux lits défaits, des toilettes et un débarras. Finalement, ce fut au bout du couloir qu'il tomba sur la salle d'eau, où il se fit couler un bain chaud. Il hésita à désinfecter entièrement la pièce en imaginant les rouquins nus ici, mais il se maîtrisa. Il savait qu'à présent, ces enfantillages ne feraient de bien à personne.
Nu devant le petit miroir accroché au dessus du lavabo, il eut le loisir de s'admirer. Cernes, plaies et ecchymoses s'étalaient sur son corps pâle, réduisant sa superbe en poussière. Un long bleu violacé s'étalait le long de ses côtes, et son dos était méchamment amoché. Ces putain de Mangemorts ne l'avaient pas loupé, c'était sûr.
Il s'introduit lentement dans le bain, savourant d'un côté la chaleur de l'eau, et grimaçant de la douleur qu'infligeait le liquide sur ses plaies.
Finalement, une fois entièrement propre et habillé, il ne s'en sentit que mieux.
Retournant dans la chambre, il eu la décence de lancer un sortilège de nettoyage sur les draps pour le prochain occupant, mais ne refit pas le lit. Il attendit, assis, ne voulant aucunement rester dans cette chambre. Il savait qu'il en privait deux personnes et préférait déménager dans une autre pièce.
Quand il entendit du mouvement dans les escaliers, il ouvrit la porte et tomba nez à nez avec Potter lui-même.
– Malefoy, souffla-t-il en guise de salut.
– Potter.
Drago vit que Harry tentait de concentrer son regard sur ses yeux et non les plaies le défigurant.
– Dis, où dors Blaise ? Je voudrais plutôt partager sa chambre à lui.
– Parfait. Ron commençait à se plaindre de dormir dans le bureau.
– Parce que… c'était votre chambre ? (Il grimaça, pensant au pire.) Ne me dis pas que c'était son lit ?
Il reçut le regard noir de Harry pour réponse.
– Eh bien, Malefoy, si Ron te dérange tellement, la Goule au grenier serait ravie de te partager son nid.
– Merci, Potter, mais je préfère encore dormir dans le lit de Weasley que celui de Granger à la limite. Mais ta proposition me touche.
La tension était palpable entre eux, et aucun n'avait oublié leur rancœur passée.
– Suis-moi, dit Harry.
Il le mena au bureau, où d'un coup de baguette, ils enlevèrent un des matelas de fortune qui avait servi la nuit même pour n'en laisser que deux dans le bureau, un pour Blaise, un pour Malefoy.
– Tu sais Potter, si j'ai des problèmes de dos plus tard, je t'en tiendrais personnellement responsable. Un Malefoy ne dors pas par terre.
– Tu sais, Malefoy, mon aimable proposition de tout à l'heure tient toujours. C'est ça, ou la Goule.
Drago sourit légèrement en coin en levant les mains.
– Calme, Potter, souffla-il en s'avachissant sur son lit.
– Sache que je n'aime pas te savoir ici. Si tu restes, c'est uniquement parce que tu as sauvé Hermione et que tu pourrais nous être utile.
Drago soupira lourdement en secouant la tête.
– Te fatigues pas, Potter. Je ne sais rien. Depuis la Tour d'Astronomie, je ne suis pas vraiment dans les petits papiers de Tu-Sais-Qui.
– Malefoy. J'ai une question importante à te poser.
Harry s'assit sur le lit de Blaise, la mine sérieuse.
– J'ai besoin… de savoir… si…
Drago roula des yeux.
– Je t'en supplie, arrête de bégayer et abrège.
– La ferme ! Malefoy, j'ai besoin de savoir si Tu-Sais-Qui t'a désarmé, hier. Ou n'importe qui d'ailleurs.
Drago ne mit pas longtemps à réfléchir, la question du Survivant ayant piqué sa curiosité.
– Lui ne m'a pas désarmé, et personne d'autre. Pourquoi ?
– Depuis la mort de Dumbledore, dans la Tour d'Astronomie l'année dernière, quelqu'un t'a-t-il désarmé, Malefoy ? Souviens toi, c'est important.
Drago chercha au plus profond de sa mémoire, saisissant que si le Survivant lui demandait ceci aussi sérieusement, c'était important.
– Eh bien Potter, non, je ne crois pas. Ça remonte déjà un peu. Par désarmer, tu entends Expelliarmus ? Parce que j'ai peut-être prêté ma baguette une ou deux fois, ajouta-t-il en faisant référence aux quelques jours passés avec Granger.
– Il me semble, oui. Je ne suis pas bien sûr de ça, mais je pense que c'est essentiellement l'Expelliarmus. Maintenant… je vais te demander d'essayer d'éviter tout désarmement. Malefoy, c'est… c'est important.
Drago fit la moue et hocha doucement la tête. Ça lui paraissait faisable.
– Et qu'est-ce que j'obtiendrais, si je faisais ça ?
Harry ne put s'empêcher de soupirer longuement.
– Malefoy, il est évident qu'il en va de la vie de tous.
– OK. Pourquoi pas. Mais peux-tu m'expliquer la raison de ces questions ?
– Non. Tout sera bientôt fini. Et tu n'as pas besoin de savoir.
Sur ce, l'Élu sortit sans un au revoir. Drago s'allongea à nouveau dans son lit, se perdant dans ses pensées. Lui qui avait au maximum tenté d'axer ses pensées sur autre chose que ses parents, ne put s'en empêcher cette fois. Les pleurs de sa mère et la déception de son père, jamais il ne les oublierait. Et dans ses derniers instants de lucidité, alors que les Mangemorts le réduisaient en pièce, il savait que ses parents subissaient la même chose. Lucius et Narcissa émettaient des cris perçants, bien que sa mère fût bâillonnée. Et il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur pour eux, avoir peur qu'ils meurent ou ne le soient déjà. Enfin, malgré tout, il ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe de colère envers Blaise et Granger qui avaient laissés ses parents sous la torture.
…
Ce fut lors du petit-déjeuner du lendemain qu'il décida de se montrer enfin. Pas qu'il en ait vraiment envie : il était seulement curieux de découvrir l'environnement extérieur et commençait à tourner en rond dans le bureau. Mais l'idée d'être entouré de Weasley le faisait grincer des dents.
Il ouvrit la porte en sentant l'odeur alléchante s'échapper. Il parcourut le couloir qu'il connaissait déjà, puis se trouva confronté à un escalier, qu'il descendit lentement. Enfin, il aperçut des têtes rousses attablées autour des œufs brouillés de la matriarche Weasley. Il retint une grimace alors que tous les regards se tournaient vers lui. La française et son mari étaient là, le Survivant et ses deux acolytes, puis les parents Weasley et leur fille. « Dans quoi je me suis fourré, putain ? » fut la seule pensée que pouvait produire son cerveau. L'effort surhumain de rabaissement auquel il s'adonnait là lui paraissait complètement invraisemblable.
De son côté, Hermione esquissa un mouvement de surprise en voyant Malefoy se rabaisser en venant leur tenir compagnie. Elle était toujours énervée contre lui pour ce qu'il lui avait dit. Mais elle ne put s'empêcher, dans une coin de sa tête, de penser que son col roulé lui allait à merveille : il moulait les muscles fins de ses épaules, de ses bras, et son torse. Et ses cheveux, légèrement en bataille, ajoutaient un charme à sa prestance naturelle.
Elle se racla la gorge et baissa les yeux.
– Drago, vient t'asseoir, dit Blaise en apportant une chaise à côté de lui.
Malefoy acquiesça et s'assit. On voyait que cela lui coûtait d'être là.
– Tu as un mauvais jeu d'acteur, dit Ron. Le mépris se lit dans tes yeux.
– Ron, réprimanda Molly. Malefoy, il était tant que tu te joignes à nous. Veux-tu du jus de citrouille ?
Drago tenta un léger rictus dans lequel il essaya de mettre de la sympathie, mais il était évident qu'il ne parvenait pas à paraître enjoué en cet instant.
– Non.
Il sentit le regard brûlant de Granger sur lui, dont l'expression ne laissait aucun doute quand à ce qui la dérangeait.
– Non merci, je veux dire.
Il lança un regard ironique à Hermione, qui approuva d'un mouvement de tête.
Finalement, il fut royalement ignoré, ce qui lui allait parfaitement. Ce serait difficile, mais il décida d'assister autant que possible aux repas à présent : il avait tout de même reçu une éducation, et savait être civil quand il le fallait malgré tout.
Chapitre un peu calme, mais qui pose tout de même les choses :) Alors, Drago va mieux, Drago n'est pas gentil avec Hermione, Hermione s'énerve, Drago discute avec Harry, Drago descend dans une fosse de Weasley, Hermione apprécie le haut moulant de Drago...
J'attends vos avis ! Bisous ;)
