Coucou ! Merci à tous pour vos réactions ;)

Aujourd'hui, la sentence du procès ! Mais en voyant le titre du chap, vous devinez, non ? XD

RARA : MZabiniMalefoy : Oupsss, je voulais laisser un peu de suspense ;) Mais le verdict est ici ! Merci beaucoup pour tes compliments, j'espère que la suite te plaira tout autant !

Bonne lecture !


Chapitre 18 :

Libre

Ils étaient rentrés au 12, Square Grimmaurd après la fin du procès. Sans vraiment le laisser voir, chacun était soulagé de la tournure des évènements et qu'enfin, ceci soit terminé.

– Quand même… soupira Hermione en s'attachant rapidement les cheveux. Tu ne trouves pas ça énorme, toi, 210 heures de TIG ? Tout ça en 18 mois ?

Harry passa sa main dans ses cheveux, en haussant les épaules. Malefoy était sauvé, et bien qu'il ne mérite pas Azkaban, il méritait parfaitement de payer au moins un peu pour ses agissements.

– Ca va, Hermione, ça ne fera pas de mal à Malefoy d'avoir un peu les pieds sur terre et de constater que la liberté, ça se mérite.

– Allez, faites comme si je n'étais pas là.

En effet, Drago entendait tout sur tout, puisqu'il était juste à côté, placé dans le fauteuil alors que les deux Gryffondor n'était qu'à trois mètres de lui. Et honnêtement, il pensait qu'il s'en sortait chanceux avec la peine qui était tombée. Pour les actes qu'il avait commis, il était bien content d'échapper à la prison. Si content, même, qu'il se fichait éperdument de ses heures de travaux et même de ce stupide sort d'espionnage. Mais ça, bien sûr, il ne l'avait pas dit à Granger qui les tannait depuis la fin de procès concernant la supposée injustice du verdict prononcé par les juges. Apparemment, elle prenait très à cœur la « dette » qu'elle lui devait suite à l'évènement du Manoir, en mars.

Mais Hermione continua, comme si rien n'avait été dit :

– Enfin, Harry, le sortilège de détection de déplacement était déjà bien assez ! Chacun de ses faits et gestes épiés pendant deux ans, c'est quand même assez ! Alors qu'il a été un élément clé de notre réussite !

Harry ne trouva rien à dire pour sortir son amie de son discours. Il roula des yeux, et s'affala sur le fauteuil près de Malefoy.

Hermione, qui était justement en train de fouiller les placards à la recherche de quelque chose à manger, se retourna, les poings sur les hanches, en une parfaite imitation de Molly Weasley.

– Vous ne croyez pas que je vais tout faire toute seule ?

Les deux garçons se regardèrent innocemment.

– Vous venez, immédiatement ! Il est presque 20h et on a rien préparé, alors qu'on mange bien plus tôt d'habitude, et…

– Détends-toi, 'Mione !

Harry secouait la tête devant la nervosité évidente de sa meilleure amie. Vivre avec elle était parfois épuisant.

De son côté, Drago n'écoutait rien du tout. Il fixait avec grand intérêt le décolleté bien trop plongeant de la femme en face de lui. Ce chemisier fleuri, qu'il avait prit pour un antiquité en voyant les boutons fermés jusqu'au cou le matin même, était divin. En effet, dès son arrivée à la maison, Hermione avait décroché bien assez de boutons pour laisser entrevoir la naissance de sa poitrine, tout à fait innocemment et en soupirant de fatigue. Cependant, les deux pans du chemisiers étaient un peu trop écartés pour cacher la bretelle noire de ce que Drago devinait être son soutien-gorge.

Il décida que vivre avec eux n'était décidément pas une bonne idée. Avec une invasion de rouquins et l'innocence d'une femme qui avait l'habitude de vivre avec des garçons innocents, il avait été gâté. De plus, il était en manque de chair féminine. Cela faisait longtemps qu'il n'avait eu ni l'envie, ni le temps pour se consacrer à la séduction, et aux plaisirs charnels. Et Granger ou non, une femme restait un femme : une très belle femme, qui plus est.

– Malefoy !

Malheureusement, il fut rappelé à l'ordre par la voix peu charmante de Potter. Il secoua la tête machinalement, comme pour se remettre les idées en place. Potter était levé, et le regardait avec insistance. De même qu'Hermione, en fait. Il s'attendait à se faire insulter de tous les noms, quand soudain, elle approcha.

– Ca va ? C'est la sentence du juge, hein ? Toi aussi tu trouves que c'est trop ? (Drago n'eut même pas le temps de comprendre, ni de répondre, qu'elle continua) C'est ce que je disais, Harry ! Il faut faire une réclamation, Drago à le droit de faire appel !

Depuis quand l'appelait-elle Drago ? Puis il se rendit compte qu'elle était assise, juste là. La proximité entre leurs deux corps, combinée aux pensées malsaines qu'il avait eu quelques secondes plus tôt, rendirent la tâche de déglutir bien difficile.

– Ne t'inquiètes pas, Drago, tout va bien se passer. On a peut-être encore de quoi te défendre, peut-être n'a-t-on pas assez cherché à cibler tes efforts…

« Oh, non ». Sa main approchait, dangereusement, trop dangereusement. Elle la posa alors sur son épaule, sans qu'il n'ait le temps de rien faire. Mais, à ce contact, il se leva d'un coup. Tout en se précipitant aux escaliers, il souffla :

– Je vais me doucher.

En grimpant les marches quatre à quatre, il eut tout juste le temps d'entendre la voix douce d'Hermione s'adresser à Potter :

– J'ai peur que tout ceci ait des conséquences sur son état…

« La voix douce… Putain Drago, te ramollis pas, par Merlin ! » Il se haïssait. Pour tout ça. Il n'y comprenait rien. Rien du tout. Rien. Du. Tout. Comment Granger pouvait-elle être… quoi ? Désirable ? Comment son décolleté pouvait-il lui donner faim ? Pourquoi avait-il puisé tant de courage et de détermination, rien qu'en la regardant dans les yeux ? Pourquoi, elle, s'inquiétait autant pour lui ? Pour le connard qu'il était, qu'il avait été ? Comment pouvait-il arrêter de… ressentir tout un tas de choses pour elle ?

Tout ça le dépassait. Mais il mit son désir soudain sur le compte de son manque.

Il entra sous la douche, sans aucun souvenir de s'être déshabillé. Son costume tout passé qu'il avait mis pendant trois jours était pourtant bien étendu sur le sol. Pendant son procès, et les longues nuits qu'il avait passé au Ministère, il n'avait pu se laver qu'une seule fois, à l'eau froide. Et il avait pu compter sur Hermione pour lui apporter des vêtements propres, mais qu'une seule fois.

Alors sentir l'eau chaude couler sur sa peau lui fit un bien fou.

Et puis, comment envisager une quelconque relation avec… Granger ? Il ricana, seul, en constatant la stupidité de sa question mentale. Comment pouvait-il avoir même pensé à ça ? Jamais il ne pourrait…

Mais il fut frappé par la vérité. Bien sûr, qu'il pourrait. Il pourrait vraiment, même. Enfin, il pourrait… Quoi ? Sortir avec elle ? Lui tenir la main ? Supporter les Gryffondor ? Ça, non. Mais, une nuit, tous les deux…

Non. Granger ne voudrait jamais de ce genre de relation. Même pas la peine d'y penser. Elle, elle était romantique, avait besoin d'aimer pour se donner à quelqu'un. Et puis, comment pouvait-il croire une seule seconde qu'elle voudrait bien de lui ?

En 30 minutes de douche, il arriva enfin à une conclusion, et un objectif. Il devait arrêter d'imaginer quoi que ce soit avec Granger. Et donc, il décida de redoubler ses efforts pour l'éviter, et pour contrôler toute envie. Aussi, il devait trouver une fille. Quelqu'un de bien, si possible, avec qui il pourrait construire quelque chose.

Mais en se convaincant de son nouveau plan, il ébouriffa légèrement ses cheveux, leur donnant un mouvement naturel que Granger avait dit préférer.

– Ah, enfin, Malefoy, le repas est presque froid ! s'exclama Hermione.

Cependant, au moment même où il posa le pied au sol du rez-de-chaussée, il sut qu'il ne tiendrait jamais.

Granger était… magnifique. Enfin, il ne l'avouerait jamais, et nierait jusqu'à la mort d'avoir un jour pensé ceci. Mais il se devait de se l'avouer à lui-même.

Avec ses cheveux négligemment relevés, son T-shirt ridiculement grand qui soulignait ses formes ainsi que son short noir bien trop long dévoilant des jambes tout à fait alléchantes, il crut défaillir. Jamais, au grand jamais, aucune fille dans cette tenue ne lui avait fait un tel effet. Il se souvint quand, chaque soir, dans la salle Commune des Serpentard, il voyait toutes ces filles se trémousser en shorts bien trop courts et avec leurs T-shirt bien trop petits. Oui, elles lui faisaient de l'effet.

Mais avec Granger, le peu de peau qu'il voyait l'émoustillait bien plus. « Le manque Drago, le manque ». Comment allait-il donc se sortir de cette situation bien compliquée ?

Hermione regardait Drago manger avec inquiétude. Il fixait son assiette et semblait morose, pensif. Elle était certaine que c'était dû à la sentence du jury. Qu'est-ce qui aurait pu le déranger, autrement ?

– Dites, vous connaissez le résultat du procès de mon père ?

Les deux Gryffondor furent étonnés de recevoir une question de la part de Drago. D'habitude, il restait plutôt (très) silencieux. Mais il semblerait qu'il ne soit pas au courant des derniers évènements chez les sorciers.

Ce fut Harry qui prit la parole, ayant suivis chaque procès par le biais de Kingsley qui le tenait étroitement au courant de tout :

– Ton père a été condamné à 10 ans à Azkaban, avec droit à une visite par semaine. Si il se comporte bien, il devrait sortir d'ici 7 ans. À sa libération, il gardera son sortilège de détection de déplacements, et devra se rendre chaque semaine au Ministère.

– C'est pourtant pas énorme, par rapport aux sentences Moldues…

Hermione regretta ses paroles au moment même où elle les prononça. Elle espérait ne pas avoir choqué Drago, mais quand elle le vit secouer doucement la tête dans sa direction, elle fut soulagée.

– Crois-moi Hermione, 10 ans à Azkaban valent bien 30 ans dans une prison Moldue, souffla Harry.

Il fit une pause, prit une bouchée de poulet, puis continua devant le regard mi-choqué, mi-curieux du Serpentard.

– Ah, et aussi, ses biens ont étés saisis. Il pourra continuer de vivre au Manoir, mais… ce ne sera plus à lui, en fait. Tous les biens ont été remis à ta mère. Et à sa mort, tu en hériteras. Évidemment, l'amende qu'ont reçu tes parents à sûrement fait baisser la richesse, mais rien de bien grave.

Drago se contenta d'un signe de tête. Donc, il ne reverrait plus son père. Il n'aurait plus aucun moyen de pression sur lui. Il ne pourrait pas le déshériter. Mais sa mère, quant à elle, était donc en sécurité.

– Et… ma mère ? Elle n'a rien eût ? À part l'amende.

– Eumm, l'amende, un sortilège de détection de déplacement, ses 40h de TIG… Ah, et elle doit se rendre au Ministère chaque mois. Rien de bien grave si elle se comporte bien, donc, continua Harry, la bouche à moitié pleine.

Drago retint un haut le cœur en le voyant et fut surpris d'entendre la voix d'Hermione rajouter :

– C'est normal. Et si tu veux mon avis, Harry, c'est bien trop comme peine pour ce qu'elle a fait. Elle nous a tellement aidés…

Elle se stoppa en découvrant le regard interrogatif que lui lançait Drago. « Évidemment, qu'il n'est pas au courant ! pensa-t-elle. Quelle idiote je suis ! »

– Mais oui, tu ne sais pas !

Alors, ils lui racontèrent comment elle avait permis à Harry de vaincre Voldemort. Comment, pour le protéger, elle avait menti en annonçant qu'Harry était mort.

Drago était plus que choqué. Jamais il n'aurait cru sa mère capable d'un tel retournement de situation. Le courage qu'elle avait eut l'impressionnait encore aujourd'hui. Il se promit d'aller la voir, bientôt, lorsqu'il sentirait en lui le courage d'affronter la réalité.

– Est-elle retournée au Manoir ? demanda Drago.

– Oui, répondit le Survivant. Depuis trois ou quatre jours, je crois. Tout a été fouillé et les objets… douteux, disons, ont étés emmenés. Normalement, il n'y a plus aucun moyen d'exercer la magie noire. De puissants sortilèges d'espionnage et de détection ont été placés.

« Normal », pensa-t-il. Même si jamais sa mère n'avait réellement participé à la Guerre, du moins pas de son plein gré, elle baignait dans la magie noire depuis sa naissance, ou sinon, au moins depuis son mariage. Et tant que Narcissa pourrait vivre normalement et sans contrainte, Drago serait satisfait.

– Et… quand est-ce que mon TIG commence ?

Harry et Hermione froncèrent les sourcils.

– Tu étais là, pourtant, rappela la voix douce d'Hermione. (Drago se gifla mentalement de penser une seconde que cette voix, de cette fille, était douce.) Le juge l'a annoncé au moment de ta libération.

Il hocha la tête. À vrai dire, il ne se rappelait de rien après avoir entendu « Vous serez libre dès la fin de l'audience. » Les deux Gryffondor n'avaient fait qu'en parler après ça, et il avait alors apprit ses 210 heures de TIG à effectuer dans les 18 mois.

– Je ne m'en rappelle plus très bien.

– Tu as rendez-vous avec ton inspectrice lundi à 10h. Elle t'expliquera toutes les formalités, où et quand tu commenceras ton TIG. Ça va, Drago ?

Hermione semblait réellement inquiète pour lui. Il ne put s'empêcher de trouver ça bien adorable. Après tout, il était normal pour des amis de s'inquiéter l'un pour l'autre, non ? Et d'aimer ça ? Blaise et lui se soutenaient dans chaque situation, de toutes façons…

– Et Blaise ? Vous avez des nouvelles ?

– Non, je n'ai pas suivi son procès. Je me renseignerai lundi, dit Harry.

Drago acquiesça d'un signe de tête. Il n'avait pas à remercier Potter, quand même ? Après tout, il ne faisait pas vraiment ça pour lui. Et ça arrangeait bien Drago.

– Je vais monter me laver et me coucher, les garçons. Je vous laisse débarrasser ? demanda Hermione d'une voix soudainement éreintée.

Mais elle ne leur laissa pas le temps de répondre.

– Merci !

Puis elle escalada les escaliers, un léger sourire aux lèvres. Il fallait bien que ses amis comprennent qu'elle ne ferait pas tout toute seule. Car, depuis les deux semaines qu'ils étaient installés ensemble, ils prenaient la fâcheuse habitude de déguerpir et de se trouver une activité urgente à faire, la laissant seule faire tout le boulot. Mais, étant bien habituée à la vie entourée de la gent masculine, elle savait qu'elle ne devait pas se laisser marcher sur les pieds.

La première réaction de Drago fut de maudire profondément Granger de laisser ainsi avec Potter, dont l'embarras était évident.

Chacun était cordial avec l'autre. Mais ils prenaient tous deux le soin de s'éviter au maximum. Ils n'étaient peut-être plus ennemis, mais jamais, au grand jamais, ils ne seraient amis. Ce binoclard qu'était Potter lui donnait toujours des poussées de haines, mais il devait le supporter. L'inverse était sans doute vrai, d'ailleurs. Mais qu'il ne croit pas que Drago lui devait quelque chose, parce qu'il n'avait rien demandé du tout !


L'attirance grandit, grandit, grandiiiit... Du moins d'un côté XD Qu'avez pensé de la soudaine obsession de Drago pour le décolleté de notre Gryffi ? Et sa nouvelle coiffure préférée parce qu'Hermione la préfère ? Il sent un attirance physique mais n'y comprends rien, le pauvre… De son côté, Hermione s'inquiète pour Drago, elle prend sa distraction pour de l'inquiétude ! Ne sont-ils pas épuisants ? XD

Et sinon… non, je ne dirais rien, mais… je pense que le prochain chap pourrait vous plaire… OUPS… *Suspense, GrEnjoy, suspense enfin !*

Une petite review pour aider Drago à comprendre ce qu'il ressent ? :)

A bientôt !