Billy Hargrove Sucks

Traductrice:Mestissa

Pairing:Harringrove

Rating:M

Genre: Romance, Drame, Humour

Disclaimer:Traduction de la fanfiction de flippyspoon sur Ao3. Les personnages de Stranger Things ne m'appartiennent pas.

Résumé: Hopper confie à Steve la responsabilité de dégriser un Billy Hargrove bourré un après-midi et tout à coup, les choses commencent à prendre un sens.

BlaBla de la traductrice : On continu le job, j'espère que cela vous plais autant qu'à moi ! Tous le mérite des futurs histoires que vous lirez ici revient aux auteurs anglais, rien ne vient de moi !


Billy Hargrove Sucks

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Partie 2 – John Bender Loves Steve Harrington

Billy était dans la salle d'étude, échouant avec application à étudier, quand il vit Steve jouer avec le collier. Il était assis à côté de ce dernier, mais pas trop près, car ils étaient tous les deux assez paranoïaques. Mais il n'était pas assez paranoïaque pour ne pas regarder les bras de Steve. Steve portait stupide un polo jaune et la manchette lui arrivait en plein milieu des bras. Harrington était un peu musclé mais aussi un peu mou ce qui était bizarrement attrayant pour le blond. Il était assis là, pensant à quel point il voulait mordre dans la courbe de ce biceps quand Steve, les yeux rivés sur son livre d'économie, sortit distraitement le collier de sous son col et commença à jouer avec. Il avait l'air si décontracté, appuyé sur son coude. Billy n'y avait pas beaucoup réfléchi, jusqu'à ce que les yeux de Steve ne rencontre les siens puis descendent sur la chaîne en argent, enlacé autour de ses doigts. Il tomba ensuite sur ses lèvres puis le bout de sa langue. C'était si excitant bordel. Il fit un clin d'œil à Billy.

Billy eut un sourire narquois et dit: «Va te faire foutre.

Les sourcils de Steve se plissèrent comme pour dire: «C'est une promesse ? »

Billy secoua la tête et imagina toutes les façons dont il lui ferait payer une fois qu'ils seraient seuls dans la BMW (il y avait quelque chose de satisfaisant à souiller ce symbole de richesse en particulier).

Billy ouvrit son cahier, prit son stylo et griffonna une bite géante qui éjaculait. Une flèche pointant le dessin et les mots: CECI VA ALLER DANS TA GORGE.

Steve leva un sourcil et se pencha pour dessiner une main géante avec une flèche la pointant et les mots: CECI VA DANS TON CUL

Billy eut un petit rire. Ils n'avaient encore rien fait de tel, pas que Billy ne le veuille pas. Seulement, il avait été si satisfait des branlettes et des pipes du premier gars de Hawkins High, qu'il avait regardé et pensé : Ouais, c'est celui-là .

Non pas qu'il n'y ait pas pensé. Excessivement.

Billy dessina une langue à peine reconnaissable. CECI VA DANS MON CUL

Steve devint rouge puis secoua la tête en souriant. Billy entendit une toux derrière lui et ferma son cahier en sursautant. Paranoïaque.

Billy ne se souvenait pas très bien de la bagarre. Quand il y pensait, c'était en flash; le claquement dur de l'os contre l'os, le visage abasourdi et abattu de Steve, le bruit d'une assiette qui se brise. Ce dont il se souvenait viscéralement, c'était de s'être réveillé dans la maison des Byers, désorienté, et sans savoir comment il était arrivé là-bas l'espace d'un instant. L'endroit avait ressemblé à un asile de fous; dessins au crayon griffonnés et collés partout. Il se souvint de s'être assis, tout lui faisait mal, et d'avoir regardé ses jointures ensanglantées. Ses mains tremblaient. Cela ne s'était pas arrêté pendant un moment qu'il n'arrivait pas à comprendre en y repensant. Par le passé, il s'était vraiment beaucoup battu... Il se souvint que le réfrigérateur des Byers était tombé en s'ouvrant et qu'une masse recouverte d'une bâche en était tombé. Confus et nauséeux, il avait couru dehors, ne prenant pas la peine de regarder ce que c'était.

Dans l'air frais de novembre, tout était revenu précipitamment. Il avait démoli Steve. Il avait vraiment voulu démolir Steve, il avait voulu le blesser et blesser tout le monde pour que tous puissent ressentir ce que lui ressentait. Cela ne le rendait jamais heureux, mais il y avait toujours eu une sorte de satisfaction.

Il se souvenait de Max se tenant au-dessus de lui avec la batte de base-ball. Pendant un moment, il avait eu peur d'elle . Plus tard, une partie de lui avait pensé: elle est plus forte que moi .

Il ne pouvait pas s'imaginer tenir tête à son père comme elle l'avait fait avec lui.

Après cela, il s'était senti ... éteint. Il ne pouvait plus retrouver ce sentiment de satisfaction en s'en prenant aux autres, en s'en prenant à Max et en essayant de la tenir en laisse comme son père le faisait avec lui. Ce sentiment était la seule chose qui le maintenait entier. Il ne pouvait le formuler avec des mots. S'il essayait, il aurait pu dire: Les gens s'en prennent à toi, alors tu t'en prends à quelqu'un d'autre, tu frappes, tu bois, tu meurs. Les gens qui n'ont pas compris cela sont des imbéciles et des faibles.

Lorsque le sentiment se dissipa, il dû trouver un autre chose pour le ressentir à nouveau. Il y arriva principalement avec la vodka. Il ne connaissait pas cet alcool. Il était traditionnellement un homme à bière. Le gars du magasin d'alcool à l'extérieur de la ville ne l'avait même pas briefé la première fois. Cela avait aidé, c'était engourdissant. Et ce fut ainsi qu'il avait fini par tomber sur Steve Harrington un après-midi.

À l'école, il avait la plupart du temps ignoré Steve après la bagarre ou prétendu que cela ne s'était jamais produit du tout. Il n'était pas sûr qu'il aurait jamais eu le courage de s'excuser s'il n'avait pas été encore un peu ivre. Peut être.

Ils n'en avait pas beaucoup parlé, pas depuis The Breakfast Club. Ils avaient parlé d'autres choses, des choses dont Billy n'aurait jamais pensé parler à personne. Il avait parlé à Steve de Chris, le mec avec qui il avait été surpris. Chris était maigre et pâle et était toujours choisi le dernier pour la balle au prisonnier. Billy était déjà un connard mais ils s'étaient d'une certaine manière compris et Billy l'avait invité à «étudier». Billy avait toujours été athlétique mais à quatorze ans, il commençait vraiment à se muscler. Il s'était senti fort et grand. Pas assez grand. Cette fois, son père l'avait soulevé du sol et l'avait plaqué contre le mur. Il se souvint de la façon dont la porte avait claqué et de bruits de pas rapides et irréguliers alors que Chris s'échappait. Il raconta cela à Steve et Steve répondit quelque chose de bien intentionné et de gentil, sauf que ses gentilles paroles ressemblaient souvent à des conneries. Et de toute façon, Steve l'avait embrassé et lui avait chuchoté que tout allait bien.

Il raconta à Steve la première fois que son père l'avait frappé. Son nez avait saigné. Il se souvint de la surprise, de la révélation que les enfants ne devraient probablement pas avoir.

Oh !

C'était comme ça depuis si longtemps. Une claque de temps en temps, parfois sans avertissement parce ce qu'il fallait toujours être sur ses gardes au cas où il aurait fait quelque chose dont il ne se souviendrait plus.

Mais il ne parla pas à Steve de son réveil à la maison des Byers ou de ses mains tremblantes. Il ne pouvait pas le supporter. Il ne dit pas à Steve ce qu'il c'était passé quand il était renter à la maison sans avoir trouvé Max. Il ne lui parla pas de comment il avait poussé son père à ce moment-là, voulant recevoir un coup, en colère, tellement en colère et ne sachant même pas que c'était parce qu'il aimait ce garçon et qu'il lui avait fait du mal. Qu'il l'avait blessé si gravement que ses mains en tremblaient. Le lendemain matin, il avait l'air presque aussi mal que Steve. Max l'avait vu et se renfrogna en silence. Elle avait probablement supposé que tout cela était dû à la bagarre chez les Byers. Ils échangeraient à peine un mot pendant des jours après cela, le début d'une trêve tacite. Elle l'avait principalement ignoré et c'était bien.

Après le Breakfast Club , tout semblait aller bien.

« Tu ramènes Max à la maison aujourd'hui ? » Chuchota Steve.

«Non, elle va chez Sinclair.

-Carrière ?

-Bordel ouais, la carrière.»

La carrière était leur coin. Ça l'était aussi pour beaucoup d'autres ado de Hawkins High mais ils c'étaient trouvé un coin à l'écart, où la camaro était caché à la vue des autres. Et si ce n'était pas le cas, ils pouvaient facilement se tirer par la route secondaire.

Sous la table, tout au fond de la salle d'étude où personne ne pouvait voir, la main de Steve reposait entre les genoux de Billy.

«Cette journée ne se terminera donc jamais.» marmonna Steve, les yeux toujours rivés sur son travail.

Steve sursauta brusquement et dit: «Bon sang…»

Il ramassa un morceau de papier sur le sol qui lui avait été jeté à la tête. Billy se retourna, renfrogné, pour trouver le responsable, mais tout le monde avait l'air studieux et silencieux.

«Relax.» dit Steve. « C'est juste un mot. »

Steve déplia la note et Billy la lut par-dessus son épaule.

«As-tu entendu parler des toilettes des filles ? » Lu Steve avant de grimacer. « Quoi ? ».

Billy se mordit la lèvre. Il était sur le point d'avoir des ennuis avec Steve. Il en était presque sûr.

Cela avait semblé être une bonne idée à à ce moment là.

Vraiment.

C'était vraiment le cas.

Après l'heure d'étude, Billy et Steve se dirigèrent vers le gymnase et Billy feignit l'innocence quant au mystère de la note.

« Tu sais ... J'y vais juste et je jette un rapide coup d'œil. » lui dit Steve en désignant les toilettes des filles à l'opposé de l'école. «Je serai un peu en retard au gymnase. On se verra là bas.

-Ouais okay, ça marche. » Billy tourna les talons et se fraya un chemin.

Les choses allaient mal tourner. Il avait merdé. Il en était presque sûr.

Billy savait être romantique avec les femmes, même s'il ne couchait pas avec elles. Il savait ce qu'elles aimaient, quoi dire exactement pour les faire trembler. Il savait comment s'en sortir s'il y avait une femme qui aimait les hommes, n'importe quel genre d'homme

Mais il n'avait jamais eu de vrai petit-ami et n'avait jamais autant aimé une personne. Il y avait aussi ce sentiment de culpabilité intense qu'il ressentait parfois, en regardant ses jointures, ses mains se mettaient à trembler ...

Il était protégeait son propre machisme, même si le tout était enveloppé de vanité. Être raide d'un mec était assez difficile, son père gardant un œil sur tout les signes qu'il pouvait envoyer. Donc Billy ne savait pas vraiment comment être romantique avec Steve.

Merde .

Billy avait donc rejoint le gymnase et enfilé son short et son tee-shirt floqué du nom de la ville. Il joua comme une merde, surtout quand il vit Harrington arriver, se dirigeant droit sur lui, un regard incrédule.

Lorsque le reste de la classe vit Harrington, ils arrêtèrent de jouer et se mirent tous à siffler et à applaudir jusqu'à ce que l'entraîneur ne les rappelle à l'ordre. Ils ne pouvaient pas en parler maintenant, pas devant tout le monde. Au lieu de cela, ils jouèrent, dansant l'un autour de l'autre, Steve le pourchassant sur le terrain de ses regards accusateurs jusqu'à ce que Billy détourne le regard.

Dans les douches, ils avaient un petit espace pour parler. Billy devait généralement lutter contre une érection en prenant une douche près de Steve après le cours, mais là il se contenta de renifler et d'incliner la tête sous le jet d'eau bouillante.

« C'était toi, non? » Demanda Steve. «Pourquoi diable… Pourquoi…?

-Intéressant que tu supposes direct que c'était moi,» répondit Billy.

« C'était toi ?

-Ouais.

-Pourquoi tu...Pourquoi tu ferais ça !» Steve avait l'air légèrement hystérique.

«Ce n'est pas comme si c'était une insulte», souligna Billy. «C'est un compliment, Harrington. Je veux dire évidemment. »

Dans les toilettes des filles, était dessiné, au marqueur indélébile noire sur les carreaux vert, un énorme pénis en érection, plutôt réaliste, entouré d'un halo. Le dessin se trouvait juste sous la grande fenêtre des sanitaires. Une flèche pointait la bite géante et entre parenthèses était écrit: Harrington

«Pourquoi dans les toilettes des filles ?» Steve secoua la tête, l'air vraiment déconcerté.

«Je ne pouvais pas le mettre dans ceux des mecs,» dit Billy, comme si c'était une évidence.« Sinon les gens auraient su. Pourquoi un gars dessinerait-il la bite d'un autre à moins qu'il ne soit un grand amateur de bite ?

-T'as essayé de donner l'impression que c'était une nana qui a fait ça ? » Demanda Steve en fronçant les sourcils. « Billy ... Les filles ne dessinent pas de bites sur les murs. »

Ils fermèrent leurs douches et Billy alla prendre une serviette, se sentant bien trop vulnérable pour argumenter avec son petit ami alors qu'il était nu, mais au moins tout le monde s'était barré.

Billy parla à moitié dans sa serviette.

«J'essayais d'être mmmph.»

Il enfila son jean et n'étant pas encore tout à fait sec, il était seulement humide. Il enfila un t-shirt propre et sa veste en jean, attrapa ses livres et claqua son casier, lui donnant un coup de pied.

« Quoi ? »Dit Steve. «Tu essayais d'être quoi ?

-Rien ! Oublie ! »

Billy commença à sortir et Steve l'appela.

«On va toujours à la carrière ?

-Ouais ! Rejoins-moi là-bas ! »

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Après l'école, Billy fumait une cigarette dans le parking, et il ne manqua certainement pas le défilé des gens qui passaient devant Steve, lui tapant dans la main. Il ne manqua pas non plus la façon dont Steve souriait, malgré lui. Billy n'avait jamais rencontré l'ancien Steve, pas vraiment. Il avait seulement entendu des histoires. King Steve, le golden boy. Puis quelque chose était arrivé. Nancy, supposa Billy. Le nouveau Steve était peut-être irrité, mais il restait encore de l'ancien Steve qui pensait que l'histoire de la grosse bite était marrante..

Leurs yeux se rencontrèrent sur le parking et Billy écarta les mains comme s'il disait: «Qu'est-ce que je t'avais dit ?»

Steve roula des yeux.

«Billy.»

C'était Max, sorti de nulle part, montant et descendant de sa planche.

«La sœur de Lucas est malade. J'ai besoin que tu me ramène.»

Putain.

Steve le regardait toujours. Billy lui fit signe de négation et son visage s'affaissa. Eh bien, il pourrait probablement s'échapper plus tard. L'univers ne semblait pas se soucier de combien il voulait sucer la bite de Steve Harrington ce jour-là. L'univers était parfois un putain de sadique.

Dans la voiture, Billy était généralement silencieux avec Max, leur routine depuis la bagarre. Sa planche couché sur ses genoux, elle tapota ses doigts dessus. Billy fixa juste la route, sa clope au coin de la bouche, dont les cendres brûlaient le sol de la Camaro.

«T'avais quelque chose de prévu ?» Demanda Max avec méfiance.

«Nan.»

À la maison, Billy trouva une note sur le comptoir de la cuisine qui disait: Nous rentrerons tard. Billy prépare le dîner pour Max.

C'était l'écriture de son père.

La mâchoire de Billy se serra et il voulu frapper quelque chose. Au lieu de cela, il laissa tomber ses livres dans sa chambre et changea de t-shirt. Il ferma sa porte et fit les cent pas, se sentant en cage. Il alluma de la musique, alluma une autre cigarette et sentit la colère monter en lui. Il n'y avait rien d'inhabituel à ce qu'ils sortent et lui laisse la responsabilité de Max (comme si elle était une petite fille et n'avait pas presque quatorze ans), mais son père l'avait pousser contre sa commode l'autre le soir, le coin s'introduisant dans son flanc. Juste parce qu'il avait mal fait sa propre lessive ou quelque chose comme ça. Billy n'était même pas sûr des vraies raisons. Il avait évité d'enlever sa chemise pendant quelques jours. Steve n'avait heureusement pas compris.

Il y a un an, un conseiller scolaire, soupçonnant des abus, avait attiré Billy dans son bureau. Billy n'avait rien dit, décrochant à peine un mot. Mais il se souvenait d'une chose que le gars avait dite.

«Tu détestes ton père, tu veux lui ressembler un jour ? Finir comme lui ? »

Billy s'assit sur son lit, serra les poings et fulmina. De toute façon, cela ne servirait à rien de s'en prendre à Max maintenant. Le bourdonnement de rage avait disparu. Cela ne ferait qu'empirer les choses.

Et puis, il ne s'agissait même pas de cette note. Il n'arrêtait pas d'imaginer son père marcher sur lui, ce soir-là après la bagarre. La façon dont Billy l'avait voulu. Marchant sur lui.

Il aspira sa cigarette, ferma les yeux.

«Here I go again on my own… » marmonna-t-il avec la chanson, ignorant les larmes qui coulaient. «Goin' down the only road I've ever known… » C'était stupide . Il n'y avait aucune raison d'être aussi bouleversé.

Pleure comme le pédé que tu es, aurait dit son père.

Il fit quelques devoirs pour se distraire. À 17 h 30, il se sentait mieux.

Il trouva Max dans la cuisine, faisant ses devoirs à table et mangeant des Fritos. Billy alla dans les placards et chercher de quoi manger.

«Tu n'es pas obligé de préparer le dîner.» grogna Max. «Je peux le faire toute seule.

-Tu ne peux pas juste manger des Fritos. » rétorqua Billy.

Il attrapa le paquet sur la table, l'entendant hurler de protestation. Pas qu'il s'en souciait. Mais d'une manière ou d'une autre, son père le saurait. Il se dit que si il s'occupait du plus petit problème, ils ne se préoccuperaient pas du plus gros. Parfois on ne peux pas résoudre la merde, on peut juste essayer.

Il trouva un paquet de mac'n'cheese et un sachet de bœuf haché dans le réfrigérateur. Il sortit une grande casserole du placard et la laissa tomber sur la gazinière avec un bruit sourd.

« Tu ne peux pas cuisiner.» déclara Max en le regardant.

«J'ai l'habitude de cuisiner tout le temps.»

Il versa de l'huile dans la poêle et jeta la viande dans la poêle, la séparant en morceaux avec une cuillère.

« N'importe qui peut faire cette merde.

-Depuis quand est-ce que tu à l'habitude de cuisiner ?

-Avant ta mère.»

Ils restèrent silencieux pendant un moment. Billy avait une idée folle d'inviter Steve.

« Pourquoi es-tu si différent ? »Demanda Max.

« Parce que.

-Parce que quoi ?

-Parce que , Max ! » Billy soupira et passa une main dans ses cheveux. « Je suis désolé d'avoir ... été un connard.

-Tu es désolé.» grogna Max. « Oh, alors tout est résolu puisque tu es désolé !

-Je n'ai pas dit ça !» Il tapa du pied et se retourna pour mélanger la viande. «Je prépare le dîner parce qu'il me bottera le cul si je ne fais pas ce qu'il dit ! Ne fais pas comme si tu ne le savais pas !

-Tu essayes de me faire sentir désolée pour toi et bien ça ne marche pas !

-Bien, ne le sois pas !

-Bien ! »

La viande commençait à dorer. Billy sortit une laitue et une bouteille de sauce Ranch du réfrigérateur.

«Alors il était un salaud avec toi...

-Il est toujours un gros salaud

-Donc tu étais un salaud avec moi.

-Ouais, un truc du genre...

-Mais tu ne l'es plus ? »

Billy haussa les épaules et sortit un saladier. Il s'arrêta et prit une profonde inspiration, tendit la main et décrocha le téléphone.

«J'invite quelqu'un», marmonna-t-il.

« Maintenant ?

-Chut.

-Ugh. » l'entendit-il marmonner. « Tommy ? »

Tout ce que Max entendit de sa place c'était : «Hé… Euh, ça peut sembler bizarre mais… Tu veux venir dîner ? Non non, ils ne sont pas à la maison... Je prépare le dîner pour Max... Ouais... Non, ça va... Ils ne rentreront pas tard... Ouais, ne te gare pas devant... D'accord. Cool. ». Il gloussa doucement dans le téléphone et raccrocha.

Billy recommença à couper la salade.

«Tu as une petite amie maintenant ? » le questionna Max, haussant la voix.

Billy s'arrêta de hacher, le couteau planant au-dessus de la laitue.

« Non.

-On aurait dit.

-Et bien ce n'est pas le cas, Seigneur... »

Billy ajouta les pâtes, le sachet de sauce et du lait. Il quitta la cuisine pour vérifier ses cheveux et changer de chemise, ce qui lui prit un temps stupide. Il était nerveux .

Son père le terrifiait, le reste du monde lui inspirait l'indifférence, le dédain ou la colère. Max était la plus compliquée de tous. Mais Steve Harrington réussissait à le rendre nerveux. Et le plus fou, c'était que cela ne le dérangeait pas.

Le mac'n'cheese était encore en train de mijoter et il était entrain de remuer la préparation lorsque des faibles coups retentirent contre la porte d'entrée.

Billy ne dit rien avant que Max ne saute sur ses pieds avec un soupir.

« Ouais ouais, je vais y arriver. »

Billy se retourna, une cuillère en bois à la main.

«Euh…»

Il entendit Max dire: «Steve ! Qu'est-ce que tu fiches ici ? » suivit d'un marmonnement assourdis.

« Oh. D'accord. »

Max revint, suivi de Steve. Elle avait l'air à la fois confuse et visiblement soulagée.

«Steve ... Harrington est là ? Je suppose ? »

Steve se pencha dans l'embrasure de la porte. Il portait une boîte de Mallomars. Il eut un sourire tordu et crispé.

«J'ai amené des Mallomars. »

Billy hocha la tête et prétendit que son cœur ne battait pas soudainement la chamade dans sa poitrine.

« Cool. Merci. »

Il essaya de ne pas regarder trop longtemps Steve qui s'était changé et portait en un putain de polo rose , BCBG comme l'enfer , les cheveux fraîchement coiffés. Billy voulait le manger vivant.

Steve posa les Mallomars sur la table et Max plongea sur eux.

« Pas avant le dîner,» sermonna Billy.

« Tu n'es pas mon patron, tu sais.

-Max. Allez ! »

Steve étouffait un rire et Billy secoua la tête vers lui. Va te faire foutre, mon pote.

«Alors vous êtes amis maintenant ?» Demanda Max. « Sérieusement. »

Ils haussèrent tous les deux les épaules.

«Mon vision de vous est complètement faussée.»dit Max à Steve.

« La mienne l'est aussi » lui répondit-il..

«Vous êtes des idiots tous les deux» craqua Billy.

«Alors qu'est-ce que tu fait, Max ? »

Juste comme ça, la tension s'atténua considérablement. Les épaules de Billy se détendirent. Ils bavardèrent avec désinvolture pendant quelques minutes, puis Steve se glissa à ses côtés, apparemment pour aider, mais surtout parce que Max était concentré sur une bande dessinée. Steve cogna sa hanche à celle de Billy et qui leva les yeux vers lui, se sentant étrangement timide. Bientôt, il y eut un vrai dîner sur la table, le mac'n'cheese dans un grand plat, un autre rempli de salade et un pichet de Kool-Aid.

«Mm ! C'est bon. » Steve agita une fourchette pleine de pâtes.

«C'est un mac'n'cheese» déclara Max.

«Ce truc est vraiment bon», dit Steve, la bouche pleine. « Ça fait un excellent repas.

-Très mignon, Harrington,» dit Billy ironiquement. « Très mignon. » Il poussa le bol de salade vers Max. « Des légumes.

-Ouais, ouais ! Je sais » répondit Max.

Steve se moquait de lui.

«Tu peux la fermer,» rétorqua Billy en pointant Steve.

«Qu'est-ce que j'ai fait ?

-Ouais ouais ouais.

-C'est ton collier ?» Max montrait la ligne scintillante d'argent visible autour du cou de Steve.

Tout s'arrêta.

La tête de Steve était penchée sur son assiette mais ses yeux rencontrèrent celui de Billy. Ce dernier avala sa bouchée avant de répondre.

-Non,» dit doucement Billy.

«Si, c'est celui que tu portes tout le temps.

-Max...

-Vous...les gars, est-ce que vous... ?

-Tu ne dois le dire à personne» dit Billy, la fixant avec un regard meurtrier. « Je suis sérieux. Tu. Ne peux. Le dire. A Personne ! »

Max fouilla dans son regard et il soupçonna un éclat de malice.

«D'accord. Ouais ok.

-Pas même Lucas», dit Steve. «Pas Mike, pas Dustin. Personne.

-Je ne le ferai pas. » Elle acquiesça. « Promis. »

La main de Billy trembla sur la table et Steve tendit la main et la tapota.

« Ça va aller. »

Max les regarda l'un après l'autre.

« C'est bizarre . »

Après le dîner, Max se réfugia dans sa chambre avec les Mallomars et Steve suivit Billy dans sa chambre. Il était encore tôt et en plus, la chambre de Billy donnait sur l'allée, ainsi il pourrait entendre la voiture de son père arriver rapidement. S'ils revenaient tôt, il pourrait faire passer Steve par la porte dérobée. Il y avait déjà pensé. Au cas où.

Billy s'accouda à la porte, fumant une cigarette, et regarda Steve évoluer dans sa chambre. Son lit défait en désordre, sa chaîne hi-fi et ses grosses baffles en bois, des piles de cassettes, la petite table encombrée de laque et d'eau de Cologne et un cendrier pleins à ra-bord. Steve se dirigea vers le placard et tapota l'affiche du modèle de bikini sur la porte, haussant un sourcil. Billy haussa les épaules.

« Alors c'est là que la magie opère, hein ? »Dit Steve.

Billy pensa à son père lui frappant au visage, le jetant contre le mur. Il pensa au fait que sa chambre n'avait jamais été un vrai sanctuaire ou il avait pu se sentir en sécurité.

«Tu peux dire ça» marmonna Billy.

Steve sembla comprendre et vint l'embrasser doucement.

«J'ai compris au fait » déclara Steve. «La bite dans les toilettes.

-Vraiment ? » Il prit une bouffée.

«Tu essayais d'être romantique ?»

Billy devint rouge et détourna les yeux mais Steve s'approcha. Il sortit le collier de Billy de sous son col et le montra au blond.

« N'essaye pas » dit Steve.

Puis ils se retrouvèrent sur le lit et ce fut une série de baiser brouillons et empressés jusqu'à ce que Billy le flanque finalement dehors à dix heures moins le quart parce qu'il était «tard» et qu'il jouait déjà avec le feu.

« Merde. »

Il avait oublié de faire la vaisselle. Il faisait encore la vaisselle quand son père et Susan rentrèrent à la maison. Mais cela joua en sa faveur. En bon fils obéissant, il faisait la vaisselle. Son père lui lança un regard méfiant mais ce n'était qu'un regard. Pas de questions.

Même en dehors de la présence de Steve, Billy considérait que c'était exceptionnellement une bonne soirée.

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Le lendemain matin, quand Billy conduisit Max à l'école, le climat entre eux c'était réchauffé de quelques degrés, bien qu'ils ne parlaient pas beaucoup. Billy était à deux pâtés de maisons de la liberté quand Max ouvrit la bouche.

«Tu n'as jamais dit pourquoi tu es différent maintenant.», dit-elle.

Billy fit un bruit de mécontentement.

« Seigneur, quelle importance ?

-Si je ne sais pas pourquoi, tu pourras tout à coup redevenir un connard ?

-Je ne suis pas un putain de loup-garou. »

Max le regard comme si il en était bel et bien un. Oh oui, pensa-t-il. Je suis son monstre. Tout comme son père était le sien. De gros monstres qui se profilent dans les ténèbres.

«Écoute, j'ai foiré avec quelqu'un», dit Billy, toujours aussi décontracté. «Je pensais que c'était ce que je voulais mais au final non. C'est tout ce tu obtiendra de moi alors laisse tomber.

-Par quelqu'un tu veux dire Steve ?» répliqua Max alors qu'ils arrivaient à l'école. Ce n'était pas comme s'il avait besoin de répondre.

«Que va-t-il se passer si ton père le découvre ?» Continua-t-elle.

Billy rit. «Il fera ce qu'il pense devoir faire, tu piges ?

-Ouais,» dit simplement Max. « Je comprends. »

Billy n'était pas tout à fait sûr que Max comprenne vraiment l'importance de cette faveur qu'il lui demandait. Mais il méritait probablement cette méfiance.

Le pénis dessiné dans les toilettes des filles avait été nettoyée dans la nuit, mais les gars continuaient de charrier Steve dans les couloirs, ce qu'il semblait plutôt bien prendre. Les filles avaient juste l'air irrités. La question à mille dollars, qui avait dessiné cette bite ? Elle étaient sur toutes les lèvres car personne ne pensait que Steve avait quelque chose à avoir avec ça. Mais ensuite, au déjeuner, Davy Ellison se battit avec Matt Jovinelli et l'attention de tout le monde se porta sur eux.

Au déjeuner, Tommy poussa Billy à venir avec lui, lui demandant qui est-ce qu'il avait défoncé dernière et pourquoi était-il si amical avec Steve putain de Harrington ?

Billy s'était vite rendu compte que Tommy était comme un lèche-bottes qui ne savait pas qu'il était un lèche-bottes. Il avait immédiatement évoqué Billy comme étant le nouveau roi et s'était accroché à lui comme une sangsue, ce qui avait été bien au début, confortant Billy dans sa supériorité. Mais Tommy était ennuyeux comme un rat mort et plus de la moitié du temps, traîner avec lui consistait à débiter un tas de mensonges sur ses fréquentations avec les filles (elle ne venait pas ici), celles qu'il avait baisé(elle avait 30 ans, de Chicago), et ses prouesses sexuelles (être vague, pour ne pas ressembler à une vierge). Des conneries comme ça auraient semblé incroyable de la part d'un petit faible pesant à peine quarante kilos mais venant d'un type avec la carrure de Billy, tout le monde les gobaient. Ce n'était pas une ligne de conduite qu'il avait sciemment tracé, c'était comme ça, il s'y était habitué. Mais avec le temps ça devenait fatiguant. De plus, il avait Steve maintenant et Steve détestait Tommy, qui se préoccupait de tout sauf Steve de toute façon.

Le lendemain à l'école, il n'y avait pas eu de bagarre, mais Billy céda fasse à Tommy. C'était déjà assez grave pour qu'il ne puisse pas s'asseoir avec Steve au déjeuner. Steve était toujours assis avec Byers et Wheeler et si le blond se joignait à eux, cela soulèverait beaucoup trop de questions.

Tommy tentait de le faire parler, balançant des trucs sur Steve parce qu'il les avaient vu se chuchoter des trucs en cours d'économie. Ils auraient dû être plus prudents.

«Bordel, mais tu veux pas la fermer ? » Lança finalement Billy. «Pas étonnant qu'Harrington t'ai jeté sur le trottoir. Tu es un putain de perdant. T'agis comme si tu était important ? Mais en fait tu n'es rien.»

Sur ce, il partit fumer une cigarette. Du coin de l'œil, il vit la tête de Steve se tourner et il espéra qu'il ne suivrait pas. Cela attirerait trop l'attention.

Cette nuit-là, Billy et Steve se rendirent à leur cachette près de la carrière et ce furent des branlettes dans la Camaro. Quand ils entendirent un bruissement dehors, ils l'ignorèrent parce que Steve était si proche ...

Plus tard, après que tout se soit finit Billy repensa à ce bruit à l'extérieur de la voiture encore et encore. Et au lieu de ressentir à nouveau cette joie en voyant le visage de Steve, tout ce qu'il ressentait était de la peur...De la peur et de la terreur...

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Fin de la deuxième partie ! Je le rappelle encore une fois le mérite de cette histoire revient à flippyspoon sur Ao3, je ne fait que traduire !