Merci à tous pour vos commentaires :) Je constate une légère baisse, j'espère que l'histoire vous plaît toujours !

RARA : MZabiniMalefoy : Hihi, eh oui, Hermy panique et gifle Drago ! Réponse à tes questions dans ce chap :) Merci encore à toi pour tes commentaires !


Chapitre 21 :

Ron

– Il est pourtant 2h du matin. Tu penses pas qu'on devrait faire quelque chose ?

Drago roula des yeux. Potter lui donnait mal à la tête, à faire les cent pas comme ça. Oui, il était 2h du matin, et alors ? Les filles voulaient sûrement prendre du bon temps. Et oublier leurs problèmes. Alors aucune raison de s'inquiéter.

– Détends-toi, Potter !

– Mais elles ne nous ont même pas prévenus ! Si il était arrivé quelque chose ?

Drago s'enfonça un peu plus dans le fauteuil. Potter le fatiguait, à brailler et marcher ainsi depuis plus d'une heure. Ne pouvait-il pas juste se taire 5 minutes ? De plus, Pattenrond, allongé près de lui sur l'accoudoir du fauteuil, frottait incessamment sa tête contre son bras. Quelques jours plus tôt, Hermione lui avait appris qu'il réclamait des caresses. En fait, le chat faisait de rares apparitions, dormant toute la journée, et chassant la nuit.

– Si elles ne sont pas revenues d'ici une demi heure, on réfléchira à une solution, ça te va ? dit Drago avec lassitude.

– Quinze minutes.

Il soupira, passant sa main d'un air distrait sur le pelage roux de Pattenrond, qui ronronna en retour.

– Si tu veux Potter, si tu veux.

Le contenu de la bouteille de Whisky devant lui avait à peine diminué. Potter s'était arrêté rapidement, et Drago ne voulait pas finir endormi dans son vomi.

Alors que Potter effectuait un énième tour du salon et que Drago se retenait de le Stupéfixer, la porte s'ouvrit enfin.

– Chuuuuut Ginny, chuuuut. Harry doit dormiir.

« La soirée est loin d'être finie », pensa Drago.

– Mais où étiez-vous ? cria Potter. On s'est énormément inquiétés !

– Oupsss, Herm', j'crois qu'il est réveillé, chuchota Ginny.

– Oui, Ginny, je suis réveillé et j'exige une explication !

Hermione gloussa un peu en retirant ses talons avec difficulté. Drago la vit écarquiller les yeux quand elle posa les yeux sur lui. Elle se pencha vers Ginny, et lui chuchota sans aucune discrétion :

– Y'a Malefoyyy… Désolée, Gin', mais je vais monter dormir, j'crois.

« Ah, donc la rouquine est au courant. » Pendant ce temps, Potter fulminait toujours.

– Je peux savoir qui vous a procuré de l'alcool ? Vous êtes complètement…

– Oh, Harry, ça vaaa, relax quoi ! souffla Ginny. On peut jaaamais s'amuser…

Potter soupira, puis se tourna vers Drago.

– Bon, je pense que le mieux, c'est qu'on les mette au lit. On peut rien tirer d'elles dans cet état.

Sur ce, il attrapa le bras de Ginny avec douceur et l'emmena vers les escaliers. « Génial, reste la Granger maintenant. »

– Allez, Granger, va dormir.

– Dis, t'as aimé mon cassoulet heinnn ? demanda-t-elle avec un clin d'œil peu subtil. Ginny me dit que j'sais pas cuisiner…

– Oui, allez, va dormir.

Il espérait de tout cœur qu'elle monterait toute seule, et qu'il n'aurait pas à la toucher pour l'aider.

– Attend, Dragooo, j'ai soif…

– Je crois que tu as assez bu comme ça.

Elle grogna, et but directement au robinet.

– Étonnant que vous ayez réussi à transplaner…

Hermione gloussa en avalant rapidement son eau.

– C'est trop drôle que tu dises ça, parce qu'on s'est d'abord (elle fut interrompue par un hoquet) retrouvées à quelques kilomètres dans le jardin du vieux Hect…

– Peu importe. Viens.

Il la poussa légèrement vers les escaliers, la main posée sur le haut de son dos. Il retint ses pensées perverses, et sa main qui voulait descendre bien plus bas.

Ils montèrent laborieusement les marches, puis il l'emmena rapidement dans la chambre qu'elle occupait. Elle retira sa veste toute seule. Puis elle souleva son T-Shirt, faisant mine de le retirer.

– Hey, Granger, préviens quand tu fais ça ! dit-il précipitamment en se retournant, plus rouge qu'il n'aurait dut l'être.

– Ben j'croyais qu'on était devenus intimes moiii… répliqua-t-elle en gloussant.

Elle aurait sa peau, c'était certain. Il sortit alors de la chambre, la laissant se changer seule, et attendit derrière la porte pour savoir si tout allait bien. Il entendait Potter et Weaslette chuchoter dans la chambre d'à côté.

À bout de patience et n'entendant plus aucun bruit, il frappa doucement à la porte. Il décida d'entrer quand elle ne répondit pas, et la noirceur de la pièce l'accueilli.

– Granger ? chuchota-t-il. Ça va ?

– Oui. Merci… Et désolée, pour ta joue.

Il l'entendait marcher, et ne l'a vit qu'une fois à quelques centimètres de lui. Alors qu'il se demandait ce qu'elle faisait, Hermione leva la main en l'air, et effleura la joue blessée de Drago.

– Tu… tu n'as pas eu trop mal ?

Elle semblait soudain sobre, dans cette pénombre, à lui parler d'un évènement si récent mais qui paraissait si loin.

– Tu n'as pas de force, Granger.

Elle rit un peu.

– Je parlais surtout de ton ego, tu sais.

Il ne put qu'esquisser un sourire à cette remarque. Si elle parlait de son ego, alors oui, elle lui avait fait très mal.

– Bonne nuit, Granger.

– C'est plus Hermione ?

Il sentit une certaine tristesse dans sa voix, mais il ne releva pas. Drago sortit sur ces mots, sans jamais avoir trouvé une réponse adéquate. Il avait bien peur que cette satané Granger ne se rappelle de tout le lendemain. Mais quant à lui, il ne parvenait plus à se sortir la Gryffondor de la tête. Son cœur battait bien trop vite en sa présence.

Deux solutions s'offraient à lui : soit il devait oublier cette fille qui le faisait passer de colère à douceur en un rien de temps, cette fille qui avait blessé son ego à plusieurs reprises… soit il sortait son numéro de charme, à la Drago Malefoy.

– C'est bon, Harry ! On ne va pas en parler pendant des heures, non plus ? s'exclama Hermione.

– Je suis d'accord avec Potter, ajouta Drago. À cause de vous, j'ai perdu de précieuses heures de sommeil.

– Oh toi Malefoy, la ferme, chuchota Ginny en remuant son thé et se tenant la tête.

Il haussa les sourcils. Les femmes Gryffondor pouvaient être sauvages par moment. Il était treize heure, et les filles venaient de se réveiller. Et quand Potter avait demandé des explications quant aux évènements de la veille concernant les filles, elles avaient seulement prétendu vouloir s'amuser.

– Peu importe, non ? On est revenues, en un seul morceau, et tout va bien ! finit Hermione.

Elle n'arrivait plus à regarder Malefoy dans les yeux. Serait-ce encore possible un jour ? Le souvenir de ses prunelles envoûtantes à quelques centimètres des siennes était bien trop frais dans son esprit. « Je dois me sevrer… » pensa-t-elle, avant de se contredire avec une claque mentale.

Hermione se souvenait de la veille au soir, de chaque geste qu'elle avait eut. Elle se rappelait qu'il lui avait empêché de retirer son T-shirt devant lui sans aucune pudeur, elle se rappelait le contact de sa joue, elle se rappelait de tout. Et tout ceci ne l'aidait pas à se concentrer sur Ron. Ron qu'elle ne voyait plus très souvent, maintenant.

Après avoir prit sa douche, s'être habillée et avoir mangé, elle décida d'aller au Terrier. Voir Ron, voilà ce qu'il lui fallait pour oublier Malefoy.

Elle descendit au rez-de-chaussée.

– Je vais voir Ron, annonça-t-elle.

– Je n'y retourne pas, moi, dit Ginny. Cet imbécile m'horripile.

Hermione haussa un sourcil. Pourquoi Ginny disait-elle ceci devant un Harry tout rougissant ? Avait-il comprit ? Peu importe.

Drago, qui lisait le nouvel exemplaire de la Gazette, ne put s'empêcher de voir monter en lui une bouffée de jalousie. Comment ça, elle allait voir Weasley ? Qu'allaient-ils faire ? Pourquoi voulait-elle le voir, lui ? Devait-il y aller aussi ?

Mais avant qu'il n'ai put prendre sa décision, la cheminée avait déjà englouti Hermione.

– Hermione, salut, dit Ron avec une légère rougeur sur les joues.

– Salut !

Elle décida de l'embrasser sur la joue.

– Comment ça va, chez vous ? demanda-t-il.

Hermione haussa les épaules en saluant Molly.

– Tout va bien, comme toujours.

– Ma chérie, dit Molly, Ginny est toujours chez vous ? Elle est partie comme une furie hier, sans nous dire qu'elle ne dormirait pas ici.

– Oh, oui Molly, ne vous inquiétez pas. Il semblerait qu'elle soit assez en colère contre Ron.

Elle en profita pour jeter un regard énervé au concerné, qui fit un sourire gêné en réponse.

– Veux-tu boire quelque chose, ou… ?

– Non merci Molly, je pense que je vais seulement m'asseoir.

– On pourrait faire un tour dehors, non ?

Elle fut surprise d'entendre cette proposition de la part de Ron. Il semblait pourtant gêné, en sa présence, ces temps-ci.

– D'accord, génial !

Ils sortirent alors au Soleil, dans le jardin. Ils marchèrent quelques mètres côte à côte. Sans s'être concertés, leurs pas les menèrent naturellement au banc au fond du jardin, près de la cabane.

Après quelques pas, Hermione sentit avec angoisse la main de Ron attraper timidement la sienne. Son cœur battait fort. Peut-être s'était-il décidé à lui faire sa déclaration ?

Ils s'assirent sur le banc, l'un à côté de l'autre, tout proche.

– Pourquoi embêtes-tu Ginny ? demanda-t-elle après quelques secondes de silence pesant.

– Pourquoi tu me demande ça ? C'est pas vraiment le moment…

Hermione remarqua qu'il fixait sa bouche, pendant qu'il parlait. Voulait-il l'embrasser ? Mais elle ressentit une bouffée de stress à cette idée. Alors elle continua le sujet Ginny :

– Dis-le moi, Ron… Tu ne veux donc pas que ta sœur soit heureuse ?

– Je l'embêtais juste, rien de grave. 'Mione…

Voilà qu'il prenait une voix suave.

– Tu sais, depuis ce jour, dans la Chambre des Secrets…

Hermione ne le sentait pas bien du tout.

– On en a jamais reparlé, tu sais ? continua-t-il en s'approchant presque imperceptiblement d'elle.

Que devait-elle lui dire ? Qu'elle l'aimait ? Qu'elle voulait l'embrasser à nouveau ? Était-ce réellement ce qu'elle voulait ? Mais bien sûr que oui. Elle en avait toujours rêvé.

– Mais il faut que je te le dise… dit-il d'une voix plus grave encore.

Il était tout proche maintenant. Il ne fixait plus que ses lèvres. Hermione prenait la boule de stress dans son ventre pour du désir, de l'anticipation. Son cœur battait fort.

– Hermione, tu es si… Tu es… Enfin, je t'…

– Weasley ! entendirent-ils au loin.

Sans même en comprendre la raison, elle sentit le soulagement l'envahir. Non, elle devait éprouver de la déception. « Oui, je suis déçue », se dit-elle.

Drago avait crut délirer quand il avait vu la fouine si proche du visage d'Hermione. Il n'avait pas hésité une seconde avant de l'appeler. Jamais il n'aurait laissé ces lèvres si grossières et dégoûtantes salir celles merveilleuses d'Hermione. Et bien qu'il n'était pas sûr de sa décision concernant son plan de séduction avant ceci, assister à ce presque désastre lui avait procuré le déclic nécessaire. Même si il ne savait pas encore quel genre de relation il attendait…

Parole de Malefoy, il ne laisserait pas la fouine gagner sans combattre.

Tout en approchant, il vit le geste d'exaspération de Weasley, et leur réflexe à tous les deux de s'éloigner. « Parfait », pensa Drago.

– Quoi, Malefoy ? demanda le rouquin avec une haine non refoulée.

– Que fais-tu là, Drago ? dit Hermione avec la plus grande douceur dans la voix.

Ron se retourna vers Hermione avec une grimace dégoûtée.

– C'est « Drago », maintenant ?

Hermione roula des yeux.

– Je t'en supplie, Ronald, cesse d'être un enfant ! J'habite avec Drago !

« Bien fait », pensa ledit Drago. « Eh oui, Weasley, je suis 24h/24 avec elle, et toi, tu ne la voit jamais le matin au réveil, avec ce magnifique leggings moulant. »

– Weasley, ta mère t'appelle.

Le rouquin se leva en marmonnant, et traversa le jardin jusqu'à la maison à une vitesse folle. « Voilà, ennemi éloigné. »

Oui, Drago avait décidé d'oublier Hermione. Oui, il pensait que tout avait été une erreur. Mais jamais il ne pourrait rester inactif et laisser à la fouine une fille si merveilleuse. « Bon, à ce stade, plus besoin de retenir ce que tu penses, au point où tu en es. »

Il s'assit à la place qu'occupait le rouquin quelques secondes plus tôt.

– Tu n'es pas au Square ? demanda Hermione.

Elle ne put s'empêcher de penser qu'elle était bien, là, l'odeur de Drago dans les narines, le Soleil frappant son visage. La boule de stress de son ventre avait presque disparut. Mais dès qu'elle repensa au baiser, puis à la gifle, elle angoissa sur la suite.

– Visiblement non, Granger ! dit-il en ricanant. Si on m'avait dit que la plus brillante fille de sa génération était si perspicace, je ne l'aurait pas cru.

Elle lui frappa gentiment le bras en souriant franchement. Puis elle remarqua que, malgré le Soleil et la chaleur ambiante, il portait une chemise vert foncé à manches longues.

– Tu ne mettras donc jamais de T-shirt ?

Il fut étonné de cette question complètement hors sujet, et haussa les épaules.

– J'aime les chemises.

Hermione n'était pas dupe, cependant.

– Drago, tout le monde se fiche de ta Marque. Ici, tout le monde sait que tu l'as, personne ne te diras rien. Même au Square, tu gardes sans arrêt des manches.

Il soupira. Bien sûr, qu'elle savait.

– Granger, là n'est pas la question. Je ne veux pas la voir moi non plus, figure toi.

– Mais tu ne passeras pas tous les étés de ta vie à manches longues ! Enlève-moi ça tout de suite !

Pour détourner un peu l'attention, Drago fit un sourire en coin ravageur et décida de la taquiner :

– Dis-moi, Granger, je ne savais pas que tu étais aussi fougueuse… Attends ce soir, quand plus personne ne pourra nous voir…

Elle ne marcha pas, elle courut. C'est avec un certain plaisir que Drago la vit rougir jusqu'à la racine des cheveux, tout en détournant le regard. « Elle n'est donc pas indifférente… » pensa-t-il avec espoir. Cependant, l'échec cuisant de la veille restait dans un coin de sa tête, et flottait comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

Hermione essaya de se reprendre.

– Dans tes rêves, Malefoy. Allez, remonte tes manches.

– Non, Hermione, je ne veux pas remonter mes manches. Arrête d'être toujours aussi insistante.

– Mais il n'y a que moi !

Pour lui prouver que ça ne la dérangeait pas, elle posa les mains sur son avant-bras marqué. Drago sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine.

Presque innocemment, Hermione détacha le bouton de la manche lentement, prenant un soin particulier à ne pas regarder son visage. Elle retroussa tranquillement la manche, remontant peu à peu sur son poignet pâle, dévoilant au fur et à mesure le tatouage grisâtre presque transparent. Elle remonta la manche jusqu'au coude, dévoilant entièrement la Marque.

Drago était subjugué par ce visage si sublime, qu'il pouvait admirer à sa guise sans qu'elle ne le voit faire. La lumière du Soleil sur sa peau la rendait d'un joli miel, et Drago se demanda quel goût aurait la peau appétissante de son cou, juste là, au dessus de sa clavicule. Si il le pouvait, il y passerait sa langue, sans relâche. Il embrasserait chaque parcelle de son visage. Il goûterait chaque centimètre carré de peau si elle le laissait faire.

La voir ainsi, si belle et si proche, combiné au toucher de ses petits doigts sur son bras, allaient le rendre fou. Pourquoi ne voulait-elle pas de lui, déjà ?

Quand elle eut remonté les deux manches avec application, Hermione n'hésita pas un seul instant avant de poser un doigt timide sur la marque grise.

Drago sursauta, surpris de ce contact. Étonné, aussi, de ressentir une sensation de bien-être quand elle effleura cette partie de son corps qu'il détestait. Cette Marque ne lui avait rien rapporté d'autre que de la douleur, ces dernières années. Jamais personne ne l'avait touché ici. Son propre toucher lui faisait mal, avant la mort de son créateur. Alors sentir le doigt délicat d'Hermione le caresser, sans qu'il ne ressente rien d'autre que du plaisir, le surpris profondément.

Elle décida de ne pas réfléchir, quant à elle. Elle voulait prouver à Drago que jamais il ne devrait avoir honte de cette partie de son corps. Alors elle passa son doigt avec délicatesse sur les arabesques grises, en un effleurement léger. Elle avait lu que la Marque était douloureuse. Et elle ne voulait pas lui faire mal.

Jamais Drago n'aurait cru ressentir des frissons dans cette partie de son corps. Et il fut reconnaissant qu'elle lui ai apprit à apprécier un peu plus cet avant-bras.

Il fut déçu quand elle retira sa main. Mais Hermione venait d'avoir une idée.

Elle retira donc le sortilège de désillusion sur son propre avant-bras. Directement, les mots « Sang-de-Bourbe » s'affichèrent. Une cicatrice disgracieuse, qu'Hermione peinait à regarder.

Elle mit son bras près de celui de Drago, cicatrice et Marque bien visibles.

– On est tous les deux marqués par la Guerre, souffla-t-elle.

Il déglutit en voyant cette cicatrice horrible. Il se dit qu'il aurait du réagir plus tôt, au Manoir, empêcher sa tante de marquer quoi que ce soit. Il s'en voulut d'avoir put assister à ça, ne serait-ce que quelques minutes. Il aurait dut empêcher sa tante de salir Hermione.

Drago fit comme elle précédemment. Il passa d'abord un doigt timide sur toute la surface de la chaire déformée, puis lettre par lettre. Il espérait atténuer la douleur mentale d'Hermione, il espérait remplacer le souvenir du contact du poignard par un souvenir plus doux. Et quand il l'entendit soupirer, il crut avoir réussi.

D'un doigt faiblard, il traça les lettres imaginaires formant « Mensonge. » Il le pensait. Jamais plus il ne pourrait l'insulter de Sang-de-Bourbe. Jamais plus il ne pourrait penser qu'elle l'était. Parce qu'il avait décidé qu'elle était une belle personne, en intégralité, et puisque son sang faisait partie d'elle, il était merveilleux.

– Je suis désolé… pour ça, dit-il en désignant la cicatrice.

Hermione releva alors la tête. Elle était toute émue, par ceci. Par ces excuses. Par la douceur du tracé de Drago sur sa peau. Par le mot « Mensonge », qui avait laissé une traînée brûlante sur sa peau.

Elle ne pensa qu'à son désir de douceur et se laissa guider par l'instant, lorsqu'elle approcha timidement sa main de celle de Drago. Son bras marqué était retourné, pour laisser sa main ouverte sur le dos. Après une caresse aérienne sur son poignet, elle posa sa main dans celle masculine de Drago.

Lui ne réagit pas tout de suite, trop occupé à admirer son visage rougit avec tendresse et curiosité. Pourquoi un simple effleurement lui secouait les entrailles ? Pourquoi ressentait-il des frissons dans tous le corps ?

Elle entrelaça leurs doigts, le regard fixé sur les deux mains liées. Jamais son cœur n'avait battu aussi fort dans sa poitrine. Mais en même temps, elle se sentait si bien. Le simple toucher de Drago envoyait une vague de chaleur dans tous son corps, et la faisait respirer plus rapidement. Et elle fut forcée de constater que jamais elle n'avait ressentit tant de choses avec Ron.

Drago serra un peu plus fort leurs deux mains. Les deux marques étaient visibles. Une Sang-de-Bourbe et un Mangemort. Le bien et le mal. Gryffondor et Serpentard. Ange et démon. Hermione et Drago.

Jamais tout ceci n'avait sonné si vrai dans leurs esprits. Mais en même temps, tout était si faux. Puisqu'en cet instant, ils n'étaient plus que Drago et Hermione, rien d'autre.