Blabla de l'auteur : Hello la compagnie. Je suis désolée de ne poster que maintenant, je n'ai pas eu une seconde à moi cette semaine. La preuve, il est actuellement 5 : 53 et je lutte contre le sommeil pour vous poster le chapitre malgré tout. J'espère qu'il vous plaira. Merci à Pims10, Mamadjo, Audreyy (Hello miss, Oui je sais, je suis diabolique mais que voulez-vous j'aime ça mdrr Oui espérons que les garçons ne vont pas lui tourner le dos une nouvelle fois mdrr Bisouilles), Romane 4321 et Marina (Salut miss, Ouiiii Shane l'a enfin reconnu. Il était temps. Ouais je voulais faire autrement mais finalement une chanson j'ai trouvé l'idée sympa même si j'ai galéré pour trouver une chanson qui aille avec son état d'esprit. Oui rassure-toi tu n'es pas la seule à me haïr vu la fin du chapitre. Je ne t'en veux pas. Encore mieux, moi je vous aime pour deux mdrrr Réponse en début de chapitre pour savoir si elle rêve ou si elle cauchemarde parce qu'il l'la retrouvé. Petit indice : C'est soit l'un soit l'autre ahah Bisouilles) pour leurs avis sur le précédent chapitre.

Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez de l'univers appartient à Disney. Quant à l'histoire, pour ceux qui me lisent depuis le début où presque, elle m'appartient également puisque j'avais déjà traité le sujet dans « Les Précieuses ». Par contre, pour le méchant de l'histoire… J'en ai plusieurs copies enfermés dans mon placard si jamais vous avez besoin d'un punching-ball ! ^^

Merci à chris87 et à nouna pour leurs avis. Et merci à elles deux pour leurs commentaires. =)

CHAPITRE 06

… Mitchie se réveilla dans son lit. La lumière était allumée et Shane était à ses côtés, inquiet pour elle.

« - Ce n'est rien Mitchie, calme-toi, chuchota-t-il en la prenant dans ses bras. C'était un cauchemar. Effrayant au vu de tes cris, mais rien qu'un cauchemar, ma belle.

Se blottissant contre lui, elle se laissa bercer retrouvant petit à petit son calme et lorsque ce fut bon regarda l'heure pour voir qu'il n'était que deux heures du matin.

« - Ça va mieux ?

« - Oui, chuchota-t-elle en restant contre lui.

« - Tant mieux. Allez rallonge-toi.

Tout en parlant il la décolla doucement et l'aida à se replacer correctement, puis la borda avant d'embrasser sa joue. Elle se laissa faire et ferma les yeux pour retrouver le sommeil seulement celui-ci ne vint pas et quand sonna trois heures elle sortit de son lit doucement. Elle quitta sa chambre et frappa à celle de son ami qui lui répondit aussitôt signe que lui non plus ne dormait pas.

« - Un problème Mitchie, demanda-t-il en allumant sa lampe de chevet.

« - Je… Tu veux bien que je reste avec toi, cette nuit ?

« - Bien sûr, souffla-t-il amusé, viens.

La jeune femme le remercia tout en le rejoignant et sourit lorsqu'il ouvrit son lit. Elle se glissa à l'intérieur et chuchota :

« - Merci.

« - De quoi ?

« - De tout. De m'avoir accueillie, soignée, de prendre soin de moi et de t'assurer que je vais bien. Bref, merci d'être toi.

« - Je t'en prie. Être Shane n'est pas trop difficile pour moi.

Pour toute réponse, elle lui mit une petite claque sur l'épaule puis avec lenteur se tourna pour s'allonger de la seule manière qui ne lui était pas douloureuse. Si elle se sentit tout de suite plus calme, ce ne fut pas le cas du jeune homme qui lutta contre ses envies, durant de longues minutes avant de timidement glisser un bras sur sa taille pour la garder contre lui. Dos à lui, il ne put la voir sourire mais quand elle prit sa main pour la rapprocher de la bouche, avant de l'embrasser, il rougit puis se rapprocha d'elle jusqu'à être tout contre elle.

« - Si jamais je fais un cauchemar cette nuit, je risque de t'assommer, tu sais ?

« - Je prends le risque, souffla-t-il à son oreille la faisant ainsi frissonner.

« - Ou même te confondre avec Anthony.

« - Aucun risque, répondit-il, je suis bien plus beau.

« - Idiot !

« - Toujours.

Ils restèrent un moment ainsi sans parler puis elle murmura :

« - Tu as eu le temps de réfléchir alors ?

« - Au fait que je suis sorti avec ta sœur pour t'oublier et qu'au final je t'ai fait l'amour en te croyant morte ?

« - Oui.

« - Un peu. Quand tu es arrivé, j'étais en train de me demander ce qu'il se serait passé, si j'avais su qui tu étais dès le départ. Mais j'avoue que ta nouvelle coupe m'a perturbé. Tu avais les cheveux plus courts dans mon souvenir.

« - En effet. Je ne les ai pas fait couper en deux ans de captivité.

« - Dans ce cas, je pourrais peut-être demander à la coiffeuse du groupe de venir, non ?

« - Comme tu veux… A ton avis, tu aurais agis pareil si tu avais su que j'étais ton ancienne meilleure amie ?

« - Je pense que oui, sauf que je t'aurais ramené ici directement plutôt que d'aller dans une chambre d'hôtel.

« - Je crois que j'aurais apprécié ce changement.

Tout en parlant, elle se tourna doucement pour le regarder et sourit en croisant son regard. Sans un mot, il s'approcha d'elle et pressa délicatement ses lèvres sur les siennes. La jeune femme ferma les yeux et répondit à ce baiser avant de soupirer quand il vint se coller à elle. Malheureusement, il appuya contre son bassin la faisant grimacer de douleur et il s'éloigna.

« - Excuse-moi j'avais oublié tes blessures. Tu ne sembles jamais en souffrir.

« - Ne t'en fais pas, en deux ans, j'ai appris à oublier la douleur, dit-elle avant de bâiller.

« - On reprendra cette conversation demain, d'accord ?

« - D'accord mais garde-moi dans tes bras.

Il le lui assura et la laissa se réinstaller avant de l'entourer de ses bras. Elle soupira de bien-être et s'endormit peu après alors qu'il fixa sa silhouette se demandant comment il allait faire pour contrôler ses pulsions si elle réclamait sans cesse d'être contre lui. « Je crois que je vais découvrir un nouveau sens au mot « torture », songea-t-il. » Il n'alla pas plus loin dans ses pensées que Morphée vint le chercher.

Quand il se réveilla, il était seul dans son lit et perplexe, il sortit de sa chambre avant de sourciller en entendant du bruit dans la cuisine. Quand il entra dans la pièce, il sourit en voyant sa meilleure amie préparer le petit-déjeuner pour deux et lui demanda si elle avait besoin d'aide.

« - Non je maîtrise, sourit-elle… Quoique non, je n'arrive pas à presser les oranges d'une seule main.

« - Je m'en charge dans ce cas.

Alors qu'il passait près d'elle, il s'arrêta quelques secondes et l'enlaçant avec beaucoup de douceur, il embrassa sa joue restant, plus longtemps que nécessaire, sur sa peau. La jeune femme sourit à ce geste et s'appuya contre lui, en fermant les yeux. Elle le sentit sourire contre sa peau et doucement venir vers ses lèvres qu'il finit par presser timidement. D'abord perdue par ce geste, elle se tendit puis renonça en se souvenant de sa tendresse. S'il sentit sa légère réticence, il n'en dit rien et se contenta de répondre à son baiser l'approfondissant doucement en demandant un accès à sa bouche qu'elle lui accorda sans tarder. De sa main valide, elle appuya sur celle de Shane qui comprit qu'elle voulait qu'il l'enlace réellement et il la serra avec lui, collant leur corps. Le manque d'air les sépara et il souffla contre sa bouche qu'il pressa doucement avant de revenir sur sa joue puis descendit dans son cou alors qu'elle penchait la tête pour lui faciliter l'accès à cette zone. Il retrouva, sans mal, la zone qu'il savait sensible et l'embrassa plus que nécessaire faisant soupirer sa meilleure amie qui s'abandonna doucement à lui. Le sentant, il la porta, telle une mariée, et s'assurant que rien ne pouvait brûler, l'emmena dans le salon où il l'allongea avec douceur sur le canapé avant de se placer sur elle, pour revenir l'embrasser. Malheureusement, il s'y prit mal, une seconde fois et comprit qu'il venait de lui faire mal lorsqu'il la sentit se tendre.

« - Excuse-moi, chuchota-t-il d'une voix rauque.

« - Ce n'est rien, si je dois souffrir, je préfère que ce soit parce que tu m'embrasses que pour n'importe quelle autre raison au monde.

« - Et si on essayait de se contrôler le temps que tu sois moins fragile, chuchota-t-il avant d'embrasser son cou.

« - Oui, on pourrait également, admit-elle.

Tout en parlant, elle prit une des mains du jeune homme et la plaça afin de ne pas souffrir puis fit pareille avec l'autre avant de fermer les yeux, à nouveau, pour profiter, de la douceur dont il faisait preuve avec elle. Elle sourit en le sentant se coller délicatement contre elle puis défit le nœud de sa sortie de lit, pour passer une main sous son débardeur. Avant qu'elle ne puisse l'en empêcher, il frôla une cloque qu'elle avait et se releva rapidement. Tout en restant au-dessus d'elle, il releva le tee-shirt et écarquilla les yeux en voyant son nombril couvert de quelques cloques et nota la trace de ce qu'il supposa être, trois coups de fouet.

« - Que t'a-t-il fait, chuchota-t-il en frôlant les lacérations.

« - Je… Pas ce matin, s'il te plaît ? Pas après ta douceur, ni ce moment très agréable.

« - Mitchie, souffla-t-il en la fixant avec admiration.

La jeune femme soutint son regard quelques instants, bien décidé à ne rien dire, mais devant l'incandescence de son regard abandonna le combat et lui raconta tout. Comment il l'avait réveillé en faisant tomber sur sa peau, de la cire d'une bougie qu'il faisait fondre au-dessus de son nombril. Comment il l'avait fouetté quand elle avait refusé d'avouer qu'il n'était pas le meilleur amant qu'elle avait eu, puis continua de parler sans s'arrêter. Elle lui raconta comment il lui avait broyé la main, et comment grâce à cette blessure, il avait pu faire d'elle ce qu'il voulait. Quand Shane l'entendit dire qu'il l'avait littéralement menotté après lui avoir dit que sa place était sur un tapis comme un animal de compagnie, il vit rouge et se releva rapidement avant de se retourner. Il avait conscience qu'elle risquait d'avoir peur si elle voyait la rage qui l'animait en ce moment même, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer sa meilleure amie, qu'il avait vu grandir et se transformer en jeune femme magnifique, couchée au pied d'un lit auquel elle était attachée avec une laisse. Il vit très nettement le collier de chien autour de son cou, mais également vêtue d'une sorte de combinaison en cuir ultra moulante.

« - Shane, l'appela-t-elle en chuchotant. Qu'as-tu ?

« - Laisse-moi quelques secondes pour me calmer, s'il te plaît, je t'explique après.

La jeune femme acquiesça et se rhabillant, elle se leva et retourna terminer le petit-déjeuner pour son ami. Pour part, elle n'avait plus faim. Elle n'était plus habituée à pouvoir manger autant qu'elle le voulait, sans rien devoir, mais au moment où elle pensa cette phrase, une pensée bien plus atroce lui traversa l'esprit, l'immobilisant instantanément.

De là où il était, il ne vit que son dos mais comprit qu'il y avait un problème et s'inquiétant pour elle, il se rapprocha pour la voir, le regard remplie d'horreur et l'appela doucement.

« - Mitchie, dit-il une troisième fois la faisant enfin revenir à elle.

Il le regretta lorsqu'il la vit se reculer d'un bond en le regardant puis lâcha la bouteille de lait qu'elle tenait, qui tomba au sol. Shane observa le liquide se répandre sur le carrelage puis, se concentra sur le visage de sa meilleure amie et son regard qui se remplissait de terreur.

« - Qu'est-ce qu'il y a ?

« - Je… Que veux-tu en échange ?

« - Ce que je veux en échange de quoi Mistigri ?

« - Tous ceux qui m'ont aidé jusqu'à présent m'ont demandé quelque chose en échange. Quel est ton prix ? Est-ce que tu es gentil et tout avec moi juste pour avoir une poupée presque neuve entre tes mains ? Est-ce toi aussi, tu vas me faire du mal comme tous les autres ? Est-ce que tu…

« - Non, souffla-t-il choqué. Mitchie, si je t'aide c'est parce que je vois que tu en as besoin, parce que tu t'es tournée vers moi, et parce que je t'ai vu grandir et que je ne pourrais pas me regarder en face si je te laissais retourner auprès de ce type. Parce que tu es plus que ma meilleure amie. Parce que j'aime te voir sourire en regardant une photo, ou la brillance de ton regard quand tu chantes avec ton cœur. Parce que je connais la musique réelle de ton rire. Une musique que je n'entends plus depuis trop longtemps… Parce que tu es la personne la plus importante pour moi, chuchota-t-il en se rapprochant enfin. Parce que j'éprouve, depuis toujours, une jalousie maladive envers tous ces mecs qui te regardent, parce que je sais ce qu'ils peuvent penser. Parce que je me suis juré de te protéger de tout et que j'ai tout raté jusque là et surtout parce que j'éprouve pour toi quelque chose de bien plus fort qu'une amitié éternelle. De plus puissant qu'une attirance. De plus beau que tous tes sourires réunis, termina-t-il devant elle.

Il ne l'avait pas quitté des yeux une seconde et en voyant son regard s'emplir de larmes, supposa qu'elle comprenait qu'il ne lui ferait pas de mal et la prit dans ses bras. La jeune femme se laissa enlacer et répondit à cette étreinte avec force avant de chuchoter une myriade de 'désolée' si bien qu'il l'éloigna le temps de poser son index sur sa bouche pour qu'elle arrête de parler.

« - Tu n'as pas à t'excuser d'être prudente et méfiante Mitchie. C'est compréhensible mais s'il te plaît, ne doute pas de moi, je ne veux plus te faire de mal. Jamais, souffla-t-il en la regardant dans les yeux.

« - Promets-moi que je ne souffrirais plus jamais ?

« - Je ne peux pas… Tu vas forcément souffrir quand tu iras porter plainte ou quand…

« - Non je ne veux pas, dit-elle avec force. Je ne veux pas qu'on sache ce que j'ai subi, je n'ai pas le courage de tout raconter, c'est trop dur, trop honteux, trop…

« - Cette histoire fait malheureusement partie de toi Mitchie, murmura-t-il pour ne pas l'énerver d'avantage. Crois-moi je vendrais mon âme au diable si ça pouvait te faire oublier tout ce que tu as subi ces dernières années, mais si tu veux qu'il paie vraiment pour tout ce qu'il t'a fait ou obligée à faire, tu n'auras pas le choix. Et pense à ces femmes qui sont encore là-bas à être contraintes de continuer cette vie dont tu as réussie à te sauver.

« - Non. N'essaies pas de me faire culpabiliser Shane, je n'y retournerai pas, je ne veux plus entendre parler de lui et…

Le chanteur soupira et comprenant qu'elle refusait tout dialogue pour le moment la reprit contre lui chuchotant un simple « D'accord ma belle. Calme-toi » à l'oreille avant de la bercer en l'entendant pleurer doucement. Ils restèrent ainsi de longues minutes puis il la porta et la monta dans son lit afin qu'elle se repose. Il savait que sa nuit n'avait pas été de tout repos puisqu'elle avait énormément bougé durant son sommeil mais lorsqu'il fut en bas, elle ressortit de sa chambre pour rejoindre le lit de son meilleur ami dans lequel elle se sentait en sécurité, sans qu'il ne l'entende. Il fut donc surprit de la trouver là lorsqu'il monta pour faire son lit. Oubliant l'idée il s'allongea face à elle, posant sa tête sur l'oreiller qu'elle avait utilisé durant la nuit et en respira doucement l'odeur de lait qui s'en dégageait.

Elle ne rouvrit les yeux qu'à quatorze heures et sourcilla en le voyant la regarder en souriant.

« - Tu es là depuis longtemps, chuchota-t-elle.

« - Assez pour savoir que tu ressembles à une petite fille quand tu dors, que tu m'appelles quand tu as peur et que tu souris quand tu rêves à quelque chose qui te plaît. Oh et qu'environs toutes les quinze minutes, tu grimaces avant de faire claquer ta langue.

« - Tout ça, souffla-t-elle gênée.

« - Oui tout ça.

Il sourit et s'approcha pour l'embrasser doucement seulement elle tourna la tête le faisant sourciller.

« - Qu'il y a-t-il ?

« - Je… Je n'y arrive pas. A… A croire que je puisse te plaire alors que tu connais mon passé récent, et que tu m'as vu grandir. Tu connais presque tous mes secrets et…

« - D'accord je vais te raconter les miens, comme ça on sera à égalité. Je ne vais rien te cacher le pire comme le meilleur. Comme le fait que la première fois que j'ai fait l'amour, je me suis demandé pourquoi tout le monde en parlait comme si c'était génial puisque c'était faux. Je ne savais pas quoi faire ni comment et je me suis sentis minable quand elle a du tout m'apprendre, même l'emplacement de certaines zones très sensibles chez vous les filles. Je vais aussi te raconter que cette femme avait l'âge d'être ma mère, mais qui heureusement n'en a parlé à personne, parce qu'elle était mariée à cette époque… Oui, grimaça-t-il en la voyant choquée, c'est assez bizarre et un peu sordide, mais je pensais bêtement qu'avec une personne plus vieille ça serait plus simple…

« - Je la connais ?

« - Euh… Tu te souviens de madame Wittaker ?

« - La dame âgée qui nous gardait quand on était gamin, demanda-t-elle choquée. Mais elle devait avoir au moins cinquante ans quand on en avait dix !

« - Oui je sais, en fait c'est avec sa sœur, la plus jeune, que j'ai eu cette aventure, si on peut dire… Elle avait quarante ans à cette époque, avoua-t-il gêné. Et c'est elle qui m'a allumé, ajouta-t-il comme pour se défendre. Je venais simplement l'aider à vider son grenier, pour le vide grenier.

« - Et, demanda-t-elle aussi choquée que curieuse.

« - Et il faisait très chaud dans son grenier et elle a retiré son chemisier. Et son tee-shirt était transparent… Elle n'avait rien en dessous et c'était la première fois que je voyais ce genre de chose autrement qu'à la télé. J'ai dû fixer sa poitrine plusieurs minutes puisqu'elle s'est approchée de moi et a pris ma main pour la glisser sous son tee-shirt en me proposant de la toucher si j'en avais envie.

« - Et c'était le cas ?

« - Oh oui… Mais j'étais bien trop timide pour le dire, sourit-il gêné. Je suis resté comme ça, ma main sur son ventre plusieurs minutes puis elle a prit les choses en mains et mes doigts ont frôlé sa poitrine. J'avais du mal à agir, c'était la première fois qu'une femme s'offrait comme ça, et j'avais quinze ans !

« - QUOI ? Mais alors j'étais encore avec vous ?

« - Ouais… C'était à l'époque où je vous racontais que j'aidais mon oncle à son école. C'était faux.

« - Oui, tu couchais avec une vieille de quarante balais ! Il s'est passé quoi ensuite ?

« - Cet après-midi-là, on n'a pas été plus loin. Mais après elle a prétexté vouloir faire un tri dans ses cartons et m'a demandé, de revenir le lendemain… Elle m'a ouvert comme la veille et elle m'a fait porter plusieurs cartons, et je crevais de chaud. J'ai fini par retirer mon tee-shirt qui me gênait. Et comme elle venait de me demander de remettre un carton en place, je ne l'ai pas vu arriver. J'avais à peine lâché le carton qu'elle a commencé à caresser mon torse… T'as assez de détails ou je continue ?

« - Continue, je veux savoir, dit-elle poussée par la curiosité.

Shane sourit en retrouvant sa meilleure amie qui avait toujours été curieuse. Il décida donc d'être complètement honnête avec elle et lui raconta comment tout s'était déroulé. Ils rirent quand il lui raconta qu'il s'était trompé d'orifice au moment de lui faire l'amour puis le silence se fit dans la chambre. Il n'était pas certain que raconter cette expérience aussi intime que gênante avait été la meilleure idée qu'il ait eue mais quand elle reprit la parole, il fut surpris.

« - Et vous deux, ça a duré longtemps ?

« - Assez oui. On se voyait après les cours quand son mari n'était pas là et…

« - Les fameux cours particuliers que tu prenais c'était ça ?

« - Ouais, fit-il gêné… Etrangement, elle a été ma relation la plus longue et m'a tout appris mais… Ma mère a fini par avoir des doutes quand Martha a évoqué ma cicatrice suite à l'ablation de l'appendicite. Heureusement pour moi, un morceau est visible même quand j'ai un pantalon et elle a pu rattraper le coup en expliquant que c'était moi qui lui avais dit quand elle avait vu le haut de l'entaille. Mais après ça, ma mère a refusé qu'elle continue de me donner des cours donc… On a arrêté… On est plus ou moins restés ensemble huit mois en fait, s'aperçut-il.

« - A trois heures par jour, ça ne fait que vingt-deux jours et cinq heures, répondit-elle après trente secondes de silence.

« - Qu'en sais-tu ?

« - Facile. Huit mois de trente jours, ça fait deux cent quarante, tu ajoutes, quatre jours supplémentaires à cause des mois qui en comptent trente-et-un. Ça fait deux cent quarante-quatre. Tu soustraies huit jours par mois, pour chaque week-end où tu étais tout le temps avec nous, lui rappela-t-elle. Tu tombes à cent quatre-vingt journées. Et vu que tu n'avais que trois heures de cours par jour, se souvint-elle, tu multiplies cent quatre-vingt par trois et tu obtiens cinq cent quarante heures. Sachant qu'il n'y a que vingt-quatre heures par jour, tu divises tes cinq cent quarante par vingt-quatre et tu obtiens un total de vingt-deux jours et cinq heures.

« - Attends depuis quand t'es capable de ce genre de calcul de tête ? Au lycée tu aurais eu besoin d'une calculette pour ce genre d'opération.

« - Travailler pour Anthony y est pour beaucoup, admit-elle. J'ai rapidement appris à calculer, combien je gagnais par heure et par pratique. Je devais tenir mes comptes pour être certaine de ne pas travailler plus que nécessaire.

« - Je vois.

« - Ouais, tout malheur est bon à quelque chose.

« - Et… Tu lui dois encore beaucoup ?

« - Plus que dix-sept mille sept cent quarante-trois dollars.

« - Tout ça ?

« - Et bien, je pars plutôt du principe que je devais cent mille plus deux mille de produits et cadeaux divers. Donc j'ai déjà remboursé quatre-vingt mille deux cent cinquante sept dollars.

En entendant ce chiffre, Shane resta muet quelques secondes alors qu'une foule de choses lui traversait l'esprit. Il était impressionné par sa force de vivre, et admiratif du fait qu'elle arrive à lui en parler si facilement, mais il pensait également aux dégâts que cette situation avait provoqué chez elle. A toutes ces blessures qui mettraient du temps à guérir, à tous ces actes dont elle n'était sans doute pas fière mais qui la hanterait très longtemps. Mais surtout il se demandait comment elle avait pu rembourser autant. « Que t'a-t-il obligé à faire pour lui rendre cet argent, se demanda-t-il perplexe. Ou que t'es-tu obligée de faire pour te débarrasser plus vite de cette dette dont tu ne voulais pas ? Jusqu'où as-tu été pour avoir l'argent nécessaire ? Quelle pratique as-tu subi pour te libérer ? Et où as-tu trouvé la force de continuer ? Le courage de ne pas abandonner d'une manière définitive ? Qu'est-ce qui continue de te faire avancer malgré l'atrocité de ces actes ? Et pourras-tu en guérir un jour ? Te retrouver seule avec un inconnu, sans avoir peur ni honte ? »

« - Non, la reprit-il. Tu ne lui dois plus rien ma belle. Avec tout ce qu'il t'a fait ou obligé à faire, tu as payé ta dette et plus que nécessaire. A présent, ce serait plutôt à lui de payer. Non ton pardon mais ce que lui te doit !

« - Je ne veux pas de son argent, ni de sa pitié. J'ai fait ce que j'ai dû faire pour m'en sortir mais tout ce que je souhaite à présent, c'est guérir, quitter l'état de New York et refaire ma vie ailleurs. Loin de toute cette sordide affaire.

« - Tu ne pourras pas… Simplement partir et oublier, ajouta-t-il. Ce que tu as vécu, tu seras obligée d'en parler si tu veux être réellement heureuse. Je ne dis pas maintenant, ajouta-t-il précipitamment en la voyant ouvrir la bouche, mais un jour. Tu as toujours voulu te marier et avoir des enfants et tu sais comment on fait pour en avoir, tu ne pourras pas oublier tout ça. Ça te reviendra quand tu te coucheras le soir avec lui, qui que ton mari soit, quand il te fera l'amour où qu'il te caressera.

« - Alors je renonce à mes rêves. De toute façon, on ne peut pas construire une famille en voyageant tout le temps, ce n'est pas possible !

« - Bien sûr que si. Regarde Nate ! Il est fiancé à Caitlyn depuis plusieurs mois et…

« - Elle est au courant qu'il l'a trompé ?

« - Non il a été le seul à résister le soir où on s'est revu, admit-il. Il ne l'a pas trompé. En fait, une fille habillée en vert…

« - Emeraude, Emy pour ses amies.

« - Euh probablement, il n'a pas retenu son prénom, enfin bref, elle est tombée dans les pommes dans ses bras, il l'a emmené dans une chambre et a prévenu Grant. Fin de l'histoire.

« - Oh… Je vois.

La jeune femme le regarda à moitié amusé et il eut l'impression qu'elle lui demandait des explications ou qu'elle jugeait le fait que lui n'avait pas résisté. Il se sentit mal à l'aise puis lui rappela qu'il était célibataire et qu'elle lui avait fait penser, à raison, à elle. Ce qui avait encouragé à continuer de la séduire et de l'embrasser. Même s'il ne pensait pas qu'ils iraient si loin durant cette nuit. Au fond de lui pourtant, il était ravi d'avoir pu faire l'amour avec sa meilleure amie et se demanda si, à présent qu'elle n'avait plus besoin de jouer, elle serait toujours aussi réceptive et ouverte à tout ce qu'il lui proposerait comme elle l'avait été durant cette nuit unique, puis secoua la tête pour oublier ses pensées. Elle était encore trop fragile à ses yeux pour penser à lui faire l'amour, à nouveau. « Et puis rien ne me dit qu'elle veuille de moi, songea-t-il. »

« - A quoi tu penses ?

« - A rien, répondit-il gêné.

« - Tu m'as promis de ne plus me faire souffrir et de tout me raconter, non ?

Le jeune homme se sentit piégé par ses propres mots et soupira. Lui arrachant la promesse qu'elle ne lui en voudrait pas, il lui raconta les pensées diverses qu'il avait eu et elle hocha la tête avant de se lever pour sortir du lit afin de prendre ses médicaments, sans un mot. Son silence inquiéta le jeune homme qui lui demanda, ce qu'elle avait mais elle ne dit rien, se contentant de sourire avant d'embrasser sa joue, puis elle sortit pour aller se laver. Il la suivit jusque devant la porte puis alla ranger sa chambre le temps qu'elle sorte. Quand enfin elle fut propre, elle alla jusqu'au salon où il se trouvait et le fixa.

« - A mon tour de te poser une question bizarre… Comment prends-tu tout ça ? Cette nuit entre nous, ces révélations que je t'ai faites, les blessures que tu as vu et celles que tu devines, ces aveux que tu m'as fait sur ton histoire avec Martha, la nuit dernière quand on a dormi ensemble… Tout quoi.

« - Je ne sais pas. Je sais que j'ai aimé te faire l'amour et que j'ai souvent pensé à Rubis ces deux dernières semaines. Tout comme je sais que j'ai aimé dormir simplement avec toi au creux de mes bras, et j'ai apprécié que tu te soies tourné vers moi quand tu t'es enfuie. Je suis aussi certain que j'admire ta force de vivre, ce feu qui te pousse à faire n'importe quoi pour survivre malgré les coups du sort. Je sais également que depuis que je sais qui est Rubis, je me retiens pour ne pas aller tuer ce Grant de mes mains… Mais je m'en veux. De ne pas t'avoir tout raconté plus jeune, à propos de ce travail. Tout comme je t'en veux d'avoir refusé de m'écouter après l'enterrement de ta famille. Je n'ai pas pu te protéger, t'empêcher de vivre cet enfer, d'affronter toutes ces épreuves seule. Je sais que Nate et Jason s'en veulent également mais ils en savent moins que moi et quand je t'entends me raconter un autre point de ton passé, même une info importante que tu me caches en la résumant en une remarque qui m'apparaît comme sibylline, je me retiens de serrer les poings pour ne pas que tu aies peur de moi en plus du reste. J'ai envie de te forcer à tout me raconter, pour que tu exorcises ces deux années de cauchemars mais je sais que ça serait une très mauvaise idée que de te forcer à parler alors je me console en me disant que tu demanderas à en parler à un professionnel ou même à la police mais tu refuses l'un et l'autre en voulant simplement fuir l'état et ton passé et ça me rend perplexe parce que je sais que tu ne pourras pas toujours fuir. Qu'un jour tu devras tout raconter pour te libérer et vivre enfin la vie que tu veux, quel qu'elle soit, et puis je pense à ce voyage que tu veux faire qui va t'éloigner d'une manière définitive de moi et je t'en veux de vouloir partir alors que je t'ai retrouvé. Du coup je m'en veux de vouloir t'obliger à rester ici et je me sens égoïste parce que je voudrais que tu restes ici avec moi, avec Nate et Jason également. Tout comme je voudrais que tu trouves le courage de porter plainte pour commencer à tourner la page de ce chapitre de ta vie mais j'ai conscience que ce que je veux ne doit pas entrer en compte. C'est ta vie, tu as le droit d'en faire ce que tu veux même si, pour moi, en quittant l'état pour fuir tes problèmes, tu laisses Grant diriger ta vie malgré tout… Et je ne sais pas quoi ajouter d'autre pour ne pas que tu restes sur mon dernier point, qui pourrait faire croire que je veuille te manipuler ce qui n'est pas le cas. J'analyse simplement ce que tu me dis et j'en tire des conclusions qui auraient dû rester secrètes avant que tu me demandes de tout te dire.

Hé hé, pour une fois, ça se coupe bien… Enfin presque mdrrr mais c'était soit ça, soit couper à un moment bien pire donc… On se tait et on profite :p Non sinon qu'avez-vous pensez de ce chapitre ?

Miss Tagada (L)