Coucou tout le monde !
J'ai eu bien des soucis à vous livrer ce nouveau chapitre. En effet, mon ancien ordinateur ayant rendu l'âme, je cherche toujours à en récupérer le disque dur. Après tergiversations, j'ai décidé de publier ce que j'ai écrit ensuite, quitte à modifier plus tard en ajoutant ce que j'avais déjà écrit.
J'en ai profité pour relire les anciens chapitres qui étaient truffés littéralement de fautes ! Oh mama j'ai honte de moi parfois .
Bonne lecture !
Chapitre 9
- Hermione ?
La dite était installée posément sur son lit, l'oreiller calé contre le mur la soutenant tandis qu'elle parcourait une de ses lectures personnelles. Toute prise à son roman, elle ne sursauta que lorsqu'on frappa contre la porte avec plus de fermeté. Rougissant jusqu'à la racine des cheveux, elle se dépêcha de cacher sous son oreiller le livre qui lui faisait tant d'effet lorsque ses yeux en parcouraient les lignes. Disons que la jeune fille avait le goût de se cultiver sur tout ; et la littérature érotique ne lui était pas exclue.
Elle prit sa respiration et dégagea des mèches folles qui tombaient sur son visage.
- Oui ?
Ron entra dans la pièce, lui souriant à demi. Hermione se redressa, s'asseyant en tailleur. Le rouquin, les bras croisés derrière le dos, se balançait d'un pied sur l'autre, ne se sentant visiblement pas à l'aise. Elle tapota l'espace devant elle pour qu'il vienne s'assoir.
- Tu vas bien ? On ne t'as pas vue au petit-déjeuner…
- Oui oui, s'empressa-t-elle de lui répondre, je lisais simplement…
Ron ne s'attarda pas, et passa au sujet qui semblait le démanger.
- Je voulais savoir si tu aimerais qu'on sorte dans le monde moldu mercredi ? J'ai demandé à Mcgonagall et elle me dit que si on se déguise jusqu'à passer de l'autre côté, ça devrait être bon… Je me suis dit que ça te plairait. Et moi je connais pas alors… ça peut être sympa. On pourrait prendre un… chocolat chaud c'est ça ?
Surprise de l'invitation, elle s'imaginait pourtant déjà dans les rues de Londres avec la boisson hivernale, pourquoi pas après une séance de patinage sur glace. Sans réfléchir, elle accepta avec enthousiasme, ravissant Ron qui sortit de la pièce en lui disant qu'ils iraient en fin de matinée.
Lorsque la porte claqua, Hermione leva sa main avant de l'écraser contre son visage. Qu'est-ce qui lui prenait d'accepter pareille invitation alors qu'elle était censée rompre avec le garçon ?
[...]
Le quartier général devint plus animé, de nouvelles personnes s'y installant tous les jours alors que ceux les séparants de Noël se réduisaient peu à peu. Les derniers arrivants seraient là directement le jour du réveillon, comme Kingsley ou Snape, qui repartiraient le lendemain après le repas de fête, la bienséance exigeant qu'un invité ne reparte pas en transplanant s'il avait bu ("Ah ! La meilleure partie de la soirée !" s'était exclamée Ginny lorsque Mrs Weasley les en avait informés, cette de rnière claquant l'arrière de la tête de la benjamine en l'entendant parler ainsi).
Hermione n'était pas réellement une experte concernant les boissons alcoolisées, mais elle devait avouer trouver un charme à la légèreté qu'elles procuraient - la jeune fille n'étant pas du genre à se saouler. L'été passé, elle avait dû gérer ses amis qui découvraient cette part de la vie qui leur avait manqué avec la guerre et autres joyeusetés qu'ils avaient vécu. Elle même avait soulevé les yeux lorsque la rouquine s'était exprimée - Hermione ne se souvenait que trop bien de l'état de Ginny lorsque l'anniversaire de Percy en août s'était vu devenir un peu trop arrosé.
- Je croyais que tu ne devais plus jamais, je cite, "toucher à ce breuvage mortel", lui avait-elle chuchoté avec amusement.
- Chut ! s'était contentée de répondre la joueuse de Quidditch.
Échangeant un regard complice avec Harry, Hermione se dit que ce tour-ci, elle laisserait le survivant se charger de tenir les cheveux flamboyant de leur amie.
La Gryffondor pensa que lorsqu'elle irait voir Londres côté moldu, elle pourrait amener à tous de l'alcool de là-bas - le vin des elfes était sympathique, mais un bon bordeaux avait plus de charme à son goût. Sa mère lui en avait fait goûter à de nombreuses reprises, et leurs vacances dans le sud de la France n'avaient pas été choisies pour rien. Un petit pincement au coeur en y pensant, et Hermione acceptait de jouer à la bataille explosive avec tous pour ne plus y penser.
[...]
La belle emballa son dernier cadeau, et descendit au grand salon du premier étage afin de disposer ses présents parmi l'abondante masse entassée autour du beau sapin de Noël qu'ils avaient tous décorés la vieille. Hagrid était passé le leur apporter - ils avaient regardé l'arbre avec appréhension en le voyant s'agiter. Quelle bête atroce pouvait donc s'y cacher ?
C'est le hurlement étonnamment aigu de Ron qui répondit à la question. Ils étaient écroulés de rire alors que le grand et vigoureux gardien des Gryffondors courrait partout dans la pièce, pour se débarrasser d'un adorable et tyrannique écureuil.
Hermione sourit au souvenir alors qu'elle déposait son dernier petit paquet au sommet d'une pile fort instable - des boucles d'oreilles pour sa meilleure amie. Elle soupira, ayant souhaité faire des cadeaux à tous - mais sa bourse était limitée sans l'aide de ses parents, et la jeune fille se devait de finir au moins l'année scolaire avec ce qui lui restait. Ils ne parlaient pas beaucoup d'argent, même si elle savait que Harry pourrait, et voudrait l'aider, sans faire de manières.
Ginny passa sa tête dans l'entrebâillement de la porte :
- Ah, tu étais là ! Cet après-midi pas le choix, c'est shopping entre filles ! Tu vas me faire découvrir ton monde !
Levant les yeux au ciel, elle se dit que décidément, les économies allaient en prendre un coup.
L'après-midi, les deux jeunes filles sortirent effectivement, couvertes jusqu'au cou en raison du froid mordant de ce mois de Décembre. Mrs Weasley était sur le point de les accompagner, mais les garçons réussirent à la retenir en réfléchissant à haute voix que les cheveux d'Harry semblaient "bien longs" et qu'ils étaient peut-être un "trop grand défi pour elle". Le brun avait lancé un regard plein de promesses à sa petite amie, sous-entendant qu'elle aurait à lui revaloir ça. Ginny répondit avec un air sensuel qu'il "ne serait pas déçu". Gênée, Hermione détourna le regard alors que Ron mimait de vomir.
Toute à leur joie, Hermione et Ginny plaisantèrent sur le chemin en imaginant la coupe de Harry à leur retour.
- Bon, je te laisse nous guider par contre, dit la rousse, je ne connais rien des moldus…
- Pas de problème ! affirma son amie, ravie.
Cela faisait longtemps, mais se repérer dans cette grande ville lui revint vite. Le risque était trop grand pour elles de se promener côté sorciers, et ce même si leur niveau de sorcellerie était bien supérieur à celui possédé habituellement à leur âge ; les conditions avaient fait que. Il avait d'ailleurs fallu demander par courrier d'échanger leurs gallions et noises pour des livres moldus. La banque des gobelins avait au moins repris du service plus que rapidement.
Même si Hermione n'était pas genre à parcourir les magasins, elle était plutôt contente d'y aller avec Ginny. Elles ne portaient que rarement des tenues moldus, même si c'était plutôt amusant - et agréable, un jean permet bien plus de fluidité qu'une robe. De plus, le côté moulant n'était pas pour leur déplaire. Après tout, elles restaient des jeunes filles de presque vingt-ans, et il était bon de retrouver une forme d'insouciance après les événements terribles vécus. Hermione avait hâte de montrer qu'on pouvait avoir bien plus un style à soi du côté des non-magiques, du moins c'était son avis. Elle n'était pas très passionnée de mode, mais quelque chose qu'on n'avait pas côtoyé depuis des années avait le don de vous exciter !
Elle leur fit prendre le métro, puis elles commencèrent leur navigation dans les boutiques londoniennes, à travers la foule dense qui se pressait en cette période de fêtes. Ginny était émerveillée, la tirant partout. La rouquine n'en revenait pas de découvrir les chaussures moldus.
- Mais il y en a plein, de toute sorte ! Nous, on a tous les mêmes !
- Je sais, tu vois, il y en a aussi qui sont faites pour te rendre plus grandes... bon ce ne sont pas les plus confortables, mais elles permettent d'avoir une stature plus… disons élégante ? Ou carrément sexy…
- Lesquelles ? s'écria Ginny.
Hermione tendit son index vers les étagères aux chaussures à talon, de ceux que vous ne portez que quelques heures car leur courbure est là pour vous faire souffrir. Son amie s'était déjà précipitée, s'extasiant sur ses trouvailles.
- Dis Mione, j'ai une idée…
- Oui ? répondit la concernée, alors qu'elle regardait d'un oeil critique un talon aiguille, un poil inquiète.
- On pourrait peut-être se prendre une paire, et puis aller chercher une robe moldu, histoire de détonner pour les fêtes !
Hermione fut surprise de l'idée, mais la trouvait excellente. Elle sourit à son amie qui, sautillant presque de joie, se mit à essayer des chaussures à la chaîne. Leur choix à chacune ne fut pas si long - le noir était une valeur sûre. Mais la suite de leur périple éprouva les nerfs d'Hermione ; elle ne comptait plus les boutiques et robes qui avaient défilé sous ses yeux, et son dos lui faisait terriblement mal. Tout était bondé, et ce n'était vraiment pas son truc de se mêler à la foule. Quand enfin la dernière des Weasley fit son choix final, l'autre put souffler un peu sur la chaise où elle se trouvait - merci pour cette invention.
- On a toutes les deux choisi des couleurs vives ! ça va être super ! s'exclama la rousse en claquant ses mains ensemble.
"Choisi" est un bien grand mot… répondit Hermione, pensant à sa robe toute neuve au prix exorbitant que Ginny lui avait imposée.
- Comme si ça te déplaisait !
Elle restait muette. Pourtant la jeune fille devait bien admettre que la tenue, affriolante selon sa personne, la mettait vraiment en valeur… mais c'était trop moulant pour elle. Elle ne savait pas si elle oserait réellement la mettre...
- On les portera pour le nouvel an ! Maman préfère les traditions à Noël…
Hermione acquiesça d'un mouvement de tête. Elle proposa à Ginny d'aller se poser pour boire quelque chose, voir manger ; il était encore tôt, mais elle était affamée. Se faire bousculer sans arrêt était éprouvant. Elles marchèrent donc quelques minutes, la nuit tombée illuminée par les décorations et nombreuses guirlandes de noël rendait l'ambiance… magique. Ginny s'en extasia, et le rire d'Hermione résonna parmi la foule. Rien n'aurait pu déranger le sentiment de plénitude qui les habitait alors. Elles progressèrent tranquillement, la jeune fille observant les lumières dansantes des illuminations. Baissant les yeux, elle se rendit compte que son amie n'était plus à ses côtés. Fronçant les sourcils, elle l'aperçut cependant quelques mètres plus loin, arrêtée devant une vitrine étincelante, la bouche entre-ouverte.
- Hermione ! Viens !
Avant d'avoir pu réagir, Ginny avait déjà filé dans la boutique. Intriguée, la jeune femme la suivit, l'air chaud de l'entrée l'accueillant telle une vague de réconfort. Le froid dehors était mordant. Enlevant sa grosse écharpe à l'effigie de sa maison, la Gryffondor constata seulement qu'elles se trouvaient dans une boutique de lingerie fine.
- On avait oublié le plus important… lui dit la rouquine, roulant des sourcils. Trouvons-nous de quoi être des femmes plus que fatales !
- Ginny, on ne peut pas encore dépenser…
Mais elle ne l'écoutait pas. Rougissante, Hermione se mit malgré elle à admirer la dentelle soignée des ensembles. Elle n'avait jamais vu de si belles pièces… et les sous-vêtements qu'elle possédait tenaient plus de la pratique que de l'esthétique. Informes et pratiques. Elle les avait magiquement agrandi au fil du temps. Alors elle se laissa tenter par les fantaisies de son amie, qui fut surprise du peu de protestations émises. Elle s'attendait à devoir batailler, mais n'en laissa rien paraître. Hermione choisi en premier lieu un ensemble noir, simple et élégant qui lui semblait nécessaire. La vendeuse moldue leur avait tout expliqué sur ce que la rousse qualifia de "bordel de tailles". Elle se laissa aller à en acheter un autre ensemble, après bien des encouragements de son amie, qui la faisait rougir rien que de s'imaginer dans quelles circonstances on pouvait mettre cela. Il était de la couleur de la robe qu'elle avait acheté précédemment. Dans sa bonne veine, Ginny la convainquit même de prendre une de ces nuisettes en soie, que les dames portent lorsqu'elles sont femmes assumées dans l'esprit de la Gryffondor.
- On aura la même comme ça ! lui dit joyeusement Ginny, alors qu'elles sortait de l'échoppe, le trop plein d'émotions inconnues ayant fait pâlir les joues d'Hermione.
Enfin, affamées, elles s'arrêtèrent dans un petit restaurant où Hermione conseilla à son amie un verre de vin blanc;
- Décidément ! Le monde moldu est plus incroyable que tout ce que j'imaginais !
- Ahah, et ce n'est qu'un début ! assura-t-elle.
- J'espère bien !
Elle but une autre gorgée, visiblement ravie.
- Et j'espère également faire un heureux, avec nos achats de la journée… Si je ne lui fais pas tourner la tête, je ne sais pas quand ce sera !
Hermione rit avec elle, mais une pointe d'envie perçait son coeur. Et elle, allait-elle enfin pouvoir comprendre cette flamme qui habitait Ginny quand elle évoquait son petit ami ? Ces achats lui avaient donné l'envie de la séduction… mais elle n'avait personne à qui se dévoiler intimement, avec envie… avec désir.
Soupirant en laissant de côté la passion qu'elle sentait vouloir s'exprimer en elle, Hermione se leva pour régler la note. Elles prirent le chemin du retour, s'arrêtant juste pour acheter comme accordé quelques bouteilles moldues. Les deux amies se sentaient toutes légères, et riaient un peu fort en rentrant au Square. Elles redoublèrent d'hilarité en découvrant les cheveux d'Harry, toujours aussi longs, mais plaqués en arrière par une tonne de gel sorcier, dans une veine tentative de leur donner de l'allure. Il afficha un air légèrement vexé, mais semblait lui aussi amusé. Ginny, riant de plus belle, lui prit la main et entraîna son petit-ami dans les étages, surpris de l'initiative. Tout le monde dans la maison semblait déjà couché. Se retrouvant seule face à Ron, Hermione eut envie de lui dire tout un tas de choses, mais se retint et fila dans sa chambre, un peu honteuse.
Le doux silence qui y régnait l'apaisa et, se dressant de son nouveau pyjama, elle se mit au lit avec son ouvrage préféré du moment… Se ravissant de sa lecture, un peu désinhibée, elle souffla la bougie de sa table de chevet. La pénombre lui seyait, et se mordant la lèvre, fermant les yeux, elle laissa ses mains aller parcourir les courbes de son corps, s'offrant ce plaisir solitaire à la lueur de la lune.
