Coucou ! Je poste ce chap à la va-vite, le temps me presse. Je suis un peu déçue de n'avoir reçu que deux reviews pour le chapitre précédent, est-ce que ma fiction ne vous plaît plus ? J'espère que ce chapitre ne vous décevera pas. Merci à Nedwige Stark et Harpie de m'avoir donné leur avis ;)
Bonne lecture !
Chapitre 27 :
Pourquoi pas ?
Hermione se regarda dans le miroir. C'était la troisième robe qu'elle essayait, et n'était toujours pas sortie de la cabine, prétextant à chaque fois que la tenue était trop petite ou trop grande et qu'il n'était pas nécessaire qu'elle sorte. En fait, elle s'était dégonflée. Le moment était trop parfait. Elle avait peur que quelque chose gâche tout, et surtout, redoutait le regard que poserait Drago sur elle. Et si il ne la trouvait pas belle ? « Tu es une idiote, Hermione. », pensa-t-elle. Ce n'était qu'une sortie entre amis, pourquoi stresser à l'idée qu'elle ne soit pas à son goût ?
– C'est incroyable ! Celle-ci ne me va pas non plus !
Drago s'impatientait de l'autre côté du rideau en tissu. Que pouvait-il bien lui dire pour qu'elle accepte de se montrer ? Mais après tout, il la forcerait.
Il se leva, et dit assez fort pour qu'elle entende :
– Attention, peu importe ta tenue, je rentre dans la cabine dans 10 secondes.
Hermione rougit jusqu'aux oreilles. Elle était déjà entrain de détacher la fermeture de la robe, mais la remonta avec empressement en l'entendant si proche de la cabine, juste derrière le rideau.
– Non ! Enfin, ça va pas ? dit-elle avec un manque de conviction évident.
– Plus que 3 secondes, répondit-il simplement.
Hermione respira profondément pour atténuer la rougeur de ses joues, mais il entrait déjà, refermant le rideau derrière eux.
– Mais Drago, que vont dire les gens ?
Qu'est-ce qu'il en avait à faire, des gens ? Parce qu'à présent, la vision devant lui valait toutes les remarques du monde.
La robe noire à bretelles était bien trop courte pour qu'il contienne son désir. De plus, un joli décolleté laissait voir la naissance de la poitrine d'Hermione, où il avait envie de glisser sa langue. Il résista tant bien que mal à la tentation d'embrasser ses jambes dénudées, et celle bien plus forte encore de lui faire l'amour sur-le-champ. Il dut même fermer les yeux pour se retenir de la plaquer avec force sur ce foutu miroir.
Hermione le regardait avec inquiétude. La réaction du jeune homme était bien étrange. Avec un voix un peu timide et apeurée, elle dit :
– Tu… tu n'aime pas ?
Drago dut mettre plus de cœur à maintenir une respiration normale, pour ne pas lui sauter dessus. Cette innocence qu'elle manifestait était incroyablement sexy.
– Si… Si, mais…
C'était tellement rare qu'il perde ses mots. Il tenta à nouveau se concentrer, détachant son regard de son décolleté.
– C'est joli, mais peut-être pas adapté à…
« Aux regards pervers des autres gars. » aurait-il voulu dire, mais évidemment, ce serait déplacé.
– A une cérémonie, peut-être, finit-il enfin.
Hermione parut rassurée.
– Oh, c'est vrai. J'en essaie une autre, alors.
Mais Drago ne sortit pas, pendant les plus longues secondes de la vie d'Hermione. Qu'attendait-il donc ?
– Tu ne sors pas ? dit-elle avec un léger sourire.
Comme ramené à la réalité, Drago secoua doucement la tête et sortit, les joues un peu rouges. Cette fille aurait sa peau, c'était sûr. Depuis quand une simple tenue pouvait-elle éveiller autant son désir ? Tel un adolescent en pleine puberté, il avait eut un début d'érection. Il pensait en avoir fini avec ce genre de problème d'adolescents.
Il retrouva une respiration lente qui lui permis de se remettre les idées en place, et surtout, de calmer son désir maintenant invisible. Il avait totalement repris le contrôle de la situation quand le rideau en face de lui s'ouvrit rapidement.
Hermione portait un longue robe rose pastel, bien moins révélatrice que la précédente. Avec malice, elle tourna sur elle-même devant Drago, et fit une légère révérence.
– T'en dis quoi ? demanda-t-elle.
Il haussa les épaules. C'était mignon, mais il manquait quelque chose. Cette robe n'était pas assez… Hermione.
– Elle est jolie, dit-il.
Hermione fronça les sourcils, mais comprit que cette robe n'allait pas.
– OK, je vais me changer !
Elle entra en sautillant dans la cabine, sous le regard doux de Drago. Cette fille le faisait passer de désir fou à tendresse en quelques minutes… Comment était-ce possible ?
La prochaine qu'elle essaya fut la bonne, en fait. Avant même de sortir de la cabine, elle savait que ça leur plairait à tous les deux. Elle était grise, et le plus beau était la dentelle transparente sur ses bras, et sur son buste, devenant opaque à partir de la naissance de ses seins en un V gracieux. Le tissu gris clair partait ensuite en évasé, et s'arrêtait en dessous du genou.
Quand elle sorti, elle dit directement :
– J'adore celle-ci !
Drago était d'autant plus fier que c'était lui qui l'avait sélectionnée. Pour seule réponse, il la regarda de haut en bas d'un air appréciateur avec un petit sourire en coin. Victorieuse, elle partit se rhabiller, puis ce fut au tour de Drago pour les essayage. Ils échangèrent donc de place, et elle attendit qu'il se montre.
Quand il sorti avec la première tenue, Hermione dit directement :
– Drago, tu ne vas pas mettre une veste quand même ! Tu auras trop chaud, et tu auras l'air ridicule.
Il roula des yeux, mais enleva sa veste devant elle, le laissant en chemise blanche et pantalon gris. Bien que la transparence de la chemise laisse voir les lignes du torse du jeune homme, ce qui était plutôt appréciable, elle dit :
– Trop ordinaire. Next.
Essayage après essayage, Hermione trouva un défaut à la tenue. Bien évidemment, chaque morceau de tissu trouvait sa place sur lui. Et ce défilé de tenue permettait à Hermione de l'admirer à sa guise. Elle se prit à vouloir passer ses doigts dans les cheveux de Drago, et à vouloir passer ses mains sous le tissu qui cachait son torse.
En fait, Drago crut bien avoir trouvé ce qui motivait ses refus quand le seul vêtement qui lui restait à essayer fut la chemise rouge. Quelle était maline ! Mais il soigna son apparence, rentrant les pans rouges dans son pantalons noir, et passa même une main légère dans ses cheveux avant d'ouvrir le rideau.
Hermione sourit largement, fière d'elle. De plus, elle devait avouer que cette couleur rehaussait la couleur de sa peau, et donnait un effet bien agréable. La chemise était cintrée et tombait parfaitement sur ses hanches.
– Parfait, n'est-ce pas ? dit-elle malicieusement.
– Non, je ne vais pas mettre du rouge Gryffondor, tout le monde me remarquera… dit-il quand il s'aperçut qu'elle était sérieuse.
Hermione fit la moue.
– Et alors ? Si ils te remarquent, tant pis. C'est quoi le problème ?
Drago ricana légèrement, et soupira.
– Un Mangemort à cette cérémonie de fin de guerre, ça fait un peu bizarre, non ? Personne ne veut de moi là-bas.
Hermione réfléchit. Non, personne ne voulait de lui là-bas. Ni Harry, ni Ron, ni Kingsley, ni même aucun combattant de la guerre. Sauf qu'elle savait que si il n'était pas là, la cérémonie de fin de la guerre n'aurait pas la même saveur à ses yeux. Elle voulait qu'il vienne, en fait. Elle décida qu'il serait bon de le lui dire, car il ne devait pas avoir honte de lui-même.
– Tu n'es pas un Mangemort. Et… enfin, moi je… moi je veux que tu vienne.
Elle avait baissé les yeux, parcourant avec un certain intérêt le sol carrelé de la boutique. Elle prenait un soin particulier à éviter ses yeux.
– OK, je viendrai, entendit-elle juste alors qu'il entrait à nouveau dans la cabine.
Il ne devait pas montrer qu'il avait été plus ému qu'il n'aurait dut. Donc elle ne le considérait pas comme un Mangemort, et elle voulait qu'il l'accompagne ? Tout ceci était bien trop beau pour être vrai. Il s'aperçut que ses sentiments pour elle étaient arrivés d'un seul coup. Jamais il n'aurait cru vouloir être aussi proche d'elle. Mais il ne devait pas se laisser submerger par ses pensées, et devait retourner auprès d'Hermione profiter de leur journée seule à seul.
Il sortit alors, et ils se dirigèrent vers la sortie du magasin, leurs vêtements respectifs sur le bras. Drago fouilla dans sa poche, et passa l'argent à Hermione.
– Tiens, dit-il en riant. Je crois qu'à ce stade, tu seras plus utile que moi.
Hermione attrapa la bourse avec un sourire, et ils firent la queue patiemment derrière une cliente récalcitrante. Pendant ce temps, Hermione faisait tourner les portants, dont celui des lunettes de Soleil. Elle chantonnait légèrement l'air qui passait dans la boutique, sous les yeux admiratifs et tendres de Drago, qu'elle ne voyait pas.
Elle prit une paire de lunettes dans sa main, et les mis sur son nez avec un sourire. Elle se retourna vers Drago en tirant la langue.
– T'es une vraie gamine, dit-il.
– Ouais !
– Comment tu peux être si joyeuse après tout ce qui est arrivé ces derniers temps ?
Il avait l'air sincèrement admiratif, lui qui, sans les réguliers coups de pied aux fesses que lui donnait Hermione, aurait sombré dans la dépression.
– Je ne sais pas, la vie est trop courte pour se morfondre, dit-elle en haussant les épaules. La guerre est finie, et on doit vivre heureux pour tous ceux qui se sont battus.
Elle sourit largement tout en finissant.
Hermione reposa la paire, et en prit une autre, plus haut. D'une main malhabile, elle glissa les lunettes sur le nez de Drago, qui resta immobile avec un air perplexe. Elle faillit lui crever un œil, et rit de bon cœur en ajustant les branches sur les oreilles du jeune homme. Ses doigts frôlaient sa peau en une légère caresse.
Elle aurait voulu en rire, mais ça n'avait rien de drôle. Elle réalisa qu'il était toujours aussi beau, ainsi. Elle soupira de frustration, tant elle avait envie… Mais elle ne savait même pas de quoi elle avait envie, mais avec Drago, elle avait toujours besoin de plus pour être satisfaite.
– Ça va, tu t'amuse bien ? dit-il.
Elle se reprit alors, et sourit malicieusement.
– Oui, ça va.
– Messieurs dames, c'est à vous, entendirent-ils.
Drago retira précipitamment les lunettes de son nez, et avança rapidement vers la vendeuse en déposant ses affaires.
Ce fut Hermione qui paya, Drago n'y connaissant rien en monnaie Moldue. Et quand ils sortirent du magasins avec leurs tenues dans un petit sac, Hermione dit :
– Tu n'as pas faim, toi ?
Drago jeta un œil à sa montre.
– Oh, il est tard ! Je n'ai pas vu le temps passer.
– On devrait sûrement rentrer au Square.
Elle ne voulait pas ce moment se termine, et sa déception s'était lue dans sa voix. Drago prit alors une décision, et dit :
– Tu ne connais pas un endroit où manger dans le coin ?
Hermione soupira.
– C'est bon Drago, tu as déjà assez dépensé d'argent aujourd'hui…
Il prit Hermione par les épaules, et la força à le regarder.
– Que tu le veuilles ou non, j'irais, avec ou sans toi, et je prendrais deux repas. C'est mon argent, je fais ce que je veux avec, et ce que je veux, c'est qu'on aille manger ensemble.
Il plongea ses yeux dans ceux d'Hermione. Elle fut électrisée par ce contact visuel, à la fois doux et dur. Elle sentait la passion en lui, et eut tellement envie de se laisser submerger par ses sentiments. Pourquoi s'interdisait-elle une quelconque relation avec lui ? Maintenant que Ron n'était plus que son ami, et qu'elle avait compris que Drago l'appréciait assez, pourquoi se refuser ce qu'elle désirait le plus en ce moment ?
Peut-être parce qu'il avait été tout ce qu'elle détestait, avant. Peut-être parce qu'une relation sérieuse serait impossible, étant donné tous les facteurs qui les séparaient. Peut-être parce qu'elle doutait de leurs sentiments, à eux-deux. Ou simplement parce qu'elle n'était pas prête à vivre une autre relation ?
– D'accord, allons manger ensemble, dit-elle en se détachant de lui et lui prenant la main timidement.
Drago crut avoir rejoins Merlin quelques instants, alors qu'une envolée de papillons fous envahissait son ventre. Sentir ses petits doigts entre les siens provoquait une chaleur enivrante dans tout son corps. Comment avait-il pu l'insulter, la mépriser ? Comment avait-il pu vivre 17 ans sans connaître aucune de ces émotions ?
– Tu connais les fast food ? demanda Hermione, le ramenant à la réalité.
– Non, qu'est-ce que c'est ?
Elle sourit.
– Viens, dit-elle en le tirant un peu.
Ils arrivèrent devant une célèbre chaîne de restaurants, ils commandèrent le même plat et s'assirent à une table un peu reculée. Alors que Drago cherchait désespérément ses couverts, Hermione leva la boîte de son burger avec un sourire.
– Ça Drago, c'est ce pour quoi tous les enfants Moldus supplient leurs parents pendant des heures. Pendant que tu recevais ton premier balais, je m'extasiais devant ce burger.
– Je vais vivre un grand moment, alors, dit-il malicieusement. Dis, où sont les couverts ?
Hermione sourit, ouvrit la boîte de son burger, le prit à pleine main et croqua dedans sans plus de cérémonie en regardant Drago dans les yeux. Devant sa mine complètement choquée et surprise, elle faillit s'étouffer et reposa son sandwich pour se saisir d'une serviette en papier. Elle rit pendant longtemps, la bouche cachée. Drago ne put s'empêcher de s'attendrir.
Elle saisit la paille de sa boisson en essayant d'arrêter de rire.
– Il n'y a pas de couverts, dit-elle en aspirant la boisson. Tu dois manger avec les doigts, ici.
Drago haussa les sourcils.
– Les Moldus sont donc tous aussi indisciplinés ?
Elle faillit s'offusquer, mais sourit en voyant sa mine amusée.
– Bien sûr. C'est ce qui fait qu'on sait s'amuser, Malefoy.
Pour appuyer ses propos, elle croqua à nouveau dans son burger, et trempa une frite dans la sauce Ketchup qu'elle avait pris. Elle vit qu'il regardait étrangement la boîte renfermant son burger, et rit un peu.
– Allez Drago, personne ne te connais ici !
Elle trempa à nouveau une frite dans la sauce, et avança timidement sa main vers Drago, ne le lâchant pas des yeux. Il approcha lui aussi son visage, comme hypnotisé et ouvrit la bouche au dernier moment, croquant la frite, embrassant au passage le bout des doigts d'Hermione. Elle rougit devant l'intimité et la sensualité du moment. Directement, elle avala une frite, ne quittant toujours pas Drago des yeux. Elle le trouvait de plus en plus beau, au fil des jours.
Il se décida alors à quitter Hermione des yeux, pour s'intéresser à son repas. Il était étonné de l'audace dont elle faisait preuve ces dernières heures, et appréciait grandement ce changement de comportement venant d'elle.
– Alors, c'est bon ? demanda-t-elle alors qu'il avalait sa première bouchée.
Étonnamment, c'était bon. Il acquiesça précipitamment, et croqua une nouvelle fois dans son burger. Alors qu'il ne regardait pas, elle trempa rapidement son doigt dans le ketchup et l'étala rapidement sur la joue d'un Drago choqué, puis rieur. Elle éclata d'un rire cristallin alors qu'il essuyait rapidement sa joue avec un sourire.
– Miss Granger, vous aimez beaucoup trop jouer avec la nourriture, dit-il en référence à la purée de carottes déjà étalée sur cette même joue.
– C'est tellement drôle ! La tête que tu fais…
Elle continua de rire un peu, puis prit une bouchée du burger en changeant de sujet.
– Tu préfère ce plat là, ou mon cassoulet ? dit-elle malicieusement en rougissant un peu au souvenir de cette journée riche en émotions.
Drago fit un petit sourire en coin plus qu'adorable selon Hermione, et elle le vit faire mine de réfléchir.
– Difficile à dire. Le cassoulet vient de toi, mais ce burger est associé à une journée bien plus agréable. Ça les met au même rang.
Le cœur d'Hermione fit une embardée. Aujourd'hui, Drago n'était pas vraiment subtil quant à ce qu'il pensait, ce qui réjouissait et effrayait la jeune fille à fois. Elle savait qu'elle devrait bientôt prendre une décision quant au genre de relation qu'elle souhaitait avec lui. Et cette journée passée ne l'aidait pas à écouter sa raison elle aurait voulu vivre des journée comme celle-là toute sa vie.
Encore un chapitre assez agréable je trouve, j'espère qu'il vous a plut. J'espère vraiment recevoir vos avis car je m'inquiète un peu au sujet de la baisse de reviews…
A bientôt !
