SURPRISE ! Oulah, un peu agressif peut-être... Tant pis :)

Voici donc le chapitre 13. Je posterai sûrement le suivant samedi ou dimanche ;) Déjà parce que j'ai un élan de générosité, ensuite parce que j'ai bien assez de chapitres d'avance.

RARA :

HP95 : Merci pour tout tes compliments ! Voici la suite un peu plus tôt que prévue ! J'essaie au max de ma rapprocher des caractères originaux, ce qui n'est pas une mince affaire étant donné celui de nos tourtereaux ;) J'espère avoir de tes nouvelles !

Sarah MAES : Merci à toi ! C'est sûr que nos Gryffis et Serpy nous donnent du fil à retordre :) Espérons que leur relation s'améliorera ! Sinon, voici la suite… A bientôt j'espère !

On se retrouve en bas :)


Chapitre 13 :

La Grande Bataille

Deux jours passèrent, durant lesquels Drago tentait au plus de rester dans son minuscule bureau allongé sur son lit. La compagnie des Weasley était bien suffisante trois fois par jour pendant les repas.

Cependant, il avait pu constater que Blaise et Granger s'entendaient bien, et échangeaient des regards complices chaque fois qu'ils se retrouvaient. Mais il n'en avait rien à faire : que Blaise fasse ce qu'il voulait, même se salir de la présence des Gryffondor.

Le matin de sa réflexion, il se retrouva attablé en compagnie des Weasley et autre Granger et Potter, alors qu'il dégustait une tartine de marmelade de citrouille. Il buvait une gorgée de thé quand il entendit :

– Je vais à Poudlard. Ce soir.

L'annonce de Survivant surprit tout le monde. Harry avait brisé le silence. Chacun s'arrêta brièvement de manger.

– C'est inutile de faire traîner plus longtemps la chose. Je sens qu'il est temps d'en finir. Il saura.

Harry Potter n'avait pas quitté sa cuillère des yeux, n'y ayant pas touché une seule fois depuis le début du repas. Drago peina à déglutir, et son cerveau se mit à bouillonner. Après l'embuscade de Voldemort au Ministère, il n'avait fait que se reposer et n'avait même pas pensé à l'idée seule que la Guerre se termine dans les jours suivants.

Hermione sentit un vent de panique l'envahir, à l'idée que ce serait ce soir là.

– Harry, tu es sûr ? On peut se préparer plus longtemps.

– Hermione, à chaque seconde, le risque grandit. Il prend de la puissance au fur et à mesure qu'on établit des plans qui ne fonctionnent pas. J'y vais ce soir.

– Pourquoi aller à Poudlard ? demanda Arthur.

– Je ne peux pas vous le dire. Je poursuis seulement la mission de Dumbledore. C'est la clé de tout, et j'aurais besoin de temps une fois là-bas. Et du plus de personnes possible. Vous-Savez-Qui sait, il connaît la mission, et ce qu'il nous manque. Il viendra, c'est certain.

Molly et Arthur se serrèrent la main par dessus la table.

– On vient, évidemment. Nous te soutiendront toujours, mon chéri.

Ce fut ainsi que les préparatifs eurent lieu. Tous les membres de l'Ordre furent mis au courant du rendez-vous le soir même. Chacun restait plongé dans ses pensées, mais une certaine tristesse palpable ainsi que la peur flottait dans l'atmosphère, omniprésente.

Hermione se retrouva assise à côté de Blaise, en début d'après-midi, sous le regard soupçonneux et scrutateur de Drago.

– Tu sais, c'est quand même compliqué pour moi de m'afficher… et de tuer ceux que je côtoyais. Si je me retrouvais devant l'un d'entre eux, je ne sais pas si je pourrais agir.

– Je comprendrais que tu ne viennes pas. Et il faut bien quelqu'un pour surveiller Malefoy. Même si nous avons désespérément besoin de personnes, pour aider…

– Rester inactif alors que tout le monde se bat, je sais que je ne pourrais pas. Alors j'essaierais de convaincre Drago.

Drago buvait une potion de rétablissement quand il eut l'immense plaisir de voir Harry Potter apparaître dans le bureau qu'il occupait.

– Potter. Que me vaut l'honneur, cette fois-ci ?

Drago prit sa baguette, la faisant tournoyer entre ses doigts pensivement. Harry resta quelques secondes dans l'entrée, puis ferma la porte. Avec conviction, il pointa sa baguette sur Drago.

– Oula. Je ne savais pas que tu avais en tête de me tuer maintenant.

Drago fronçait les sourcils.

– Expelliarmus !

La baguette de Drago vola jusqu'au Survivant, qui l'attrapa au vol.

– Et tu t'assures que je ne puisse pas me défendre. Technique purement Serpentard et peu fair-play.

– La ferme, souffla Harry.

Il s'assit en face de Malefoy en lui rendant sa baguette.

– C'était quoi ça, Potter ?

– C'était indispensable, Malefoy. Merci de ta contribution.

– Putain, je t'en supplie, abrège et explique-moi ces délires de désarmement avec lesquels tu m'abrutis depuis que je me suis réveillé.

Harry sourit sans joie.

– A la mort de Dumbledore, en juin dernier, tu l'as désarmé. Vrai ?

Drago acquiesça, concentré.

– Tu étais donc le Maître de sa baguette. Tu connais l'histoire des Reliques de la Mort, évidemment ?

– Dans les contes, oui. Certains pensent que ça existe. Tu-Sais-Qui en avait une, au ministère.

– Oui. Donc, Dumbledore possédait la baguette. La baguette de Sureau. Tu l'as désarmé. La baguette avait donc changé de Maître. Mais maintenant, je t'ai désarmé.

– Tu es donc le Maître de la baguette de Sureau, murmura Drago.

– Oui. Et la baguette n'obéis complètement qu'à son Maître. Tu-Sais-Qui a la baguette.

– Mais… Et si jamais Tu-Sais-Qui te désarme ?

– J'espère qu'il ne le fera pas. Et peut-être que je me trompe, mais je crois que Tu-Sais-Qui pense que le meurtre est nécessaire pour posséder la baguette. Si on suit cette logique, le Maître actuel serait Rogue.

Drago fit la moue, réfléchissant vite.

– Blaise m'a dit que… vous allez à Poudlard. Je ne pense pas venir.

– Et si tes parents sont là ? demanda Harry.

Drago haussa les épaules, tenta de ne rien montrer des émotions qui le hantaient, et lui nouaient la gorge.

– Je ne pense pas qu'ils voudront voir leur fils.

Trois coups à sa porte. Puis une petite tête aux cheveux ébouriffés apparut. Drago la voyait à peine, tant il était angoissé.

Granger avança dans la pièce en fermant la porte. Elle était toujours énervée, il le voyait.

– Pourra-t-on compter sur toi ? dit-elle simplement.

Drago détourna le regard. C'était précisément la raison de son trouble. « Non », aurait-il du dire. Mais il savait qu'il devrait venir. Ils comptaient sur lui. Seulement, rien que l'idée de se retrouver face aux Mangemorts lui donnait une affreuse chair de poule.

– J'en sais rien, Granger.

Hermione baissa les yeux. Elle ne saurait décrire sa déception. Elle avait cru qu'il serait de leur côté, tout ce temps.

– Nous avons besoin de combattants. Même si je sais que tu ne soutient pas notre cause, je pense que tu pourrais faire un effort.

Drago ricana et la fixa, droit dans les yeux.

– A la seconde où ils me verront, je recevrais un Avada sur-le-champ. Peut-être même par mon propre père.

Hermione tenta de ne pas montrer sa peur à cette idée.

– Ils veulent tous nous tuer. Tu ne seras pas plus en danger que nous autre, Malefoy. Tu es vraiment un lâche.

Elle partit vers la porte, tourna la poignée, et dans un souffle, elle dit :

– Adieu.

– Hermione, souffla Harry.

Ses deux meilleurs amis l'attendaient, devant la porte de sa chambre.

– Nous allons passer chez Honeydukes. Pour accéder à Poudlard, tu sais. Par le passage secret dans la cave.

Hermione inspira longtemps. L'après-midi avait été longue et stressante, ils avaient envoyé de nombreux Patronus messagers pour prévenir tout le monde, Hermione avait préparé de nombreuses potions de soin avec Fred, George, Blaise et Ginny, pendant que Molly s'attelait à préparer un repas hyper vitaminé et qu'Arthur était parti au Ministère pour prévenir les adeptes de l'Ordre. Hermione n'avait pas vu Malefoy de l'après-midi, il semblait terré dans sa chambre à ressasser des idées noires, et elle lui en voulait pour ça.

Et maintenant, il était temps de partir. Le trio d'Or avait décidé d'y aller en avance, pour trouver le Horcruxe manquant sans déclencher de combats dans un premier temps. Elle ne savait pas si elle serait un jour prête pour ceci, mais elle suivrait Harry jusqu'au bout.

– J'arrive tout de suite.

Ils transplanèrent dans la rue déserte de Pré-au-Lard, vêtus de la cape d'invisibilité. Rapidement, des pas se firent entendre : des Mangemorts. Harry, Ron et Hermione se cachèrent rapidement. Ils coururent à nouveau en direction de Honeydukes quand soudain, les pas se firent à nouveau entendre.

Ils eurent la surprise de tomber sur Abelforth Dumbledore, le frère d'Albus, et ils apprirent qu'il était le possesseur du miroir à double-sens de Harry, qui leur avait sauvé la vie au Manoir avec l'arrivée de Dobby.

Le passage secret derrière le portrait d'Ariana laissa apparaître Neville Londubat après une courte discussion concernant la famille Dumbledore.

– Harry ! Je savais que tu viendrais ! dit-il.

En parcourant le long tunnel, Neville raconta la terrible ambiance à Poudlard, régnant avec les Carrow et Rogue.

Ils arrivèrent tout droit dans la Salle sur Demande où des dizaines de personnes se cachaient. Ils furent longuement acclamés. Chacun voulait participer, aider Harry. Hermione fut émue en voyant ses camarades si loyaux envers leur cause.

Soudain, Ginny, Fred, George et Luna arrivèrent.

– Je vous ai suivis. Les autres arrivent, dit simplement Ginny.

Tout le monde arriva rapidement dans la Salle sur Demande : Molly, Arthur, Kingsley, Lupin, Bill et Fleur, Fred et George, Blaise Zabini.

Bientôt, dans l'heure qui suivit, les professeurs avaient maîtrisé les Carrow, protégé Poudlard et Rogue avait pris la fuite. Les Mangemorts tentaient de pénétrer dans l'enceinte du château, et y travaillaient en ce moment même. Des centaines d'élèves furent évacués par le passage secret menant à la Tête de Sanglier.

Le cœur d'Hermione fit inexplicablement un bond dans sa poitrine quand elle aperçut Malefoy, quelque peu en retrait. Elle avait envie de lui sauter au cou et de le remercier d'être présent.

– Que fais-tu là, Malefoy ? demanda Dean Thomas d'une voix forte au moment même où Hermione l'avait vu.

– Et Zabini ? renchérit Seamus.

– Eh bien, ils viennent avec nous, dit Harry.

L'Élu avait parlé, et malgré beaucoup de regards étonnés et plein de haine envers les deux Serpentard, plus personne ne les mentionna.

– Quel est le plan, Harry ?

Pendant que plusieurs questions assaillaient son meilleur ami, Hermione chercha le regard de Malefoy. Celui-ci se faisait fuyant : il ne voulait pas être là, et elle le savait.

De son côté, Drago se demandait encore pourquoi il se trouvait là, entouré de Gryffondor. Il ne savait même pas quel camp il défendrait. Lui qui était à peine sorti de sa chambre depuis son arrivée à la Chaumière se joignait à ses ennemis pour aider Harry Potter : le monde à l'envers, en somme.

Il se revit, seulement quelques minutes plus tôt, tranquillement dans sa chambre, alors que Blaise entrait en trombe en lui ordonnant de venir. Blaise avait abattu son meilleur argument : que Drago retrouve sa mère. Et puis : « Si on veut être graciés, c'est la seule solution. Viens, Drago. ». Le jeune noir était prit dans l'agitation : dès que la Weaslette et Lovegood leur avait dit que le trio d'Or était parti, cela avait été la panique : tout le monde prévenait tout le monde, et ils s'étaient tous retrouvés dans le pub d'Abelforth avant même que Drago n'ait eu le temps de dire Quidditch. Et à présent, il avait plus peur que tout ce qu'il aurait pu imaginer et il regrettait parfaitement d'avoir agit de manière aussi irréfléchie.

Il fut coupé dans ses pensées par des acclamations. Tout le monde se mit alors en mouvement, et même si Drago n'avait rien écouté, il suivit Blaise. « Aller, c'est parti », pensa-t-il en roulant des yeux.

Hermione et Ron étaient partis, en direction des toilettes de Mimi Geignarde. Les Mangemorts entraient, peu à peu, et le temps pressait. Hermione suivit Ron pour accéder à la Chambre des Secrets, pour y trouver les crocs de Basilic. Ils savaient que ce serait indispensable pour détruire les Horcruxes, maintenant qu'ils n'avaient plus d'épée.

La voix de Voldemort réclamant Harry Potter résonnait dans tout le château. Mais Hermione détruisit la coupe de Helga Poufsouffle après avoir arraché un croc de Basilic. Directement, des trombes d'eau s'abattirent sur eux.

– Dépêchons-nous, souffla Ron sans pour autant bouger.

C'est alors que, sans même qu'elle ne calcule se qu'il se passait, Ron et Hermione s'étreignirent et s'embrassèrent. Les lèvres chaudes et légèrement humides de Ron remplirent Hermione de sensations inédites. C'était ça, l'amour, alors ? Sentir une boule d'angoisse dans son ventre et avoir le cœur qui bat tellement fort que c'en fait mal ? Avoir l'impression de mal faire… Sans comprendre, Hermione sentit un certain malaise en elle. Embrasser Ron, en soit, lui donnaient des sensations. Mais elle n'éprouvait pas toutes les sensations dont tout le monde parlait tout le temps. Où était l'immense chaleur ? Et à quoi pouvaient ressembler la sensation des papillons qui devraient voleter au creux de son ventre ?

Mais elle avait conscience que ce n'était pas le moment, qu'ils devaient rejoindre Harry en haut. Elle le repoussa doucement.

– Ron, non. Rejoignons Harry, d'accord ?

Il serra les lèvres et acquiesça. Ils coururent donc en direction de la sortie, le croc à la main, et Hermione se promit de ne plus y penser pour le moment.

Quand il retrouvèrent Harry, ils lui expliquèrent leur idée de génie et lui montrèrent la coupe détruite.

– Je sais où est le diadème. Dans la Salle aux objets perdus, dit Harry.

Ils arrivèrent alors dans la Salle sur Demande, au milieu de milliers d'objets. Les Accio ne fonctionnèrent pas. Harry fut finalement guidé par sa cicatrice douloureuse.

Hermione, Ron et Harry voyaient enfin le diadème quand Goyle et Crabbe leur barrèrent la route. Drago et Blaise étaient placés derrière eux.

– Qu'est-ce que vous faites ici ? demanda Harry.

– On est venus te capturer, hein c'est vrai ? répondit ce benêt de Goyle.

S'ensuivirent plusieurs sorts lancés ici et là, Serpentard contre Gryffondor. Hermione, Ron et Harry crurent à une trahison de la part de Malefoy et Zabini. Avaient-ils finalement retourné leur veste ? Mais en y réfléchissant bien, Hermione voyait que Blaise et Drago ne lançaient que quelques Expelliarmus.

Lorsque le sortilège de Feudeymon fut lancé, ce fut la panique. Une montagne d'objet tomba, séparant les deux groupes. Harry attrapa rapidement le diadème et ils coururent aussi vite qu'ils le purent. Ils trouvèrent alors des balais et commencèrent à s'enfuir, mais ils aperçurent les silhouettes de Malefoy et Zabini grimpant pour échapper aux flammes. Harry passa devant eux sans s'arrêter, en direction de la porte.

– Harry ! hurla Hermione placée derrière Ron. On ne peut pas les laisser !

Ils firent demi-tour, slalomant entre les flammes mortelles du Feudeymon pour atteindre Blaise et Drago. Ils parvinrent à sauver Goyle, Zabini et Malefoy et sortirent rapidement de la salle enflammée. Crabbe était mort.

– A quoi vous jouiez, tous les deux ? s'exclama Ron en toussotant en direction de Drago et Blaise.

Tous haletaient et toussaient, les poumons remplis de fumée de Feudeymon.

– On les a suivit, dit Blaise. Mais ils nous ont vus, et apparemment, ils croient encore qu'on est des Mangemorts. Alors on a fait semblant de rentrer dans leur jeu.

Drago était légèrement sous le choc que Crabbe soit mort, et ne parla pas.

Finalement, le Horcruxe avait été détruit grâce au Feudeymon. Il ne restait que le serpent.

Drago et Blaise retournèrent se battre contre les Mangemorts alors que Hermione, Ron et Harry émettaient l'idée de retrouver le serpent pour une raison que les deux Serpentard ignoraient. Quand ils virent Percy et Fred Weasley se faire attaquer par une explosion de Rookwood, Blaise joua de ses réflexes et lança un puissant Protego sur les deux frères. Le sort fut suivit d'un sortilège de la mort que lança Drago sur Rookwood, qui avait toujours été un pur connard.

Fred se releva rapidement vint taper dans le dos de Blaise :

– Merci, mec. T'es quelqu'un de bien.

Le jeune noir sourit et rendit la tape au jumeau dont le sourire déformait le visage. Sans plus de cérémonie, ils repartirent au combat, esquivant, protégeant, tuant. Les sorts fusaient et les deux Serpentard s'étonnaient eux-même de parvenir à affronter ceux qui avaient fait parti de leur camp il avait de ça seulement quelques semaines.

Hermione supplia Harry de se concentrer. Ils devaient à tout prix retrouver Nagini. Harry entra alors dans l'esprit de Voldemort pour trouver le serpent.

– Il est dans la Cabane hurlante, il a envoyé Lucius Malefoy chercher Rogue.

– Malefoy ? souffla Ron. Mais pourquoi Vous-Savez-Qui l'a-t-il emmené… Son fils est un traître à son sang.

– Il a besoin de partisans, souffla Hermione. Et si ses parents sont des traîtres, leur Maître peut tout de même leur donner le sale boulot. Et Blaise m'a dit que Lucius était très en colère contre son fils.

Harry, Ron et Hermione se couvrirent de la cape d'invisibilité et se dirigèrent vers la Cabane hurlante.

Caché grâce à la cape, ils assistèrent à l'interrogatoire de Rogue par Voldemort. Il évoqua le fait que Rogue devait mourir, pour que la Baguette de Sureau lui appartienne. Puis s'ensuivit sa mort, quand Nagini enfonça ses crochets dans la gorge de l'ancien professeur de potions. Une fois Voldemort parti, le mourant donna le contenu de ses souvenirs à Harry, qu'il plaça dans une fiole d'Hermione.

Ils entendirent ensuite résonner la voix de Voldemort, annonçant qu'il donnait une heure à Harry pour se rendre dans la forêt interdite, où il l'attendrait. Le compte à rebours était lancé.

Quand ils retournèrent à Poudlard, il virent la quantité de morts gisant au sol. Lupin et Tonks. Et tant d'autres.

En le regardant partir pour lire les souvenirs de Rogue, Hermione savait que Harry ne supportait pas de voir tant de gens mourir pour l'aider. Et elle savait aussi que son meilleur ami se rendrait dans la forêt interdite, malgré le danger et le piège tendu.

Hermione et Ron continuèrent à combattre pendant que Harry était parti. Cela dura longtemps, ce qui parut être des heures.

– Où est Potter ? s'exclama Blaise en arrivant vers eux.

Il combattait, et Drago le suivait de près. Il se servait le moins possible de sa baguette, seulement pour se défendre, refusant de tuer certains Mangemorts qu'il avait côtoyés de près. Blaise par contre s'en donnait à cœur joie.

– Je crois qu'il est dans la forêt, dit Hermione. Il s'est rendu.

Elle se contenait pour ne pas pleurer, se concentrant au maximum sur les Mangemorts, araignées, Géants et autres créatures à anéantir autour d'eux. Harry avait besoin de temps.

Hermione n'en crut pas ses yeux quand, au loin, elle vit revenir Voldemort et sa bande. Mais, apparaissant au centre, immense, Hagrid. Il tenait quelqu'un entre ses bras. Le cœur d'Hermione s'accéléra.

Bientôt, des cris déchirants se firent entendre quand ils reconnurent Harry Potter, inconscient.

– HARRY ! hurla Hermione, suivie de Ron, Ginny, Neville…

– Harry Potter est MORT !

Voldemort se délectait, riant, dément, savourant sa victoire et les yeux remplis de larmes, les cris de désespoir.

Drago était là, près de Blaise, derrière les parents Weasley. Sa mère était en face, près de Voldemort, aux côtés de son père. Et il ne comprenait pas pourquoi.

Neville résista à Voldemort, et quand celui-ci sortit l'épée de Gryffondor du Choixpeau, Harry bondit soudain d'entre les bras de Hagrid.

Hermione sentit un tel soulagement l'envahir qu'elle en pleura. Elle recommença à se battre, le chaos était total. Elle vit Malefoy se diriger vers la sortie de Poudlard, avec ses parents, pendant que Harry et Voldemort se confrontaient.

Drago de son côté, avait répondu au geste de sa mère. Son père et elle couraient presque en partant, mais il les arrêta.

– Comment ça se fait que vous soyez là ? demanda-t-il.

– Nous avons convaincu le Seigneur des Ténèbres de notre soutien, dit Lucius. Il n'a plus confiance, par ta faute. Je suis très déçu de toi.

– Il ne sert plus de se racheter, à présent, lança froidement Narcissa à son mari. Drago, mon chéri, le vent tourne. Nous devons partir.

– Non maman, je ne peux pas. Venez, on sera protégés si on se rallie à Potter.

– Tu le seras déjà, mon fils, souffla Narcissa. Vas-y. Ton père et moi partons. Lucius ne veut plus… que tu vives chez nous. Je tenterai de le faire changer d'avis.

Lucius, qui était plus loin, s'impatientait et regardait Drago de manière dégoûtée.

– Ton père est en colère contre toi, mais je suis fière. Fais attention à toi, mon fils. Si nous ne partons pas, nous mourront et nous retrouverons à Azkaban.

Il savait qu'il ne servirait à rien de la retenir, elle. Narcissa avait toujours voué un culte à son mari, et Drago savait qu'elle ne le quitterait pour rien au monde.

– Dépêchez-vous, dit Drago.

Il tint la main de sa mère quelques secondes, puis elle courut rejoindre son mari. Drago se sentait mal d'avoir provoqué la colère de son père, mais tenta de ne plus y penser en retournant vers Poudlard. Les cadavres s'empilaient et lui donnaient des hauts-le-cœur. Il avait été tenté de partir avec ses parents, mais ne pouvait pas laisser Blaise.

Ils assistèrent alors tous en silence à la mort de Lord Voldemort. Tout était finit, ça y est. Puis des acclamations retentirent, des cris de joie et de soulagement. Lord Voldemort était vaincu, et la guerre était terminée.


Bon. *part se cacher en courant* Comment dire que je DETESTE ce chapitre XD Disons que j'ai eu beau le modifier, je le trouve bien nul. Mais bon, au moins, ce sera passé :) Je vous rassure, la suite sera bien plus intéressante. La guerre semble un peu bâclée, mais je n'allais pas faire traîner les choses, pour avancer un peu plus sur mon DRAMIONE ! J'espère ne pas vous avoir trop déçus :/

A samedi ou dimanche pour le chapitre 14 !