Réponses aux reviews :
Majin Gaetan23 : Bonjour ! :)
Alors pour le fait que Rui n'ait pas bougé de Yuei, c'est très simple, c'était en semaine et il y avait les cours. En fait, personne n'a réellement rendu visite à Todoroki à cause des cours et étant mineurs, la semaine, les étudiants n'ont pas le droit de quitter l'établissement sans leurs professeurs. Le week-end, c'est autre chose vu qu'ils n'ont pas cours.
Bon, le coup de fil je me suis un peu loupé, j'ai pas trop d'explication à te donner, c'était un moyen de montrer leur attachement l'un à l'autre x)
J'ai la blague ;)
Je trouvais que leur caractère ne correspondait pas à parler et parler et parler mais plutôt à agir. Pour moi, leurs gestes l'un envers l'autre étaient beaucoup plus significatifs.
Ah bah, j'espère que tu n'es pas impatient dans ce cas parce que l'histoire va prendre un énorme tourment dans pas longtemps x)
Ça va partir en cacahuète...
Bon, honnêtement, j'ai essayé plusieurs fois mais j'y arrive pas trop trop X)
Je continu de persévérer pour des chapitres plus longs mais je ne promets rien...
Encore merci pour tes reviews, elles me font toujours autant plaisir T.T
Sur ce, profite bien de ce nouveau chapitre :) Bonne lecture !
Pour certaines raisons, la conversation qu'elle avait eu l'autre jour avec Mina était passé de ses sentiments à elle aux sentiments de la rose qui avait avoué avec un sérieux terrifiant éprouver des sentiments amoureux envers leur camarade roux : Eijiro Kirishima. Bien sûr, Rui n'avait pas été trop surprise. Après tout, ils flirtaient ensemble depuis la fin de leur première année. Ils étaient à présent à la fin de leur premier trimestre de seconde année, et les choses n'avaient fait qu'être de plus en plus ambiguë entre ses deux-là avec le temps. Non, Suzuki n'avait pas du tout été étonnée par la nouvelle. Mais depuis, Mina ne cessait de l'embêter avec ses questions idiotes toujours en rapport avec le rouquin qu'elle trouvait absurde et sans aucun sens. Enfin, elle trouvait que la rosette se prenait beaucoup trop la tête pour un rien.
Alors quand leur professeur leur annonça leur première mission sauvetage en pleine ville à pratiquer par groupe de deux ou trois, Mina n'avait pu n'être que doublement heureuse. Oh, bien sûr Ashido savait bien qu'elle et Kirishima ne seraient pas seuls, que le rouquin voudrait à tout prix faire équipe avec son colérique d'ami blond. Mais ça lui allait, juste de passer un peu de temps avec lui, lui suffisait. Si cela pouvait ravir son amie, Rui était contente que cette mission lui soit autant utile.
La mission consistait à placer une équipe dans chaque quartier différent, en communication avec des oreillettes et des mini-micros. Ainsi, s'il se passait un quelconque ennuie quelque part, ils pourraient appeler de l'aide et retarder l'ennuie avant l'arrivée des secouristes.
Elle avait fini par se retrouver seule avec Shoto, lors de la mission ; Midoriya faisant équipe avec Uraraka et Iida. Rui était venue lui proposer de faire équipe, constatant que leurs autres amis ne pouvaient pas être à leurs côtés. Ils furent alors répartis dans un quartier relativement calme. Etant un samedi -les missions étant des heures supplémentaires pour différencier la pratique avec les cours comme les heures d'entraînements-, les plus jeunes jouaient dehors en s'adonnant à plusieurs différents jeux pour enfants. Leurs rires résonnaient dans les rues alors qu'ils s'essoufflaient d'amusement et d'épanouissement, ayant la chance de passer du temps avec amis et familles. Suzuki observait les enfants courir dans les rues avec un attendrissement certains alors que Shoto mettait tous ses sens aux aguets.
Finalement, en ayant assez de ce silence que le jeune homme imposait par son sérieux bien trop sérieux, Rui commença à lui parler de tout et de rien, souhaitant plus que tout le détendre étant donné qu'il était aussi tendu qu'un string. Au bout de quelques minutes, le fils du héros numéro un fini par déstressé pour discuter avec son amie.
« Mais c'est de leur faute tout ça. Ça me semble logique ! S'ils avaient pu renforcer la sécurité à ce moment-là, il n'y aurait pas eu d'enlèvement, si la police avait fait son travail, il n'y aurait jamais eu autant de morts. Ce sont eut qui ont trop attendu avant de lancer les recherches, et ils ont fait tellement d'erreurs idiotes lors des enquêtes qu'on se rend facilement compte qu'ils ne faisaient pas tous leur possible pour retrouver ces disparus.
-Je n'ai jamais dit le contraire, rétorqua le Todoroki. Mais au départ, c'était vraiment une fugue. Donc ce n'était pas complètement de leur faute si cette Madison avait disparu. Les autres, par contre, ils n'ont pas recherché à fond.
-Oui, mais du coup, on ne sait toujours pas qui les a enlevés puis tués. Pourtant, le suspect principal aurait pu être accusé. »
Shoto haussa les épaules. Ils ne pouvaient rien y faire de toutes façons. Sans savoir pourquoi ni comment, leur conversation avait fini par virer elle ne savait comment sur le sujet des récentes affaires les plus macabres et médiatisés dans le monde. Des enfants vinrent soudainement les voir pour leur poser quelques questions innocentes. Face à eux l'apprenti héros était resté de marbre, se contentant de laisser la jeune fille répondre aux questions des petits, enthousiastes, qui ne cessaient de les bombarder de questions auxquelles le futur médecin tentait de répondre tant bien que mal.
Lorsque les petits furent repartis, les étoiles pleins les yeux d'avoir pu parler avec des futurs héros, Suzuki et Todoroki reprirent leur ronde. Plus leurs pas les faisant avancer, plus le jeune homme se plongeait dans ses pensées. Il se perdait, des questions apparaissant petit à petit dans les recoins de sa tête. Rui le remarqua facilement, et, interloquée par ce soudain changement d'humeur, le fixa avec un regard insistant.
« Qu'est-ce qu'il y a ? a-t-elle fini par demander avec un petit sourire. »
Il avait simplement haussé les épaules face à sa question, évasif.
« Ce sont les questions des enfants qui te tracassent ? Que se passe-t-il ? insista-t-elle tout de même. »
Elle avait très vite remarqué que les questions que les petits, quelques minutes plus tôt, leur avaient posé l'avait mis, d'une certaine façon, mal-à-l'aise. Il s'était alors tut un moment, avant d'acquiescer les dires de l'adolescente qui haussa un sourcil interrogateur. Il hésita un moment entre lui avouer ce qui le tracassait et ne pas le faire. Puis devant ses yeux pétillant de curiosité, il déclara d'une voix sans intérêt :
« Ce n'est pas important.
-Comme tu veux. »
Elle se détourna de son ami et continua sa marche. Rui ne pouvait pas l'obliger à se confier, c'était son droit et elle le savait délibérément. Bien sûr, elle aurait aimé savoir le problème qui l'habitait, elle voyait bien que ça le tracassait, mais s'il ne voulait pas, elle n'allait pas insister. Elle comprenait après tout. Elle-même ne se confierait pas si l'envie n'était pas présente.
Shoto ralentit ses pas alors qu'il replongeait doucement dans ses pensées. Quelques jours plus tôt, les médias avaient relaté l'affaire scandaleuse à propos d'un héros connu, exerçant un trafic d'humains. Ce dernier avait reçu plusieurs accusations contre sa personne, ainsi que des preuves irréfutables comme différents messages envers d'autres célébrités parlant de trafics. Une fois devant le juge, il avait dénoncé beaucoup de personnes aimé et admiré par la population, dont on n'aurait jamais pensé la participation à cette affaire malsaine, comme le grand One Shot, aimé particulièrement des enfants de bas âges. Il avait été choqué, et extrêmement déçu par les révélations que Kanata, le héros accusé, avait dévoilé au grand jour. Plusieurs des héros qu'il avait cité avait été un modèle d'exemple dans son enfance. Cette affaire l'avait ébranlé et avait fait remettre en question toutes ces personnalités héroïques, qu'il avait admiré et en qui il avait cru la sincérité et l'honnêteté depuis son plus jeune âge.
De nombreuses questions avaient alors envahi les recoins de son esprit. Il avait remis en question ses croyances, avait longuement réfléchi à la question, à la définition d'héroïsme. Puis cette question était survenue dans son esprit.
« Comment peux-tu savoir si tu es ou non une bonne personne… »
Il avait marmonné cette phrase inconsciemment, à l'ouest, alors que la noirâtre se retournait vers lui le visage fermé, scrutant les traits de l'apprenti héros avec sérieux. Il avait la tête légèrement baissée, pensif, et les yeux mi-clos. Il était tellement accaparé par ses pensées qu'il ne remarqua pas Rui s'avancer de quelques pas vers lui.
Il était si facile de tromper les gens. Ils avaient tellement de confiance à donner que lorsque celle-ci l'était, certains individus en profitait pour faire n'importe quoi avec, pour faire les pires atrocités. Il n'y avait qu'à voir l'exemple de son paternel : un héros extraordinairement ambitieux admiré de beaucoup mais un père violent et jaloux dont les rêves de gloire brisaient petit à petit leur famille. Comment savoir en qui ils devaient et pouvaient faire confiance ? En qui pouvaient-ils tous avoir foi ? C'était des questions, encore et encore ce genre de questions qui tournaient en boucle dans sa tête, à lui en donner mal au crâne. Tout se bousculait. Ça avait exploser devant lui, comme ça. Cette affaire avait chamboulé toute son enfance, avait remis en question tellement de chose que Shoto ne savait plus où donner de la tête.
Complètement perdu, il n'entendit pas, la première fois, les cris paniqués d'un petit garçon qui courrait en leur direction. Quand il sortit de sa transe, l'enfant expliquait un incendie dans sa maison au bout de la rue survenu alors qu'il s'amusait dehors avec des amis à lui. Il leur dit rapidement qu'il pensait ses parents et son petit-frère étaient restés coincés à l'intérieure. Ni une, ni deux, les deux adolescents s'étaient rués vers ladite maison en feu. La jeune Suzuki se rendit devant celle-ci en un éclair grâce à son Alter, alors que Shoto avait entreprit d'attraper le jeune garçon dans ses bras et de se diriger là-bas en glissant sur sa glace.
« La situation, Arinna, appela Shoto à l'aide de leur mini-micros.
-Alarmante, répondit l'adolescente. C'est complètement en feu, et je ne peux pas entrer, il n'y a pas de lumière naturelle, le feu s'est propagé jusqu'à la porte d'entrée et il atteint le deuxième étage. J'entends encore des cris à l'intérieur, mais je ne peux pas entrer et mon Alter ne sert à rien. J'appelle les pompiers, mais ils ne seront pas là à temps à mon avis. Dépêche-toi Shoto.
-J'arrive. »
Il accéléra sa course et arriva quelques secondes plus tard près de la jeune héroïne.
« Tu peux stopper le feu, n'est-ce pas ? »
Todoroki s'empressa d'hocher la tête et d'activer son Alter de glace. Immédiatement, celle-ci envahit l'intérieur de la maison sous les regards affolés des voisins qui s'inquiétaient pour ceux qui restaient coincés à l'intérieur. Rui regardait la glace sur le sol arrivait avec vitesse à l'intérieur de la maison enflammée. Elle la vit se répandre sur les flammes, d'où s'échappait une chaleur insoutenable. Mais elle observa avec surprise la glace de Shoto fondre complètement sur les flammes ardentes. Il réitéra son geste, appliquant encore et encore de la glace sur ce feu vainement, sans aucun succès. Les deux lycéens ne comprenaient plus rien à la situation. Leur panique était évidente, si bien que cela apeura l'enfant à leurs côtés. Ils reprirent leurs esprits, et tout de suite ils s'aspergèrent d'eau à partir du tuyau de jardinage près de la porte d'entrée. La seconde suivante, trempés jusqu'aux eaux, ils s'étaient retrouvés à l'étage, Rui s'étant matérialisé en particule en apercevant une fenêtre ouverte plus haut et Shoto en se créant une plateforme pour rejoindre celle-ci.
Sans réfléchir une seconde de plus, ils entrèrent dans la bâtisse en feu, un bras chacun devant leur nez et leur bouche pour respirer le moins de dioxyde de carbone que possible. De grandes flammes ardentes les entourait et ils avaient beaucoup de mal à bouger parmi tout ce danger. Néanmoins, d'un accord et d'un courage commun, ils avaient suivi le son des voix les menant jusqu'à la salle de bain. La porte semblait bloquée. Alors Shoto arma son poing de glace et donna de puissant coup contre celle-ci pour découvrir deux adultes et un enfant complètement tétanisés. Le petit était inconscient dans les bras de sa mère en pleurs alors que le père se relevait tant bien que mal en incitant le reste de sa famille à faire de même.
Immédiatement, les deux lycéens les firent sortir d'ici le plus rapidement qu'ils purent malgré le danger affolant des lieux en ruines. Ils firent descendre cette famille en les faisant glisser prudemment sur la plateforme qu'avait créé Todoroki quelques minutes auparavant avant de les rejoindre. Les pompiers ne tardèrent pas à arriver sur les lieux de l'accident. Une ambulance les accompagnait, et ils prirent tout de suite en charge le petit garçon évanoui. Heureusement, il ne possédait pas de graves blessures.
Rui et Shoto n'était pas gravement blessés eux non plus. Ils avaient agi vite, et n'avaient donc que quelques petites brûlures superficielles sur leurs bras ou encore leurs jambes, mais rien de bien sérieux. Et puis, ils n'avaient pas le temps de se tracasser pour quelques brûlures. Devant eux, les pompiers avaient beau user de toute l'eau qu'ils avaient, aucunes flammes ne semblaient s'éteindre. C'était comme si l'eau ne les atteignait pas, comme si elles étaient bien trop ardentes pour être éteintes. Mais les pompiers avaient usé d'une quantité folle d'eau. A ce stade, ce n'était pas normal. Les pompiers s'entêtaient à éteindre ce feu. C'était la moindre des choses qu'ils pouvaient faire pour la famille qui venait surement de vivre un cauchemar.
Mais le feu ne s'éteignit pas. Et il brûla l'entièreté de la maison.
Bonjour ou bonsoir en fonction de quand vous lisez ce chapitre !
Et voilà, nous entrons dans le vif du sujet... Au départ, je voulais écrire une histoire tranquille, une petite romance de bisounours... Puis après les idées m'ont arrachée à cette trame pour la faire devenir plus sombre, plus mature et sérieux. Je ne voulais pas trop faire attention à la famille de Rui, mais finalement j'ai trouvé un on scénario qui tient la route. Ah mais vous êtes pas prêts XD
J'espère juste que je réussirais à bien développer le sujet abordé, parce que c'est un sujet très, très sérieux que je trouve rarement sous forme d'histoire.
Enfin bref, vous verrez bien :)
Bref, j'espère que le chapitre vous aura plu ! On se retrouve dans une semaine pour la suite ! Bye !
Bien à vous,
Motaku.
