Bonjour ! Alors, voici la suite de la version light. Si vous voulez la version hot et complète, elle est sur Archive Of Our Own (AO3).

Je n'ai pas encore écrit la suite de Trêve. Et le prochain OS prévu est sur KNB.

Au passage, disclaimers : APH appartient à Hidekaz Himaruya.


Ils avaient couché pour la première fois ensemble, quasiment totalement habillés, se frottant l'un contre l'autre jusqu'à atteindre la jouissance. Par terre, Ludwig n'hésita pas à câliner autant que possible Feliciano et à être au plus proche de lui. Il avait l'impression que la paix qu'ils vivaient ensemble ne serait que de courte durée. Feliciano était nerveux à ses côtés, malgré l'orgasme. Ludwig l'aimait tellement qu'il ne supporterait pas de le perdre. Pas après, leurs années d'amitié et ce qu'ils venaient de vivre. Ludwig caressa le dos de Feliciano. Il sentit son amant se raidir immédiatement et essayer de se dégager de lui. Ludwig n'empêcha pas Feliciano de se relever et le regarda s'agiter dans tous les sens, en restant allongé et en se mettant sur les coudes.

Le blond était surpris de la réaction de Feliciano. Il pensait que Feliciano le voulait vraiment. Il lui avait même dit de continuer ce qu'il faisait.

« Je… je vais prendre un inhibiteur. Pour éviter de faire des choses qu'on regrettera. Je reviens », dit Feliciano un peu stressé, en partant vers la salle de bain.

Mince. C'était sûrement le début de ses chaleurs. Ludwig se traita mentalement d'idiot. C'était pour cette raison que l'odeur oméga de Feliciano était plus forte que d'habitude. Les hormones de Feliciano l'avaient peut-être menées par le bout de nez et poussées à accepter le sexe avec lui. Ludwig se sentit mal et minable de ne s'être rendu compte de rien et d'avoir cédé à ses pulsions. Il essaya de ne pas céder à la panique.

Il avait couché avec Feliciano et il risquait de le perdre, une bonne fois pour toute.

Feliciano sentait qu'il avait besoin de prendre un inhibiteur hormonal pour contrôler la situation. C'était normal après qu'ils se soient sautés dessus. Si les hormones de Feliciano continuaient à faire leur office, ils resteraient attirés l'un par l'autre et risquaient de faire l'amour toute la nuit. Ludwig sentit un courant d'air. Feliciano venait d'ouvrir la fenêtre pour chasseur leurs odeurs omniprésentes d'alpha et oméga qui pourraient encore les exciter.

« Je suis désolé, Ludwig. J'aurais dû prévoir que j'allais rentrer en chaleur au moment de notre rendez-vous et prendre mon inhibiteur plus tôt. Je t'ai tenté avec mon odeur. Ça n'arrivera plus. Je veux qu'on reste amis… »

Ludwig était soulagé que Feliciano ne le prenne pas mal, même s'il se tenait à distance de lui. Par contre, Feliciano n'avait pas l'air de comprendre que Ludwig était attiré par plus qu'une odeur affriolante d'oméga. Ils allaient devoir avoir une discussion sérieuse. Maintenant qu'ils avaient couché ensemble, Ludwig n'était pas sûr de pouvoir rester seulement ami avec Feliciano. Il en voulait plus, tellement plus.

« Feli, je pense que cela aurait fini par arriver tôt ou tard.

- Ce n'est pas parce qu'on est un oméga et un alpha que c'était obligé de se produire.

- Je suis amoureux de toi. »

Surpris, Feliciano se tourna vers lui. Apparemment, il ne savait pas quoi répondre. Et les secondes commencèrent à passer. Ludwig se sentit blêmir petit à petit. Ce ne devait pas être un sentiment partagé. Ludwig baissa la tête, terriblement déçu. Il avait les larmes aux yeux. Mince, ça faisait mal de se sentir rejeté comme ça.

« Je t'aime beaucoup aussi !, cria presque Feliciano, ce qui les secoua tous les deux. J'ai juste peur ! Plein de nations alphas me tournent autour pour des raisons politiques. Et ce n'est pas de l'amour ! Je fais partie des rares nations omégas encore célibataires. Je t'ai laissé entrer dans ma vie… je ne regrette pas, Ludwig… Je ne m'attendais pas à ce que tu cherches un partenaire oméga en me rencontrant…

- Je t'aime, toi, Feli. Peu importe ta dynamique. Tu m'as plu de suite, mais l'amour est venu tout doucement. Notre amitié m'allait très bien jusqu'à maintenant. Mais c'est insuffisant pour moi. J'ai touché du doigt ce qu'on pourrait avoir tous les deux. Et j'en veux plus. »

Feliciano rougit devant cette déclaration d'amour. Il était vraiment très beau. Il avait les cheveux ébouriffés par leur précédente activité, les lèvres gonflées de leurs baisers passionnés, la chemise débraillée sur son torse et le cou marqué par son suçon possessif. Ludwig se mordilla la lèvre inférieure et essaya de penser à autre chose qu'à cette vision de luxure. Il avait encore envie de lui. Cependant, c'était à Feliciano de décider ce qu'il adviendrait d'eux.

« J'ai beaucoup aimé ce qu'il s'est passé entre nous. Et j'ai des papillons dans le ventre à chaque fois que je te vois. Et j'attends toujours avec impatience tes coups de téléphone. Et tu me manques souvent ! Et je t'adore », avoua Feliciano.

Les joues de Feliciano rosirent à ses mots.

« Mince. Je crois que je suis amoureux de toi. »

Le cœur de Ludwig battit très fort à cette déclaration d'amour, alors que Feliciano réalisait à peine ce qu'il venait de dire.

Ils étaient amoureux. Ils ne s'en rendaient compte que maintenant. Leurs sentiments étaient partagés. Et c'était un pur bonheur.

Un sentiment d'euphorie s'empara peu à peu de Ludwig, alors qu'un sourire apaisé prenait place sur les lèvres de Feliciano.

« On sort ensemble ?, demanda Feliciano au plus grand bonheur de Ludwig.

La réponse positive ne tarda pas à venir, à leur plus grande joie.

Par bonheur, leur amitié s'était transformée en amour sincère.