Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd'hui avec un chapitre que j'aime beaucoup (et le suivant aussi d'ailleurs). OK, il est un peu cucu peut-être, mais bien agréable à lire je pense ;)

Bonne lecture !

RARA : Harpie : J'aime beaucoup ton commentaire, si seulement Hermione t'entendait XD ! Merci à toi ;)

Mademoiselle E : Merci beaucoup pour tes compliments ;) Ca fait plaisir de voir que ma fic plaît ! J'aime beaucoup le Blinny, que j'ai d'ailleurs exploité dans une autre fiction, mais pas ici... Ne t'inquiète pas, Ron aura sa fin heureuse ! Je n'aime pas le Romione, mais je n'aime pas non plus le bashing Ron XD Merci beaucoup à toi et à bientôt j'espère !

MZabiniMalefoy : Dramione en cours... Hihi, on avance bien dans l'histoire avec la révélation d'Hermione qui s'aperçoit qu'elle n'aime pas Ron ! Merci à toi et à bientôt !


Chapitre 26 :

Virée shopping

La fin de la semaine arriva vite. Hermione passait ses journées le nez dans les bouquins, le plaisir de la lecture lui ayant manqué pendant ses mois de fuite, la tranquillité et la sérénité bien présentes en elle. Les petites plaisirs de la vie prenaient tout leur sens, pendant cette période bénie qu'était l'après-guerre.

De plus, elle profitait de la distraction qu'apportaient les livres pour éviter de penser. La discussion avec Drago concernant ses parents l'avait chamboulée. L'espoir ne l'avait pas vraiment quittée, mais elle avait décidé de ne pas être obsédée par l'idée de les retrouver. Elle chercherait, ce serait lent, mais elle ne devait pas s'oublier au risque d'être malheureuse. Elle savait ses parents en sécurité, sans aucun manque, alors si elle-même pouvait se contrôler, ses parents attendraient.

Harry passait un temps fou chez les Weasley. Pour l'instant, il n'y avait rien eu de réellement romantique avec Ginny. Harry s'était excusée auprès d'elle, ils étaient repartis sur des bases saines. Cela ne faisait que quelques jours qu'ils se reparlaient vraiment.

Lorsque Drago n'effectuait pas son TIG, il réfléchissait à Poudlard, et lisait chaque ouvrage qui pouvait évoquer le sortilège d'amnésie, ou celui de Faux-Souvenirs. Il avait décidé de ne pas en parler à Hermione, pour ne pas la décevoir en cas d'échec. Il avait parcouru Fleury et Bott pendant des heures le vendredi, après ses deux heures à Sainte Mangouste. Granger passait bien trop de temps dans sa chambre pour s'en apercevoir.

Le lundi, après ses deux heures à Sainte Mangouste (sans n'avoir plus jamais croisé Blaise, qui semblait avoir changé de service), il dévorait une pomme à la cuisine quand il entendit un hibou frapper la fenêtre avec son bec.

Il ouvrit au hibou du ministère, qui transportait deux lettres. Après qu'il lui ai donné une noix spécial hibou, celui-ci s'envola au loin.

Croquant dans sa pomme, Drago lu les noms sur les lettres sans les ouvrir.

– Hermione ! s'exclama-t-il. Une lettre pour toi !

Comme souvent, il entendit la Gryffondor dévaler les escaliers. Elle atterrit au sol avec un bond gracieux, sous les yeux intéressés de Drago, croquant une nouvelle fois dans sa pomme pour occuper sa bouche qu'il aurait voulu précipiter sur le cou appétissant d'Hermione.

Il ne s'était rien passé entre eux depuis la soirée chez les Weasley. Drago avait décidé de laisser à Hermione le temps qu'il lui fallait, notamment pour oublier la Belette. Mais de jour en jour, être près d'elle sans pouvoir la toucher devenait plus difficile.

Quant à Hermione, les préoccupations sentimentales de Drago étaient bien loin de son esprit. Ces derniers jours, elle n'avait aspiré qu'à se retrouver, lire, reposer son esprit et se détendre. Elle entamerait ainsi ses vacances d'été sous de meilleurs auspices.

– J'étais plongée dans un livre absolument passionnant sur l'histoire entre Gobelins et sorciers !

– Passionnant, souffla Drago.

Ils n'avaient pas vraiment la même définitions de quelque chose de passionnant, visiblement.

Après avoir avalé un grand verre d'eau, Hermione se tourna vers sa lettre. En l'ouvrant, elle dit :

– C'est à propos de quoi ? (Un coup d'œil à Drago, puis elle continua, surprise.) Oh mais tu n'en a pas !

Ses yeux parcoururent rapidement l'écriture soigneuse des Plumes à Papote du Ministère.

– Oh mais ça vient du ministère ! Une cérémonie en l'honneur de la fin de la guerre va avoir lieu. Oh, ce sera à Poudlard ! J'y suis invitée… Mais c'est dans deux semaines ! Je n'ai rien à me mettre !

Drago sourit. « Même avec une peau de Dragon en guise de robe, tu serais plus belle que les autres. » pensa-t-il en promenant son regard sur les courbes d'Hermione. Il ne cherchait plus à réfréner ses pensées : à quoi bon ?

– De toutes façons, ça te fera du bien de sortir. Tu restes enfermée depuis des jours ! dit-il.

Hermione paniquait légèrement. Il faudrait qu'elle demande un peu d'argent à Harry qu'elle lui rembourserait dès que possible pour se trouver une tenue.

– Mais je ne sais même pas quoi me mettre ! Peut-être que Ginny aurait quelque chose à me donner ?

Drago balaya le tout d'un signe de la main en croquant encore une fois dans sa pomme.

– On a juste à aller chez Gringotts, je te payerais ta robe.

Hermione afficha une mine sévère.

– Non, c'est ton argent, il est à toi. Je ne suis pas une fille superficielle qui…

Drago la coupa d'un grand rire. Évidemment, qu'elle n'était pas une fille superficielle. C'était même l'une de ses principales qualités, et une des premières choses qui l'avait attiré chez elle.

– Je le sais bien. Ça n'a rien à voir, ça me fait plaisir, vraiment.

En fait, il mourrait d'envie de la voir dans une magnifique robe moulante qu'il lui paierait. Jamais il n'avait eu autant envie d'offrir quelque chose à quelqu'un.

– Non, non. Je me débrouillerai…

Drago roula des yeux. Elle était bien trop têtue, pire qu'un hippogriffe.

– J'insiste.

Hermione pointa son doigt en l'air dans la direction d'un Drago tout souriant.

– Drago Malefoy, c'est hors de question !

– Je ne veux pas aller chez Gringotts, Drago, s'il-te-plaît…

Mais Drago était victorieux. Il tirait la jeune femme vers la banque, la tenant par la main.

Même si Hermione résistait un peu, la main chaude de Drago dans la sienne avait un effet euphorique presque immédiat qu'elle essayait de cacher de toutes ses forces. Après une légère dispute qui n'en était pas une au Square, il l'avait prise par la main, l'avait emmenée jusqu'à la cheminée, et l'âtre les avait avalés jusqu'au Chemin de Traverse sans qu'elle n'ai put rien y faire. Et même si elle essayait de tirer un peu Drago pour faire demi-tour, elle était heureuse de pouvoir passer un moment avec lui.

– Drago, je ne suis même pas habillée comme il faut, s'il-te-plaît…

Il tourna légèrement la tête vers elle, qui marchait au ralenti derrière lui en exerçant une petite pression sur sa main pour qu'il s'arrête. Il sourit en voyant son débardeur rouge et son pantacourt en jeans, ainsi que sa queue de cheval un peu desserrée.

– Mais non, tu es parfaite. Allez, viens.

Le cœur d'Hermione crut défaillir en entendant le compliment, et rougit jusqu'au oreilles alors qu'il tournait à nouveau la tête vers la banque qui approchait. Avait-il réellement saisi l'impact que cette simple remarque aurait sur elle ?

Instinctivement, elle exerça moins de résistance et se laissa facilement emmener. Comment un simple mot pouvait faire courir des frissons tout le long de son corps ?

Drago, quant à lui, n'avait absolument pas mesuré l'ampleur de ses paroles. Bien trop excité par cette mâtinée shopping avec elle (ce qui, soit dit en passant, l'avait toujours exaspéré), il courrait presque vers la banque sans même avoir fait attention à ses mots. Et puis, après tout, il avait pu constater qu'elle aimait les compliments, cela ne pouvait donc que lui faire plaisir, non ?

Il lâcha sa main en surveillant qu'elle reste près de lui en entrant à Gringotts. Rapidement, il atteint l'accueil, demanda l'accès à son coffre et le gobelin attitré les emmena dans les profondeurs de la banque.

Après que le gobelin ai ouvert la porte avec une succession de manipulations qui avaient donné le tournis à Hermione, Drago entra. Voyant que la Gryffondor ne le suivait pas, il attrapa à nouveau sa main avec enthousiasme.

Une petite montagne de Gallions les accueillis, ainsi que différents objets précieux placés par-ci, par là.

Avec un sourire devant la mine stupéfaite d'Hermione, il prit une petite bourse et prit à pleine main plusieurs pièces dorées.

– Cet argent est entreposé là depuis ma naissance. Avant, il y mettaient des pièces tous les mois. Ça s'est arrêté depuis… le retour de Tu-Sais-Qui. Mais j'en ai bien assez, maintenant.

Hermione acquiesça. Elle pensa ensuite à l'issue du procès de Lucius Malefoy, qui stipulait qu'au décès de Narcissa, toute la fortune irait à Drago sans passer par la case Lucius. Mais en voyant tout cet or devant elle, elle doutait que Drago ait un jour besoin de la fortune de ses parents.

– Je n'aime pas trop venir ici, continua-t-il. Je n'ai pas gagné cet argent.

Hermione sourit un peu devant ces préoccupations, dont elle n'aurait jamais crut qu'elles puissent effleurer l'esprit de Drago Malefoy avant de le connaître.

Il fit la moue, montrant le contenue de la bourse pleine de Gallions à Hermione.

– Il y aura assez, tu crois ?

Elle éclata de rire.

– Bien trop. Je ne peux pas accepter ce cadeau, c'est beaucoup trop, tu n'as pas besoin de faire ceci pour je-ne-sais-quoi !

Drago l'ignora superbement, sorti du coffre-fort, et demanda au Gobelin de le refermer.

Quand ils furent remontés à la surface, il dit :

– Argent Moldu ou je garde les Gallions ?

Hermione fut presque bouche-bée. En fait, cette question était bien banale. Mais aurait-elle pu croire un jour que Drago Malefoy échangerait ses Gallions contre de la monnaie Moldue de son plein gré ?

– On a qu'à faire moitié-moitié, dit-il en voyant qu'Hermione était restée stoïque.

En fait, il s'étonnait lui-même. Mais n'était-ce pas le moment de s'asseoir sur ses principes et d'admettre qu'il avait peut-être eut tord ?

Il s'approcha de l'accueil, et demanda de convertir les Gallions. Le gobelin ne cacha pas sa surprise et sa méfiance, jetant un regard soupçonneux à Hermione.

– Non, je ne suis pas sous Imperium, maintenant pourriez-vous convertir cet argent ? dit-il avec plus de sévérité.

Le Gobelin s'exécuta, s'emparant des pièces, les remplaçant par d'étranges bouts de papiers qui devaient être des billets. Après un hochement de tête en direction du Gobelin, il se retourna, plaçant la bourse dans sa poche qu'il avait agrandie d'un coup de baguette.

– Alors, où va-t-on ? dit-il avec un sourire.

Hermione se demandait quelle mouche l'avait piqué. Il paraissait bien trop enthousiaste pour être normal.

– Tu serais d'accord pour aller dans le Londres Moldu ? dit-elle d'un ai perplexe.

Il haussa les épaules.

– Après notre fuite, je ne savais pas où aller, et j'ai passé tout mon temps chez les Moldus. Ils n'ont rien de bien bizarre en fait.

Hermione allait de surprise en surprise. Et de plus en plus, Drago Malefoy l'impressionnait, tout ce qu'elle connaissait de lui éclatant pour laisser voir quelqu'un de bien plus intéressant et étonnant qu'elle n'aurait pu le croire.

– Alors c'est parti ! Go chez les Moldus, dit-elle.

En passant par le Chaudron Baveur pour accéder au monde Moldu, Drago eut une pensée pour Blaise, qu'il se promit d'aller voir rapidement. Aussi, il devait réfléchir à la coloc, et trouver un endroit adéquat.

Ils parcoururent un allée commerçante du Londres Moldu, faisait du lèche-vitrine. Quand ils passèrent devant une boutique d'électro-ménager, Hermione ne se retint pas, et tira Drago à l'intérieur. Elle avait hâte qu'il découvre la magie du monde Moldu, en quelque sorte.

Drago fut assailli de bruit et objets étranges. Tout de suite, son attention se porta sur les images mouvantes, étalées sur toutes sortes d'écrans.

– Ça, c'est une télévision, dit Hermione en pointant le plus grand écran du doigt. Oh, et ça, un téléphone portable. C'est absolument géniale.

Elle le força à approcher, et prit l'étrange boîte en main.

– Là, il y a des touches, qui te permettent d'écrire.* Avec ces flèches, tu vas sur les différentes icônes. Et avec ça, dit-elle en brandissant l'objet, tu appelles n'importe qui n'importe quand. C'est ce qui remplace les hiboux de chez nous.

Drago fut assez surpris d'être impressionné. Jamais il n'aurait crut que certaines connaissances Moldues dépassaient celles des sorciers.

Ils sortirent quelques minutes plus tard, après qu'Hermione ait expliqué le gros de la technologie. Enfin, ils entrèrent dans un magasin de vêtements qu'Hermione aimait particulièrement. Finalement, même si elle détestait le fait de faire dépenser de l'argent pour elle, le moment avec Drago était plus qu'agréable, et elle se prit à être heureuse qu'il ai insisté.

Directement et sans se préoccuper des pensées d'Hermione, Drago s'avança dans le rayon des robes, et parcourut chaque vêtement du regard. La jeune femme s'approcha presque timidement de lui, encore un peu sous le choc de voir un Malefoy dans une boutique Moldue.

Chaque fois, elle regardait le prix, faisant attention à ne pas dépasser un certain budget qu'elle s'était fixé. Elle ne devait pas abuser, non plus.

Drago quant à lui, mettait tout ce qui ressemblait à quelque chose dans le panier qu'Hermione avait prit à l'entrée. Après tout, sur elle, n'importe quel bout de tissu pourrait être beau. Il parcourait les rayons sans aucun ennui, boosté par la simple image mentale du corps d'Hermione dans une robe moulante.

– On va vers les cabines ? dit-il après une longue recherche.

Hermione secoua malicieusement la tête. Non, elle ne le laisserait pas s'en tirer comme ça. Doucement, elle lui prit la main. Ce geste était devenu naturel. Et puis, elle ne se lassait pas de la chaleur qu'elle ressentait à ce contact, alors chaque excuse était la bienvenue.

Drago sourit presque imperceptiblement, et se laissa guider.

Elle le conduit jusqu'au rayon homme, et entreprit de chercher une tenue pour lui.

– Je ne suis pas invité, Hermione, rappela-t-il doucement.

Elle haussa les épaules, ayant devancé la question.

– Si, maintenant, tu l'es. C'est la condition pour que j'accepte ton argent.

Il secoua la tête doucement.

– Ne t'inquiète pas, c'est un cadeau. Je ne veux rien en retour.

Hermione se tourna vers lui avec un visage sévère. Lâchant sa main et croisant les bras pour accentuer son effet, elle dit :

– Drago Malefoy, tu viendras à cette cérémonie que tu le veuilles ou non, et tu achèteras une tenue aujourd'hui avec moi si tu ne veux pas que je m'en aille sur-le-champ !

Drago ne répondit pas. Elle attendit quelques secondes, puis fit mine de sortir du magasin.

– Non ! (Elle se retourna, levant un sourcil.) C'est bon, ça va, je viendrais, dit-il.

Son rêve mental d'Hermione en robe moulante s'était envolé en même temps qu'elle partait en direction de la porte : il n'avait définitivement pas pu se résoudre à renoncer à cette vision.

Elle revint alors d'un pas enjoué explorer le rayon des chemises. Il secoua doucement la tête.

Il s'aperçut alors que dans sa vie, il ne voulait pas d'une femme obéissante et discrète. Il avait besoin qu'on lui tienne tête, qu'on le défie, il voulait de l'action. Et Hermione faisait exactement tout ça : plus, même, car elle le poussait à faire des choses que personne d'autre ne lui aurait fait faire.

– Regarde ça, dit-elle avec un ton rieur.

Elle lui montra une chemise rouge.

– C'est rouge Gryffondor, continua-t-elle avec un sourire.

Avec un clin d'œil, il prit la chemise et la plaça dans le panier. Rien ne lui coûtait d'essayer, n'est-ce pas ? Même si, à la cérémonie, cette couleur serait horriblement voyante et qu'il aurait préféré se fondre dans la masse.

– J'aurais du emmener mon appareil photo… Ca aurait été drôle d'immortaliser, non ? dit Hermione.

Drago acquiesça.

– Pour une prochaine fois !

Hermione sourit, et continua sa sélection, suivie de Drago. Finalement, ils se dirigèrent d'un même pas vers les cabines d'essayage.

– Essaie en premier, j'attends ici, souffla Drago.

– Tu n'essaies pas en même temps ?

– Non, comme ça, je pourrais donner mon avis.

« Et je meurs d'envie de te voir dans ces tenues », ajouta-t-il pour lui-même. Il s'assit sur le tabouret pendant qu'Hermione fermait d'un coup le rideau de la cabine d'essayage en soufflant un coup pour éliminer le léger stress qui l'envahissait.


*Je suis bien consciente que nous sommes en 1998 : vive le portable à touches XD

On avance on avance, même si rien n'est gagné entre nos tourtereaux. Ils apprennent à se découvrir et Drago se révèle de plus en plus. Que pensez-vous de son image mentale qui ne le quitte plus (avec sa motivation soudaine pour le shopping lol) ? Hermione assez réticente à accepter un cadeau ? Drago invité à la cérémonie ?

Ce chapitre n'était-il pas trop fleur bleue ? Moi, je trouve que ça fait du bien de temps en temps XD

A bientôt !