Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd'hui avec le dernier chapitre de cette histoire :) Je garde le discours émouvant pour l'épilogue, qui sera posté la semaine prochaine normalement ! Donc ne m'abandonnez pas tout de suite, il reste encore le 39 à lire ! XD

RARA : Guest : Heureuse que mon histoire te plaise :)

MZabiniMalefoy : Je partage ton snif, mdr :( Ca fait drolement bizarre de quitter une histoire ! Mes lecteurs me manqueront beaucoup ! T'inquiète, je suis contente de voir que tu "adores" à chaque chapitre, pas besoin de varier, ça me va XD Merci encore à toi pour ta fidélité et à bientôt !

Bonne lecture !


Chapitre 38 :

Cérémonie

Drago admirait le visage d'Hermione depuis plusieurs minutes. Endormie tout contre lui, le draps au niveau de leurs hanches, jamais il n'aurait cru voir une si belle image. Il semblerait, en fait, qu'il soit totalement mordu.

– Tu me rends complètement fou, Granger. Tu te rends compte ? Regarde ce que tu fais de moi… murmura Drago, lui embrassant le front.

Il sourit en repensant à la nuit dernière. Cette satanée Gryffondor l'étonnerait toujours. Elle, avec son courage de Gryffondor… Elle était venue à lui, nue, en une invitation délicieuse. Qui aurait cru qu'elle initierait ce genre de rapprochement ?

Il ricana. Lui qui pensait qu'elle n'était pas prête. En fait, c'était finalement lui qui avait freiné leurs ardeurs pendant des semaines. Ah ça, Blaise n'allait pas y croire !

Perdu dans la contemplation de sa Gryffondor endormie, il fut surpris de voir un sourire apparaître sur son doux visage soudainement.

– Tu vas arrêter de me regarder comme ça ? Je ne peux même plus me concentrer pour dormir… souffla-t-elle.

Elle n'avait toujours pas ouvert les yeux pourtant, ni changé de respiration.

– Comment tu sais que je te regardes, Granger ?

Elle ouvrit enfin les yeux, et sourit encore plus.

– Tu es tourné vers moi, tu m'as embrassé le front, et je sens ta respiration sur moi.

Drago rosit légèrement. Bon, il avait été grillé, visiblement.

– Ne te méprends pas. Je regardais juste comment tes cheveux sont encore plus ébouriffés après avoir fait… de l'exercice.

Hermione gloussa légèrement. En fait, elle ne le dirait pas, mais elle avait entendu ce qu'il avait dit à son sujet, lorsqu'il pensait encore qu'elle dormait. « Tu me rends complètement fou »… Son cœur avait fait une véritable embardée.

– Tu n'assumes pas que je suis seulement devenue complètement indispensable pour toi… dit-elle en jouant distraitement avec les fins poils du torse de Drago.

Sans vraiment savoir pourquoi, elle se sentait bien plus à l'aise avec lui, elle sentait leur lien plus intime et avait l'impression d'être connectée à lui. Ils étaient vraiment en couple, maintenant, plus que jamais. Et cet état de fait lui donnait envie de sourire.

– Mouais, souffla-t-il avec un petit sourire en coin.

– Hey !

Elle le frappa légèrement à l'épaule, mais ne put s'empêcher de rire. Drago s'étira et fit mine de se rendormir.

– Allez, on doit se lever. Je dois retrouver mes parents dans 2 heures.

– Oh… 2 heures… Ca nous laisse beaucoup de temps devant nous, non ? insinua Drago en dévorant le cou d'Hermione.

La jeune femme se fit rapidement convaincre quand Drago caressa doucement son ventre, descendant juste un peu plus bas…

Leur voyage prit bien trop rapidement fin. Il furent contraints de partir le vendredi soir, 18h. Drago aurait bien séquestré Hermione dans cet hôtel pour toujours, mais il n'était pas sûr que Shacklebolt apprécierait.

Alors les voilà, après plusieurs escales, de retour au Square Grimmaurd après être passés par le Ministère. Hermione avait convenu qu'elle reviendrait bientôt voir ses parents : elle en profiterait avant de retourner à Poudlard.

C'était samedi matin, et Hermione se préparait tranquillement dans la salle de bain en vue de se rendre à sa cérémonie de fin de guerre, à Poudlard. Elle avait revêtu sa robe grise avec la dentelle, qu'elle avait achetée avec Drago seulement deux semaines auparavant. Deux semaines… depuis, tellement de choses s'étaient passées.

Ginny rentra soudainement dans la salle de bain, la faisant sursauter. Elle ne l'avait pas vue depuis son départ en Australie, et n'avait même pas échangé de lettre avec aucun de ses amis.

– Coucou Hermione !

La rouquine arborait son air malicieux à la Fred et George, ce qui ne permit pas de rassurer Hermione.

– Salut Gin'. Harry est rentré ?

– Oui, il vient ici pour se préparer. Alors ?

– Alors quoi ?

– Rappelle-toi la dernière discussion que nous avons eue, insinua-t-elle avec un sourire des plus moqueurs.

Bien qu'elle se concentra pour ne rien laisser paraître, Hermione devint rouge pivoine.

– Ah je le savais ! Je n'y crois pas ! Par Merlin Hermione, vous l'avez fait !

Hermione roula des yeux, mais ne put s'empêcher d'afficher un petit sourire rêveur. La relation physique avec Drago devenait de plus en plus agréable à chaque fois : on ne pouvait pas dire qu'il n'y avait pas d'alchimie entre eux.

– Ginny, tu m'énerves.

– Enfin Hermione quoi ! J'ai bien le droit à un petit résumé non ?

Le seul regard que lui lança Hermione la fit sortir en boudant.

– J'ai l'air parfaitement ridicule Hermione, putain, tout le monde me regarde.

Hermione et Drago venaient d'arriver à Poudlard, et de s'installer avec l'assemblée devant l'estrade. Ils avaient tous été installés dans le parc, en face du château, tout près du lieu où un énorme marbre commémoratif avait été installé avec les noms des participants à la Bataille.

La jeune femme avait mis des heures à convaincre Drago de venir. Ce maudit Serpentard s'était dégonflé à la dernière minute, et avait supplié Hermione de mettre une autre chemise que la rouge qu'ils avaient choisi : elle l'avait pourtant convaincu.

Sentant son stress, elle lui attrapa la main et la pressa.

– Tout le monde nous regarde, Drago, parce qu'ils nous voient ensemble et qu'ils ne comprennent pas. Personne n'est choqué de ta présence ici.

Le jeune homme grimaça tout de même, et fixa un instant la marque noire que l'on voyait légèrement dépasser de sa chemise.

– Je confirme, Malefoy, chuchota Potter, à côté d'eux.

Il eut envie de lui faire fermer son caquet, mais n'en eu pas l'occasion. McGonagall, Shacklebolt, Percy Weasley et deux autres personnes venaient justement de monter sur l'estrade.

D'un sortilège, le Ministre amplifia sa voix et commença un long et ennuyeux discours, les serinant tous à propos des pertes que la guerre avait infligé et à quel point il était heureux de pouvoir tous les accueillir aujourd'hui, et bla-bla-bla. Drago ne les regardait même pas : il avait les yeux rivés sur Hermione, qui avait les larmes aux yeux, les lèvres qui tremblaient, et qui serrait sa main plus que de raison.

– Je voudrais maintenant adresser des récompenses toutes particulières à plusieurs figures de cette guerre. Nous ne pouvons ignorer que Monsieur Potter nous a été de la plus grande aide en ce qui concerne la destruction des forces du mal.

Drago vit Potter rougir et baisser la tête, et Hermione le regarder avec gratitude en hochant la tête avec fierté. Qu'ils étaient ridicules…

– Mais nous ne pouvons ignorer non plus le rôle primordial des membres de l'Ordre du Phénix. Je voudrais donc tout d'abord accorder l'Ordre de Merlin Première Classe à Monsieur Remus Lupin, et Mrs Nymphadora Tonks à titre posthume. Merci à eux. Nous nous demandons chaque jour pourquoi sont-ils partis si tôt.

Ce que Drago devina être un membre du Magenmagot souleva les deux récompenses et les donna à Andromeda.

– Je voudrais aussi accorder ce même Ordre de Merlin à Severus Rogue, qui fut pour nous un atout principal et une clé indispensable pour combattre Voldemort. Merci à lui pour son infini courage.

La médaille fut donnée à McGonagall, qui promit de déposer cette distinction dans le bureau de l'ancien professeur de potions. Drago sentit une boule de tristesse le ronger, en entendant ainsi parler de son parrain décédé.

Les Ordres de Merlin défilèrent ensuite : McGonagall en Commandeur, un grand nombre des membres de l'Ordre du Phénix en Deuxième classe comme Maugrey Fol Oeil, Neville Londubat en Troisième classe avec les parents Weasley. Drago s'était retenu d'éclater de rire quand il avait vu Londubat manquer de tomber en montant sur l'estrade pour se voir remettre la médaille. Quel empoté.

Le membre du Magenmagot présent surpris tout le monde en discernant la récompense Deuxième classe à Kingsley Shacklebolt lui-même, qui parut plus ému que jamais.

Hermione, à côté de Drago, était une vraie fontaine de larmes. Chaque Ordre donné faisait redoubler ses pleurs, et Drago l'embrassa tendrement sur la tempe.

– Je suis désolée, chuchota-t-elle. C'est juste que toute cette horreur me revient en pleine face. Tous ces gens formidables qui ont tellement aidé… Je suis désolée de pleurer comme ça.

– Chut, Hermione, hey. C'est normal. Ce que vous avez tous vécu a été vraiment horrible…

– Ne dis pas ça. Tu mériterais toi aussi une récompense, Drago, tu m'as sauvé la vie…

Il ne put s'empêcher de ricaner, s'attirant les regards mauvais de plusieurs personnes autour de lui.

– Ne dis pas n'importe quoi, 'Mione. Je suis un ancien Mangemort, quand même.

– Rogue aussi. Il a fait des choses horribles, mais nous a tous sauvés, ajouta Hermione avec véhémence.

Drago secoua doucement la tête et l'embrassa pour la faire taire. Bon, il venait de rater plusieurs remises de récompense, mais tant pis.

– Enfin, c'est avec tous mes remerciements et toute mon admiration pour ces jeunes héros que je clos cette remise de récompenses. Vous avez prouvé à bien des reprises que vous êtes les réels héros de cette guerre, sans aucun doute. Je discerne donc l'Ordre de Merlin Commandeur à Monsieur Ronald Weasley, qui s'est vu combattre les forces du mal dès sa première année d'étude, et qui a fait preuve d'un grand courage à bien des égards.

Hermione faillit pleurer encore plus que de raison en voyant Ron lâcher Astoria (qu'il n'avait d'ailleurs pas présenté officiellement), et se lever pour approcher de l'estrade. Elle, qui le connaissait bien, voyait qu'il était particulièrement mal-à-l'aise. Tout dans sa démarche le montrait. Elle le vit même s'essuyer « discrètement » les mains sur son pantalon de costume en montant les marches.

Le membre du Magenmagot lui serra la main, arrachant une petite grimace à Ron, et lui remis la médaille.

– Kingsley est insupportable, souffla Harry. Je lui avait pourtant dit qu'aucun de nous trois ne voulions de cette récompense.

– Je suis d'accord avec toi Harry, mais c'est un honneur qui ne se refuse pas une fois donné, chuchota Hermione en séchant ses larmes.

Quand Ron passa devant eux en revenant de l'estrade, il serra brièvement Hermione et Harry dans ses bras.

– Miss Hermione Granger est une jeune femme étonnante, brillante et courageuse qui nous a tous toujours surpris. On ne peut que la féliciter, et l'admirer. Merci à toi, Hermione, dit Kingsley en perdant son professionnalisme quelques instants.

Drago vit d'ailleurs les quelques journalistes vautours se précipiter sur le carnet de note : sans doute le petit écart de Kingsley ferait-il la Une des journaux du lendemain.

– Je discerne l'Ordre de Merlin Commandeur à Miss Hermione Granger, avec toute mon admiration.

Quand elle se leva, Hermione crut qu'elle tomberait directement. Elle parvient à avancer grâce à la petite impulsion de Drago, qui dut lui lâcher la main. Elle aurait voulu qu'il vienne avec elle.

Une fois sur l'estrade, elle vit l'étendue de la foule présente. La plupart la regardait avec admiration, et bien qu'elle en était fière, Hermione estimait que cette distinction n'était pas méritée.

Elle serra la main de tout le monde, McGonagall et Kingsley se montrant rassurants et personnels avec elle. La professeur fit un sourire plein de fierté à sa jeune élève, et Hermione crut fondre en larmes à nouveau.

La médaille lui fut remise à une vitesse impressionnante, en fait, Hermione n'avait même pas l'impression que la minute précédente avait eu lieu. Elle augmenta sa voix d'un sortilège et dit simplement :

– Merci à vous. Je ne méritais pas cette incroyable récompense. Merci aussi à tous ceux qui se sont battus avec nous pour le bien, merci à tout mes amis, à ma famille de cœur, les Weasley, et à mes parents. J'espère que vous vous remettez tous de ces temps difficiles. La vie est trop précieuse.

Drago était si fier d'elle, de ce petit bout de femme qui en avait déjà vécu tellement et qu'il aimait, et qui l'aimait aussi.

Elle descendit, ayant l'impression d'être liquéfiée sur place. Elle s'était retenue de dire « Merci Drago », parce qu'elle savait que le blond lui en aurait voulu d'avoir attiré l'attention sur lui.

– Et enfin, l'Ordre de Merlin Commandeur à Monsieur Harry Potter, le Survivant, sans qui rien n'aurait été pareil aujourd'hui. Avec une gratitude immense et une profonde admiration, Harry. Merci à toi.

Il fut longuement applaudit. Tout le temps qu'il se vit discerner la médaille, qu'il serra des mains et fit des sourires gênés, la foule applaudissait. Seulement, on ne l'acclamait pas comme une personnalité appréciée : on l'acclamait comme un véritable héro, respecté à tous les niveaux et profondément remercié.

Quand la cérémonie fut close, un grand buffet apparut au milieu du parc de Poudlard. Les gens se dirigèrent vers le bar, et se servirent à boire. L'ambiance n'était pas bonne enfant, mais solennelle : chacun se souvenait, remerciait, pleurait un peu parfois. L'heure était au soulagement, certes, mais aussi à la tristesse de toutes les pertes.

Hermione avait longuement serré Drago contre elle. Elle avait besoin de son réconfort. Non, tout n'allait pas bien depuis la guerre. Elle avait fait plusieurs cauchemars, pensait chaque jour à tous les morts, aux horreurs qu'elle avait vues et subies. Seulement, elle se devait d'être heureuse, pour ceux qui ne pouvaient plus l'être.

Elle se promit d'envoyer une lettre à ses parents en rentrant. Elle n'y croyait pas : l'Ordre de Merlin, tout de même ! Cette récompense n'était pas rien, loin de là. Elle se sentait honorée d'avoir reçu cette distinction.

Ils passèrent voir Luna et son père, Neville (qui ne semblait toujours pas remis d'avoir reçu une récompense), Blaise qui était seulement passé, le Professeur McGonagall et Flitwick qu'ils saluèrent, Kingsley qu'ils remercièrent. Le Trio d'Or était accaparé partout, en particulier Harry. Les gens remerciaient et posaient des questions, ce qui leur pris un temps fou.

Hermione traînait Drago partout. Elle savait bien qu'il la suivait de mauvaise grâce, mais elle le voulait près de lui, et savait qu'il partirait en courant si elle le lâchait. Personne ne leur dit rien au sujet de leur couple : chacun avait la décence de ne créer aucun scandale en ce jour.

Enfin, ils arrivèrent près des Weasley. Ils discutaient avec animation, et n'étaient pas très difficiles à repérer : la masse rousse se remarquait de loin. Drago avait d'ailleurs fait une remarque de mauvais goût à ce sujet, et bien qu'elle avait laissé échapper un gloussement, Hermione l'avait réprimandé.

– Hermione ma chérie ! Tu as très bien parlé, lui dit Molly à peine fut-elle près d'eux. Et toi Harry, que tu étais beau ! Cette cérémonie était très réussie. Ronald, mon fils !

Elle le prit dans ses bras, surprenant Ron qui discutait avec ses frères juste derrière elle.

– Un Ordre de Merlin Commandeur ! Mes enfants, mes enfants… fit-elle avec les larmes aux yeux.

– Ca va, maman, souffla un Ron gêné.

Drago était assez mal à l'aise. En fait, c'était la première fois qu'il voyait les Weasley depuis qu'il était avec Hermione. Et d'ailleurs, ils n'étaient même pas au courant qu'ils étaient ensemble.

– Oh, Drago, ça semble faire si longtemps ! Tu reviendras à la maison avec Hermione, j'espère ?

– Hum…

Hermione vola à sa rescousse.

– Nous viendrons dès que nous pourrons, Molly, merci. Je suis désolée de ne pas vous en avoir parlé avant d'ailleurs, mais on est ensemble…

Molly s'attendrit légèrement et balaya tout ça d'un grand geste du bras.

– Enfin, ma chérie, ce n'est rien ! Je sais bien que vous avez tous été très occupés. Ginny m'a dit que ton voyage en Australie s'était bien passé. Tu diras à tes parents qu'ils sont les bienvenus, quand ils veulent ! Tu fais partie de la famille, ma chérie !

Drago vit qu'Hermione allait se remettre à pleurer, et lui pressa doucement la main dans la sienne.

– D'ailleurs, continua Molly, tu as au moins la politesse de nous annoncer la nouvelle en face. Mon fils Ronald ici présent ne nous a toujours pas présenté la charmante jeune femme qui l'accompagne.

Ron (et la charmante jeune femme aussi par la même occasion) devint rouge pivoine.

– Maman ! Je vous en avait parlé. Voilà, c'est Astoria. Je ne vous avait pas dit qu'on viendrait aujourd'hui, parce que ce n'était pas officiel, jusqu'à… ce matin, en fait, dit Ron avec une gêne évidente en se tournant vers Astoria.

L'amour que lit Hermione dans les yeux de son ami lui remplit le cœur de joie.

– Enchantée, Madame Weasley. Excusez-moi de ne pas m'être présentée avant…

– Mais enfin, non, non, non, pas d'excuses ! Je suis tellement contente ! Et appelle moi Molly, jeune fille !

Astoria se retrouva rapidement assaillie par la horde de Weasley, et Hermione se dit qu'elle avait vraiment été très bien élevée, car sa gène ne transparaissait presque pas. Mais il était évident pourtant qu'elle l'était : qui ne le serait pas quand sa nouvelle belle-mère vous prend dans ses bras et ses nouveaux beau-frères font des remarques douteuses ?

– Je suis très heureuse de te rencontrer enfin, Astoria, glissa Hermione quand elle ne fut plus l'attention générale.

– Merci beaucoup, moi aussi. Ron m'a beaucoup parlé de toi.

– Enfin un allié serpent dans la fosse aux lions, lança Drago, qui fit rire tout le monde.

Plus tard dans la soirée, alors que la plupart des gens étaient partis, Hermione alla retrouver Harry près de l'énorme Marbre commémoratif. Le Survivant observait les noms depuis déjà de longues minutes, et Hermione avait voulu aller le soutenir : elle savait qu'il culpabilisait de voir tous ces gens qui ont combattu.

– Comment ça va ? souffla-t-elle.

Il haussa les épaules.

– Ca pourrait aller mieux. Disons seulement que cette cérémonie nous remémore bien trop la guerre, je trouve.

Hermione lui prit la main, et la serra doucement.

– Je ne vais pas très bien non plus. En fait, cette période d'après guerre a été magique pour moi, et pour toi aussi je suppose, mais on sait tous les deux que certaines cicatrices restent ouvertes.

Harry soupira, et se tourna vers Hermione, détachant son regard des noms gravés.

– Je… je suis une thérapie, Hermione. Avec un psychologue. Depuis quelques mois, déjà, enfin, depuis la fin de la guerre. Je ne vous en ai pas parlé pour que vous ne vous inquiétiez pas, mais… ça me fait vraiment du bien. Je fais de moins en moins de cauchemars, et j'arrive enfin à me dire que tout est fini, ça y est. Je peux laisser Ginny sans avoir peur qu'il ne lui arrive quelque chose. Je parle seulement avec cet homme, tu vois, et c'est comme si je guérissais peu à peu. Je lui parle des Dursley, de mes parents, de Sirius, de toi même, de Voldemort, de Malefoy, des Weasley… Et ça me fait vraiment du bien, Hermione. Voilà, je me disais que tu pourrais peut-être… enfin, ça pourrait t'aider si jamais tu en sentait le besoin.

Hermione sentit les larmes l'envahir à nouveau. Évidemment, qu'Harry n'allait pas bien : comment avait-elle pu croire le contraire ? Son meilleur ami avait vécu tellement de choses horribles… et prouvait encore aujourd'hui qu'il était une personne extraordinaire.

Elle serra Harry longuement dans ses bras, tout en pleurant, de bonheur, de malheur, elle ne savait pas, mais elle savait qu'elle l'aimait et qu'elle était heureuse de l'avoir dans sa vie malgré tout ce que cela avait impliqué.

Le soir même, alors qu'elle était dans les bras réconfortants de Drago, et qu'elle venait de lui parler de cette idée de thérapie pour peut-être aller mieux et voir tous ces souvenirs d'un meilleur œil, il la serra fort et lui murmura :

– Hermione ?

– Ou… oui ?

Il déglutit.

– Je… je t'… je t'aime.

Et à partir de là, la vague de bonheur qui l'envahit permit à Hermione de dire que son avenir ne pouvait pas mieux s'annoncer.


Et voilààà. Alors, il était important pour moi de clore avec cette cérémonie, pour bien montrer que tout n'est pas réglé dans leur vie, que les blessures sont encore bien fraîche. Et donc, j'ai décidé que Harry ne se voyait pas guérir de tout ça seul, alors il consulte un psychomage et conseille Hermione d'en faire de même. Pour combien de temps ? A vous de le décider, à présent, en fonction de ce que vous pensez de l'ampleur du traumatisme. Donc voilà, j'espère que cette cérémonie vous aura plut :)

Ensuite, petite discussion post- nuit entre nos deux amoureux, qu'en pensez-vous ? Et petit je t'aime de fin, quand même important ? Je tiens à préciser que Drago ne le dira pas beaucoup, ce ne sera pas dans ses habitudes, et préfèrera le faire ressentir.

Dites moi tout et à la semaine prochaine pour l'épilogue, tout dernier post ! :(