Bonjour à tous ! J'apprécie et lis attentivement chacune de vos reviews, merci beaucoup à vous ;) J'espère que vous avez passé une bonne rentrée pour ceux concernés, et que la reprise du boulot n'était pas trop difficile :/ Courage à tous ! XD
Voici le chap 29 : bonne lecture !
Chapitre 29 :
Une solution
– Alors comme ça, Miss Granger et toi êtes ensemble ? dit Narcissa.
Drago et sa mère étaient seuls depuis quelques secondes, alors qu'Hermione avait quitté la pièce. Drago ne fut pas vraiment étonné par la question.
– Pas du tout, on est amis.
Sa mère prit une gorgée de son thé avec un air énigmatique qu'il ne lui connaissait pas.
– Vous avez donc des sentiments l'un pour l'autre ?
Drago se retint de rouler des yeux, sachant parfaitement que ça exaspérait sa mère.
– Non.
– Je le vois. Je ne pensais pas que tu serais attiré par une fille… de son espèce, dit-elle après avoir cherché ses mots.
Drago fronça les sourcils. Il ne releva même pas la remarque sur ses prétendus sentiments, n'ayant en tête que le mot « espèce » qu'avait employé sa mère.
– Elle est une sorcière, dit-il comme si il n'avait pas compris.
Narcissa haussa à nouveau les sourcils, et semblait aller de surprise en surprise.
– Je vois donc qu'il n'y a pas que tes goûts en matière de fille qui ont changé.
Drago haussa les épaules.
– Peu importe. J'ai quelque chose à te demander, maman.
– Quoi donc ?
Drago prit une longue inspiration. En fait, après les longs ouvrages qu'il avait pu lire ces derniers jours sans y trouver aucune réponse à sa question, il savait que sa mère était l'une de ses dernières chances. Il avait pensé à la Réserve de Poudlard, et la bibliothèque du Manoir, mais jamais il ne pourrait lire tous les livres en rapport avec le sortilège de Faux-Souvenirs. Alors, naturellement, l'idée d'en parler à sa mère venait de lui effleurer l'esprit.
– Sais-tu comment inverser le sortilège de Faux-Souvenirs ? dit-il sans détour.
Narcissa ne parut pas choquée, et n'esquissa qu'une petite moue accompagnée d'un hochement de sourcils en sirotant son thé. Elle fronça les sourcils quelques instants, en grande réflexion.
– Pourquoi ?
Voilà la question à laquelle il s'attendait, mais il n'avait toujours pas trouvé de réponse sans impliquer l'histoire d'Hermione. Il devait trouver quelque chose, mais… Après tout, peut-être qu'Hermione ne lui en voudrait pas ?
– Pour Granger, une affaire personnelle.
– Personnelle…
Narcissa sonda son fils quelques secondes.
– Tu as changé, dit-il finalement en un souffle.
Drago s'offusqua un peu, puis dit :
– Évidemment que j'ai changé maman, ces derniers mois ont étés difficiles, et j'ai renié tout ce en quoi je croyais.
Alors qu'il avait l'habitude de voir sa mère impassible, gardant un apparence de Sang-Pur impeccable en toutes circonstances, il la vit esquisser un sourire malicieux et tendre, rempli de secrets dont elle seule en connaissait la nature.
– Il y a autre chose. Je n'avais jamais vu mon fils se battre pour quelque chose de vrai. Ou quelqu'un…
La stupeur devait se lire sur le visage de Drago, car elle continua, formulant l'un des plus longs monologues qu'il l'avait entendue prononcer, en épouse obéissante qu'elle était :
– Je ne vois plus cet air renfermé et froid. Tu n'es plus l'ombre que tu étais. C'est comme si… tu avais trouvé une voie, une passion, un but. Mon fils renaît. L'un des effets les plus bénéfiques de l'amour, j'imagine. Et même si je ne devrais pas en ces circonstances, je suis fière de toi. Une mère est comblée quand son enfant trouve le bonheur. Mon fils, ne laisse rien ni personne te gâcher ton bonheur, peu importe l'avis des gens autour de toi. Tu le mérite.
Elle mit une main réconfortante sur celle de son fils qu'elle aimait tant, mais à qui elle le montrait si peu.
– Quand je t'ai vu sauver Miss Granger en mars dernier, je savais que rien ne serait plus pareil. De là à imaginer que tu en tomberais amoureux… Enfin, peu importe. Et quand le Seigneur des Ténèbres t'a torturé au Ministère, que j'étais impuissante et que tu as frôlé la mort, j'ai regretté d'avoir laissé ton père t'inculquer toutes ces choses, auxquelles je crois pourtant. Maintenant, je vois que tu étais destiné à être meilleur que nous, mon fils.
Elle paraissait soudain plus âgée, épuisée par les années. Mais Drago restait sans voix, bouche-bée. Jamais sa mère ne s'était livrée. Elle était toujours restée bien sagement dans son coin, comme Lucius imaginait une épouse convenable. Drago se promis de ne jamais réduire au silence la femme qu'il aimerait.
– Je ne suis amoureux de personne, dit-il simplement.
Narcissa haussa les épaules, retirant sa main. Elle décida de ne pas relever : les hommes Malefoy et les sentiments, ça faisait deux.
– Donc, dit Narcissa en reprenant une tasse de thé, pour en revenir au problème de ton… amie, j'ai entendu parler de quelque chose impliquant la Legilimancie et les Pensines, mais je n'en sais pas plus. Ton père saurait bien mieux te conseiller que moi, à ce niveau, c'est de la Magie Noire.
– Je ne veux pas aller le voir.
Non, il ne voulait pas y aller. Plus jamais. Jamais il ne passerait les murs sombres d'Azkaban.
Cependant, sa mère haussa largement les sourcils, et esquissa de nouveau un sourire énigmatique. Fixant le visage de son fils, à l'affût de la moindre réaction, elle dit :
– Mon garçon, le cœur d'une femme se gagne.
– Je ne vois même pas de quoi tu parles.
Drago esquivait bien maladroitement. Cette situation était incroyablement gênante, et en fait, il n'avait jamais eut une conversation aussi intime avec sa mère depuis le jour où elle lui avait appris le sortilège de contraception.
– Je parle de ton amie, Miss Granger.
Elle souriait toujours, bien que légèrement. Drago croyait vraiment avoir loupé une étape.
– Je ne comprends rien, là. Il n'y a rien avec Granger, mais à la seule supposition qu'un jour il y ait quelque chose, ce qui évidemment n'arrivera jamais, tu ne serais même pas… contre ?
Bon, il était sûr d'être grillé après ça. Tant pis.
– Je ne dirais pas que je ne suis pas contre. Je le suis. Seulement, cela faisait des années que je n'avais pas vu cette… étincelle dans tes yeux. Et j'imagine que tu ne m'écouteras pas de toutes façons, donc je préfère garder un lien avec toi.
Drago feignit l'innocence en haussant les épaules, mais souriait intérieurement. Il était tellement heureux de pouvoir s'afficher librement si une quelconque relation entre eux avait lieu.
– De toutes façons, on est pas mariés.
– J'espère bien. Au fait, fais attention à ton père à ce niveau là. Il a le cœur fragile.
Drago ricana. Bien évidemment, qu'il ne devait rien dire à son père.
– Tu devrais rejoindre Miss Granger. Elle a du se noyer dans l'un des bouquins !
Avec un petit rire, Drago se leva et se dirigea vers la porte. Mais au dernier moment, il se retourna vers sa mère qui avait laissé l'espace d'une seconde son visage devenir triste et fatigué. Gêné mais déterminé, il souffla :
– Merci, maman. Et je suis désolé, de ne pas être venu te voir plus tôt.
– A bientôt, mon fils.
…
Hermione parcourait des doigts la tranche des multiples livres de l'étagère. Elle avait déjà grimpé sur le petit escalier magique qui se déplaçait sur tout les pans de mur. Elle ne savait plus où donner de la tête.
Un grand rayon de livre était en fait consacré à la suprématie des Sang-Purs, un autre à l'infériorité des Moldus, et tout un pan de mur était réservé à la Magie Noire. Seule une inscription sur le haut des étagères indiquait la présence des livres précédemment : le Ministère avait du saisir les livres de magies noire à la fin de la guerre. À part ceci, elle trouvait toute sorte de livres, d'histoire, de philosophie, des contes, des histoires romanesques, des romans d'aventures sorcier dont la collection complète de Lockhart, de la romance et autres drames.
Elle prenait en main « Malédictions enchanteresses », deuxième degrés, quand elle vit le petit fauteuil sur lequel Narcissa était assise précédemment, un peu plus loin. Descendant de son escalier, elle alla vers le fauteuil confortable, à côté duquel se trouvait une bouteille d'hydromel sur une petite table, et un cadre photo. En fait, c'était la première fois qu'elle voyait quelque chose d'un peu personnel dans cet immense manoir.
Regardant superficiellement autour d'elle, elle prit en main le petit cadre en s'asseyant sur le fauteuil. La photo sorcière représentait les trois Malefoy. Drago ne devait pas avoir plus de 5 ans. Il était mignon, avec ses cheveux blonds tombant devant ses yeux. Il semblait qu'il créait des petites bulles avec ses doigts en soufflant dessus. Narcissa riait aux éclats en caressant les cheveux de son fils, et Lucius esquissait un minuscule sourire en éclatant une des bulles. Ils paraissaient tous si paisibles.
– J'avais 6 ans. C'était ma première manifestation magique. Ils étaient très soulagé, parce que c'est un peu tard pour un Sang-Pur.
Hermione avait failli lâcher le cadre en sursautant. Drago était juste dans l'encadrement de la porte, l'épaule nonchalamment appuyée.
Quand il avait vu Hermione regarder cette photo, il avait failli s'énerver. Sûrement parce qu'il ne voulait pas qu'elle fouille, et qu'elle entre en quelque sorte dans leur intimité à sa famille et lui. Mais il avait décidé, finalement, que ce n'était pas si grave.
– Qu'auraient-ils fait, si tu n'avais pas eu de pouvoirs ? demanda-t-elle après avoir redéposé le cadre.
Drago avança dans la bibliothèque, pour se poster juste devant Hermione en s'accroupissant.
– Mystère. Certains enfants… disparaissent précipitamment sans laisser de traces.
Hermione mit une main devant sa bouche entre-ouverte.
– Mais c'est horrible ! Pourquoi… comment…
Drago haussa les épaules.
– C'est tellement rare, que le ministère à toujours fermé les yeux. Ce sont des choses qui arrivent. Parfois, les enfants sont déposés à l'orphelinat Moldu, après qu'on leur ai effacé les souvenirs de magie et de leurs parents.
– Il faut être inhumain pour faire ça.
Drago fit un léger sourire en coin, amusé de la voir déjà prête à se battre pour cette cause noble.
– Je suis sûre que tu trouverais toutes les réponses à tes questions dans la fabuleuse trilogie de « Les Sang-Pur dirigent le monde », c'est très enrichissant, conclut-il en riant.
– Qui peut bien écrire des imbécilités pareilles ?
– Des types comme moi ou mon père, ricana-t-il en haussant les épaules.
Hermione fronça les sourcils, inspectant le visage crispé de Drago.
– Je refuse de penser que tu y crois encore.
– Tu as tord. À part toi, les autres me paraissent toujours insignifiants.
Le cœur d'Hermione fit un bond dans sa poitrine. Mais cette phrase avait été dite bien innocemment, alors elle se reprit.
– Je suis sûre que certains Moldus te plairaient beaucoup.
– Je m'en fout. Tu sais qu'on nous fais lire des livres suprématistes dès qu'on est capable de le comprendre ?
Hermione se retint profondément de se révolter contre ces idioties, préférant ne pas répondre au risque de s'emporter. Tout ceci n'était qu'un bourrage de crâne permanent qui ne laissait même pas les enfants faire leurs choix sur les préjugés à avoir ou non.
– Je ne te dégoûte plus, alors ? demanda-t-elle d'une petite voix.
Elle savait, pour avoir pleuré pendant des heures à cause de ça, que le Serpentard se sentait dégoûté de la frôler dans les couloirs à Poudlard ou quand il devait s'approcher trop près d'elle. Même si tout ceci paraissait loin maintenant, elle devait en être sûre.
Drago sentit son cœur se serrer. Comment pouvait-elle encore croire une chose pareille ? Cette pensée ne l'effleurait plus jamais depuis un moment déjà. En fait, quand il était avec elle, les histoires de sang étaient bien loin dans son esprit. « Dis-le lui, Drago. » pensa-t-il. Il aurait préféré l'embrasser ou autre chose pour le lui montrer, bien plus doué pour s'exprimer par gestes que par mots, mais savait qu'Hermione en avait besoin.
– Non. Je ne comprends même pas comment tu peux croire ça après… Enfin, je n'ai pas de mal à…
« Finalement, les gestes ne sont pas si mal. » Alors il passa un doigt léger sur son bras en la regardant partout, sauf dans les yeux. Il caressa son cou, qui lui paraissait toujours aussi appétissant, puis sa clavicule. Il la trouvait si belle, dans sa robe turquoise. Un simple vêtement la rendait plus belle que n'importe qu'elle fille maquillée et coiffée au millimètre.
– Tu vois ? dit-il en passant sa main sur son mollet, cette fois.
Hermione sentait sa respiration bien trop accélérée, de sentir les doigts chauds de Drago parcourir son corps en une douce caresse. Son rêve récent lui revint en mémoire, déclenchant le désir qu'il pose ses lèvres sur ses jambes. Elle avait envie de voir ce que ça ferait.
Mais il retira sa main, se leva et tendis sa main.
– Je te fais visiter ?
Hermione se leva avec enthousiasme en prenant la main de Drago. Alors qu'ils passaient dans le couloir pour rejoindre la salle à manger, ils ne remarquèrent pas le regard malicieux que Narcissa posa sur leurs mains liées.
Pendant la visite, Hermione constata l'immensité du Manoir, et toutes les pièces à chaque étages. Une immense cuisine, deux salle à manger, une grande salle de réception, trois salons, deux bureaux, huit chambres, cinq salles de bain, une bibliothèque, trois salons de thé, et un immense jardin. En fait, Drago ne lui avait pas tout montré, se limitant aux pièces principales et évitant pour elle comme pour lui le salon de sa torture.
– Et là, il y a ma chambre, dit-il avec un sourire en ouvrant une porte en chêne au deuxième étage.
Quand elle entra, Hermione fut surprise de ne pas retrouver des serpents et autres écussons verts. De jolis tons gris recouvraient les murs. La tête de lit était d'un vert bouteille, mais rien d'autre ne rappelait sa maison. Elle vit le Nimbus 2001 sur une étagère, les bouquins d'école entassés au sol dans un coin de la chambre, les quelques photos mouvantes accrochées au mur.
– Je m'attendais à y trouver une nouvelle salle commune des Serpentard, moi !
Drago rigola bruyamment en s'affalant sur son lit, les mains derrière la tête.
– Je passais mon année entouré de vert, alors je me reposais la rétine en venant ici.
Hermione s'approcha timidement du lit, où elle s'assit.
– Tu n'as pas… de jeux ou de livres, dans ta chambre ?
– Tu veux jouer ? dit-il avec un air surpris.
– Non, enfin si tu veux, mais c'est juste que tu devais t'ennuyer ici tout seul.
Drago esquissa un sourire. En fait, il ne venait ici que pour dormir. Il n'avait même jamais emmené de filles ici. C'était son havre de paix.
– Mais tu es ici avec moi.
Hermione sourit, et se rapprocha de lui avec enthousiasme.
– Alors, tu veux faire quoi ?
« Là, tout de suite ? » pensa Drago en la dévorant du regard. Il aurait voulu la manger, littéralement.
Il la tira par le bras, la faisant basculer sur le lit avec lui. Elle sur le dos, lui sur le ventre, il la regarda un peu et vit de la panique dans ses yeux. En fait, il ne voulait rien faire avec elle aujourd'hui, et avait constaté qu'elle non plus. Réfrénant ses envies, il enfouit son nez dans le cou et les cheveux d'Hermione, inspirant son odeur.
Après quelques secondes, il passa un bras par-dessus son ventre, et se tint là, tout contre elle. Il savourait la chaleur qui s'échappait de son corps.
Hermione se sentait bien. Drago était si doux avec elle, plus qu'elle ne l'aurait un jour crut capable de l'être avec quelqu'un. Elle passa ensuite distraitement la main dans les cheveux blonds soyeux de Drago, et l'observa un instant. C'est en le voyant si paisible, les yeux fermés, la tête dans son cou et sentant ses lèvres contre sa peau, qu'elle comprit qu'il lui serait impossible d'imaginer un jour passer à côté de ses sentiments.
Voilà, c'est fini. Merci à tous pour vos lectures et commentaires, à bientôt pour une nouvelle histoire... Mais NON, je rigole évidemment XD Bon, ce n'était pas drôle, mais tant pis ;)
Alors, qu'en avez-vous pensé ? Maman Narcissa approuve plus ou moins les sentiments de Drago, notre Serpentard tente de cacher tant bien que mal ses sentiments, Hermione et sa curiosité, la visite du Manoir qui se termine en gros câlin ? Bon, tout ceci est bien mignon, non ?
Merci pour votre lecture ! Dites-moi vos avis en commentaires et à bientôt pour la suite !
