Bonjour à tous ! Voici la suite ;)
RARA : MZabiniMalefoy : Waouh, ton préféré, carrément ! Heureuse que ça t'ai plu ;) A bientôt et merci !
Chapitre 30 :
Terreur nocturne
– Il faudrait peut-être qu'on y aille. Harry ne saura même pas retrouver tous les aliments dans les placards pour faire à manger, chuchota Hermione.
Elle n'avait pas voulu briser la plénitude de la pièce silencieuse. Drago n'avait pas bougé, et elle aurait pu croire qu'il dormait si elle n'entendait pas sa respiration si rapide. Il grogna pour seule réponse, la serrant un peu plus fort.
– Drago ? Allez.
– Je suis bien, là…
Hermione réfléchit à une solution pour le faire partir, souriante. Qui aurait crut qu'elle vivrait des moments si paisibles après la guerre ?
– Es-tu chatouilleux ?
Pour connaître la réponse, elle précipita ses doigts sur son ventre, le faisant rire aux éclats et se tortiller. Malgré ses efforts, il ne la lâcha pas.
– Dragoooooo…
Elle tenta de le pousser, mais éclata de rire quand elle constata qu'il était accroché à elle comme un forcené.
– Mais je suis si bien, là. Je dormirais bien mieux au Square si nous étions comme ça.
Il aurait menti si il avait dit que cette phrase était innocente. Non, ça ne l'était pas. Il voulait qu'elle vienne le rejoindre. Il voulait dormir dans ses bras, et sentir sa chaleur et son odeur dans ses bras. Seulement ils n'étaient même pas ensemble, et il savait qu'il en demandait trop.
– Tu délire, Malefoy, dit-elle en se levant de force.
Ce qu'il avait dit l'avait chamboulée, parce qu'elle ne comprenait pas vers où évoluait leur relation. Ne fallait-il pas être un couple pour dormir dans le même lit ?
Après avoir ronchonné longuement et avec un air bougon, Drago se leva et ils finirent par sortir du Manoir après avoir salué Narcissa. Elle les remercia, et dit à Hermione qu'elle pouvait revenir quand elle le voulait, non sans l'avoir gratifiée d'un regard froid.
– L'atmosphère était… étouffante, souffla Hermione en passant la grille du Manoir.
Drago grimaça.
– Elle est un peu trop…
En fait, il ne trouva pas de mot adéquat.
– Mais elle ne te déteste pas.
Hermione se tourna vers lui avec des yeux malicieux. On lisait clairement le « Ah bon ? » sur son visage. Drago haussa les épaules en pouffant.
…
Hermione se réveilla en sursaut après son deuxième rêve érotique concernant un certain Serpentard. Cette fois, l'envie était plus que présente et elle le ressentait dans tout son corps. Tout la poussait vers le corps de Drago, pour qu'il assouvisse cette faim grandissante en elle. Pourquoi est-ce qu'elle avait tellement envie de rejoindre Drago ? Ces rêves sensuels s'avéraient repousser ceux plus macabres de la torture et de la guerre qu'elle faisait quelques fois.
Elle ne comprit pas tout de suite ce qu'il se passait quand elle entendit trois coups frappés à la porte. En fait, elle répondit même pas, croyant rêver encore. Alors Drago entra un peu précipitamment.
Quand il la vit redressée sur son lit, il fut soulagé. Les bruits de souffrances qu'il avait entendu provenant de sa chambre un peu plus tôt l'avaient fait paniquer : il avait crut à une attaque, ou qu'elle avait fait un atroce cauchemar.
– Ça va ? dit-il en chuchotant. J'ai entendu des gémissements, je me suis dit qu'il y avait peut-être un problème.
Alors comme ça, ce qui n'était que des gémissements de désir et plaisir mélangé étaient passés pour de la souffrances aux oreilles de Drago ? Hermione sentait encore le poids du Serpentard tout contre elle, et en soupira.
– C'était juste un cauchemar.
« Merci, oh Merlin, qu'il fasse nuit et qu'il ne voit pas la rougeur exagérée de mes joues », pensa-t-elle.
Drago parut gêné.
– Je ne savais pas que tu en faisais…
– Rien de grave.
Le fait qu'il soit dans la même pièce qu'elle la chamboulait bien trop. Il devait partir, ou alors venir l'embrasser et mettre fin au feu qui l'habitait. De plus, le torse magnifique qui lui faisait face ne l'aidait pas à se changer les idées. Pourquoi n'était-il venu qu'en short, déjà ?
La respiration d'Hermione s'accéléra. Mais apparemment, Drago prit cette manifestation de désir évident pour de la peur.
– Tu es sûre que ça va aller ? dit-il en avançant quelque peu vers le lit.
Hermione avait envie de lui hurler de s'approcher. Elle avait envie de l'embrasser et de lui enlever ce short ridicule.
– Je ne croit pas, dit-elle.
« Ce n'est pas bien, Hermione », lui souffla sa raison. Ne forçait-elle pas Drago à la rejoindre pour de mauvaises raisons ? Elle ne ressentait pas de peur, et lui voulait la rassurer. C'était une méthode qu'elle n'aurait jamais pensé adopter.
Mais après tout, ne lui avait-il pas confié vouloir dormir avec elle quelques heures plus tôt ? Voici donc une manière (immorale) de réaliser leur souhait à tous les deux.
– Tu veux que… que je reste ici ?
Hermione acquiesça bien trop précipitamment pour avoir l'air normale. Peut-être le regretterait-elle plus tard, mais en ce moment même, elle se délectait de voir Drago fermer la porte de la chambre et venir soulever la couverture pour s'y glisser.
La chaleur enveloppa le corps du Serpentard, et l'odeur d'Hermione emplit ses narines. Dans le noir complet, il chercha de la main le corps de la rouge et or, qu'il trouva à l'autre bout du lit. Un sourire malicieux fendit son visage.
– Je ne vais pas te manger, murmura-t-il en essayant de la rapprocher de lui.
« Pourquoi pas ? » pensa Hermione. Cette pensée indécente la fit rougir. Sans un mot, elle obtempéra et s'approcha un peu plus de Drago, et il se colla à elle.
Elle avait la peau en feu de le sentir tout contre elle. La chaleur envoûtante embruma son esprit. Elle sentait la main du Serpentard faire de petits aller-retour sur son ventre, et elle pria pour qu'il descende un peu plus bas.
« Non mais, ça va pas, Hermione ? » pensa-t-elle en se flagellant. Depuis quand ses hormones dirigeaient-elles sa vie ? Hermione Granger n'avait jamais eu d'aussi indécentes pensées, et elle se dit qu'il fallait qu'elle se reprenne rapidement.
Drago enfonça un peu plus son nez dans creux du cou d'Hermione. Il était à mille lieux d'imaginer les pensées de la Gryffondor. Allongés tous deux sur le côtés, face à face et collés l'un à l'autre, il sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine. Il aurait voulu lui embrasser le cou et poser sa tête tout contre sa poitrine, mais il savait qu'Hermione n'était pas prête à aller plus loin avec lui. En fait, ils n'étaient même pas en couple, et ne s'étaient embrassés que deux fois.
– Il était à propos de quoi, ce cauchemar ? murmura-t-il en soupirant de bien-être.
Hermione faillit avaler sa salive de travers. Elle devrait rapidement trouver quelque chose de cohérent au risque de se faire découvrir.
– Seulement la guerre, tout ça.
Elle osa enfin poser sa main sur le flan de Drago, alors qu'elle était restée quelques secondes le bras en l'air sans savoir où le poser.
– J'en ai déjà fait aussi, dit-il.
– Je suis désolée.
Drago fit un petit rire, expulsant l'air par le nez. Hermione Granger devait arrêter de s'excuser pour rien.
Alors qu'ils respiraient de plus en plus calmement, tous deux proches de retrouver le sommeil, Drago souffla :
– Je t'avais dit qu'on dormirait mieux comme ça.
…
La première chose qu'Hermione sentit en émergeant fut un corps chaud contre le sien. Elle sentait un souffle léger caresser la peau de son épaule, et elle frissonna violemment. Heureusement, elle ne réveilla pas l'être endormi auprès d'elle.
Elle paniqua soudainement. Qu'était-elle censée faire ? Elle ne s'était jamais réveillée auprès d'un garçon. Que se diraient-ils, une fois qu'il serait réveillé ? La respiration d'Hermione s'accéléra.
Elle ne voulait pas vivre ce moment.
Avant de se décider à se lever, elle laissa son regard naviguer sur le visage pâle de Drago. Elle voyait les muscles fins de son torse. La couverture se trouvait au pied du lit, couvrant juste leurs mollets. Elle se rendit alors compte combien la chaleur était étouffante. Ils s'étaient donné bien trop chaud.
Hermione sortit d'abord une jambe du lit, puis se redressa légèrement. Heureusement, Drago n'avait passé aucun bras sur elle, facilitant la tâche de s'extraire du lit. Elle sentit un air bien froid l'envahir quand elle fut complètement décollée de Drago.
Après avoir laissé son regard courir sur le corps découvert du Serpentard, elle sourit. Elle ne comprenait rien à tout ceci, mais ce qu'elle savait, c'était qu'elle n'aurait jamais voulu échanger ces moments contre d'autres.
Elle sortit de la chambre à pas de loups, et descendit rapidement au rez-de-chaussée. Elle eut la surprise d'y retrouver Ginny, attablée devant un thé fumant et grignotant une tartine de marmelade de citrouille.
– Salut Hermione !
Hermione se servit du café, puis alla se planter sur la chaise devant la rouquine.
– Ça va ? dit-elle.
– Très bien.
Hermione fronça les sourcils. C'était la première fois que Ginny dormait au Square depuis qu'elle était en couple avec Harry.
– Où est Harry ?
– A la douche. Dis-moi, tu te lèves bien tard.
Ginny la regardait malicieusement. Comment pourrait-elle savoir quoi que ce soit ?
– J'étais fatiguée, j'imagine. Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ?
Hermione était toute excitée de voir Ginny ici, à vrai dire. Cela voulait-il dire qu'Harry et elle avaient… ?
– T'emballes pas, dit Ginny en riant. On dort juste ensemble. Cet idiot est bien trop gentleman pour entreprendre quoi que ce soit. Ce qu'il ne sait pas (elle passa sa langue sur ses lèvres avec un air rêveur), c'est que j'en meurs d'envie.
Hermione ricana, essayant de ne pas penser à sa propre situation étrangement similaire.
– Pourquoi est-ce que tu ne fais pas le premier pas ?
– Bah, je suis quand même un peu timide. Je ne me vois pas lui sauter dessus comme ça !
Hermione roula des yeux.
– Tu es ridicule, Gin' ! Je ne te parle pas de ça, tu as juste à… l'embrasser un peu partout quand vous dormez ensemble, et le tour est joué.
Ginny fit mine de réfléchir, puis acquiesça avec enthousiasme. Puis soudain, elle fronça les sourcils.
– Mais dis-moi, c'est que tu as déjà bien réfléchi à la question.
Son air suspicieux faillit faire rougir Hermione, mais elle se retint. Ginny continua :
– Comment va Malefoy ?
Hermione comprit alors que son amie avait tout vu. Cette fois, elle ne retint pas sa rougeur.
– Je l'ai entendu se lever la nuit dernière, continua Ginny avec un sourire malicieux. Vous avez fait l'amour ?
Hermione cacha son visage brûlant dans ses mains. Pourquoi Ginny devait-elle employer des termes comme celui-là ?
– GINEVRA WEASLEY ! Tais-toi. Qu'est-ce que tu vas imaginer. Ca ne te regarde pas.
– Qu'est-ce qui ne la regarde pas ?
La voix rauque de Drago dans son dos fit frissonner Hermione malgré elle.
– Rien du tout, fit Ginny.
Mais son regard disait bien « On en reparlera ».
Quand il avait trouvé le lit vide et froid à son réveil, Drago avait ressenti une immense déception dans toutes les cellules de son corps. Il aurait voulu la serrer contre lui et l'embrasser pour commencer la journée en beauté. Il se demandait d'ailleurs pourquoi elle était partie, pourquoi Hermione ne ressentait-elle pas cette envie elle aussi. Il prenait cette attitude comme un rejet.
C'était mardi matin, et Drago profita de l'absence d'heures de TIG pour prendre un vrai petit déjeuner. Il fit exprès de s'asseoir près d'Hermione. Il étira son bras pour attraper la marmelade et le jus de citrouille, se penchant volontairement contre la Gryffondor qui ne savait plus où se mettre devant le regard scrutateur de Ginny.
– Nuit torride avec Potter ? dit Drago en ricanant.
Ginny fit un large faux sourire en plissant les yeux.
– Pas tes affaires, Malefoy. Nuit torride avec Hermione ?
Drago haussa les sourcils. Alors comme ça, elle savait ? C'était sûrement ça, qu'Hermione avait dit que ça ne regardait pas la Weaslette.
– Pas tes affaires, Weasley.
Drago décida ne pas se préoccuper de la rouquine, dont le regard en disait long sur ce qu'elle avait compris et sur son amusement. Il se tourna vers Hermione, qui essayait visiblement de se cacher derrière sa tasse de café.
– Pourquoi tu es parti ? dit-il d'un ton bas, ne voulant quand même pas que cette affreuse rouquine ne suive leur conversation.
Hermione feignit d'être indifférente, et jeta un regard appuyé en direction de Ginny (qui ricanait silencieusement en admirant sa tartine) pour faire comprendre à Drago qu'elle ne voulait pas en parler devant elle.
Cependant, le Serpentard était bien trop blessé pour attendre avant d'en parler.
– Peu importe. Réponds-moi.
– J'en sais rien, dit-elle.
Drago haussa un sourcil interrogateur.
– C'est tout ? Je vois bien que ça ne va pas.
Hermione haussa les épaules, sans jamais le regarder dans les yeux. Pourquoi la forçait-il à parler de ceci, devant Ginny en plus ? Elle n'allait pas évoquer sa soudaine timidité du matin, puis son rêve indécent sans avoir été mise en confiance et surtout, alors que tout le monde pouvait l'entendre.
Drago mettait pourtant toute la douceur dont il pouvait faire preuve en cet instant. Il était toujours vexé qu'elle soit partie, et le fait qu'elle ne lui réponde pas l'agaçait profondément.
– Laisse tomber, dit-il en se levant.
Tout en partant à l'étage, il croisa Potter qui lança des yeux interrogateurs à Ginny.
Rapidement, Drago enfila une tenue correcte, plaqua ses cheveux sur son crâne, se brossa les dents et sortit du Square sous le regard étonné des Gryffondor.
– Qu'est-ce qu'il a ? souffla Harry alors que la porte claquait.
– Saute d'humeur, soupira Ginny.
Quant à Hermione, elle essaya de se fondre dans la masse. Tout allait bien vite, depuis quelques jours, et tout ceci lui éclatait au visage. Elle sentait qu'elle avait besoin de prendre un peu de recul, bien qu'elle ne regrette pas une minute des moments passés avec Drago.
Il fallait bien qu'il y ai un petit problème entre eux XD Qu'avez-vous pensé du "cauchemar" d'Hermione ? Drago n'est-il pas complètement à côté de la plaque ? Ginny qui veut tout savoir ?
A bientôt, et n'oubliez pas les REVIEWS ! XD
