Bonjour !

Ce chapitre est la version allégée, sans le lemon. Comme d'habitude, la version hot est disponible sur AO3. Et j'autorise à chaque fois les guests à mettre des commentaires. Donc, vous pouvez me mettre un petit mot, là-bas aussi.

Cette histoire a deux chapitres de prévu.

J'ai écrit cette histoire en tirant au sort un prompt. Et c'est celui-ci :

Restaurant, Slow burn (donc, relation qui met du temps à se mettre en place... oh, le couple idéal était tout trouvé), Omégaverse, Sexe tout habillé ou partiellement habillé, Marque de désir (cheveux en désordre, rougissement, etc...).

Couple : Ludwig (alpha)/Feliciano (oméga)

Disclaimers : Hétalia appartient à Hidekaz Himaruya


Amitié en péril

Ludwig avait invité Feliciano dans l'un des restaurants les plus prisés de Rome. Placés dans une alcôve intime, ils pouvaient ainsi profiter de leur soirée entre amis sans risquer d'être reconnus. Dans cette ambiance sombre, rouge et noir, le parfum frais d'agrume de Feliciano détonait. Ludwig se savait attiré par cette douce fragrance oméga depuis qu'il avait rencontré Feliciano, mais n'y avait jamais cédé.

L'Allemand tenait beaucoup à leur amitié. Il avait toujours eu peur de la perdre en cédant à ses désirs primaires d'alpha pour un oméga. Cependant, est-ce que leur affection mutuelle allait plus loin ? Ludwig se surprenait à regarder Feliciano de plus en plus différemment. Il l'imaginait comme son potentiel lié assez facilement. Cette idée lui plaisait beaucoup. Quant à Feliciano, il se comportait un peu bizarrement et rougissait au moindre comportement ambigu de Ludwig. Il suffisait que leurs mains se touchent malencontreusement pour que de la gêne s'installe entre eux.

Quelques idées tournaient dans la tête de Ludwig. On lui avait répété que l'amitié alpha-oméga était impossible. Le désir serait toujours là, entre eux. Ludwig était bien obligé de le constater. Ce soir, il avait très envie d'embrasser Feliciano et de lui faire tout ce qu'il s'interdisait. Son odeur oméga plus forte que d'habitude n'y était pas étrangère. L'atmosphère intime de leur rendez-vous y jouait pour beaucoup également. Ses sentiments accéléraient les battements de son cœur. Le comportement de Feliciano n'aidait pas non plus.

Feliciano se penchait parfois vers lui, pour lui murmurer à l'oreille ses dernières trouvailles dans sa ville chérie de Venise. Son parfum l'enveloppait alors, et ses lèvres étaient alors à sa portée. Même s'il sentait le souffle de Feliciano sur sa bouche, Ludwig tenait bon. Il ignorait si Feliciano éprouvait les mêmes sentiments que lui. Il doutait également qu'il ait une érection aussi forte que la sienne sous la table du restaurant.

Quand Feliciano mangeait, ses yeux s'illuminaient de plaisir gustatif. Ludwig aimerait bien être à l'origine d'un tel éclat dans le regard de son ami, dans d'autres circonstances.

Le pire de tout fut quand Feliciano demanda à goûter son dessert. Ce gourmand de Feliciano aimait beaucoup le sucré, beaucoup trop. Ludwig lui tendit une cueillière pleine de chocolat. Feliciano osa gémir en goûtant à sa glace et se lécher les lèvres devant lui. Il eut la décence de rougir. Cependant, tout ceci excita encore plus Ludwig.

Feliciano ne se rendait pas compte qu'il était un appel à la débauche ce soir-là.

Ludwig prit encore sur lui, quand Feliciano lui demanda de la raccompagner jusqu'à sa chambre d'hôtel. Les rues n'étaient pas sûres la nuit pour un oméga. Avec un alpha à ses côtés, il se sentirait plus rassuré. Ludwig accueillit l'air frais de l'extérieur avec bonheur. Il n'était plus saturé par l'odeur affriolante de Feliciano. Même s'il était gêné par son érection pour marcher, Ludwig essayait tant bien que mal de suivre le pas rapide de Feliciano.

Feliciano parlait, parlait et parlait encore. Il lui racontait ce qu'il projetait de faire le lendemain matin. Apparemment, il avait prévu de visiter une usine pharmaceutique et de se réunir avec son jumeau pour discuter politique. Feliciano s'entendait plutôt bien avec Lovino. Par contre, ils avaient des points de désaccord et prenaient plus de temps pour des décisions importantes que d'autres nations. Ludwig attendait parfois longtemps la réponse à l'une de ses propositions. Il savait alors que Feliciano et Lovino se disputaient, mais il n'intervenait pas dans leurs affaires internes. Ce serait de la folie de s'attaquer aux liens qui unissaient les jumeaux.

Ludwig avait suivi automatiquement Feliciano jusqu'à l'hôtel, en essayant de penser à autre chose qu'à son excitation du moment. Pourtant, il avait encore du désir après cette petite marche. Feliciano prit les escaliers vers sa chambre, après avoir récupéré ses clefs.

Ludwig ne savait pas ce qui serait le pire : l'ascenseur et la proximité forcée avec Feliciano ou les escaliers avec son érection. Ludwig suivit tant bien que mal Feliciano jusqu'au premier étage et se mit à côté de lui devant sa porte.

Feliciano se tourna vers lui, avec un sourire qui lui fit chavirer le cœur. Plus que quelques minutes à tenir, et leur amitié serait sauve.

« C'était vraiment un repas délicieux. Merci de m'avoir invité, Ludwig. C'était une soirée vraiment agréable. Tu me diras quand tu seras libre pour qu'on se revoit ?

- Ce sera avec plaisir, Feliciano. »

Feliciano rougit encore devant lui. Il était bien trop mignon pour son propre bien. Ludwig avait toujours trouvé Feliciano, bel homme. Ses attitudes oméga rajoutaient à son charme naturel et lui plaisaient beaucoup trop. Ludwig détourna le regard de Feliciano et s'apprêtait à partir, quand il entendit les clefs tomber par terre.

Par réflexe, il les ramassa en même temps que Feliciano. Leurs doigts se touchèrent, provoquant un frisson de plaisir dans tout le corps de Ludwig. En se relevant, Ludwig vit que Feliciano bandait autant que lui et qu'il était également chamboulé par leur proximité. Ils étaient proches, beaucoup trop proches, pour qu'ils restent raisonnables. Ludwig sentit les doutes qui l'habitaient s'envoler en même temps que ceux de Feliciano pour laisser place à un puissant désir.

Ils se jetèrent sur la bouche de l'autre, comme des assoiffés.

Leurs langues entrèrent rapidement en contact, les électrisant de la tête aux pieds. Ludwig joua avec la langue cajoleuse de Feliciano, l'enlaçant intimement, et sentit ses envies sexuelles se renforcer. Il plaqua l'homme qu'il aimait en secret contre le mur le plus proche, faisant se rencontrer leurs érections à travers leurs vêtements.

Feliciano gémit dans le baiser. Sa voix, tellement dans le besoin, le fit bander encore plus.

Ludwig prit la clef de la chambre et l'inséra dans la serrure, avant de pénétrer dans la chambre avec son amant.