Blabla de l'auteur : Ohé tout le monde. Vu l'avalanche de reviews, j'en conclue que vous aviez hâte d'avoir la suite de cette histoire donc merci à Pims10, Romane 4321, Miss Morgane, Maggie (Salut toi. Faut pas être triste pour Mitchie je t'assure que c'est une battante. Elle va se relever ^^ Bises), Mamadjo, Guest (Salut toi. J'avoue que personne n'imaginait que l'histoire prendrait un tel tournant… Sauf moi naturellement mais je savais exactement où je voulais aller… Cependant je n'avais initialement pas prévu de la faire descendre aussi bas que là. Tu vas comprendre en lisant les chapitres à venir ^^ Pour les garçons, justement on a de leurs nouvelles dans ce chapitre. J'espère que tu apprécieras les retrouvailles. Bises) et Audrey (Salut miss. Ouais t'as vu je suis bonne en divination. J'ai eu Un O à mes BUSES ahah Je me doutais que tu n'aimerais pas ce chapitre et le prochain… Tu risques d'apprécier le retour de Shane mais… Enfin on verra quoi :p Bisouilles) pour leurs reviews. J'espère que ce chapitre vous plaira.

Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez de l'univers appartient à Disney. Quant à l'histoire, pour ceux qui me lisent depuis le début où presque, elle m'appartient également puisque j'avais déjà traité le sujet dans « Les Précieuses ». Par contre, pour le méchant de l'histoire… J'en ai plusieurs copies enfermés dans mon placard si jamais vous avez besoin d'un punching-ball ! ^^

Merci à chris87 et à nouna pour leur avis. Et merci à elles deux pour leurs commentaires. =)

CHAPITRE 02

Deux longues années passèrent. Année que Mitchie vit passer. Elle n'avait fait qu'une entorse à sa promesse de ne rien demander à Anthony. Elle voulait juste un cahier et un crayon. Chaque soir, elle y notait scrupuleusement combien elle avait gagné et à chaque fin de mois faisait un total. Il lui avait dit qu'elle lui devait cent mille dollars et même si elle était persuadée qu'il n'avait pas autant dépensé pour elle, elle accepta le marché. Elle gagnait entre cent et deux cent par jour et avait déjà remboursé quatre-vingt dix mille dollars, mais elle savait que le prix de ce qu'elle mangeait et utilisait comme produit d'hygiène ou de beauté était à ajouter et elle avait compté mille dollars par an pour ce qu'elle était obligée de demander. « Je ne lui dois plus que vingt-trois mille dollars, s'aperçut-elle un soir. Dès que je sors de cet enfer, il est clair que je vais tout faire pour ne pas y retomber. Et je vais commencer par voir avec mon ancien proprio s'il a gardé mes affaires. En théorie, il n'a pas le droit de les vendre et si, comme je le pense, c'est cet enfoiré qu'il l'a payé pour me foutre dehors, alors il me doit un max de blé ! » La brunette fut interrompue par l'arrivée d'Alan. Chaque mois il amenait une nouvelle fille avec lui, et c'était à elles de former la nouvelle, comme elles l'avaient fait pour Mitchie. A présent, elle était en charge de leur apprendre les erreurs à ne pas faire. Mais la plupart ne l'écoutait pas. Elles étaient à présent vingt filles à se partager cet appartement et il avait dû acheter le duplex d'à côté afin qu'elles ne se sentent pas étouffé. Les dix premières arrivées avaient eu la chance de pouvoir choisir si elles souhaitaient rester dans l'appartement ou aller dans le nouveau qu'elles devraient aménager et la plupart s'étaient laissées embobiner, malgré les conseils de Rubis. C'était la seule à être restée dans le premier, se moquant éperdument de savoir que le second était plus grand. De toute façon, elle ne prenait presque pas de place. Elle avait bien sûr, beaucoup maigrie mais pas assez pour se mettre en danger, et Opale, une fille arrivée bien avant elle, lui avait tatoué une colombe sur la cheville. C'était le seul changement qu'elle s'était offert depuis sa captivité. Les autres lui avaient été imposés et elle s'était promis que dès qu'elle serait libre, elle arrêterait de s'épiler de cette manière, qu'elle ne mangerait plus de citron et surtout, qu'elle cesserait de faire du sport, chose qu'elle avait toujours détestée.

« - On se rassemble, cria Alan depuis le salon.

En soupirant mentalement, la brunette quitta son lit et rejoignit la pièce avec les trois qui comme elle, n'aimaient pas cette vie. Citrine, la dernière arrivée, se rapprocha d'elle et lui demanda ce qu'il se passait.

« - Aucune idée. Allons voir, on n'a de toute façon pas le choix !

La jeune femme acquiesça et elles entrèrent à la suite des autres.

« - Princesse, vient donc devant !

Mitchie retint un nouveau soupir et fit comme il le lui avait demandé. Il sourit, ravi de voir qu'elle lui obéissait, et commença un discours qu'elle n'écouta pas. Au contraire, elle se rappela de la première fois qu'il l'avait appelé comme ça.

Flashback

Comme tous les soirs, Anthony entra dans l'appartement pour voir comment allait ses joyaux, comme il se plaisait à les appeler. Il fut cependant surpris de voir que Rubis refusait toujours de manger ou de se laver. Son odeur commençait à gêner les autres filles qui venaient se plaindre auprès de lui. La plupart étaient même prêtes à la laver elles-mêmes seulement, elle refusait de travailler.

« - Rubis, arrête de jouer ta princesse ! A partir de maintenant, tu vas aller tapiner comme toutes les autres, dit-il simplement.

« - Va te faire foutre, répondit-elle. Si mon odeur les gêne, tu n'as qu'à me laisser partir ou attendre que je meurs, parce qu'il est hors de question que je couche avec n'importe qui juste pour toi, répondit-elle hargneuse.

« - Ecoute-moi bien princesse, dit-il froidement en la rejoignant en trois enjambées, tu vas cesser immédiatement de jouer les divas et tu vas bosser comme tout le monde parce que je te jure que s'il le faut, je te colle sous intraveineuse et je fais venir le tout New York pour qu'ils viennent te violer, tout ça sans que tu ne gagnes un dollar, c'est clair ?

Mitchie voulut lui répondre d'aller au diable, seulement, il lui tenait la gorge près à l'étrangler et elle se contenta de le fixer avec haine, voulant qu'il comprenne qu'elle ne travaillerait pas pour lui. Manque de chance, il continua de serrer son cou et, en voyant que ça n'avait aucun effet, il la jeta contre le mur. Le choc l'assomma presque mais il s'en moqua, il la rejoignit rapidement et lui promit qu'il allait la faire changer d'avis, fusse-t-il qu'il emploie la force !

Fin du flashback

Au début, elle avait eu du mal à croire qu'il n'hésiterait pas à la frapper mais il avait été plus sournois, puisqu'il avait payé un repas gastronomique qu'il avait fait livrer. Les odeurs qui s'échappaient de la salle à manger, lui chatouillèrent les narines, réveillant son estomac qui se manifesta. Elle refusa de céder mais les rampes abdominales finirent par lui être si douloureuses que lorsqu'il revint la voir, elle céda. A contrecœur et affaiblie par la faim, elle signa un contrat qui stipulait qu'elle devrait travailler pour lui jusqu'au remboursement totale de sa dette.

« - Alors voilà vos tenues pour le grand soir, dit-il joyeusement faisant revenir la brunette à elle. Donc ce soir, vous êtes toutes exemptées de travail et je vous retrouve demain à dix-huit heures. Soyez toutes prêtes !

Il partit sur ces mots, laissant plusieurs cartons sur les canapés. Chaque boite avait un prénom et la brunette regarda chaque fille prendre son cadeau et retourna dans sa chambre, ne voulant pas savoir ce que contenait cette boite. Elle n'avait rien demandé.

« - Rubis, l'appela Citrine, t'as oublié ça, dit-elle en lui tendant son carton.

« - Je ne l'ai pas pris, nuance. Je me fous de ce qu'il y a là-dedans !

« - Mais enfin, soupira Jade, si tu ne te prépares pas, comment veux-tu faire demain ?

Devant le regard vide qu'elle lui lança, la jeune femme habillée en vert reprit la parole.

« - Il a organisé une grande fête qui sera payée mille dollars si on bosse bien !

En entendant le prix qu'elle pouvait gagner, la jeune femme réfléchit puis décida de jouer le jeu. Ainsi elle gagnait presque une semaine de travail forcé. Comme toutes les filles, elle ouvrit son carton et en sortit une robe de satin rouge, détail qui ne l'étonnait plus, mais également du vernis et des chaussures de la même couleur. Les bijoux étaient quant à eux en or mais incrusté de rubis. Elle sourit, machinalement, quand elle nota le vernis à ongle et comprit le message. Sans un mot, elle rangea tout sauf le vernis et sortit de quoi se faire les ongles. Elle commença par ses pieds et termina par ses mains. Elle prit soin à bien tailler ses ongles afin que ses mains soient parfaites puis quand le vernis fut complètement sec, elle partit se laver, comme toujours à l'eau froide. « Cela dit, songea-t-elle sous l'eau, combien ça va nous coûter ? » Se promettant de poser la question à Citrine, la seule avec qui elle parlait réellement, elle sortit et enfila son pyjama rouge, puis commença à enrouler plusieurs bigoudis dans ses cheveux qui avaient beaucoup poussés depuis son arrivée puisqu'elle refusait d'aller chez le coiffeur pour ne pas lui devoir plus.

La soirée lui parut longue et elle décida de se passer de repas afin de s'endormir plus rapidement. Néanmoins, elle profita d'être seule avec la jeune femme en jaune, pour lui poser des questions.

« - T'as rien écouté ? Bon je te résume. Demain Alan donne une grande fête et il veut qu'on y aille toute. C'est une sorte de truc VIP avec des gens connus et riches. Le but est qu'on leur soutire le plus possible.

« - Ok et cette soirée nous coûte combien ?

« - Comment ça ?

« - Ne sois pas naïve, Ci', tu te doutes bien que ces cadeaux ne le sont pas réellement, soupira Rubis.

« - Oh. Euh il ne l'a pas dit. Selon lui, ce sont des cadeaux !

« - Mouais !

Afin d'être sûre, la jeune femme décida que les cadeaux valaient au moins mille dollars et les ajouta dans son carnet puis se coucha les laissant toutes rêver que la soirée serait magique. Naturellement, la brunette se réveilla tôt mais profita que la maison était calme pour réfléchir sérieusement. Elle s'était réjouie pour rien la veille puisque la soirée serait non payée. « Ou alors faut que je vide les poches de plusieurs personnes, mais ça va être compliquée… Mais pas impossible, sourit-elle en mettant son plan en place. » Elle y réfléchit durant une longue heure puis Béryl et Lune (= une pierre de lune c'est bleu gris) se réveillèrent. Elles sortirent donc de leur lit toutes les trois puis allèrent prendre leur petit-déjeuner. Machinalement, Mitchie fit ensuite une heure de sport afin de garder son tonus puis partit se relaver. Quand elle revint, la plupart était débout et commençaient à se préparer en discutant gaiement. Elles firent des suppositions sur, la soirée, les invités, la décoration de la salle et Mitchie se demanda si elles prenaient réellement plaisir à se prostituer.

La journée passa lentement et vers seize heures, elle entreprit de commencer à se préparer. Elle rejoignit la salle de bain et s'installa devant un lavabo pour se maquiller. Face au miroir, elle se mit du fond de teint, pour cacher sa peau devenue trop clair à son goût, puis après avoir poudré ses joues, se fit un regard charbonneux. Ce soir, elle aurait besoin d'être la plus belle. C'était le seul moyen pour que son plan fonctionne. Quand elle fut satisfaite de ses yeux, elle défit ses bigoudis et se fit un chignon compliqué où s'entremêlaient plusieurs anglaises, dégageant ainsi sa nuque. Elle ajouta un peu de gloss transparent puis alla enfiler sa robe, la regardant réellement pour la première fois. Celle-ci était longue et cintrée jusqu'à sa taille avant de s'évaser légèrement. Le col en V était parsemé de petits diamants, que la jeune femme espéra faux et les bretelles se croisaient dans son dos, soulignant ainsi sa silhouette. La jupe était, quant à elle, fendue jusque mi-cuisse, et une légère traîne tombait sur le sol. « Elle est magnifique, songea-t-elle. » Une fois habillée, elle mit deux créoles où pendaient des rubis, ainsi qu'un grand sautoir au bout duquel était accrochée une pierre rouge étincelante, qui tombait dans le creux de sa poitrine. La brunette mit également le fin bracelet orné de pierres de la même couleur et fin prête, s'assit avec élégance sur son lit pour se reposer. Ainsi elle n'aurait qu'à mettre ses escarpins et prendre sa pochette. Quand elles la rejoignirent, la plupart des filles furent jalouse de la beauté de la robe de la Princesse et espérèrent qu'un jour elles aussi auraient la plus jolie. Rubis qui les avait vues arriver, observa leur tenue et retint un sourire moqueur. Hormis quelques détails, elles portaient toutes une tenue similaire. Une robe de leur couleur, généralement bustier ou avec un décolleté profond, et arrivant mi-cuisse. Certaines avaient des volants sur la jupe, d'autres des diamants sur le haut de la robe, ou un nœud.

Anthony arriva à dix-huit heures précise, et les observa toutes avec attention. Il replaça une mèche de cheveux sur certaines, ou ajusta la tenue, puis les félicita, elles étaient toutes magnifiques. Mitchie nota que Saphir avait une robe qui détonait légèrement des autres tenues, puisque la sienne était parsemée de strass la rendant éblouissante. A ce moment-là, elle comprit que l'une des deux serait la cavalière attitrée de leur 'patron' et pria pour que ce soit celle qu'elle considérait comme son mentor.

« - Princesse, souffla une voix dans son oreille qui lui donna la nausée, tu es éblouissante ! Je savais que cette robe serait parfaite !

La jeune femme se retint de lui dire ce qu'elle pensait de tout ça et il donna le signal de départ. Elles prirent chacune leur pochette puis quittèrent l'appartement dans lequel il les avait rassemblés. Rubis s'étonna de voir une limousine garée devant chez elles mais comprit que celle-ci serait leur moyen de transport et monta dedans en se demandant combien ça allait leur coûter à chacune. Durant le voyage, Anthony donna ses instructions et elle se força à écouter ce qu'elle devrait faire de sa soirée, afin de ne pas commettre d'impair.

« - Bien ce soir, vous faites votre entrée dans le grand monde. Donc, on surveille son langage, et on se montre désirable, pas désespérée Durant la soirée, je vous attribuerai à toute un cavalier. A vous de le séduire et le charmer pour le mettre dans votre lit. Bien sûr si vous avez un problème avec lui, venez me le dire et je vous en trouverai un autre mais je ne veux pas toutes vous venir me pleurer sur l'épaule ! Des questions ?

C'était une question rhétorique, chacune savait qu'elle ne devait en aucun cas poser une question si elle tenait à passer une soirée agréable. Dès qu'Anthony eut terminé ses explications, les jeunes femmes se mirent aussitôt à discuter gaiement se posant toujours mille questions sur cette soirée exceptionnelle. Mentalement à l'écart d'elles, Mitchie regarda la route défiler, faisant une estimation approximative de ce qu'elle pourrait avoir à la fin de la soirée.

Lorsque la limousine s'arrêta, Anthony sortit, entouré des jeunes femmes et leur rappela de se tenir correctement. Il jouait sa réputation sur cette soirée. Avec le plus de classe possible, elles entrèrent dans le hall et attendirent à l'écart qu'il les fasse entrer. La soirée se passait dans une salle d'un grand hôtel, ce qui n'étonna pas la brunette. Elle en profita pour regarder celui qui les ferait entrer et lui sourit mystérieusement, le faisant presque glousser. Heureusement pour elle, personne ne le remarqua et quelques secondes plus tard, elles pénétrèrent dans une immense salle décorée avec goût. Etant les premiers arrivés, il les autorisa à aller se désaltérer et se nourrir doucement. Comme souvent, Mitchie les suivit tout en se mettant à l'écart. Au contraire de ses collègues, elle détestait cette vie et comptait toujours l'achever rapidement. Elle en avait assez d'être au service d'un homme qu'elle méprisait, de travailler avec des gens qui ne la connaissaient pas et qu'elle ne supportait pas, mais surtout de ne pouvoir sortir quand elle en avait envie. Elle passait ses journées à imaginer d'immenses plages de sable fins, des rues noires de monde durant la période de noël, de taxis qui pourraient l'emmener où elle voulait. Elle rêvait à ce qu'elle imaginait être la vraie liberté. Celle où elle pouvait avoir un choix réel entre deux activités. Elle fut cependant dérangée dans ses rêves, par des gloussements et sourcilla en voyant le directeur de l'école Des Métiers De La Scène arriver. Il était accompagné d'une jeune femme charmante, qui s'éloigna rapidement pour rejoindre un jeune homme aux cheveux blonds. « Mon passé me rattrape décidément, soupira-t-elle. » Le revoir lui rappela cruellement la dernière fois qu'elle avait vu ses amis, et surtout comment ils s'étaient séparés en mauvais termes. « Si je leur avais ouvert la porte, lorsqu'ils sont venus après l'enterrement, serais-je ici, se demanda-t-elle soudainement, où aurais-je été les voir ? M'auraient-ils accueillie et aidé ou m'auraient-ils tourné le dos ? Je pense que je ne saurais jamais ! »

« - Vous êtes, je crois, la plus désirable dans cette pièce, sourit une voix à son oreille la faisant sursauter.

Rubis se retourna et sourit presque timidement à celui qui aurait pu être son patron.

« - Alors comment trouvez-vous cette petite sauterie ?

« - J'ai vu des soirées plus dynamiques, admit-elle en déguisant quelques peu sa voix.

« - C'est aussi mon avis ! J'aurais dû emporter ma guitare, rit-il. Je m'appelle Brown Césario, ajouta-t-il en lui tendant la main.

« - Enchanté, répondit-elle simplement en lui serrant la main avant d'apercevoir Anthony qui lui signala que ce ne serait pas sa victime.

Elle n'ajouta donc rien, se contentant de sourire presque gênée. Il ne sembla pas choqué qu'elle ne se présente pas, puis lui souhaitant de passer une soirée agréable, rejoignit l'orchestre avec qui il discuta. Durant les minutes qui suivirent, la brunette vit Anthony présenter ses filles. Citrine partit avec un danseur classique très en vogue, alors qu'Ambre discutait avec un homme dont le visage ne lui parlait pas. Elle apprit cependant qu'il était producteur dans une maison de disque connue et l'une après l'autre, ses colocataires s'éloignèrent chacune se retrouvant avec sa victime. Bientôt elle resta seule avec Perle et Emy avec qui elle discuta en attendant que leurs cavaliers arrivent. Deux finirent par entrer et Mitchie se tendit en reconnaissant Nate et Jason. « Non, songea-t-elle en cessant de respirer, ils ne peuvent pas être là ! Pas eux ! » Perle fut présentée à Jason, alors que son amie rencontra Nate. La brunette eut mal au cœur pour eux, sachant pertinemment que tout n'était que mise en scène. Une fois de plus, elle ne put y réfléchir puisque Anthony lui fit signe d'approcher. Comprenant que c'était à son tour d'entrer en scène, la brunette inspira longuement tout en s'approchant. Seulement lorsque le jeune homme qui lui était destiné se retourna, elle crut mourir. « Pas lui, songea-t-elle. Tous sauf lui ! »

« - Shane mon ami, laisse-moi te présenter Rubis, ma pierre la plus précieuse ! Un vrai pousse au crime, n'est-ce pas ?

« - En effet, admit-il en souriant amusé. Mademoiselle, vous êtes ravissante !

« - Tant de galanterie me touche, répondit-elle sans savoir pourquoi.

« - Mais je vous en prie. Quand on a devant soi, une jeune femme aussi magnifique, c'est la moindre des choses que de rester correct envers elle !

« - Peut-être devriez-vous le dire à quelques hommes de passage alors !

Il lui sourit amusé puis salua Anthony qui prit congé, prévenant ainsi la jeune femme que c'était à elle de jouer.

« - Comment connaissez-vous Anthony, demanda-t-elle poliment.

« - Je ne le connais pas, mais ces soirées sont réputées dans le show business, je voulais voir ce qu'il en était en réalité et… Je dois dire que pour le moment, tout me parait parfait, répondit-il en la fixant. Et vous ?

« - Il m'a sauvé la vie, mentit-elle quand j'étais plus jeune et… Nous ne nous sommes plus quittés ! Vous comprenez, les vrais amis sont si rares, ne put-elle s'empêcher d'ajouter.

« - Je confirme. Je n'ai que deux amis sur qui je puisse réellement compter. Avant j'en avais trois mais, elle a disparu après un quiproquo, avoua-t-il.

« - Vous n'avez pas essayé de la retrouver ?

« - Oh si. J'ai même été la voir plusieurs fois chez elle, après la mort de sa famille, je voulais m'expliquer mais… Elle ne m'a jamais ouvert !

« - Vous l'aviez blessé, il faut dire !

« - Qu'en savez-vous ?

« - Vous ne parlez pas de Mitchie, demanda-t-elle avec innocence.

« - Si. Comment la connaissez-vous ?

« - Je suis la fille d'une amie à sa mère, mentit-elle à nouveau. On a plus ou moins grandit ensemble, quand elle n'était pas avec vous !

« - Vous la voyez encore ? Comment va-t-elle ? Est-elle heureuse ? Vous savez où je peux la trouver ?

« - Vous ignorez donc tout d'elle ?

« - Comment ça, demanda-t-il perdu.

« - Je ne préfère pas en parler ici, je suis désolée !

Sans réfléchir, il lui proposa de monter en lui expliquant qu'Anthony avait réservé les chambres afin que les invités de la soirée puissent y dormir si jamais ils avaient trop bu. Elle acquiesça en se retenant de le corriger, connaissant la véritable raison de ces réservations. Ils prirent la chambre cinquante deux et après avoir commandé de quoi boire et manger, il lui demanda, à nouveau, comment allait leur amie commune. Un voile de tristesse passa dans les yeux, délicieusement envoûtants, de la jeune femme et il sentit son cœur se serrer. Il sut, avant même qu'elle ne parle qu'il n'aimerait pas la fin de cette histoire.

« - Et bien… Vous savez, un an après avoir perdu sa famille, la librairie dans laquelle elle travaillait, a fermé. Elle a tenté de faire face en cherchant un nouveau travail mais ça n'a pas marché. Quelques mois après son propriétaire l'a mise à la rue. Je l'ai recueillie pour lui permettre de faire face mais elle est tombée dans une grave dépression. Plus rien ne l'intéressait, ne lui donnait envie. Un jour, elle m'a dit qu'elle sortait chercher du travail. J'y ai cru, pensant qu'elle remontait la pente mais… Mais elle n'est jamais revenue, termina-t-elle en pleurant doucement. J'ai retrouvé son sac à main sur le pont où vous alliez souvent. Des témoins affirment l'avoir vu se jeter dans l'East River et malgré les recherches, on ne l'a jamais retrouvé.

Shane fixa la jeune femme qui parlait depuis plusieurs minutes et sentit son estomac se retourner. Face à lui, elle semblait sur le point de pleurer et il la prit dans ses bras, voulant la consoler mais surtout s'excuser de lui faire revivre de pénibles souvenirs. Ils restèrent ainsi quelques instants puis il s'éloigna légèrement.

« - Mitchie… Je n'aurais jamais cru… Elle était si pleine de vie, de joie. Tout semblait lui sourire !

« - Vous l'aimez bien, je me trompe ?

« - Bien sûr que je l'aimais. Elle était ma meilleure amie, celle à qui je pouvais tout dire. Je lui aurais confié ma vie sans l'ombre d'une hésitation !

« - Et pourtant vous lui avez brisé le cœur, souligna-t-elle en prenant son verre pour boire.

« - Ce n'était pas… Je ne pouvais pas lui dire certaines choses non que je n'avais pas confiance en elle, mais je voulais la préserver.

La brunette le regarda touchée et se demanda, l'espace d'une seconde, ce qu'il se serait passé si elle leur avait laissé l'ombre d'une chance de s'expliquer, puis décida d'en avoir le cœur net.

« - Que lui cachiez-vous de si horrible ?

« - Rien d'horrible seulement… Tu sais que Mitchie rêvait de faire carrière dans la danse ?

« - Oui, rit-elle, elle dansait tout le temps !

« - Exact. C'est même elle qui m'a appris à danser correctement, se souvint-il. Seulement, l'été où nous nous sommes disputés… C'est de ma faute, j'avais besoin d'argent pour financer mon studio, je n'en pouvais plus de vivre chez mes parents et j'ai demandé à mon oncle s'il pouvait me prendre en tant que professeur de danse. Il a accepté seulement, après avoir signé mon contrat, j'ai appris qu'elle avait postulé pour ce même travail et qu'elle voulait à tout prix décrocher l'emploi. J'ai bien songé à annuler mon contrat seulement Brown l'a appelé avant pour lui dire qu'il avait trouvé quelqu'un. Elle est partie furieuse, probablement chez toi d'ailleurs et, je ne l'ai revu qu'une fois, lors de l'enterrement de sa famille… Mais où étais-tu ? Je me souviens de chaque personne qui était présente ce jour-là mais aucune jeune femme aussi belle que toi n'était présente ! Je m'en serais souvenu, pourtant ton visage m'est familier !

« - On ne s'est jamais vu pourtant. Le jour de l'accident, j'étais en vacance en France avec ma famille… On est rentré le mois suivant et c'est à notre retour qu'on a appris la nouvelle. J'ai été voir Mitchie aussitôt, je m'en voulais de n'avoir pas pu être présente !

La brunette avait conscience que son histoire ne tenait que peu la route mais elle s'en moquait, pour le moment, elle devait surtout amener son ancien meilleur ami à coucher avec elle. Et même si elle le connaissait par cœur, elle ignorait comment faire une telle chose. Heureusement pour elle, il lui facilita la tâche en buvant un second verre de champagne alors qu'aucun d'eux n'avait mangé. Soupirant mentalement à son plan de soirée, elle entreprit de commencer à user de ses charmes, aussi doucement, elle se rapprocha de lui et embrassa sa joue, le faisant sourciller.

« - Je sais que je ne suis pas Mitchie et je n'ai pas la prétention de vouloir la remplacer mais, je suis certaine qu'elle vous aurait pardonné si elle avait su ce qu'il s'était réellement passé.

« - J'en suis moins sûr vois-tu. Mais nous ne le saurons jamais parce que je l'ai laissé partir et qu'elle a beaucoup souffert. Enfin, j'imagine qu'elle est heureuse à présent.

« - Vous avez tort, chuchota-t-elle malgré elle.

« - Pourquoi dis-tu ça ? Tu peux me tutoyer tu sais ?

« - Je sais mais je trouve le vouvoiement plus classe. Je dis que vous avez tort dans le sens où elle va croire durant des années que vous l'avez trahis ! Elle est morte avec cette idée et… Même si elle est au paradis, elle ne sait rien encore !

« - Je connais Mitchie, elle doit nous espionner et à l'heure qu'il est, elle sait la vérité !

« - Probablement, admit-elle. Trinquons à sa santé, ajouta-t-elle plus gaie.

Tout en parlant, elle remplit deux coups de champagne et lui en tendit une. Il la prit en souriant et la fixa quelques secondes.

« - J'ai vraiment l'impression de te connaître, tu sais ?

« - Peut-être, sourit-elle. A Mitchie, l'amie et la femme la plus merveilleuse que j'ai connue.

« - A Mitchie la jeune femme la plus extraordinaire que j'ai connu et que je n'oublierai jamais !

Elle sourit à ce toast puis ils burent leur flûte. Shane finit la sienne aussitôt et grimaça en s'apercevant qu'il commençait à être ivre. Il se tourna vers la jeune femme pour lui proposer de rejoindre les autres mais lorsqu'il la regarda, il revit, pour la première fois depuis trois ans, sa meilleure amie et oublia tout le reste. Sans ciller, il se rapprocha d'elle et mit sa main dans sa nuque pour venir l'embrasser avec douceur. Geste dont il avait toujours eu envie.

Rubis fut étonnée de sa douceur et lorsqu'elle sentit ses lèvres contre les siennes, elle sourit et répondit à son baiser. Elle savait qu'elle devait reprendre le contrôle de la situation mais pour le moment tout ce qu'elle pensait était que depuis deux ans, c'était le premier geste tendre qu'un homme avait envers elle. Elle ferma donc les yeux et se rapprocha de lui alors qu'il s'allongeait doucement sur le lit, avant de la serrer contre lui. La jeune femme se laissa faire puis lorsqu'elle fut sur lui, délaissa ses lèvres pour venir embrasser son cou. Avec des gestes précis, elle déboutonna la chemise qu'il portait, dégageant sa gorge et se colla contre lui, savourant de sentir leurs corps frotter l'un contre l'autre. Cependant, elle comprit vite qu'elle ne pourrait pas abuser de sa douleur et se releva doucement alors qu'il ouvrait les yeux pour la regarder.

« - Je suis désolée Shane… Je ne peux pas !

Sur ces mots, elle se leva et commença à partir seulement il la retint alors qu'elle avait la main sur la poignée de porte. Avec une douceur, qu'il semblait être le seul à maîtriser, il posa ses mains sur sa taille, la faisant frissonner. Lentement, il se pencha vers son oreille où il chuchota :

« - De quoi parles-tu, demanda-t-il avant de déposer un baiser dans son cou.

« - Je… Ce ne serait pas honnête de ma part, commença-t-elle avant de soupirer de plaisir en sentant qu'il embrassait sa nuque.

Shane sourit en la sentant s'abandonner doucement à ses baisers et entreprit de continuer à la faire frissonner contre lui. Alors qu'il revenait sur son cou, il fit glisser ses mains sur le ventre de la jeune femme la rapprochant de lui. Elle ferma les yeux, sans qu'il ne le voie et s'appuya contre lui en penchant la tête pour lui faciliter l'accès. Il sourit contre sa peau et lorsqu'elle posa sa main dans ses cheveux, il soupira son prénom.

Rubis tourna la tête pour le regarder mais avant que leurs yeux ne se croisent, il l'embrassa avec tendresse brisant ses réticences. Lentement, elle se retourna sans cesser de l'embrasser et il les ramena jusque sur le lit qu'ils venaient à peine de quitter. Avec des gestes calculés, il s'assit sur celui-ci l'amenant à prendre place sur lui et grogna de satisfaction lorsqu'il sentit la poitrine de la jeune femme contre lui. L'air les sépara quelques secondes mais il revint sur ses lèvres aussitôt, refusant de la laisser partir. Elle dut le comprendre puisqu'elle se colla complètement à lui avant de faire passer sa main dans le col de sa chemise noire qu'elle avait commencé à défaire. Il soupira doucement et laissa sa main glisser sur sa hanche puis sa cuisse, jusqu'à la cheville où il sentit une chaussure qu'il fit tomber au sol avant de réitérer avec son second pied. L'air les séparant à nouveau, il reprit l'exploration de son cou, respirant l'odeur de lait qui émanait de sa peau, alors que sa main gauche revenait se loger dans son dos. La seconde remonta avec plus de langueur et caressa la jambe qui était dénudée par la fente de la robe. Il laissa ses doigts faire plusieurs allers-retours sur la peau douce alors que la jeune femme continuait de déboutonner sa chemise. Quand celle-ci fut complètement ouverte, il stoppa ses caresses et la regarda dans les yeux, durant tout le temps où elle la lui retira. Quand ce fut fait, Rubis cessa enfin de le fixer, préférant observer ce corps qu'elle venait de mettre à nu et il la regarda faire. Elle sourit et doucement vint embrasser ses pectoraux, le chamboulant un peu plus. Lorsqu'elle le mordit légèrement, il sourit et remit ses mains sur elle, cherchant à lui retirer sa robe. Avec douceur, de peur d'abîmer le vêtement, il fit glisser une bretelle de la robe alors qu'elle revenait l'embrasser. Dès qu'il sentit ses lèvres sur les siennes, il répondit à son baiser et caressa son dos avec délicatesse la faisant soupirer contre sa bouche. Elle se colla plus à lui et lorsque l'air devint vital s'éloigna. Il voulut l'interroger seulement si elle descendit de sur lui, ce fut pour s'asseoir au milieu du lit avant de lui faire signe de la rejoindre, ce qu'il fit avant de revenir l'embrasser la faisant basculer sur le dos. Elle sourit contre ses lèvres mais répondit à ce baiser avec fougue. Elle sentait bien qu'elle ne contrôlait plus rien mais elle s'en moquait. Pour la première fois de sa vie, elle avait réellement l'impression de faire l'amour avec un garçon et non d'être un jouet entre des mains enfantines qui n'avaient pas peur de lui faire du mal. Aussi lorsque l'air leur manqua, elle les fit basculer à son tour. Elle se retrouva assise sur le jeune homme qui était allongé sur le dos. Il l'observa amusé puis s'assit à son tour avant de caresser la bretelle qu'il avait commencé à enlever. Tout en la fixant, il fit tomber la seconde puis lentement les fit glisser sur ses bras. Lorsqu'il libéra sa poitrine, elle ferma les yeux s'abandonnant complètement à lui alors qu'il observait ce corps qu'il découvrait doucement. Le jeune homme se pencha et vint embrasser son cou alors qu'il terminait de retirer les bretelles. Dès que ses bras furent libres, Rubis posa ses deux mains dans le cou du garçon avant de se coller à lui lorsqu'il trouva une zone plus sensible dans son cou. Il dut le comprendre puisqu'il accentua ses caresses sur celle-ci, la faisant se cambrer contre lui et lentement descendit jusqu'à sa poitrine qu'il embrassa avec délicatesse. A ce moment-là, elle soupira son prénom pour la première fois, le faisant grogner contre sa peau. Il les fit, à nouveau, basculer et lorsqu'elle fut allongée sur le dos se décolla d'elle pour l'observer quelques instants. Elle lui semblait encore plus belle à présent et il revint l'embrasser avec tendresse. Seulement celle-ci céda rapidement le pas à la passion qui les consumait lentement et bientôt il la sentit défaire la boucle de son pantalon, alors qu'il tirait sur la robe pour la lui enlever rapidement.

Et voilà. Je suis certaine que CE chapitre, vous avez dû l'adorer. On retrouve Shane, qui retrouve Mitchie, qui se cache derrière Rubis… Ouais c'est un peu brouillon tout ça quand même, non ? :p La suite de la soirée dans le prochain chapitre… La semaine prochaine ! ^^

Miss Tagada (L)