Coucou tout le monde ! Voici la suite.
Comme certains l'ont fait la remarque, il y avait un bug sur le chapitre précédent, qui a été fixé. J'ai d'ailleurs eu plus de reviews sur le bug que sur le chapitre en lui-même...
hum. Bonne lecture ah ah !
La semaine restante jusqu'aux vacances de Noël passa dans une ambiance festive. Les sept traditionnels sapins donnaient du baume au cœur chaque fois qu'on les regardait - et un peu la nausée, tellement la surcharge de décorations se faisait sentir. Les professeurs s'en étaient donnés à cœur joie.
Hermione passa une semaine relativement paisible, Ron la laissait plus tranquille qu'à son habitude, elle ne savait pourquoi. Ils tentaient tous de deviner les cadeaux qu'ils se feraient chacun, et si Mrs Weasley, en charge du repas, choisirait plutôt de faire une dinde traditionnelle, ou si son choix s'orienterait sur des fruits de mer comme elle avait évoqué l'idée.
- C'est pas trop à mon goût ce genre de choses... grimaça la plus jeune des Weasley. Les trucs gluants qu'on peut servir là... - Pourtant les huîtres sont réputées aphrodisiaques tu sais... dit Hermione, un sourire malicieux. - Beurk, va pas leur donner plus d'idées que ça ! s'insurgea Ron, agitant la main sous son nez comme pour chasser ses idées.
Ils rirent tous en cœur, amusés, s'échangeant des regards complices.
En cours de potions, alors que tous étaient plutôt concentrés, son professeur glissa à Hermione le parchemin datant de sa retenue effectuée plus tôt dans la semaine. Il n'ajouta rien, mais lui lança tout de même un regard appuyé qui lui retourna le ventre, elle ne sut dire pourquoi. La jeune fille jeta un œil sur le papier, un sourire fleurissant sur ses lèvres alors qu'elle constatait la mention optimal. Ses yeux suivirent l'encore rouge pour lire le commentaire du professeur :
"Finalement, vous avez visiblement l'esprit plus ouvert que ce que vous laissez paraître. L'audace est une chose dont je vous pensais démunie. Peut-être que vous coller plus souvent permettrait à la miss-je-sais-tout de laisser place à l'esprit que j'ai entre-aperçu en ces lignes."
Rougissant de plaisir, comprenant le compliment derrière la plume acérée, Hermione regarda son professeur qui avançait entre les chaudrons. Il avait l'expression impassible, mais aujourd'hui, elle le trouva bien plus agréable à regarder qu'à son habitude.
- Potter ! cingla-t-il d'une voix tonitruante.
Sans doute pas en fin de compte constata-t-elle en grimaçant.
[...]
Les bagages chargés, le trio d'or, accompagné de celui d'argent, prenait le train en direction de Londres. Neville et Luna ne passeraient pas Noël avec eux, mais ils rentraient chacun tout de même voir leurs proches. C'était la première fois qu'ils prenaient le Poudlard express tous ensemble pour les fêtes d'hiver. Lors de l'épisode de la pierre philosophale, Hermione avait fait le trajet seule, Ron et Harry restant tous deux à l'école. En cinquième année, ils avaient déjà passé cette période au Square Grimmaurd, mais le transport s'était fait sous sécurité rapprochée, en portoloin puis en arrivant directement dans le bureau de l'ancienne directrice de la maison Gryffondor.
Le trajet se déroula dans la bonne humeur générale, chacun y allant de son commentaire, jusqu'à ce que les conversations s'épuisent dans un silence apaisant.
- Je vais aller faire un tour, vérifier que ce n'est pas le chahut, dit celle qui n'oubliait pas ses devoirs de préfète-en-chef.
Ron soupira, lui faisant signe d'y aller seule. Un peu interloquée, alors qu'il ne manquait d'habitude jamais une occasion de se retrouver en tête à tête avec elle, la jeune fille sortit du compartiment.
Harry regarda son ami, qui avait suivi sa petite amie des yeux alors qu'elle partait dans l'allée. Quelques jours avant, ils avaient eu une discussion où maladroitement, Ron avait tenté d'exprimer ce qu'il ressentait. Un peu gêné de discuter comme ça entre mecs, le survivant avait essayé de rassurer son ami. Le gardien voulant juste faire de son mieux, ses sentiments étant sincères. Sauf que Harry savait, parce qu'elle lui avait dit, qu'Hermione voulait quitter Ron.
- Peut-être que tu devrais... lui donner un peu moins d'importance, pendant quelques temps ? avait suggéré Harry.
Il avait eut l'idée que peut-être en essayant de s'en éloigner de son côté, Ron souffrirait moins si vraiment ils rompaient. Sauf que Ron avait prit l'idée complètement différent du point de vue d'Harry... Pour lui, si Hermione le voyait s'éloigner d'elle, elle aurait envie de se rapprocher. Comme le chat et la souris. En tout cas c'était une chose qu'on lui avait souvent dit des relations. Ne sachant que faire pour arranger la situation, Harry avait juste suivi la discussion, et ils avaient alors râlé sur le fait que les filles étaient bien compliquées parfois. Mais Harry se dit, en se voyant au milieu de ça, que les garçons étaient bien stupides également.
Ginny vint s'asseoir à la place qu'avait laissé Hermione vacante, ses cheveux de feu venant chatouiller son épaule. Harry oublia bien vite ses pensées pour se concentrer et câliner sa petite amie en demande d'affection.
Hermione traversa le train, gardant son équilibre malgré les soubresauts de la locomotive. Tout était calme, ce qui était assez rare pour être notifié. Des premières années ralentirent leur course dans le couloir en la voyant, puis la reprirent en riant dès qu'ils se furent éloignés. Elle sourit. Peut-être qu'elle trouvait le voyage un peu calme sans les ennuis dans lesquels ils se fourraient sans arrêt face à Malfoy et sa bande.
Arrivant au bout de l'allée, elle fit demi tour, soupirant. La vérité était que la brune se sentait triste, pensant que ce noël, elle l'aurait passé avec ses parents si elle avait pu. Peut-être même qu'ils seraient venus avec tous chez Harry pour que vraiment tout le monde soit là dans un joyeux bordel. Mais la jeune fille avait la chance d'avoir sa famille d'adoption pour lui remonter le moral, et elle éclata d'ailleurs de rire lorsqu'elle vit Neville s'écraser la tête en bas sur le plancher de leur compartiment. De ce que Ron réussit à lui expliquer après avoir repris son souffle tellement il riait, était que Luna avait convaincu Neville de faire le poirier pour faire sortir les créatures indésirables de sa tête. La bosse qui en résultat sur son front serait signe de grand bonheur, assura la blonde aux yeux exorbités, faisant repartir toute la bande dans un fou rire presque hystérique.
[...]
Arrivés devant le square, accompagné tout de même de Dedalus Diggle pour leur protection. La guerre était fini, mais des esprits fous parcouraient toujours les rues en quête de vengeance disait-on. Diggle était si enthousiaste cependant de revoir Harry que tous passèrent un agréable moment en sa présence, empruntant le métro moldu. Les trois amis regardèrent tout de même la maison d'un air sérieux. Elle leur rappelait tous la vie passée qui leur semblait si lointaine. Sirius, Lupin qui leur rendait visite pendant qu'ils se cachaient là des mangemorts, Kreattur qui avait tant changé à leur contact. Ron donna une grande tape dans le dos d'Harry, et Hermione lui fit un petit sourire contrit. Ce fut d'ailleurs l'Elfe qui les accueillit dans la demeure, ravi d'avoir de la compagnie. S'il avait rendu les lieux bien plus habitables pendant la chasse aux horcruxes, on pouvait presque considérer que le Square avait retrouvé sa splendeur d'autrefois. Certes, les couleurs étaient sombres et la décoration plutôt vieillotte, mais on s'y sentait bien dorénavant. Kreattur avait même nettoyé le haut plafond, laissant apercevoir des moulures où les armoiries des Black étaient représentées dans chaque coin. Le grand lustre de cristal resplendissait, et diffusait une lumière douce qui avait au moins le mérite de leur permettre de voir où ils mettaient les pieds. Ginny semblait plus que ravie de ne pas avoir à réaliser tout le ménage et les rénovations qu'elle s'était imaginée lorsqu'ils avaient discuté de noël, il y un moment déjà.
- Mesdames et Messieurs les amis du maître ont-ils fait bon voyage ? Ils sont les premiers arrivés. Kreattur va se changer des bagages.
Il s'inclina bien bas, et fit ce qu'il avait dit, faisant léviter leurs bagages à tous. Il eut une grimace lorsqu'Hermione lui sourit, prétendant ne pas l'avoir vue. Elle ne pouvait non plus faire des miracles.
Ils se dirigèrent tous dans la cuisine au bout du couloir, s'installant autour de la grande table en discutant des arrivées de chacun.
- Heureusement que la maison est immense, beaucoup de personnes vont loger ici. Pour la totalité des vacances ça ira, on aura surtout vos parents et Bill et Fleur, avec la petite Victoire, Andromeda et bien sûr Teddy !
Il dit le nom de son filleul avec un grand sourire, impatient de le revoir.
- Après ce sera plus compliqué pour noël, avec les membres de l'ordre qui ont répondu présent. La plupart arrivent le vingt-trois et repartent le vingt-cinq ou le vingt-six. On va devoir se serrer ! Mais bon, hors de question qu'ils transplanent alcoolisés, on sait tous ce que ça donne... Maintenant, on peut peut-être décider de qui va dormir avec qui…
Le brun avait dit cela en lançant un coup d'œil pas très discret à sa petite amie, qui eut le bon goût de rougir légèrement. Hermione, elle, ne put s'empêcher de se sentir pleine d'effroi ; est-ce que Ron allait attendre d'elle qu'ils dorment ensemble ?
Après que Harry et Ginny eurent décidé de faire chambre commune, s'installant dans la vieille chambre de Sirius, les deux lancèrent des regards interrogateurs à Ron et Hermione. Ce premier lui fit comprendre qu'il ne semblait pas contre l'idée, mais la brune tentait d'ignorer les signes. Elle prétexta vouloir être seule pour travailler et lire tranquillement, Ginny contrant en lui disant qu'elle aurait toutes ses journées pour faire ça. Lui lançant un regard noir, tentant de lui passer l'idée par le regard, la gryffondor eut une illumination.
- En vrai, j'ai pensé à quelque chose. Mrs Weasley serait sans doute contre que tu dormes avec Ginny, Harry... Imagine la crise...
C'était digne d'une serpentard, mais Hermione tenta de ne pas trop se fustiger. Harry grimaça. Il avoua à sa petite amie qu'il ne tenait pas à s'attirer les foudres de ses parents, et la rousse protesta avec véhémence, lançant un regard meurtrier à celle qu'elle croyait être de son côté. Ce fut Ron qui clôt la discussion, plus qu'heureux de ne pas avoir à penser aux fornications de sa sœur avec Harry.
Hermione chuchota tout de même à Ginny :
- Ne m'en veux pas, je t'expliquerai après…
La moue boudeuse, elle consentit à se calmer et ils montèrent tous installer leurs bagages, que Kreattur avait, ils ne savaient comment, déposés dans les bonnes pièces. Hermione et Ginny firent donc chambre commune, alors qu'Harry s'installait tout de même dans celle de Sirius. Ron occupait une chambre double qu'il partagerait quelques jours avec George. Ils avaient décidé qu'il ne valait mieux pas laisser ce dernier seul... il ne semblait être que l'ombre de lui-même, et se traînait parmi les gens de temps à autre. Tous étaient dévastés de la perte de Fred, mais la douleur de George était incommensurable. Après tout, il avait perdu pendant la guerre la moitié de lui-même.
Alors qu'elle accrochait sans grand soin l'unique robe qu'elle possédait assez digne pour fêter noël, Ginny fixait Hermione sans s'arrêter, attendant son explication. La belle soupira, et continua de défaire sa valise tout en prenant la parole, ne regardant pas son amie :
- Je ne voulais pas dormir avec Ron.
Le silence se fit lourd.
- Je... j'ai décidé que je ne voulais plus être avec lui... du tout.
Elle s'interrompit dans ses gestes, sentant lui monter les larmes aux yeux. Son amie ne pouvait pas dire qu'elle était surprise, mais sa bouche s'ouvrit quand même de surprise.
- L'argument pour tes parents restait vrai... Mais comme Harry va avoir sa propre chambre, tu pourras t'y glisser le soir.
Hermione affronta la rousse en lui souriant comme elle pouvait, des larmes coulant sur ses joues qui avaient perdu leur couleur rosé. Ginny ne dit rien, mais la prit dans ses bras.
- Hermione, commença Ginny, il faut que tu le fasses au plus vite et s'il te plaît…
Elle la regarda avec un mélange de compassion et de douleur.
- S'il te plaît, répéta-t-elle, ne fais pas souffrir mon frère inutilement…
La brune eut un sanglot, hochant la tête. Elle avait déjà honte d'elle-même de faire traîner les choses... serrant son amie contre elle, il lui vint comme pensée qu'elle était tout de même chanceuse de l'avoir. La jeune fille exprima ce qu'elle avait sur le cœur.
- J'ai peur Ginny, que... les choses changent entre nous. Que ta famille ne veuille plus de moi. Que le trio qu'on forme, Harry, Ron et moi depuis le début ne puisse plus exister après ça... je ne veux pas qu'on se perde…
Pleurant pour de bon, cachant son visage de ses mains, Hermione eut honte de ne pas être plus capable de tenir ses émotions. La rousse fit de son mieux pour la rassurer. Elle ne comptait pas changer, Hermione était comme une sœur pour elle. La place qu'elle occupait dans leur cercle était bien trop importante, et c'est ce qu'elle lui dit, lui assurant que jamais ses craintes ne se réaliseraient.
Figé sur le pas de la porte, Harry était ébranlé. Maintenant, Ginny était également au courant. Il ne s'était pas rendu compte de la douleur de sa meilleure amie, il n'avait pas réalisé qu'elle n'était pas heureuse à ce point. Il s'en voulait de se dire que lorsqu'elle s'était confiée à elle, il avait considéré en son fort intérieur qu'Hermione allait sans doute se remettre, se rendre compte que ce n'était qu'une mauvaise passe. Qu'avec Ron tout filerait comme sur des roulettes, comme lui dans sa relation avec Ginny. Harry savait que dans peu de temps, leur trio allait subir une épreuve d'un nouveau genre. Il espérait juste que tout se passerait au mieux... Il allait faire en sorte de.
Qu'avez-vous pensé de cette fin de chapitre ?
Je mettrais plus de temps à publier la suite, malheureusement j'ai changé d'ordinateur et j'essaie de récupérer le disque dur de l'ancien. Souhaitez-moi bonne chance !
