Bonjour à tous ! Je poste un peu à la hâte, je ne pourrais pas poster de la semaine :) Désolée pour les réponses très brèves aux reviews, aussi. MERCI à vous de me soutenir encore et toujours !

RARA : Harpie : Hihi, nos deux idiots se bougent enfin un peu n'est-ce pas XD Et en effet Drago a perdu, mais il ne peut pas être fort en tout, n'est-ce pas ? Il gagne Hermione, Ron gagné aux échecs (maigre consolation) mdr. Merci à toi !

MZabiniMalefoy : Je suis heureuse que le chap précédent t'ai plut, j'espère que celui-ci en fera tout autant ! Merci à toi et à bientôt !

Chapitre 24 :

Blaise

Il arriva à 9h10 à Sainte Mangouste, presque en courant. Il s'était levé en retard, ce mercredi matin, pour son deuxième jour de TIG. Il s'était couché un peu tard la veille, la petite fête chez les Weasley s'étant terminée tard.

– Monsieur Malefoy… Vous êtes en retard, l'accueillit froidement la chef de service.

– Je suis vraiment désolé…

– Pour une deuxième jour, ce n'est pas brillant. Vous resterez dix minutes de plus à la fin du service.

Il acquiesça d'un signe de tête.

– Je vous laisse commencer le travail.

Alors que la chef de service s'en allait, il partit dans le local d'entretien pour faire léviter le matériel ménager. Il commença alors le nettoyage des chambres impairs en commençant par la chambre 405. Bientôt, il se perdit dans ses pensées. Il ne s'était toujours pas habitué à baigner dans la crasse des autres, mais il se consolait, rassuré de ne jamais avoir croisé les occupants des chambres.

Distrait, il changea de chambre quand il eut terminé la 411. Mais il ne fit pas attention, quand il rentra dans la chambre suivante, la 412. Il posa ses produits ménagers et s'apprêta à changer les draps quand il vit du mouvement. Un patient ?

– Drago ?

Ce dernier se retourna, et fit face à l'occupant de la pièce. Il ne put cacher sa stupeur quand il le reconnu.

– Blaise ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Le métisse haussa les épaules, avec un léger sourire.

– Comme tu vois, je fais le ménage.

– Mais depuis quand es-tu revenu ? Tu étais chez ta mère et…

Blaise soupira, puis s'assit sur le lit du patient.

– Ca fait quelques jours déjà. Mon procès est fini, j'ai eu 150 heures de TIG, et je me suis retrouvé là.

Drago ne comprenait pas tout, il devait l'avouer.

– Mais d'ailleurs, qu'est-ce que tu fais là ? demanda Blaise. Je sais que tu nettoie ici mais pourquoi es-tu dans cette chambre ? C'est bien moi qui fait les chambres pairs…

– J'ai dû me tromper. Mais ne change pas de sujet, pourquoi tu ne m'as rien dit ? Je ne savais même pas que tu étais revenu !

Blaise soupira lourdement une nouvelle fois.

– Mais je ne sais pas Drago, je ne sais pas ! Tout s'est passé vite, j'étais chez ma mère, j'ai reçu une convocation, j'y suis allé, deux jours plus tard le procès était fini et voilà ! Je suis à Sainte Mangouste pour mon premier jour de TIG.

Drago s'assit aussi, un peu bouche-bée. Ils n'avaient aucun secret, Blaise et lui.

– Tu me l'aurais dit quand, si je n'étais pas débarqué dans cette chambre ?

Nouveau soupir. Blaise semblait mettre un point d'honneur à éviter son regard.

– Je ne sais pas.

Drago haussa les sourcils. Comment ça, il ne savait pas ? Puis un rire jaune sorti de sa bouche. Ainsi, leur amitié se terminait comme ça ?

Il commença à se lever et rassembla ses affaires.

– Je crois que c'est clair.

Il s'apprêtait à sortir quand Blaise l'interpella.

– Drago, reviens s'il-te-plaît. Je te promets de tout t'expliquer.

Il hésita, sur le pas de la porte. Puis il finit par aller s'asseoir à côté de Blaise. Peut-être s'étaient-ils mal compris ? Même si il était sceptique quant au comportement étrange de Blaise.

Puis le métisse commença à parler, légèrement gêné.

– Si je suis parti, c'est effectivement pour voir ma mère. Mais aussi… parce que je commençais à…

Drago leva un sourcil interrogatif.

– Eh bien, je commençais à… avoir des sentiments pour…

Silence. Drago sentit son cœur battre plus fort. Et si son meilleur ami était amoureux d'Hermione ?

– Tu n'es pas amoureux d'Hermione, quand même ?

Blaise ne put retenir un rire devant le visage horrifié de Drago.

– Non ! Non. Mais dis-moi… toi par contre, tu ne semble pas insensible…

L'air malicieux de Blaise était enfin revenu, rassurant Drago, qui n'avait pas l'habitude de voir son ami sérieux.

– La ferme. Alors, tu aime qui ?

Blaise roula des yeux.

– Ce n'est pas une question d'amour ! Je commençais seulement à développer des sentiments pour… Weasley.

Drago crut défaillir. Et voyant la mine de son meilleur ami, Blaise continua avec précipitation :

– Weasley fille ! Ginny Weasley ! Pas Weasley… Par Merlin Drago, tu sais autant que moi que je suis plus qu'hétéro !

Bien que soulagé de ne pas à avoir à être le témoin de son meilleur ami lors de son mariage avec la Belette, Drago dit :

– Oh mais tu sais, je n'ai rien contre les gays… Tu aurais fait un très beau couple avec Weasley !

– Revenons-en aux choses sérieuses, dit Blaise sans relever la remarque. Donc, je commençais à avoir des sentiments pour Ginny, alors je suis parti.

– Pourquoi ne pas avoir tenté quelque chose ?

Il rit.

– C'est parfaitement logique qu'elle aime Potter. Je ne voulais pas me mettre en travers de leur chemin, voilà. Mais maintenant, tout va mieux !

Il redevenait enthousiaste, et Drago sourit. Mais soudainement, un détail lui revint en tête.

– Mais où est-ce que tu vis, en ce moment ?

Blaise grimaça un peu.

– Question qui fâche. Je loue une chambre au Chaudron Baveur. C'est pas le grand luxe, mais ça me fait du bien d'être un peu seul après tout ça.

Drago fronça les sourcils.

– Mais tu ne vas pas rester seul là-bas ! Potter et Hermione seraient d'accord que tu viennes, j'en suis sûr. Le temps qu'on… se trouve quelque chose. On pourrait même se payer une coloc ?

Blaise sourit légèrement.

– Merci, mec. Mais je ne sais pas si je suis encore sevré de la Weaslette, et je ne veux pas déranger…

– J'insiste. Weaslette ne vient jamais, de toutes façons. (Il fit mine de réfléchir.) Enfin, presque jamais.

Blaise rit un bon coup.

– T'inquiètes, ma mère me donne assez de pognon pour me payer une chambre. Elle restera en Écosse, au fait. Elle s'est trouvé quelqu'un.

Drago ne put s'empêcher d'éclater de rire. Les nombreux maris disparus de Madame Zabini… Ca commençait à être trop connu en Angleterre pour que des hommes ne tombent dans son piège, visiblement.

– Ne te moque pas, lança Blaise. Tu sais qu'elle a toujours été très romantique !

Les deux amis se retinrent quelques secondes, mais ne résistèrent pas à rire de bon cœur. Après quelques minutes de fou rire, ils se stoppèrent.

– C'est bon de te retrouver, mon pote, souffla Blaise en riant encore un peu. Avec toutes ces merdes récentes, on s'était un peu perdu de vue.

– Pas faux. Mais ça ira mieux maintenant, j'imagine.

– Y'a intérêt !

Blaise se stoppa, et retrouva son sourire :

– J'ai cru comprendre qu'avec la Granger…

Drago ne put s'empêcher de sourire lui aussi. Il mit une grande claque dans l'épaule de Blaise, puis se leva. Après tout, ils devaient travailler, si ils ne voulaient pas se faire passer un savon.

– On en reparle, mec. Je passerai te voir, ou tu viendras.

– Pas de soucis.

Drago allait sortir quand il entendit :

– Par contre, j'ai pas dit non, pour la coloc !

Hermione entendit trois discrets coups frappés à la porte de sa chambre. Elle referma son livre sur les maladies et blessures magiques.

– Oui ?

La porte s'ouvrit, et la tête de Harry en dépassa. Il tenait une lettre entre ses mains.

– 'Mione ? Je peux entrer ?

– Bien sûr, Harry.

Il s'assit sur le lit près d'Hermione.

– Tiens, t'as reçu ça, dit-il en tendant la lettre fermée. Si c'est comme la mienne, c'est McGonagall qui nous invite à redoubler notre septième année. Apparemment, la plupart des élèves ont reçu cette lettre.

– C'est la lettre de Poudlard ?

– Non, pas vraiment. Elle demande pour l'instant une réponse pour savoir si on compte y aller ou non, afin de préparer la rentrée. Elle dit aussi que le château est en cours de rénovation et sera prêt pour septembre.

– Oh, merci Harry. Tu comptes y aller ?

En fait, Hermione ne se posait même pas la question. Elle ne pourrait pas commencer des études si elle ne terminait pas sa scolarité à Poudlard. Mais étrangement, elle doutait que ses amis décident d'y aller.

Harry haussa les épaules.

– Je ne sais pas trop.

Hermione appuya son argument.

– Mais tu ne pourras pas devenir Auror si tu ne poursuit pas tes études…

Harry sourit.

– Si, Hermione. Kingsley m'a fait une proposition en or : après seulement deux ans en école d'Auror, il veut m'offrir le poste. Il m'a dit qu'il en parlerait à Ron, aussi.

Bien qu'heureuse pour ses amis, Hermione sentit une pointe de douleur en son cœur. Alors comme ça, ses amis risquaient de ne pas revenir à Poudlard avec elle.

Il continua :

– Je sais que j'ai dit que je ne voulais pas profiter de mon statut, mais… Après tout, je ne sais pas si je pourrait réussir ces études sans l'aide de Kingsley. Hermione, c'est une chance inouïe.

La jeune femme dut sourire, pour se reprendre.

– Oui, oh, Harry, c'est génial. C'est vrai que Poudlard sans vous ce n'est pas l'idéal, mais si ça peut te rendre heureux…

– Ma décision n'est pas arrêtée, Hermione. Je viens de recevoir la lettre. Rien ne m'empêche d'obtenir mes ASPIC puis de profiter de l'offre de Kingsley. Enfin, tu vois, je dois encore y réfléchir.

Elle acquiesça d'un signe de tête, le sourire aux lèvres. Elle se dit soudain qu'il faudrait qu'elle en parle à Drago…

– J'imagine que tu veux y retourner, toi ? demanda Harry.

– Sûrement. Je ne sais pas encore vers quelles études me diriger, de toutes façons.

Harry hocha la tête. Puis il parcourut du regard le titre de l'ouvrage dans lequel Hermione était plongée à son arrivée.

– Qu'est-ce que tu lis ?

Soudain, la bonne humeur d'Hermione revint. Laissant la lettre de McGonagall sur sa commode, elle éloigna cette pensée pour le moment.

– Oh, c'est le guide sur les maladies et blessures magiques ! Vraiment passionnant. Je l'avais commandé chez Fleury et Bott il y a un moment maintenant, mais après tout peut-être avaient-ils mieux à faire que des livraisons !

– Tu pourrais faire Médicomage…

En fait, Hermione y avait déjà pensé. L'idée n'était pas si mauvaise, mais elle hésitait encore avec bien trop de métiers passionnants.

– Je verrais bien. Dis, j'avais à te parler.

Le petit numéro entre Ginny et Drago l'avait fait réfléchir. Elle connaissait parfaitement le plan de Ginny, qui consistait à séduire Drago pour rendre jaloux Harry. Bien que sa meilleure amie ne l'ai pas averti que le plan était désormais en marche, elle n'aurait jamais crut que Drago réagirait autant à ses avances. C'est alors qu'elle y avait bien réfléchi, toute la matinée en fait, pour comprendre le petit « truc » qui lui échappait. Elle n'y comprenait toujours rien, à l'heure actuelle, mais était parvenue à la conclusion que Harry devait prendre les choses en main si elle voulait que le petit jeu s'arrête.

– Il va falloir que tu sois honnête, avec toi-même, et avec moi aussi, continua-t-elle.

Harry s'installa plus confortablement sur le lit, curieux.

– Vas y.

– C'est à propos de Ginny, en fait. (Elle vit qu'il allait se fermer, alors elle reprit.) Harry, il faut absolument que tu clarifie la situation avec elle. J'ai bien peur que tu ne la perde, à force d'attendre…

Hermione savait bien que c'était faux, que Ginny était follement amoureuse de Harry, mais avait décidé de faire un peu peur à son ami pour qu'il se bouge un peu.

– Comment ça, que je la perde ?

« Ah, j'ai enfin son attention. » pensa Hermione.

– Eh bien… Disons seulement que je ne doute pas qu'elle t'aime. Mais je pense qu'elle perd espoir, elle ne sait pas ce que tu ressens, et elle a trop peur de faire le premier pas si jamais tu la rejetais… Tu vois ?

Harry parut penaud. Puis triste. Puis un éclair de compréhension passa dans son regard.

– Je le vois, Hermione. J'ai même vu qu'elle se rapproche dangereusement de Malefoy. Qu'est-ce que tu me conseille ? Tu crois que je devrais tenter quelque chose ?

Hermione fit un léger sourire. Apparemment, son ami avait enfin eu le déclic nécessaire.

– Je crois surtout que tu devrais t'écouter. Si tu l'aime, fonce, Harry. Tu as tout à y gagner. Et si elle te repousse, je promets de ne plus jamais toucher un livre pendant 10 ans ! Je serais prête à en faire le serment, Harry !

Ceci eut le mérite d'arracher un rire à son meilleur ami. Puis il redevint sérieux.

– Elle t'as dit quelque chose ?

Hermione roula des yeux.

– Harry ! Et même si c'était le cas, je ne pourrais rien dire. Je te dis juste qu'il est temps que tu te décides, et surtout, que tu la séduise !

Il parut réfléchir quelques secondes, puis il prit une grande inspiration.

– T'as raison. J'y vais tout de suite !

Hermione se retint d'éclater de rire. Si il voyait une once de moquerie en elle, jamais plus il ne la croirait.

– Soit quand même un peu subtil… Qu'est-ce qu'elle va penser, si tu l'ignores pendant des jours et que tu réapparais d'un coup en lui demandant sa main ?

Harry sourit malicieusement.

– T'inquiète, je gère !

Il se précipita vers la porte de la chambre, puis se retourna pour laisser un petit baiser sur la joue de sa meilleure amie.

– Merci beaucoup, Hermione.

– Va retrouver ta chérie, dit-elle d'un air taquin.

Pourtant, dès que la porte fut fermée, elle ne put empêcher ses idées noires de l'assaillir. Elle avait lu toute la matinée, pour essayer d'oublier, de ne plus penser. Maintenant qu'elle se retrouvait seule et que l'envie de lire lui était passée, elle se retrouvait entre deux chaises.

D'un côté, il y avait Ron. Il était la valeur sûre, celui qu'elle devait forcément aimer, qui la rendrait forcément heureuse. Elle avait toujours été sûre qu'elle l'aimait, s'était toujours imaginée avec lui. Il était la suite logique à sa vie, pour elle. Et la tendresse qu'Hermione éprouvait pour lui était indéniable.

Pourtant, elle avait beaucoup lu de livres de romance, où la sensation d'amour et de désir était si bien décrite. Chaque personnage se liquéfiait avec la présence de l'être aimé. Chaque sensation était décrite comme incroyable, indescriptible. Mais elle était forcée de constater que jamais elle n'avait éprouver quelque chose d'aussi fort avec Ron.

Son cheminement de pensée, ainsi que ce problème de sensations, l'amenait donc à penser à l'autre personne qui occupait ses pensées.

Parce que de l'autre côté, il y avait Drago. Lui représentait la nouveauté et l'interdit. L'attraction, aussi. Jamais elle ne s'était sentie aussi attirée par un être humain. Au début, elle avait été obligée de nier en bloc, de sortir l'artillerie lourde pour éloigner cette pensée. Mais elle devait bien se l'avouer, maintenant. Drago lui inspirait tant d'émotions contradictoires. Drago la faisait se sentir vivante. Il lui faisait éprouver tant de sensations pour si peu. À chaque effleurement, elle en était toute retournée. Et même si elle n'en était pas fière, elle avait déjà pensé à plus. Si un baiser la rendait complètement accroc et éveillait tout son corps, qu'est-ce qu'elle ressentirait si leur relation venait à évoluer dans un sens plus… intime ?

Elle avait conscience qu'elle ne devrait pas se poser cette question. Elle savait que ce n'était pas bien, de comparer et choisir entre deux garçons. Mais ne devait-elle pas penser à ses sentiments avant tout ?

Je vous laisse avec les doutes et questionnements d'Hermione ;) Avez vous apprécié ? C'est un chapitre un peu transitoire mais nécessaire, je crois.

Une review pour répondre aux questions d'Hermione ??

Bisous et à bientôt !