Coucou ! Merci à vous pour vos commentaires, ça fait du bien de voir que mon histoire plaît toujours ;) Voici la suite, avec un peu de retard (j'en suis désolée). Un petit rating M pour ce chap au fait… hihi, ça commence !

Bonne lecture !

RARA : Delph : Merci beaucoup à toi ! J'essaie de rendre le rapprochements des personnages plutôt lent et naturel, je suis heureuse que ça te plaise ! La suite ici ;)

Guest : Oufff, merci à toi pour ta review ! Ca fait plaisir de voir que tu apprécies mon histoire ;)

Harpie : Drago-le-beau-gosse-en-rouge-Gryffondor, je trouve ce surnom génial ! Merci à toi pour ta review XD

Audrey : Coucou, merci d'avoir pris le temps de donner ton avis ! J'espère que ma fic t'aura donné un peu l'amour du Dramione ;)

MZabiniMalefoy : Hihi, je trouve le chap précédent bien cute moi aussi XD Heureuse que tout ceci t'ai plut ! A bientôt et merci à toi de me suivre !


Chapitre 28 :

Prendre une décision

Ils rentrèrent en riant, par la porte d'entrée. Ils avaient terminé leur journée par une ballade dans un parc londonien, discutant et riant comme deux amis.

Finalement, cette virée shopping avait pris des airs de premier rendez-vous, et chacun était d'accord pour passer des journées aussi paisibles ensemble pendant encore longtemps.

En arrivant dans le salon tous les deux après avoir posé leur sac sur la table, se tenant encore après le transplanage, Hermione fut étonnée d'y voir les têtes de Harry et Ginny dépasser du canapé. Par réflexe et pudeur, Hermione lâcha doucement la main de Drago, qui ne s'offusqua pas de ce rejet. Il ne tenait pas à essuyer les remarques de Potter et la Weaslette.

– Harry ! Ginny ! Vous…

Mais elle s'avança plus et constata que Ginny avait étendu ses jambes sur celles de Harry, et que ses deux amis étaient bien proches.

Elle eut un petit cri aiguë, toute excitée.

– Vous êtes ensemble ? Hein, vous êtes ensemble ?

Drago sourit largement en voyant Hermione les larmes aux yeux, regardant ses deux amis qui ne pouvaient pas le voir, puisqu'il était dans le dos de l'assise.

– C'est officiel, dit Ginny en riant. Ça y est ! On aura mis le temps, mais…

Comme pour finir sa phrase, elle déposa un léger baiser sur les lèvres de Harry, qui rougit légèrement en souriant.

Hermione poussa une longue exclamation :

– C'est pas vrai ! Alors, racontez, comment ça s'est passé ?

Elle s'assit sur le fauteuil, et Drago en profita pour prendre l'autre. En fait, leur soudain éloignement était un accord implicite, mais Hermione lui manquait. Oui, elle était dans la même pièce que lui, mais cette journée lui avait donné envie de proximité.

– Oh eh bien, comme tout le monde 'Mione. On en a parlé et voilà… souffla Harry.

– En fait, je l'ai embrassé, dit Ginny. Et après, on en a parlé.

Tous les deux semblaient nager dans le bonheur. Et bien qu'elle soit très heureuse pour ses deux amis, elle fut un peu jalouse. Eux deux s'affichaient, n'avaient pas honte de leur sentiments, ni peur du regard des autres. Et tout simplement, eux avaient conscience de leur amour.

Son imagination la trahie en visualisant Drago et elle dans la même position que le couple. Hermione poserait ses jambes sur celles de Drago, et il y passerait sa main. Elle rirait avec lui, le regarderait avec tendresse, et l'embrasserait doucement sur la bouche. Ensuite, il passerait sa main sous son T-shirt, et elle mettrait ses jambes de chaque côté de ses hanches. Elle ouvrirait un peu plus la bouche, laissant leurs langues se rencontrer, puis il lui embrasserait le cou.

– Hermione ? Ça va ? demanda soudain Ginny.

Hermione se rendit soudain compte de son cœur battant, et de sa respiration légèrement accélérée. Les yeux dans le vide, elle s'était prise à fantasmer. Jamais elle n'avait imaginé un moment si sensuel entre elle et Ron. Et surtout, jamais elle n'avait autant désiré que quelque chose arrive.

– Oh ! Oui, oui, tout va à merveille. Je suis juste émue… Pour vous.

Mais son cerveau était en ébullition, tout son corps lui criait de se lever, et d'embrasser Drago. Pourquoi ressentait-elle tant ce besoin physique de lui ?

– Je vais prendre une douche, dit-elle en se levant.

Ce soir là, elle fut plus distraite que jamais. Aucun livre ne parvenait à lui sortir Drago de la tête. Elle ne parvenait même pas à trouver le sommeil, se tournant et se retournant dans son lit.

Drago entra dans sa chambre doucement. Sans un mot, il se glissa dans son lit, près d'elle. Elle était presque endormie quand il passa ses lèvres sur son cou, l'éveillant complètement. Elle gémit de bien être, le pressant à venir plus près d'elle.

– Drago… souffla-t-elle lorsqu'il descendit jusqu'à ses seins.

Il repoussa le tissu de son haut, pour atteindre les mamelons d'Hermione qui ne demandaient que ses lèvres. Il passa sa langue sur ses pointes durcies, provoquant de violents frissons sur tout le corps de la Gryffondor.

Lentement, il lui enleva son leggings, et son T-shirt large. Hermione passait ses mains sur le torse nu du Serpentard, et enleva son boxer rapidement. Drago se fraya un chemin entre ses cuisses, embrassant Hermione à pleine bouche.

– Hum, Drago… gémit-elle quand il la pénétra.

Hermione se réveilla en sursaut. Elle était pleine de sueur, et sa respiration se faisait haletante. Quelques instants, elle chercha Drago, mais elle était seule dans son lit. Par contre, la douleur lancinante dans son bas-ventre était bien réelle. Elle gémit de frustration.

Tout ça avait parut tellement vrai. Elle avait pu sentir le corps lourd de Drago sur le sien, elle avait pu sentir ses lèvres dans son cou. Tout cela ne lui avait laissé qu'une faim insatiable, dont le responsable n'était pas là pour la satisfaire.

Jamais. Voilà la fréquence où elle faisait des rêves érotiques. Jamais. Jamais ça ne lui était arrivé. Bien sûr, elle avait déjà pensé à faire l'amour. Mais jamais ce désir n'avait envahi ses nuits.

En fait, elle avait un peu honte de son manque d'expérience. Elle était vierge. Mais en fait, à quelle occasions aurait-elle pu approfondir les choses avec un garçon ? En quatrième année, avec Krum ? Certainement pas, elle n'aurait pas été prête, et Viktor était trop âgé. Pendant ses vacances d'été ? Non, elle n'avait eu qu'un seul petit béguin en France lors d'un voyage avec ses parents, mais elle ne comprenait pas la moitié de ce que lui disait le garçon. Avec Cormac ? Ce lourdaud n'aurait jamais pu lui donner envie d'aller plus loin. Ou alors, pendant la chasse aux Horcruxes ? Elle n'avait pas la tête à ça, premièrement, et jamais il n'aurait pu se passer quoi que ce soit avec Ron alors que Harry n'était qu'à quelques mètres.

Pour elle, c'était un acte d'amour. Elle ne voulait pas que ce soit parfait, ni que son premier soit l'homme de sa vie. Elle voulait seulement désirer que le moment arrive, et aimer celui avec qui elle s'abandonnerait.

Ce rêve l'avais chamboulée, il n'y avait aucun autre mot. Elle s'aperçut alors que si elle prenait la décision de se laisser une chance avec Drago, il était possible que les choses s'approfondissent entre eux. Étrangement, elle n'angoissait pas vraiment à cette idée. Elle ressentait une étrange impatience, mêlée d'un peu d'appréhension.

« Hermione ! Tu pense à faire l'amour avec un garçon avec qui tu n'es même pas en couple ! » pensa-t-elle. Il fallait qu'elle se fasse à l'idée que le principal concerné ne voudrait peut-être pas d'une relation avec elle.

Elle ferma à nouveau les yeux pour s'endormir, mais resta un bon moment à cogiter avant de sombrer.

– On doit y aller à quelle heure ? dit-elle.

Le matin même, deux jours après leur shopping, Drago avait envoyé un hibou à sa mère, lui disant qu'il viendrait dans l'après-midi avec une amie. Il lui avait aussi demandé de recouvrir les tableaux de ses ancêtres, qui pouvaient être désagréables avec Hermione.

Après ses deux heures de TIG, ils avaient mangé, et venait maintenant l'heure d'aller chez sa mère. Hermione paraissait stressée, et lui avait demandé l'heure du rendez-vous au moins trois fois en quinze minutes.

– Je te l'ai dit, à 14h30. Arrête de t'inquiéter, je lui ai dis que je venais accompagné, souffla gentiment Drago.

Hermione avait passé la journée de la veille dans sa chambre, à lire et cogiter. Le rêve qu'elle avait fait, et la journée idéale qu'ils avait passé lui donnant matière à réfléchir. En fait, elle ne savait toujours pas quoi faire, mais savait au moins qu'il lui était de plus en plus compliquer de refouler ce qu'elle ressentait. Il semblait que la sorcière la plus brillante de sa génération ai perdu de sa perspicacité, car elle ne comprenait plus rien à ses sentiments.

– Mais elle ne s'attend pas à ce que ça soit moi ! Elle ne veut peut-être pas que je vienne chez elle. On ne se connaît pas. Je ne sais même pas comment m'habiller, je n'aime pas le thé et je ne me souviens même plus pourquoi tu voulais que je vienne.

Drago rit doucement en l'entendant. Cependant, il se devait de la rassurer, car la voir dans cet état nerveux et stressé lui était insupportable.

– Ma mère n'a rien contre toi, si elle ne veut pas que tu vienne je repartirais avec toi, tu n'as pas besoin de la connaître pour m'accompagner, tu es très bien habillée comme tu l'es, tu n'auras qu'à prendre du jus de citrouille et je veux que tu vienne pour que je supporte mieux le Manoir. Je n'ai rien oublié ?

Hermione ne put s'empêcher de sourire en l'entendant. Elle n'était pas du genre à être intimidée par une simple visite chez quelqu'un, mais Narcissa Malefoy l'intimidait. De plus, elle savait qu'elle ne serait pas à l'aise au Manoir.

Depuis une heure, elle avait changé trois fois de tenue, ne sachant absolument pas à quoi s'attendre. Devait-elle porter quelque chose de décontracté pour un thé chez les Malefoy ?

Cependant, elle se réjouissait que Lucius ne soit pas là. Sinon, elle croyait bien qu'elle se serait liquéfiée sur place. Elle savait bien, pourtant, que ce n'était pas le genre de pensée à révéler à Drago.

Mais l'heure de partir arrivait déjà. Drago l'attrapa par la main avec un sourire encourageant, et il l'emmena jusqu'à la porte.

– Tout va bien se passer, dit-il en transplanant une fois dehors.

Ils arrivèrent pile devant la grille du Manoir, et même si elle le voulait, Hermione ne parvint pas à le lâcher maintenant.

Le portail en fer forgé s'ouvrit presque instantanément lorsqu'ils arrivèrent devant.

– Est-ce qu'elle attendait notre arrivée à la fenêtre ? chuchota Hermione de peur d'être entendue alors qu'ils avançaient dans l'allée gravillonneuse menant à l'entrée.

– Non, je ne pense pas. Le portail s'ouvre automatiquement dès qu'un Malefoy est à l'approche, c'est pour ça.

– Oh. D'accord.

Ils étaient presque à la porte, maintenant. Après un regard en direction de la jeune femme, Drago décida de lui lâcher la main. Leur relation n'étant pas officielle, il ne servait à rien de s'afficher.

La porte s'ouvrit sur un elfe de maison.

– Salut, Monny, dit-il.

– Bonjour, Maître Drago. Votre mère vous attend dans la bibliothèque.

Hermione sourit largement. Étrangement, en parcourant les couloirs, elle put s'apercevoir que l'atmosphère y était beaucoup moins froide que ce à quoi elle s'attendait. Elle était toujours un peu mal à l'aise, mais la présence de Drago et les quelques fleurs entreposées par-ci, par-là lui permirent de se détendre. Depuis son arrivée, elle avait vu quelques pans de mur recouvert de draps.

– Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle à Drago.

Celui-ci n'avait pas dit un mot depuis qu'ils avaient franchi la porte. En fait, le souvenir des pieds nus de Voldemort parcourant le sol qu'il fixait sans relâche le hantait. Alors lorsque la voix d'Hermione le ramena à la raison, il la remercia mentalement.

– Oh, ça. Ce sont les portraits. Les portraits de mes ancêtres.

Hermione fronça les sourcils.

– Pourquoi sont-ils recouverts ?

– Parce que… ma mère ne les supportait plus.

Hermione s'arrêta en plein milieu du couloir.

– Tu mens. Ne me dis pas que tu lui as demandé de les couvrir ?

Drago haussa les épaules en la tirant un peu pour qu'elle avance.

– Si, et alors ? Ils auraient été odieux avec toi.

Hermione refusait toujours d'avancer.

– Je n'ai pas besoin de ta pitié, je sais me défendre toute seule. Je n'ai pas peur de cette insulte.

– Alors pourquoi mets-tu toujours ce stupide sortilège de désillusion sur ton bras droit, Hermione ?

Il avait posé la question avec un peu trop de sévérité, et il la regretta directement.

– Je suis désolé, dit-il directement plus doucement.

Hermione inspira, puis dit :

– Je n'aime pas voir cette cicatrice. Et j'ai pensé que c'était peut-être plus délicat pour venir ici. Ta mère n'a pas besoin de ressasser les mauvais souvenirs.

Malgré le ton peu agréable qu'il avait employé avec elle plus tôt et le fait qu'elle ne se laisserait jamais faire par un homme, Hermione décroisa les bras et continua d'avancer doucement. Après tout, cette phrase n'était pas si fausse, et il avait le droit de lui dire le fond de ses pensées.

Drago tourna tout à coup, pour arriver devant une seule porte. Il avança, et frappa doucement, Hermione juste derrière lui qui sentait son ventre se nouer d'angoisse.

Quand il entra dans la pièce, Hermione fut émerveillée devant la tonne de livres qu'elle y trouva.

– Maman ? souffla Drago.

Ils virent Narcissa tourner soudain la tête, refermant son ouvrage.

– Drago ! dit-elle en se levant rapidement.

Visiblement, elle n'avait pas encore vu Hermione, un peu en retrait derrière la porte entre-ouverte.

– Où est-ce que tu dors ces temps-ci ? Tu auras mis du temps avant de venir me voir !

Chose rare chez les Malefoy, elle serra son fils dans ses bras. Et contre toute attente, Drago lui rendit son étreinte, humant l'odeur rassurante de sa mère.

– Ne t'inquiètes pas, maman. Je viendrais plus souvent.

Elle s'éloigna, et ajusta sa robe longue.

– Où est cette personne que tu voulais emmener ?

– Oh, euh, c'est… commença-t-il.

– Je suis là, madame Malefoy, Hermione Granger, dit-elle en tendant sa main.

Narcissa haussa un sourcil perplexe, et son regard perdit toute la chaleur qui l'avait envahi en voyant son fils. Elle fixa quelques secondes la main tendue, puis la petite robe turquoise d'Hermione. Cette dernière se sentit très mal à l'aise, mais se força à rester forte.

Narcissa finit par prendre la main d'Hermione, en regardant son fils d'un drôle d'air.

– Miss Granger, donc, souffla-t-elle à Drago.

– Nous sommes amis.

Narcissa fit un sourire poli, avant de dépasser les deux arrivants d'un pas déterminé.

– Suivez-moi, le thé est servi dans le salon.

Dans son dos, Drago fit un petit sourire désolé à Hermione, et il passa un doigt léger sur son bras comme pour la rassurer, ce qui provoqua un frisson incontrôlable sur la peau d'Hermione.

– Installez-vous, souffla Narcissa quand ils furent à la hauteur du canapé.

Hermione et Drago s'y assirent, tandis que Narcissa versait un peu du liquide bouillant dans une tasse. Très gênée, Hermione hésitait entre ce qui serait le mieux : souffrir en silence et boire son thé, ou avouer tout de suite qu'elle n'aimait pas pour s'attirer un regard froid en retour ?

– Hermione prendra du jus de citrouille, maman, la devança Drago qui devinait son malaise.

Finalement, c'était dit.

Narcissa inclina légèrement la tête, les sourcils levés. Elle appela finalement un Elfe.

– Du jus de citrouille vous conviendra-t-il, Miss ? demanda-t-elle poliment.

– Oui, ce sera parfait, merci.

L'Elfe revint quelques secondes plus tard avec une carafe de jus de citrouille, et Narcissa en servit un verre.

– Alors mon fils, où dors-tu ? Je me suis beaucoup inquiétée.

– Chez Potter et Hermione, ils ont accepté de m'héberger. Jusqu'à ce que j'aille à Poudlard.

À ces mots, la tête d'Hermione se tourna d'elle-même vers Drago. Il avait penché légèrement la tête dans sa direction, ses lèvres formant un petit sourire. Alors comme ça, il viendrait avec elle à Poudlard !

– Tu as ta place ici Drago, tu n'as pas besoin de les importuner.

– Je veux me trouver un appartement, maman. Avec Blaise. Je ne veux plus vivre au Manoir.

Narcissa parut étonnée, elle qui laissait si souvent son visage de marbre.

– Mais pourquoi ?

– Trop de mauvais souvenirs, dit-il simplement.

Narcissa parut déglutir difficilement, mais se reprit vite.

– Comment va… commença Drago, sans jamais trouver les mots.

– Bien. Il n'en est qu'au début de sa peine. Le temps qu'il prenne l'habitude, c'est un peu compliqué. J'ai demandé le droit de lui emmener quelques journaux, mais ils disent que je pourrais y passer des messages.

Hermione fut anéantie de voir la profonde tristesse de cette femme qui tentait de tenir debout, et maintenait sa famille à bout de bras. Elle sentait que son amour pour Lucius était vrai. Elle aurait aimé que cette femmes voit son mari dans des conditions moins horribles.

– Si vous voulez, je pourrais demander à Harry d'insister un peu ? dit-elle avec un peu trop d'enthousiasme.

Elle s'attira un regard surpris et tendre de Drago, qui ne passa pas inaperçu pour Narcissa.

– Ce serait bien aimable, Miss Granger.

– C'est normal.

Narcissa but un petite gorgée de thé, et Hermione fit de même avec son jus de citrouille pour combler les blancs.

– Alors comme ça Miss, il paraît que vous êtes la plus brillante de votre génération ?

Hermione voyait bien que Narcissa s'était creusé la tête pour trouver un sujet qui n'impliquerait ni le sang, ni la guerre, ni Harry Potter.

– Oh, c'est ce qu'on dit. Je ne pense pas que ce soit vraiment la vérité, vous savez.

– Si l'on en croit la rumeur, le Survivant serait mort dès la première année sans une personne comme vous.

– Maman… souffla Drago.

En fait, évoquer la mort de Harry n'était pas très délicat, mais rien de bien méchant. Hermione sourit, de plus en plus mal à l'aise.

– Oh, il est brillant lui aussi.

Narcissa pencha légèrement la tête, relevant les sourcils rapidement. Hermione pouvait presque deviner ses pensées : « Pour vaincre un sorcier si puissant que Voldemort lui-même, sûrement que Potter était brillant. »

Hermione trouvait l'atmosphère de plus en plus lourde. Les deux Malefoy se donnaient un mal fou pour feindre un intérêt pour chaque objet de la pièce, et personne ne parla pendant la plus longue minute de sa vie. Elle crut qu'elle était la source de ce malaise, alors elle dit :

– Madame Malefoy, pourrais-je aller voir de plus près votre bibliothèque ?

– Votre passion pour les livres… Légendaire. Allez-y, Monny vous accompagnera.

Hermione se leva rapidement, sentant deux regards sur elle, et sortit de la pièce où elle étouffait pour se diriger vers l'incroyable bibliothèque des Malefoy.


Un chapitre plus calme, certes. Alors ? Que pensez vous des "terreurs nocturnes" d'Hermione ? XD Et pour le thé chez Narcissa, l'atmosphère vous a-t-elle parut plausible ?

A bientôt et merci d'avoir lu !