Blabla de l'auteur : Bonjour à tous. Alors voilà, m'étant levée de bonne heure (7h du matin alors que je n'ai qu'une douche à prendre aujourd'hui, c'est abusé mais bon) je vous poste le chapitre de bonne heure. Vous pourrez le déguster au petit-déjeuner ^^ Merci à Romane 4321, Marina (Salut miss. Oui bizarrement tout le monde semble être de ton avis. Ce chapitre est plus agréable que le précédent mdrr Oui Mitchie aurait été vexée mais elle aurait échappé à ce que je lui ai fait vivre mais d'un autre côté… S'ils lui avaient dit il n'y aurait pas d'histoire :p Ah oui ? Et tu avais imaginé quoi comme retrouvailles ? Ben il s'est passé plusieurs années. Elle n'a pas tout perdu en trois mois. Dans mon esprit c'est au moins six ans du coup elle a beaucoup changé. Elle a maigri, elle est devenue plus sportive, ses cheveux ont poussés, elle n'a plus sa frange, et même si une partie de lui aurait pu la reconnaître, son attitude est totalement différente et elle a fait comme si elle ne le connaissait pas donc… Et puis elle était maquillée or leur Mitchie ne se maquillait sans doute pas. Et puis bon Alan a presque tout calculé pour qu'on ne reconnaisse pas ses filles si on les croise dans la rue. Faut pas oublier qu'elle a du apprendre à s'épiler le visage, à se maquiller comme une pro et à se coiffer donc… Je suppose que ça a joué… Et je ne pense pas qu'il imaginait que sa meilleure amie serait à ce genre de fête… Hmm oui alors pour le moment où il la reconnaîtra, ne sois pas trop pressée, tu pourrais maudire l'auteure pour ce passage. Bisouilles), Guest (Salut toi. Je suis ravie que ça te plaise. Oui espérons que Shane pourra aider Mitchie quand il la reconnaîtra. Bises), Flo (Salut miss. Ah oui ? Toi non plus tu ne t'attendais pas à ce genre de retrouvailles ? Oui reste à savoir quelle réaction je vais lui faire avoir :p Bisouilles), Guest (Salut toi. Ravie que cette histoire te plaise même si elle est différente des autres :). J'espère que tu aimeras les autres chapitres Bises) et Audreyy (Salut miss. Moi je préfère le prochain mais à cause d'un petit détail qui m'a beaucoup fait rire en l'écrivant mdrr Oui espérons qu'il va l'aider à quitter sa vie actuelle. Bisouilles) pour leurs avis sur le chapitre précédent.

Merci également à Maggie L, Pushiko SanTo, Maggie Black S et Jeni Kat pour leurs reviews sur mon défi.

Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez de l'univers appartient à Disney. Quant à l'histoire, pour ceux qui me lisent depuis le début où presque, elle m'appartient également puisque j'avais déjà traité le sujet dans « Les Précieuses ». Par contre, pour le méchant de l'histoire… J'en ai plusieurs copies enfermés dans mon placard si jamais vous avez besoin d'un punching-ball ! ^^

Merci à chris87 pour les corrections et à nouna pour son avis. Et merci à elles deux pour leurs commentaires. =)

CHAPITRE 03

Quand l'orgasme les submergea, il se détacha d'elle mais la prit dans ses bras avec tendresse. Elle se laissa faire, appréciant cette tendresse qu'elle n'avait jamais connue dans les bras d'un autre. Seulement lorsqu'il s'endormit, elle se dégagea de cette étreinte et se rhabilla sans bruit, puis fouilla les poches du pantalon. Afin d'être certaine d'avoir le temps d'agir tranquillement, elle prit les vêtements qu'il portait ne lui laissant rien pas même ses chaussures et les jeta dans le jardin de l'hôtel avant de sortir, ses chaussures à la main. Elle prit cependant le temps de mettre le « Do Not Disturb » à la poignée puis disparut dans les escaliers. Lorsqu'elle arriva au rez-de-chaussée, elle se recoiffa proprement, retoucha son maquillage et remettant ses chaussures, rejoignit, celui qui leur avait ouvert. Elle ne mit malheureusement pas longtemps à le charmer puisque cinq minutes après avoir l'avoir rejoint, il glissait déjà ses mains sous la robe qu'elle portait. Elle s'aperçut à ce moment qu'elle avait oublié le seul sous-vêtement qu'elle avait, dans la chambre et se maudit de n'avoir pas pris une seconde pour vérifier qu'elle avait tout emportée. Sachant qu'elle ne pourrait pas y retourner sans le réveiller, elle se concentra et simula un orgasme qu'elle était très loin de ressentir puis faisant semblant de tomber dans les pommes, elle attendit qu'il s'en aille chercher quelque chose pour elle. Dès qu'il fut loin, elle s'enferma dans le vestiaire et vida plusieurs poches, refusant de culpabiliser pour ses vols. Trop d'hommes avaient usé et abusé d'elle, et elle décida qu'à présent, elle ne serait plus la seule victime de cette sordide machination. Elle sursauta en entendant quelqu'un courir et sortit du vestiaire, cachant son butin dans sa pochette avant de s'asseoir au sol. L'homme sourit en la voyant revenir à lui et lui tendit un verre d'eau.

« - Dépêchez-vous de boire et sortez d'ici, fit-il pressant. Je n'ai pas le droit de quitter mon poste !

« - Il doit y avoir d'autres choses que vous n'avez pas le droit de faire mais ça ne vous en empêche pas, lui rappela-t-elle vexée.

Au fond d'elle cependant, elle était ravie qu'il la chasse et rejoignit la soirée sereine. Elle ignorait le butin qu'elle avait, mais elle s'en moquait. Elle ne reviendrait pas les mains vides. « Même si ça ira tout droit dans les poches de cet Anthony de malheur, songea-t-elle en prenant une coupe de champagne. »

« - Mitchie, entendit-elle près d'elle. Non elle ne peut pas être morte, ajouta Nate au téléphone. Ok, ok. Ramène-toi, on quitte la soirée avec Jay. On va en reparler en rentrant Attends t'es sérieux-là ? Et tu ignores où elles sont ?

Rubis sourit malgré elle, en comprenant que Shane s'était réveillé mais qu'il ne pouvait sortir mais déchanta quand Nate apprit qu'il venait de les retrouver dans le jardin. Il rit quelques peu et lui promit de tout rapporter le plus vite possible. La jeune femme attendit qu'il quitte la salle et voyant qu'Anthony se préparait à partir, assomma son ancien ami avec regret. Elle avait juste besoin de quelques minutes. Elle voulut vérifier que son string était ici et le ramasser seulement, il n'y en avait aucune trace. Anthony l'appela et elle le rejoignit, priant pour qu'ils ne la retrouvent jamais. Elle monta à la suite des autres, dans la limousine qui les ramena chez elles. Leur 'patron' s'assura qu'elles rentrent bien toutes puis les laissa se reposer, leur assurant qu'il ramasserait leur butin le lendemain. La plupart se racontèrent comment elles avaient réussi à séduire leur victime et Rubis alla s'enfermer, avec sa pochette dans les toilettes. Assise sur la cuvette, elle sortit son magot et compta chaque billet puis sourit en s'apercevant que les gens connus avaient une curieuse façon de gérer leur argent. Ils se baladaient tous avec une somme importante sur eux, en plus de leurs cartes de crédit. Quand elle eut le total, elle sortit et alla se démaquiller. Elle en profita pour se changer puis alla se coucher alors que deux heures du matin sonnaient à peine. Elle prit cependant le temps d'ajouter deux mille trois cent cinquante sept dollars à son compte et ajouta les mille dollars de la soirée. « Il ne me restera plus que dix neuf mille cinq cent quarante-trois dollars à rembourser, songea-t-elle fière d'elle. » La voix de sa mère lui rappela que son acte était mal mais elle se consola en songeant à tout le mal qu'on lui avait fait à elle. Toutes ces blessures dont personne ne s'excuseraient jamais. Ces cicatrices avec lesquelles, elle apprenait à vivre. « Quand j'aurais assez, j'irais rembourser Shane, se promit-elle, et je m'excuserai auprès de lui et de Nate ! Mais hors de question de rembourser les autres. Je paye mes erreurs, ils les paieront aussi. Pour tous ceux qui ont abusé de moi et à partir de maintenant, je vais vider chaque poche qui croisera mon chemin. J'ai assez joué le rôle de victime. A partir de maintenant, moi aussi je vais devenir bourreau et ce sont les comptes bancaires qui souffriront de mon passage ! » Elle se le répéta comme une promesse à elle-même puis s'endormit sereinement.

Durant, deux semaines, il n'y eu aucun changement. Comme il l'avait dit, Anthony était venu chercher le lendemain, l'argent qu'elles avaient pu dérober à leur cavalier qui ne purent rien dire puisqu'ils avaient tous eu une aventure avec les filles. Quand Rubis donna sa part, elles la fixèrent choquées alors que le jeune homme sourit.

« - Voilà pourquoi, tu es et restes ma préférée Princesse !

Elle se retint de vomir lorsqu'il l'embrassa puis faisant le compte, il leur promit que cet argent serait déduit de ce qu'elles devaient. La plupart haussèrent les épaules au contraire de Rubis qui l'observa. Elle se rendit vite compte qu'il n'en tenait aucun en le voyant mettre tout l'argent dans sa poche. Elle comprit à ce moment-là qu'elle ne serait jamais libre à moins de se battre réellement pour retrouver ses libertés. Elle passa deux jours entiers à chercher un moyen de gagner ce combat mais ce fut Anthony qui lui fournit la solution, sans même s'en rendre compte. N'étant jamais avec les filles, il n'avait pas vu qu'elle ne parlait plus et réfléchissait sans cesse, au contraire des autres filles qui se demandaient, ce qu'elle avait. Bien sûr, elle parlait très peu mais jamais elle n'avait été aussi muette. La seule fois où elle s'était tue ainsi c'était lors de son arrivée, quand elle refusait de bouger ou parler pour tenir plus longtemps sans manger.

« - Princesse, hurla Anthony en claquant la porte. Viens ici tout de suite !

Rubis sursauta en l'entendant mais prit le temps d'enfiler ses chaussons avant de le rejoindre dans la salle à manger où elles étaient toutes en train de manger.

« - Qu'est-ce que c'est que ça, dit-il en lui montrant une enveloppe.

« - Aucune idée, fit-elle simplement.

« - Tu ne sais pas, demanda-t-il au comble de la fureur. Lis-moi ça et à voix haute, hurla-t-il en la lui jetant à la figure.

La lettre tomba au sol et la jeune femme la ramassa avant de l'ouvrir. Elle reconnut tout de suite l'écriture de Shane et commença à comprendre qu'elle avait des problèmes, mais ce ne fut rien comparé à ce qu'elle ressenti en lisant les mots qu'il avait écrit.

« - Monsieur Grant, commença-t-elle. Durant la soirée que vous avez organisée au Plaza le vingt-sept du mois dernier, vous m'avez présenté votre amie Rubis et j'aimerai la retrouver. J'ai beau demander partout, personne ne la connaît, pourtant je suis certain qu'une femme d'une telle beauté, aussi bien intérieure que visuelle, ne peut pas ne pas exister que dans mon esprit. Je ne souhaite pas lui intenter de procès simplement la revoir et lui demander pourquoi elle s'est enfuie avec mon argent. Mais surtout je veux la revoir, elle semble avoir bien connue une amie que nous avons eu en commun…

« - Qui est-ce cette amie commune, hurla-t-il.

« - C'est Mitchie, dit-elle simplement. Je connaissais Shane… Comme la plupart des invités d'hier. Pourquoi crois-tu que je me sois fait si discrète ?

« - Continue de lire !

La jeune femme acquiesça sous l'œil avide des autres filles qui voyaient enfin une occasion d'être la nouvelle préférée de leur homme.

« - … Pourriez-vous, me transmettre ses coordonnées, afin que je puisse la contacter pour la revoir. Bien à vous. Monsieur Gray.

Un drôle de silence s'abattit dans la pièce et la jeune femme attendit calmement la suite des évènements. Anthony, quant à lui, fit les cent pas dans la pièce tout en se tapotant le front puis la regarda.

« - Voilà ce que nous allons faire ! Tu vas lui écrire une lettre que je vais te dicter et je la lui transmettrai. Et cette histoire s'arrêtera là. Est-ce bien clair ?

« - Bien sûr, dit-elle simplement.

Sur ces mots, il la prit par le bras et l'emmena de force dans l'entrée. Il lui laissa mettre une paire de chaussure puis la sortit de l'appartement veillant à bien fermer à clé derrière lui. Il la tira jusqu'à sa voiture et l'emmena chez lui. La jeune femme reconnut l'appartement trop rapidement mais avant qu'elle n'ait pu faire un commentaire, il l'assit de force à une table et y déposa une feuille de papier banal ainsi qu'un stylo.

« - Ecris, ordonna-t-il. Cher Monsieur Gray, monsieur Grant m'a transmis votre lettre et bien que touchée par votre envie de me revoir, je me vois dans l'obligation de refuser de vous transmettre mes coordonnées. La nuit que nous avons passé était certes agréable mais je crains que mon fiancé ne soit de votre avis. J'espère donc que vous ne m'en voudrez pas mais cette lettre est la dernière que vous recevrez de moi. Et n'essayez pas de me retrouver, vous n'y arriverez pas. Et tu signes Rubis.

Sachant qu'il allait relire afin de s'assurer qu'elle n'écrivait pas un mot de plus, la jeune femme obéit puis lui tendit la feuille en attendant sagement. Contrairement à ce qu'elle lui faisait croire, elle cherchait simplement le meilleur moment où elle pourrait s'enfuir définitivement. Elle se moquait de savoir qu'elle ne l'avait pas encore remboursé, à ses yeux, elle lui avait donné bien plus qu'il n'aurait dû avoir. Deux ans de sa vie plus sa dignité, c'était un prix bien trop important pour elle. Machinalement elle regarda dehors et eut un bref sourire en se souvenant qu'ici les vitres étaient en verres et non en plastiques comme l'appartement où elle vivait. « Ce qui veut dire que je peux casser les carreaux en jetant une chaise dedans, songea-t-elle. » Elle se reprit bien vite cependant, refusant de laisser Anthony découvrir qu'elle réfléchissait à un moyen de sauver sa vie.

« - Bien, dit-il satisfait de la lettre. J'irais la lui poster demain. En attendant… Puisque tu es là, sourit-il en la faisant se lever pour la coller à lui, on va en profiter pour passer un moment tous les deux. Sans aucune fille pour m'empêcher de te faire hurler de plaisir, chuchota-t-il dans son oreille alors qu'elle retenait avec beaucoup de mal une violente nausée.

En aucun cas, elle ne voulait passer la nuit dans ses bras. Saphir et Emeraude l'avaient avertie dès son arrivée. Les nuits qu'elles passaient dans les bras de leur patron n'étaient agréables en rien. Il aimait le sexe brutal et ne se retenait pas de frapper si ce n'était pas à ses convenances. Se souvenant d'autres révélations que lui avaient faites les jeunes femmes, elle déglutit. Il aimait les accessoires et elle pria d'être encore en état de marcher. Elle fut dérangée dans ses pensées par la main qu'il posa sur son sein qu'il malaxa durement.

« - Alors durant votre unique nuit t'as pris ton pied ?

« - Comme jamais, répondit-elle malgré elle.

Elle sut qu'elle avait mal répondue lorsqu'il lui comprima la poitrine. Elle se fit violence pour ne pas grimacer sous la douleur mais lorsqu'il passa sa main sous son tee-shirt elle se concentra pour ne plus faire d'erreur.

« - Il a été ton meilleur amant, c'est ça ?

Elle sentit ses ongles se planter doucement dans son mamelon et elle comprit qu'une vérité légèrement camouflée serait la meilleure réponse à lui fournir et nuança sa réponse précédente.

« - De toux ceux qui ont payé, oui.

Il la regarda et lui pinça la peau avec brutalité avant de la pousser violemment.

« - Ne mens pas petite traînée !

Rubis eut le réflexe de se protéger avec ses mains et se tourna pour comprendre ce qu'il se passait. Plaquée contre le mur, elle n'eut pas le temps de le voir arriver qu'il se colla à elle et l'embrassa avec bestialité. La jeune femme le sentit lui mordre les lèvres à sang alors que ses mains passèrent sous son haut pour lui malaxer la poitrine avec force. Elle crut qu'il voulait lui arracher sa poitrine tant il mit de sauvageries dans ses caresses. L'air lui manqua et il s'éloigna pour l'attraper par les cheveux. Elle tenta bien de suivre sa cadence pour ne pas qu'il lui fasse mal mais il se servit d'eux comme d'une laisse et lorsqu'elle fit un pas avant lui il tira sur sa chevelure la plaquant contre lui et glissa sa main libre dans sa jupe lui écartant les jambes de force.

« - Doucement Princesse, chuchota-t-il à son oreille qu'il lécha. On a toute la nuit pour nous, tu vas voir, je vais te faire oublier ce Shane, ajouta-t-il en pinçant le clitoris.

Il l'obligea à tourner la tête et l'embrassa, de nouveau, avec violence. Elle tenta bien de lui répondre mais sa bestialité l'empêchait d'agir. Heureusement, il mit fin au baiser et lui lécha la bouche.

« - Dis-moi que t'aimes ce que je te fais !

« - Oui, je…

A bout de souffle, elle respira un grand coup, et il prit ça comme un soupir de plaisir qu'elle tentait de réprimer. Satisfait, il continua ses caresses avant de lâcher ses cheveux pour aller lui caresser les seins. A nouveau, il lui fit plus de mal que de bien et elle tenta de cacher sa souffrance en simulant un plaisir qu'elle n'avait ressenti qu'une fois. Deux semaines auparavant. Comme ils n'avaient cessé d'avancer, ils se retrouvèrent devant une porte qu'elle dut ouvrir. A peine furent-ils entrés qu'il la jeta sur le lit où elle atterrit à quatre pattes.

« - Attends-moi là, grogna-t-il.

La jeune femme acquiesça et se mit à genoux, en se demandant si elle réussirait à tenir la nuit complète. Ce n'était pas la première fois qu'elle passait dans son lit mais habituellement, ils n'étaient pas seuls et les autres filles se faisaient un plaisir de proposer leur service, lui permettant d'éviter certaines pratiques qu'elle détestait. « Hors là je suis seule, songea-t-elle avec peur. Je ne veux pas subir ça ! Pitié, implora-t-elle. » Tout en réfléchissant à un moyen d'éviter ce qu'il avait en tête, elle observa la chambre et ne put s'empêcher de tout commenter mentalement. « Une vraie chambre de maquereau, pensa-t-elle. » Elle était assise sur un lit rond recouvert de draps noir alors que la moquette était rouge vif. Sur celle-ci reposait une peau de zèbre, qu'elle espéra fausse, qui la fixait, la mettant malgré elle, mal à l'aise. Voulant oublier l'animal, elle regarda les murs mais partout où se posaient ses yeux, elle ne voyait que des affiches de femmes nues dans des poses supposées sensuelles mais que la jeune femme trouva douloureuse. Fermant les yeux, elle se mit à prier un Dieu auquel elle ne croyait plus depuis plus de deux ans.

Il revint au moment où elle termina sa prière et le fixa inquiète. Sans un mot, il posa une boite près du lit puis revint l'embrasser avec force avant de s'éloigner après lui avoir mordu la lèvre.

« - Déshabille-moi, dit-il en prenant une de ses mains qu'il posa sur la fermeture de son pantalon.

La jeune femme réprima une grimace de dégoût et vint se mettre face à lui pour défaire le pantalon qu'elle fit glisser de ses jambes, puis fit de même avec son boxer. Seulement elle n'eut pas le temps de le faire descendre qu'il lui agrippa les cheveux et plaça son visage au niveau de son pénis. Elle frissonna en comprenant ce qu'il attendait d'elle mais s'exécuta. Si elle voulait rester en vie, et elle le souhaitait plus que jamais, elle devait faire exactement ce qu'il voulait d'elle. Aussi lorsqu'il lui ordonna d'avaler, elle obéit vomissant intérieurement de ce qu'il l'obligeait à faire.

Bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'elle pratiquait ce genre de chose mais habituellement elle était payée en retour et voyait sa dette diminuer alors que cette nuit, elle n'aurait rien en retour. Ni argent, ni amour. Quand elle eut fini il la repoussa violemment et elle se cogna la tête dans le mur.

« - Reste pas inerte et caresse-toi, dit-il en prenant place face à elle après d'être débarrassé de ses vêtements.

Ils restèrent ainsi durant les cinq minutes réfractaires*, puis il lui demanda de le rejoindre. Elle obéit et commença à descendre du lit quand il l'en empêcha avant de lui dire qu'il voulait la voir marcher à quatre pattes vers lui. Elle obéit donc se demandant quand cette nuit s'arrêterait mais dès qu'elle fut assez près, il l'attrapa par la bretelle de son haut la faisant tomber sur lui. Dans un réflexe qu'elle ne contrôle pas, elle s'agrippa à son pénis pour ne pas tomber, le faisant hurler de douleur.

« - Ça, petite traînée, tu vas me le payer, hurla-t-il.

Avant qu'elle ne puisse réagir il la fit tomber du lit avec brutalité et elle grimaça de douleur lorsqu'il lui marcha sur la main. En deux ans, elle avait appris à camoufler sa douleur, face aux gestes brusques ou violents des clients qu'elle avait, mais devant la cruauté dont il faisait preuve, elle ne put retenir quelques larmes, le faisant sourire alors qu'une lueur sadique faisait briller ses yeux. Il se pencha et gardant sa main prisonnière, il mit son genou dessus et appuya avant de lui demander.

« - A présent, tu vas faire tout ce que je vais te demander. Tu ne rechigneras plus, n'est-ce pas !

« - Je… Non, souffla-t-elle.

« - Alors tu vas passer chaque nuit de cette semaine dans mon lit. Tu seras mon esclave et je ferais ce que je voudrais de toi.

« - Oui.

« - Et si jamais tu désobéis, je te punirais comme j'en ai envie, sans que tu ne dises rien.

« - Oui, chuchota-t-elle lorsqu'il appuya plus fort sur sa main.

« - Même si j'utilise un couteau pour te punir.

Une nouvelle fois, elle répondit par l'affirmative et soupira de soulagement lorsqu'il libéra sa main. Seulement, elle n'eut pas le temps de souffler puisqu'il repassa sa main sous sa jupe la caressant avec sadisme. Elle cria de douleur lorsqu'il la pinça trop fort. Ce cri le perturba et il la gifla avec force pour l'avoir déconcentré. Elle s'excusa malgré ses larmes et sa douleur et ravi de la voir aussi soumise, il la déshabilla avec sauvagerie et la pénétra avec violence. Elle retint un nouveau cri et le maudit en sentant qu'elle pleurait tant il lui faisait mal. Ce dont il ne s'aperçut pas naturellement. Au contraire, quand il eut fini, il se leva la regarda presque dégoûté et s'allongea dans son lit, pour s'endormir. Il ne dormit pas longtemps cependant puisqu'il entendit de l'eau couler dans la salle de bain. Il rejoignit la pièce rapidement et lorsqu'il la vit mettre sa main sous l'eau froide, il vit rouge. S'approchant, il coupa l'eau et la poussa en arrière inconscient qu'elle heurta la baignoire de plein fouet. Ce ne fut qu'en l'entendant tomber au sol qu'il se tourna.

« - Petite garce, qui t'a autorisé à te lever ? Tu vas revenir sur le tapis et y dormir comme la chienne que tu es ! Maintenant, hurla-t-il alors qu'elle refusait de se lever.

Docilement, et avec énormément de mal, elle se leva et retourna s'asseoir sur le tapis alors qu'il la suivait. Seulement avant qu'elle ne soit installée, il la releva et la fit tomber sur son lit. La tournant face à lui, il lui jeta un objet qu'il prit dans la boite abandonnée plus tôt et lui ordonna de le mettre. La jeune femme prit le masque et le mit détestant l'idée de ne plus rien voir. Elle le sentit s'asseoir sur le lit et la tirer jusqu'à ce qu'elle soit sur les oreillers puis lui attacha les mains avec des menottes. La seconde suivante, il lui mordit les seins avec violence la faisant se cambrer sous la douleur alors qu'il introduisait, une nouvelle fois, ses doigts en elle avec violence. Il finit par arrêter de la mordre se contentant de lécher sa peau, alors qu'il mettait plus de force dans les caresses qu'il prodiguait à son vagin. La jeune femme sentit également ses larmes couler, à nouveau, et se promit de lui faire payer ce qu'il lui faisait subir. Elle ignorait comment elle ferait mais elle refusait de le gracier. Il paierait, elle se le promit.

« - Dis-moi que t'aimes ça, dit-il au comble de l'extase. Que tu prends autant de plaisir que moi, sale traînée !

La douleur l'empêcha de répondre et il prit un fouet en cuir pour la frapper.

« - Dis-le, ordonna-t-il furieux.

« - Oui, mentit-elle. Tu es mon… Meilleur amant, s'entendit-elle dire.

« - Voilà qui est mieux, sourit-il calmé.

Sur ces mots, il retira ses doigts et la pénétra une nouvelle fois sans se douter de la rage qu'il faisait naître en elle. Il était persuadé qu'ainsi brisée, elle ne partirait plus. La veille, Topaze lui avait montré le cahier que tenait la jeune femme et il avait comprit qu'elle était décidée à partir et avant la fin de l'année, si elle continuait. Il ne lui restait plus qu'à rembourser dix-sept mille sept cent quarante-trois dollars et elle pourrait partir. Quand il eut fini de jouir, il s'allongea à côté de Rubis qu'il laissa attachée. Il ne voulait pas être obligé de se relever parce qu'elle bougeait.

De son côté, la jeune femme attendit que le sommeil l'emporte. Elle n'avait plus la force de lutter ou autre. Sa main la faisait tellement souffrir que dormir était la seule solution qu'elle avait trouvé pour oublier sa douleur. Seulement être attachée au lit ne l'aida en rien et elle chercha la position la moins désagréable pour s'endormir. Elle finit par y arriver et une nuit, qu'elle espéra calme commença pour elle. Manque de chance, trois heures plus tard, elle fut réveillée par une sensation de brûlure sur son nombril. Elle ne prit que quelques secondes pour comprendre qu'il faisait couler de la cire à bougie sur sa peau et elle se tendit, retenant difficilement ses hurlements de douleur.

« - Tu te réveilles enfin Princesse, fit-il joyeusement en lui retirant son masque pour croiser son regard.

Seulement lui qui s'était attendu à de la douceur au fond de ses yeux, il fut désarçonné quand il n'y vit que de la haine et de la douleur, qu'il savait justifié. Pourtant, il n'apprécia pas ce regard et la gifla A ce moment-là, elle se rendit compte que ses mains étaient libres mais ne put en profiter puisqu'il prit un couteau qu'il avait posé sur la table de nuit.

« - Tu veux réellement que j'entaille ta peau si douce ?

« - Non, souffla-t-elle.

« - Alors arrête de me regarder comme ça. Profite plutôt de ta chance. N'importe quelle fille serait ravie d'être à ta place !

« - Pas moi, tu me dégoûtes, cracha-t-elle.

« - Pardon, dit-il choqué. Je te rappelle que tu es à moi pour la semaine, tu l'as dit hier ! Et je pourrais bien profiter de ton sommeil pour te tuer, dit-il avec sérieux… Excuse-toi, dit-il en faisant jouer le couteau devant elle.

« - Plutôt crever que de te baiser les pieds, sale dégueulasse ! Je serais bientôt libre, je t'aurais tout remboursé. Je ne te devrais plus un dollar ! Et la première chose que je ferais quand je serais dehors, sera de porter plainte, pour coups et blessures, séquestrations, proxénétisme et viols multiples, lista-t-elle le regard brûlant de haine. Tu as perdu Anthony, je n'ai plus peur de toi !

« - Après ce que tu viens de dire… Tu as bien conscience que tu ne sortiras pas d'ici vivante ?

« - L'un dans l'autre je serais libre loin de toi et de tes pratiques dégradantes, de tes ordres et surtout loin de tes mains crasseuses !

Sur ces mots, elle se leva du lit et le poussa. Sous le choc, il lâcha son couteau qu'elle prit et jeta par la fenêtre qui se brisa. Plus rassurée à présent, elle commença à vouloir s'habiller mais à peine eut-elle pris sa jupe qu'il lui prit le bras la serrant avec force et la fixa. Jamais il n'avait éprouvé une telle rage pour personne et il se jura qu'elle serait la dernière personne à le mettre dans cet état. Il la gifla si fort qu'elle en tomba au sol et il lui mit un coup de pied dans l'estomac.

« - Petite garce ! Après tout ce que j'ai fait pour toi ! Je t'ai sauvé du ruisseau, je t'ai nourrie, logée, blanchie. Je t'ai empêché de mourir gelée sous un pont et c'est comme ça que tu me remercies ?

« - Et te remercier de quoi, dit-elle en crachant un peu de sang. De m'avoir fait violer ? De m'avoir affamé pour que je signe ton putain de contrat ? D'avoir fait de moi une prostituée ? De m'avoir réduit à l'état d'esclave ? Je pourrais te dire un tas de chose, dit-elle en se mettant à genoux, mais 'merci' n'en fera jamais parti !

Il la regarda dégoûté et lui donna un coup de pied dans le visage avant de se mettre à son niveau. La relevant par les cheveux, il la fixa :

« - Tu veux être libre et bien d'accord, tu vas l'être. Je vais te tuer moi-même de mes mains, chuchota-t-il froidement avant de lui donner un coup de poing qui la fit tomber en arrière.

Il la regarda tomber au sol puis lui mit un autre coup de poing dans l'estomac pour lui couper le souffle.

« - Je vais voir mes autres pierres, tu as jusqu'à mon retour pour te rappeler qui je suis pour toi !

Sur ces mots, il partit se laver puis une fois habillé quitta son appartement en le fermant à clé. Mitchie l'écouta descendre les marches puis se leva doucement. Son corps irradiait de douleur pourtant elle trouva le courage de s'habiller puis fouilla dans le meuble où il rangeait ses économies à l'époque où ils vivaient ensemble. Elle y trouva seulement trente dollars et espéra que ça serait suffisant. Mettant ses chaussures, elle vit la lettre de Shane et la prit, sans savoir pourquoi, puis voulut sortir mais se rappela que la porte était verrouillée.

« - Non, cria-t-elle en frappant celle-ci. Pas si près du but !

Se tournant elle vit la baie vitrée et jeta une chaise dans celle-ci de toutes ses forces. La vitre se brisa sous l'impact et la jeune femme sortit pour descendre en escaladant la façade seulement lorsqu'elle ne vit nulle par où s'accrocher, elle se laissa tomber à genoux en pleurant.

« - Mademoiselle, l'interpella-t-on depuis le balcon d'à côté. Vous allez bien ?

« - J'ai une tête à aller bien ? De toute façon, ça n'a aucune importance, souffla-t-elle. Quand il va revenir, il me tuera !

« - Qui donc ?

« - Votre voisin. Il me séquestre depuis deux ans mais en voulant partir…

Elle n'alla pas plu loin mais le regarda, pour la première fois, le visage ravagé par les larmes. Lorsqu'il vit dans quel état elle était, il ne réfléchit pas et lui proposa de l'aider. Elle accepta sachant que c'était impossible puis il enjamba le petit mur qui les séparait. Il s'excusa du mal qu'il risquait de lui faire puis la prit sur son dos en lui proposant de s'accrocher. Il ne la relâcha que lorsqu'ils furent chez lui. La jeune femme le remercia en pleurant puis commença à partir.

« - Attendez, vous ne pouvez pas partir dans cet état, vous n'irez pas loin. Je vais vous soigner et vous aider à vous remettre sur pied !

« - Le dernier qui m'a dit ça, m'a séquestré. Pardonnez-moi si je refuse votre offre. Je vais aller à l'hôpital !

Sur ces mots, elle quitta l'appartement et descendit aussi vite qu'elle le put malgré ses blessures. Quand elle arriva en bas, elle chercha un taxi mais le seul qui était là avait été appelé pour un homme. Celui-ci voyant l'état dans lequel elle se trouvait, le lui céda volontiers et elle le remercia, ne se souvenant pas que les gens puissent être si gentils.

« - A l'hôpital, je présume ?

« - Non, répondit-elle au chauffeur d'une voix sifflante. C'est là qu'il me cherchera en premier. Roulez, je vous indiquerais la direction à prendre.

* : Période réfractaire : Période n'excédant généralement pas cinq minutes où l'homme ne peut pas avoir d'érection.

Ah ah alors à votre avis… Où Mitchie file-t-elle ? Est-ce que Anthony va la retrouver ? Comment va-t-il réagir en découvrant sa défection ? Je suppose que vous avez hâte d'avoir la suite ? :p

Miss Tagada (L)