Billy Hargrove Sucks
Traductrice: Mestissa
Pairing: Harringrove
Rating: M
Genre: Romance, Drame, Humour
Disclaimer: Traduction de la fanfiction de flippyspoon sur Ao3. Les personnages de Stranger Things ne m'appartiennent pas.
Résumé: Hopper confie à Steve la responsabilité de dégriser un Billy Hargrove gaspillé un après-midi et tout à coup, les choses commencent à prendre un sens. Jusqu'à ce qu'ils ne le fassent vraiment pas.
BlaBla de la traductrice : On continu le job, j'espère que cela vous plais autant qu'à moi ! Tous le mérite des futurs histoires que vous lirez ici revient aux auteurs anglais, rien ne vient de moi !
Billy Hargrove Sucks
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Partie 3
Allongé sur le sol de sa chambre, Billy pouvait voir toutes les conneries qu'il y avait sous son lit : chaussettes couvertes de sperme, Play Girl (il pensait avoir jeté ça, c'était stupide), des bombes de laque vides.
«Reste à terre», dit son père. «Tu dois savoir quand rester à terre. »
Il n'avait pas à se demander si Max l'avait vraiment dénoncé. Son père résolu ce mystère tout de suite.
D'après ce que Billy avait compris, Tommy les avait espionner, Steve et lui dans la Camaro pendant deux jours entiers avant d'appeler le père du blond ce vendredi. Quand il était rentré à la maison ce soir-là, Billy était méfiant. Susan et Max n'étaient pas là mais son père si. Cela n'était jamais très bon signe et il avait immédiatement su, d'instinct: Vraiment mauvais, sors, monte dans la voiture et pars. Mais son père l'avait coincé le premier.
«Tu dois apprendre les conséquences de tes actes.»
Cela avait commencé par une simple claque, comme lorsqu'il était petit.
«Je ne sais pas quoi faire de toi», dit son père. «T'apprendre.»
Son père n'arrêtait pas de lui poser des questions mais il était trop abasourdi pour répondre. Puis il se fit frapper s'il ne répondait pas ou s'il répondait mal. Tout s'effondrait. Il voulait juste que ce soit terminé alors il poussa son père dans ses derniers retranchements pour en finir.
«Je l'ai bien baisé.» Billy finalement, la voix rauque. «Je l'ai baisé dans la voiture. Et il m'a baisé aussi. »
Son père se retourna trop vite et Billy fut surprit par le coup, trébucha et tomba au sol. Là où son père lui dit de rester.
«Tu m'as désobéi !»rugit son père. «Tu sais ce qu'il se passe lorsque tu ne m'obéis pas !
-Oui... »
Il put à peine articuler le mot, la chaussure entravant sa gorge.
«Je casse des choses», dit son père.
Il donna un coup de pied dans l'estomac de Billy . Une fois. Deux fois. Cela lui rappela le coup de pied que lui même avait donné à Steve.
«Je le baiserais à nouveau.» dit-il avec une respiration sifflante. Son père lui redonna un coup de pied.
« Arrête ça ! »
Billy eu l'impression d'imaginer Max l'espace d'une seconde, qu'il était peut-être en train de mourir et que c'était une dernière hallucination puis il cligna des yeux. Il la vit donner un coup de pied dans la jambe de son père, mais ce dernier retrouva son équilibre puis enfreignit la règle majeure de son mariage avec Susan, se retournant pour gifler Max au visage. Cela donna à Billy juste assez de temps pour se relever, blindé à l'adrénaline. Il n'y avait rien de réfléchit, il invoqua juste chaque once de force en lui et poussa son père pour qu'il tombe sur la chaîne hi-fi, lui laissant suffisamment de temps pour attraper Max par le bras et courir.
Puis ils furent dans la voiture et ce fut sur le couinement de ses pneus sur l'asphalte qu'ils filèrent dans l'obscurité de Hawkins, manquant de renverser un crétin et rentrant dans une poubelle. Billy conduisit comme un dingue. Max criait à son oreille. Il ne vit même le poteau, réussissant à s'arrêter de justesse avec une terrible secousse quand Max lui hurla de freiner. Son nez pissait le sang sur sa chemise.
« Où est-ce qu'on va ? » Lui demanda Max.
« Je ne sais pas. Je t'emmène chez Sinclair…
-Non, il ira me chercher là-bas. Hum ... La maison de Will. La maison des Byers. Ils sont gentils.
-Bien.»
Il pensait qu'elle dirait celle de Mike Wheeler. La dernière chose qu'il voulait était de voir Mme Wheeler maintenant.
«Alors quoi ?» Continua Max.
« Je ne sais pas. »
Conduire jusqu'à la maison des Byers le ramena à cette autre nuit horrible. Il ne pouvait pas penser à ça maintenant.
Sa voiture était bruyante et la porte d'entrée du Byers s'ouvrit avant même qu'il ne s'arrête, Joyce et Jonathan sortant pour voir qui c'était.
«Max.» dit Billy, avant qu'elle ne puisse sortir de la voiture.
Elle se retourna, sa joue toujours rouge là où l'homme l'avait frappée, ses yeux yeux brillants d'une lueur féroce.
« Merci.
-Tu vas chez Steve ? » le questionna Max. Billy hocha seulement la tête et Max acquiesça « Bien. ».
Il la regarda marcher vers Mme Byers et Jonathan et commencer à expliquer avec de grands gestes amples ce qu'il c'était passé. Il vit Mme Byers couvrir sa bouche et mettre un bras protecteur autour de Max et la conduire dans la maison avec un regard inquiet vers Billy. Jonathan fronça les sourcils en direction de la voiture, fit un signe de tête à Billy et entra.
La montée d'adrénaline commença à s'estomper sur le chemin de la maison Steve. Il pouvait à peine conduire. Tout son corps lui faisait mal. Arrivé à destination, il ne resta pas dans la voiture, sachant qu'il ne voudrait plus bouger s'il essayait de se reprendre. Il ouvrit la portière, tomba sur le sol et se releva en titubant. Il vit une lumière s'allumer en bas, puis la porte s'ouvrit et Steve fut là.
Je vais bien , pensa-t-il, si je peux rejoindre Steve, tout ira bien.
«Billy… Oh merde.
- Il sait. » dit Billy. «Il sait.
-Oh putain. Entre.
-Je ne savais pas où aller.
-Non c'est bon. Allez, bébé. »
Les parents de Steve n'étaient pas là. Billy commençait à se demander si les parents de Steve existaient réellement.
Steve le fit asseoir dans cette cuisine qui semblait à moitié aussi grande que toute sa maison. Il aida Billy à allumer une cigarette et marmonna quelque chose à propos d'aller chercher du Tylenol, une bière, une boîte de Kleenex et un sac de pois surgelés.
« Ton œil a l'air un peu flingué » dit Steve, grimaçant en le regardant. «Ta joue aussi...
-Tout est flingué ». dit Billy en reniflant. Il essuya son nez ensanglanté et Steve pressa les pois contre sa joue. «Tommy nous a vus à la carrière. Il a appelé mon père.
-C'est quoi ce bordel ?
-Je m'en suis pris Tommy l'autre jour. » Billy prit le Tylenol et ouvrit la bière en prenant une gorgée. «Cette petite merde m'a énervé.
-Ouais, il a toujours été comme ça.
-Mon père a même frappé Max.» déclara Billy. «Susan va devenir folle.
-Max était là ?
-Elle est arrivée, a essayé de l'arrêter. Elle va bien, je l'ai emmenée chez les Byers.
-Cette gamine est vraiment une dure à cuire.
-Ouais. » Il secoua la tête, la réalisation de ce qu'il c'était passé commençant à venir. «Je ne peux pas y retourner.
-Non. » Steve secoua la tête. « En aucune façon. Pas tant qu'il est là. Ne t'en fais pas pour le moment. Reste ici. Il sait que c'était moi dans la voiture ? Il connaît mon adresse ?
-Il ne l'a pas dit. Il sait juste que j'étais avec un mec.
-Je pense…» Steve se gratta la tête. «Nous devrions le dire à Hopper.
-Quoi ? Pourquoi ! »
Billy le regarda bouche bée, ne voulant pas particulièrement le dire à quiconque ne le savait déjà pas. Même si Tommy était probablement sur le point de mettre tout le lycée au parfum. Cela n'aurait bientôt plus d'importance. Billy ne pouvait s'empêcher de penser à lui donner une leçon.
« Hopper est cool. » dit Steve. «Fais-moi confiance. Ce serait bien de l'avoir dans notre côté. »
Billy voulait contester. Tout ça était si embarrassant. Il détestait l'idée que les gens le voient comme un faible. Sauf que Hopper semblait déjà au courant pour son père de toute façon, même s'il ne savait pas pour Billy. Ils avaient même partagé une cigarette une fois.
«Nous n'allons pas lui parler de nous » rétorqua Billy.
« D'accord. » Steve hocha la tête. Il s'appuya contre la table et caressa les cheveux de Billy «Quoi qu'il en soit, si tu laisse Max aux Byers, je pense que Mme Byers pourrait l'appeler. »
Le regard de Billy continua d'errer dans la pièce. Tout c'était passé il y avait moins de vingt minutes. Il sentit encore une sorte de martèlement dans ses oreilles. Il s'attendait à ce que son père apparaisse soudainement.
Ils s'assirent à table pendant un moment. Steve semblait avoir saisi l'idée que Billy avait besoin de se calmer. Il fuma trois cigarettes et but un peu de bière. Steve s'assit avec lui, ne posant pas trop de questions, même s'il ne pouvait masquer son inquiétude et cette inquiétude faisait se sentir Billy encore plus merdique qu'il ne l'était déjà.
«Tu veux monter dans ma chambre ?» Demanda Steve.
«J'essaye d'avoir de la chance.» dit faiblement Billy.
« Ouais » dit Steve. « Tu as vraiment l'air d'humeur. »
Il se leva et lui offrit son bras et il fallut un certain temps pour que Billy monte les escaliers.
Billy avait imaginé la chambre de Steve comme une suite luxueuse correspondant au golden boy. Bien que pas trop familier avec le luxe, il avait imaginé quelque chose comme des draps en soie et trois télévisions. Peut-être un lit à eau. Des volets qui s'ouvraient avec une télécommande. Une de ces choses dans le mur pour que vous puissiez parler aux gens dans d'autres pièces. Il était fort possible que sa perception de ce qui constituait un «riche» par opposition à un «assez riche» soit légèrement biaisée. Mais la chambre de Steve était bien plus belle que celle de Billy, c'était évident. Son lit était grand et haut par rapport au sol et il avait un ensemble de draps et d'édredons fantaisie qui avait l'air d'environ soixante centimètres d'épaisseur. La chambre était étrangement propre, à l'exception de quelques vêtements et cassettes éparpillés. Il y avait un joli petit bureau avec une jolie petite lampe de bureau. Le papier peint à carreaux correspondait aux rideaux. Il avait une affiche du groupe Tears for Fears.
Évidemment pensa Billy.
Il fit asseoir Billy sur le lit et s'agenouilla pour enlever ses bottes.
«Jésus, Harrington. Je peux enlever mes chaussures. Ne me materne pas. »
Malgré cela, il ne put s'empêcher de grimacer en se penchant pour délacer ses bottes, tout son côté gauche enflammé.
«Laisse-moi t'aider, idiot.»
Billy céda et Steve l'aida avec ses bottes et sa veste. La chemise de Billy était moite et bien qu'il ai peur de ce que pourrait voir Steve, il tira sur le bas du vêtement en sifflant, mal à l'aise. Steve l'aida à la retirer complètement.
«Jésus putain de Christ !
-C'est pas si mal. »
Il s'assit penché en avant, les cheveux dans les yeux alors qu'il baissait les yeux sur son torse, marqué par une bande mouchetée de violet.
«Attends, certains d'entre eux sont anciens…»
Steve tira une lampe de sa table de chevet pour mieux voir les ecchymoses de Billy. Il traça doucement une tache jaunie, celle de la commande.
«Quand est-ce arrivé ?
-Je ne sais pas. C'était il y a une semaine.
-Pourquoi ne m'en as tu pas parlé ? » Steve essayait de contrôler sa voix et Billy haussa les épaules. «Écoute, je sais que tu penses que tu mérites toute cette merde ou un truc du genre mais tu ne vas pas bien ? Mec ...Tu pourrais bien avoir une hémorragie interne ou bien... Nous devrions t'emmener à l'hôpital.
-Pas question.
-Billy...
-T'es allé à l'hôpital ?
-Quand ? » demanda Steve, l'air confus.
-Quand...Quand je t'ai frappé au visage Steve. » répondit Billy. « Tu sais la dernière fois où j'ai bien faillit te tuer, tu es allé à l'hôpital ?
-Je...Non...
-Pourquoi fais-tu ça ?» s'écria alors Billy, avec une brusque panique. «Pourquoi restes-tu avec moi après cette toute merde ?
-Parce que ... Parce que tu as changé, parce que j'aime qui tu es vraiment..
-Mais et si au final si je lui ressemble vraiment…
-Mais tu n'est pas comme lui. »
Il toucha la joue de Billy pour le réconforter mais Billy détourna la tête, sentant les larmes couler sans qu'il ne puisse les retenir. Rien de tout cela ne s'arrêterait.
«Je suis vraiment désolé, d'accord…
-Je sais, tu m'as dit que…
-Non, mais je suis vraiment désolé pour ce que j'ai fait à Max et ce que je t'ai fait à toi et tout ça. Je ne veux pas… »Un sanglot monta dans dans sa gorge et il ferma les yeux. «Je ne veux pas être comme lui.
-Je sais. » Steve était assis à côté de lui, envahissant son espace personnel et Billy ne pouvait pas dire s'il le voulait ou non, s'il devait même être là. «Je sais mais écoute..Tu le sais maintenant, non ? Tu sais que tu ne veux pas être comme lui, donc tu n'as pas à l'être. Tu ne le savais pas avant hein ? C'est vrai, tu n'aurais pas du déclencher toute cette merde, traité Max comme ça, t'en prendre à Lucas..Crois-moi, je ne nie rien de tout ça mais maintenant tu sais que ce n'était pas bien...Non ? »
Billy hocha la tête. «Je suis vraiment désolé.» Il s'effondra sur Steve, sanglotant dans sa chemise. « Je suis désolé. Je suis vraiment désolé… »
Billy pleura jusqu'à ce que ses yeux lui fassent mal et Steve le tint pendant un long moment. Puis Billy se sentit si fatigué, comme si toute la journée l'avait brusquement rattrapé et il s'allongea sur le lit. Steve lui caressa les cheveux et Billy ne voulait plus jamais qu'il s'arrête. Mais le téléphone sonna et avec un grognement d'irritation, Steve s'écarta à contrecœur pour y répondre. Billy le regarda prendre le téléphone à son bureau, se penchant pour garder un œil sur Billy même s'il n'était que de l'autre côté de la pièce.
«Allô ? Oh oui. Salut. Euh, ouais. Il est là… Ouais, il a vraiment morflé. Ok ... Ne lui dis pas o...Ouais bien. D'accord…. ». Il y eut une longue pause, comme si Steve essaya de savoir quoi dire et il sourit doucement à Billy.
«Écoute, je peux te dire qu'il n'a rien fait de mal, d'accord ? Pas ça, tu sais… Eh bien, c'est tout ce que je vais dire à ce sujet, okay ? Bien. Merci, Hop. Au revoir »
Steve raccrocha et enleva ses chaussures.
«Hopper te dit de rester ici. Si mes parents ne sont pas d'accord, ils sont censés l'appeler.
-Hmm.»
Steve fit le tour du lit et s'allongea, se redressant sur ses bras à côté de Billy.
«Ton père a quitté la maison. Je suppose que Joyce est entré en contact avec la mère de Max et a appelé Hopper ou quelque chose comme ça. Max est toujours chez les Byers… Quoi qu'il en soit, la mère de Max a une voiture de patrouille garée devant chez vous s'il revient. J'ai le sentiment que Hopper va juste le chasser de la ville. Je ne voudrais pas avoir l'avoir à mes trousses... On dirait qu'elle en a fini avec lui.
-Ouais, on verra ça. Je suis pas un grand fan de Susan.
-Ouais.» acquiesça Steve avec un grognement. «Je ne le suis pas non plus » Il traça le muscle le long de l'avant-bras de Billy. «Je ne sais pas vraiment ce qu'il faut dire dans ce genre de situation merdique mais...Je...Je veux juste...Si tu savais comme j'ai envie de le poursuivre avec une batte de base-ball...
- Ça me semble compréhensible. » répondit Billy en réussissant à sourire.
«Je suis content que tu sois venu ici» enchaîna Steve.
«Putain, Harrington…» Billy leva les yeux pour rencontrer les prunelles sombres du brun.
« Je sais. »Dit Steve. « Chevalier Blanc et tout ça.
-Non, juste… La première fois que je t'ai vu, je voulais juste ta bite, mec. Je pensais que ce serait que du sexe. » Murmura-t-il. C'était peut être pas le moment, mais il en avait assez de garder toutes ces conneries enfouies au fond de lui. Il était trop fatigué pour les retenir. «Je ne ... Pensais pas que je serais comme ça avec quelqu'un un jour. Je veux dire ... jamais. Mais toi, tu es…
-Je suis quoi ? » demanda Steve.
«Tu es vrai.» répondit Billy. «Tu ne prétends pas que tout va bien...Comme si je...Comme si je n'avais vraiment pas foiré...Mec , je ne peux pas m'empêcher de...De t'aimer parce que tu es Vrai... »
Steve avait l'air stupéfait et ses yeux étaient humides.
« Tu ne te fous pas de moi hein ? »
Billy secoua la tête.
La bouche de Steve ne cessa de s'ouvrir et de se fermer, puis il abandonna et se pencha pour embrasser Billy, dans un baiser doux mais passionné. Il se recroquevilla autour de Billy et lui embrassa l'épaule et caressant son torse de sa main.
«Mais ne te fais pas d'illusions.» murmura Billy. « Je veux aussi ta bite. »
Steve rit et resta là, serrant Billy dans ses bras, jusqu'à ce qu'ils s'endorment tous les deux.
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Au milieu de la nuit, des chuchotements réveillèrent Billy. Il ouvrit les yeux, il faisait encore nuit. La porte de la chambre de Steve était ouverte et Billy le vit chuchoter furieusement avec ses parents, qui ressemblaient exactement à l'image que Billy c'était faite d'eux. Sa mère était une « blonde fraise », ses cheveux avaient l'air trop bien coiffé pour être associé au pyjama et au peignoir qu'elle portait. Son père se tenait derrière elle, fronçant les sourcils, habillé exactement de la même manière. Il ressemblait à tous les personnages d'homme d'affaires que Billy avait jamais vu dans un film.
«C'est mon ami », dit Steve. «Et il a besoin de mon aide. Et comme je viens de le dire dix fois, vous pouvez appeler le Shérif Hopper tout de suite et... »
«Nous n'allons pas appeler le chef de la police au milieu de la nuit.» rétorqua sa mère. «Et je pense que cet homme prend des somnifères.
-Pourquoi dort-il dans ton lit ? » Demanda son père.
« Parce que je ... parce que ... nous nous sommes endormis.
-Ce n'est pas ce dont ça à l'air…» La mère de Steve secoua la tête.
«Et ça à l'air de quoi selon toi hein ? Est-ce que vous avez vous à quel point il est amoché !
-Steven, surveille ton langage.
-Fils. » dit gravement son père. « Est-ce que tu es... gay ?
-Je ne…» Steve se retourna vers Billy qui vit son visage paniqué avant de fermer les yeux, même s'il faisait sombre et que Steve ne pouvait probablement pas le voir de toute façon. «Je ne sais pas, peut-être. Je m'en fiche , je suis là à te dire que le père de mon ami l'a battu et tout ce que tu trouve à me dire ?! T'es sérieux ? »
Le coin de la bouche de Billy se releva.
Bon Dieu, Steve Harrington.
«Il peut rester là.» fini par dire sa mère. «Mais je veux que tu ailles dormir sur le canapé. Nous n'avons pas vidé ces cartons dans la chambre d'amis…
-Pff ... Très bien. Okay. » répondit Steve. «Je m'en fiche.
-Nous en parlerons plus tard» conclu son père.
Steve ferma la porte de la chambre et Billy ne pu plus les entendre. Il s'allongea en regardant le plafond gris de Steve.
«Fils.» marmonna Billy pour lui-même. « Est-ce que tu es gay ?»
Le père de Steve n'avait vraiment pas semblé ravi à cette idée, mais ce n'était certainement pas le genre de gars en à en retourner une à son fils. Ça doit être bien d'avoir un père comme ça , pensa Billy.
Il ne pu se rendormir avant un moment. Tout son corps le faisait de nouveau souffrir. Mais ça n'avait pas tellement d'importance, il avait quelqu'un de son côté.
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Le matin, Billy se redressa pour s'asseoir et trouva un survêtement bleu assez hideux et un t-shirt des Pacers au pied du lit. Il y avait aussi une serviette pour qu'il puisse se doucher s'il le voulait. Billy sauta sur l'occasion pour le pur plaisir de prendre une longue douche chaude dans une salle de bain beaucoup plus agréable que la sienne et se retrouva fasciné par toutes les affaires de toilette de Steve. Il utilisa du shampoing putain shampoing de fille et du savon Irish Spring. Il prit ensuite la crème à raser Barbasol et attrapa un rasoir Gilette dans un paquet ouvert. Il trouva aussi une bouteille de Old Spice. Ce parfum ne semblait pas vraiment être le style de Steve, c'est peut être pour ça que qu'elle n'était pas ouverte. Billy l'ouvrit et s'en mis un peux vu qu'il n'avait pas sa propre eau de Cologne. Il s'essuya les cheveux et chercha quelque chose pour les coiffer tant qu'ils étaient encore humides. Il ricana en trouvant un boîte remplit de bombes de laque sous l'évier.
« Oh mon… »
Il trouva cette découverte si amusante qu'elle réussi à alléger considérablement son humeur. Et ce truc était visiblement magique, parce que ces cheveux prirent exactement la forme qu'il souhaitait et ne bougèrent pas du tout.
Dans la chambre, Billy découvrit que Steve lui avait également laissé un caleçon violet à porter.
« Merde. »
Ils étaient propres , bien sûr, mais le fait de se retrouver ici, dans le chambre de Steve, et de porter les sous-vêtements de ce dernier le faisait se sentir touché et excité à la fois. Le caleçon était un peu difficile à enfiler, un peu trop serré sur son cul. Il mis le survêtement et le t-shirt et il se sentit un peu gauche. Mais c'était les vêtements de Steve, ce qui le réconfortait aussi.
Les parents de Steve n'étaient, heureusement, pas à la maison.
Il trouva Steve dans sa jolie cuisine moderne et il s'assit au comptoir du bar, tapotant ses doigts sur la surface. Steve tripota le bouchon d'une bouteille de jus d'orange, puis il se retourna et sourit doucement en voyant Billy.
«Hé,» dit Steve. « Bonjour.
-Hey.
-Qu'est-ce que tu veux pour le petit déjeuner? J'ai des œufs, j'ai ... »Il ouvrit le frigo. «Des restes de pizza… J'ai des céréales.
-Va pour les céréales.» trancha Billy.
Il perdit pied dans la lumière fraîche du petit matin. La maison des Harrington était trop grande, trop belle aussi ... L'autre jour, il débitait des conneries sur les riches trous du cul mais là, il sentait mal à la vue de Steve dans un t-shirt fin, le collier de Billy et rebondissant sur sa poitrine. Steve versa les céréales dans un bol, en fredonnant joyeusement «Wake Me Up Before You Go-Go»
Fils ... Es ce que tu es gay ?
Il se rappela brusquement qu'il avait dit à Steve qu'il l'aimait.
«Merde.» dit Billy dans un souffle.
«Hum ?
-Rien. »
Steve posa le bol et une cuillère sur le comptoir devant Billy et sourit.
« Pardon. Je n'ai pas demandé quelles céréales tu voulais.
-Je te dirais la prochaine fois. » Dit-il.
Avant qu'il ne puisse attraper la cuillère, Steve se pencha et l'embrassa doucement.
«Tu as l'air d'aller bien. »
Il repoussa une mèche de cheveux derrière l'oreille de Billy. C'était beaucoup plus facile que quand ils se pelotaient dans la voiture. C'était comme être mis à nu.
« Cette fois ce n'est pas si désastreux, tu n'es pas enflé. » Dit-il en caressant la joue de Billy.
Parfois, une petite partie de Billy se disait qu'il était une vraie merde et se demandait pourquoi Steve voulait être avec quelqu'un comme lui. L'envie de le lui dire était juste au bout de sa langue. Mais au lieu de cela, il baissa les yeux et mangea des céréales qui avaient un peu le goût de carton dans sa bouche.
« Tu bois du café ? »
Ses yeux parcoururent Billy mais ce dernier ne trahit pas ses pensées pessimistes. Il se retourna et prit un pot de café soluble sur le comptoir de la cuisine.
«Ouais tu en as pris la dernière fois au diner. Tu le bois noir c'est ça ?
-Ouais, un café ce serait génial. » Répondit Billy. « Steve ... »
Le brun se retourna. Ses cheveux n'étaient pas encore coiffés. Billy n'avait jamais touché les cheveux de Steve quand ils n'étaient blindés de laque. Il voulait y passer ses doigts et sentir à quel point c'était doux.
« Ouais ?
-Je ne sais pas...Ce que j'aurais fais si tu n'avais pas été là... »
Steve rougit un peu et Billy voulu l'embrasser à nouveau.
«Hé, tu sais. T'as parfois besoin d'un chevalier blanc !
-Ouais c'est ça. » Il retourna à ses céréales et regarda Steve préparer le café.
Steve continua son manège, préparant son café en s'agitant derrière le comptoir. Le cœur de Billy lui fit mal.
«J'ai besoin de conduire.» dit Billy, impulsif.
«Hein ?» Steve attrapa sa cuillère et fronça les sourcils. «Conduire ? Où ? »
«N'importe où.» dit Billy en secouant la tête. «Juste ... Conduire. Juste pour sortir. »
Steve prit une profonde inspiration et Billy se prépara à un refus. Il se sentait agité. Conduire avait toujours été moyen de se libérer. Ça, le sexe et se battre.
« Pas de problème. » dit Steve.
-Vraiment ?
-Putain ouais, pourquoi pas. Après tout je suis tout à coup devenu gay aux yeux de mes parents. Je vais sûrement être déshérité dans peu de temps. Alors allons-y.
-Okay. » Cette pensée motiva Billy. L'idée de conduire sans but était relaxante. « Hey, tu as le numéro des Byers ? »
Billy voulu s'assurer que Max allait bien. Et de toute évidence, elle était aux anges à l'idée rester avec Will et Jonathan. Il n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait son père et il redouta ce que cela pouvait entraîner. Était-il à sa recherche ? Avait-il quitté la ville ? Passerait-il le reste de sa vie à attendre que son père le trouve et lui botte le cul à nouveau ?
Steve leur prépara à nouveau du café et trouva un thermos au fond d'un placard pour qu'ils puissent en boire sur le route. Billy garda le tshirt des Pacers mais remis son propre jean. Même s'il aimait porter des jeans moulant, il n'allait pas essayer d'enfiler ceux de Steve. Il était encore assez endolori, il reprit donc un peu plus de Tylenol. Steve haussa les épaules et mit le flacon d'anti-douleur dans sa poche.
« On prend quelle voiture ? » Demanda Steve.
«La mienne.» répondit Billy. Il y avait sa musique après tout. C'était un élément non négligeable.
Enfin c'est ce qu'il pensait.
«Tu dois te foutre de moi.» se plaignit Billy avec un gémissement.
Ils étaient à dix minutes de Hawkins, Billy se sentant déjà un peu plus détendu lorsque Steve sortit les cassettes qu'il avait mises dans sa veste. Ils avaient écouté Van Halen et Billy n'avait pas l'intention de continuer à se farcir cette daube.
Il avait voulu jouer la carte du « ma voiture mes règles » mais il aimait Steve, donc il céda facilement. Ou plutôt il aimait Steve au passé. Pouah.
«J'en peux plus d'entendre ces trou du cul.» marmonna Billy.
« Sois pas rabat joie ! »
The Police. Le putain de groupe The Police.
Billy conduisait parce qu'il en avait besoin. Il devait reculer un peu son siège pour se sentir à l'aise mais maintenant il se sentait plutôt bien, le pied sur la pédale, sirotant de temps en temps le café de Steve et fumant tout regardant son petit ami se trémousser au son de The Police.
« T'es vraiment le seul à qui je permet de mettre ces conneries dans ma voiture. » déclara Billy.
« Tu vois. » dit Steve. « C'est la preuve que tu peux faire bien mieux qu'un dessin de bite dans des toilettes. »
Billy rit et le regarda, tambourinant distraitement ses doigts sur rythme de la musique. Bien malgré lui.
«J'arrive pas à croire que tu as sorti ça à tes parents,» marmonna-t-il, tournant la tête vers la route.
«Que je leur ai dit quoi ?
-Eh, je vous ai entendu parler au milieu de la nuit quand ton père t'as demandé si tu étais gay. Et tu n'a même pas cherché à nier.
-Oh. » Il eut un petit rire triste. « Je ne sais pas..Est-ce que t'es vraiment gay si tu aimes les filles aussi ? »
Billy haussa les épaules. «Ce n'est pas la question», dit-il.
«Ouais et bien, s'ils sont choqués...C'est peut être une étape essentiel pour qu'ils puissent passer au dessus et le tolérer... » Il croisa les bras, regardant par la fenêtre. «Je ne peux pas vraiment me plaindre de quoi que ce soit. Je ne veux pas avoir l'air d'un enfoiré vu ta situation. Ça va aller. C'est juste que… L'année dernière, quand toute cette histoire de merde m'est tombé dessus...Ils se sont juste comportés comme des putain de rebots sans sentiments. Comme si ils n'en avaient rien à faire...Je ne sais pas...Je ne sais plus...Je n'ai pas changé, je suis probablement toujours le même.
-Non , tu ne l'es pas. Tu n'es pas comme ça. Comme je l'ai dit, tu es…
-Vrai ? » Steve sourit et baissa la tête.
« Ouais. »
Ils dépassèrent plusieurs champs de maïs et de grandes plaines vides. Ce paysage rendit Billy nostalgique des vallées et des montagnes de Californie. Billy se retrouva à poser à Steve toutes sortes de questions qui lui passèrent par la tête. Avaient-ils toujours vécu à Hawkins? Avait-il été inscrit dans un club de sport étant gosse ? Pourquoi Tommy était-il un chieur ? S'il ne c'était pas battu contre un ours, qu'est-ce que c'était ? Et que s'était-il réellement passé à la maison Byers cette nuit-là ?
Steve resta vague à propos de certains éléments mais lui promit qu'il lui expliquerait un jour. Billy ne put se résoudre à lui en vouloir de ne pas lui réponde immédiatement.
C'était vraiment étrange de faire autant confiance à quelqu'un.
Ils s'arrêtèrent à un diner et commandèrent des milk-shakes et des frites. Steve parla à Billy de sa première pipe et Billy rit si fort qu'il recracha son milk-shake par le nez. Steve ne lui laissa pas oublier ce fait. Puis ils commencèrent à parler des Pacers et des Lakers, des stratégies de défense et d'attaque. Billy devint si passionné par la conversation qu'il tapa du poing sur la table, faisant voler sa cuillère jusque derrière le comptoir. Une serveuse lança un regard sale à Billy.
«Hé, désolé pour ça, chérie !» Il fit un clin d'œil et elle fondit un peu.
Steve le regarda avec méfiance. «Tu sais, tu pourrais même être plus dangereux là maintenant que quand tu te comportais comme un parfait trou du cul ? »
Billy se pencha en avant et l'alluma, fixant Steve de son expression la plus chaude, sachant exactement comment ses yeux brillaient, ses longs cils papillonnant.
« Qu'est-ce que tu veux dire par là, Joli garçon ?
-Bordel.» marmonna Steve.
« Pas encore. »
Steve se mordilla la lèvre et sortit son portefeuille.
«Allez, payons et barrons nous d'ici.
Euh, okay.»
Steve sembla pressé et avant même d'avoir fini de payer, il attrapa Billy par la main et le ramena à la voiture.
«Tu peux trouver un endroit où te garer ?
-Certainement.
-Comment tu te sens ? Encore douloureux ?
-Non, pas pour ça. »
Ils avaient conduit toute la journée, le temps avait filé. Il faisait nuit à présent et Billy essaya de se concentrer sur la route, tâche difficile vu que Steve faisait littéralement l'amour à son cou, le parcourant de sa langue, ses bras se glissant autour de sa taille.
«Putain, Harrington...» marmonna Billy.
Billy abandonna et s'arrêta dans une rue déserte, donnant toute son attention à Steve. Ils s'embrassèrent pendant un long moment et cela se transforma en une lutte pour déchirer les vêtements de l'autre. Les fenêtres se couvrirent de buée, ils grognèrent et haletèrent jusqu'à ce que Billy se retrouve étendu torse nu sur le siège arrière, sa braguette ouverte, Steve à bout de souffle sur lui et sa bouche aux lèvres gonflées parcourant sa poitrine. Billy sortit un paquet de cigarettes de sa poche arrière et Steve tendit la main derrière lui pour baisser la fenêtre.
«Tu me rends fou.» murmura Steve en embrassant un téton. « Complètement fou ».
Il suivit le chemin des ecchymoses le long des flancs de Billy et y déposa de doux baisers.
Billy sourit à cette action et prit une bouffée, passant ses doigts dans le chaos des cheveux moites de Steve.
« Merci bébé. »
«Et si on…» Steve leva la tête, se mordant la lèvre. «Il commence à faire tard et on a roulé toute la journée. Et si on restait dans un motel ce soir ? »
Billy expira et haussa les sourcils.
« Super. Pas pressé de voir tes parents, hein ?
-Aucun de nous n'est pressé de voir ses parents. J'ai assez d'argent pour un motel bon marché. Commandons chez Dominos…
-Bordel ouais.» Billy l'embrassa. « Faisons ça. »
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Ils ne savaient même pas où ils se trouvaient, ayant conduit sans but, mais après avoir dépassé la millionième station-service et le centième arrêt routier, ils trouvèrent un motel équipé de vieux bungalows miteux des années 80 faiblement éclairés dans la nuit. Steve courut vers l'accueil pour leur trouver une chambre et Billy se pencha sur la voiture. Il y avait un silence de mort, quelques voitures dévalaient l'autoroute et un grand réverbère jetait sur le parking et les champs vides derrière lui une lueur étrange. Cela ressemblait un peu aux limbes se dit-il alors qu'il fumait, un endroit entre leur passé et leur futur.
Il pensa alors que l'intimité impliqué par une chambre de motel voulait dire que Steve souhaiter faire évoluer les choses d'un cran. Il jeta un coup d'œil à l'accueil et vit Steve en train de parler à la femme derrière le comptoir. Billy se dirigea vers le coffre, le déverrouilla et remonta un coin du rembourrage où, bien sûr, il y avait un sac en papier contenant des préservatifs et du lubrifiant. C'était de la folie pure. Personne n'arriverait à trouver sa planque et si un jour il avait besoin du contenu du sac, il aurait détesté être bloqué sans en avoir à disposition.
Il n'avait jamais ça avec quelqu'un Il s'était branlé en pensant le faire avec Steve genre un million de fois. En Cali, il l'avait voulu. Une fois, il avait réussi à trouver un bar gay et à s'y faufiler (après avoir montré suffisamment de peau) avec l'intention de le faire avec n'importe qui là dedans. Mais tous les gars là-bas s'envoyaient des shots et racontaient des histoires effrayant sur la «peste des gay» et à seize ans, cela l'avait tellement effrayé qu'il était parti sans même toucher à quelqu'un.
«Peut-être que je devrais appeler à la maison,» dit Steve à son retour. «Je ne leur dirai juste pas où je suis.»
Billy haussa les épaules et Steve piétina en bafouillant.
Billy le regarda aller au téléphone public et rester planter là, le combiné dans la main, tapotant son doigt contre le plastique. Son autre main plana sur le pavé numérique. Il divagua pendant une minute avant de raccrocher, de le reprendre, puis de raccrocher. Il se retourna vers Billy, les mains fourrées dans ses poches.
« Merde. » dit Steve.
«Et là t'arrive à parler.» se moqua Billy, et le brun lui tira la langue.
Dans le motel, ils commandèrent des pizzas Dominos et regardèrent une rediffusion de Saturday Night Live et Billy souhaita avoir de la bière. Mais il était une heure du matin, la boîte à pizza était vide et il n'y avait rien à la télévision. C'était juste eux deux, seuls sur un lit.
«Billy.» dit doucement Steve.
Billy le regarda et aucune parole ne lui vint à l'esprit alors que Steve enlevait sa chemise et le tirait à lui par son col. Ils quittèrent leurs chaussures et Steve essaya de l'embrasser tout en déshabillant le blond, manquant de tomber du lit.
«Est-ce qu'on peut...Tu sais...Je ne sais pas si tu...
-Steve, essayerais-tu de me dire que tu veux le faire ? » sourit Billy.
« La ferme. » Steve roula des yeux. «Tu l'as déjà fais avec un mec ? »
Billy voulu mentir à ce sujet, vraiment. Mais au lieu de ça il répondit simplement non.
« Oh.
-Mais j'ai ça…» Il attrapa le sac sur la table de chevet et le vida sur le lit.
Le regard de Steve s'embrasa. «Okay.» dit-il en hochant la tête. « De quelle ... façon ... tu sais ...
-JeveuxQueCeSoitToiQuiMePrenne.,» débita Billy dans une précipitation.
Steve souriait, de manière beaucoup trop arrogante au goût du blond. Steve se tapota l'oreille.
« Pardon j'ai pas bien compris. Tu peux répéter ?
-Je veux que tu me baises Harrington. » Il enroula son bras autour du dos du brun Set l'attira contre lui. «Et n'ai pas l'air si suffisant. C'est toi qui a commencé.
-Ouais, ouais...
-Juste ... juste n'y vas pas comme... une brute.
-Oh, je serai très gentil, bébé. » murmura Steve, en souriant.
« Connard .»
Ce fut juste très gênant au début.
«Tu vas aimer…
-Attends, enlève ça…
-Hé, oh…
-Pardon pardon.
-Attends, mets juste… un doigt…
-Ouais...
-Du Lube !
-Ah oui...
-D'accord ...
-Ouais…
-...
-... Okay, mets en un autre, ouais ...
-...
-'Kay juste… ah , c'est…
-Ouais ?
-Ah…
-Ah ... ah ... Euh...mets-le, tu l'as mise ?
-Ou-ouais…
-Lubrifiant !
-Pardon ! D'accord...
-Bien...
-Euh huh ...
-D'accord… mais vas-y lentement…
-Okay...
-Putain, a-attends stop...
-Pardon !
-Okay juste ... attend ... ouais comme ça ...
-Oh seigneur…
-...
-D'accord ... d'accord, pousse juste un ... ah ...
-Oh mon Dieu…
-Steve, bordel… oh…
-Comme ça…?
-Oui …
- Hum !
-Steve...
-Oh seigneur…Oh merde, bébé…
-S'il te plaît…
Les jambes de Billy étaient enroulées autour du dos de Steve et il tremblait, se sentant plein et étiré... Plein de Steve, qui le regardait, les yeux émerveillés.
«Je te tiens...» murmura Steve.
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Dans la lueur de la nuit, Steve se redressa et s'appuya sur sa main alors qu'ils partageaient une cigarette.
«Tu souris.» fit remarquer Steve, en prenant une bouffée.
«Je souris tout le temps, Harrington.
-Pas comme ça.
-Va te faire foutre.
-Hun hun.» Steve lui tendit la cigarette et lui embrassa. « Pas moyen, mec. »
Steve le regarda, se mordillant la lèvre. Billy passa sa langue entre ses dents, plissant les yeux.
« Sérieusement. Quoi ?
-J'aime t'appeler bébé.» répondit Steve.
Les joues de Billy devinrent brûlantes et il détourna les yeux et expira la fumée.
«Jamais devant les autres.
-Tu as aimé ?
-C'était pas mauvais.
-Bébé. » Murmura Steve, en pressant de doux baisers sur ses épaules. « Bébé, bébé... ».
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Le matin, ils ne furent pas pressés d'aller ailleurs. Ils paressèrent au lit, refirent l'amour avant de regarder la télévision. Puis ils marchèrent jusqu'à l'épicerie de coin, 800 mètres plus loin pour se réapprovisionner en malbouffe. Ils se douchèrent et enfilèrent leurs vêtements de la veille, errant dans les champs derrière le motel. Puis Steve commença à poser des questions à Billy. Sa mère était-elle morte ? Comment était-elle ? Comment était-il enfant ? Quand avait-il réalisé qu'il n'aimait que les garçons ? Comment était-il devenu si bon au basket ?
Ils arrivèrent le long d'une rivière, plus industrielle que pittoresque. Elle donnait sur l'arrière de quelques usines et il y avait des déchets dans l'eau. Mais l'air était frais et l'herbe était douce, alors Steve s'y laissa tomber et Billy s'est assis à ses côtés.
«On pourrait rentrer demain matin.» déclara Billy. «Ou on peut y aller maintenant si tu veux.»
«On va rater le début des cours.» souligna Steve. «Je m'en fiche.
-Ça va pas rendre tes parents dingues ?
-Oh ouais. » acquiesça Steve. « Et ensuite ?...
-Et ensuite ... Je n'en sais foutrement pas.
-Ça sera comme ça pour le reste de nos vies, je suppose.
-Oh fait, J'ai trouvé ton spray Farrah Fawcett. » dit soudainement Billy.
« Oh merde. »
Billy éclata de rire et Steve gémit puis Billy le poussa dans l'herbe et l'embrassa avant de poser sa tête sur sa poitrine. Il n'arrêta pas de rire avant un long moment alors que Steve tirait doucement sur ses longs cheveux, obtenant sa revanche, et son rire résonna dans le champ vide.
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Hawkins
«Je fais de mon mieux, Mme Harrington. » Hopper se frotta le visage d'une main et désigna au passage sa tasse de café à Powell.
«Qu'est-ce que ça veut dire ? »Demanda ce dernier.
« Cela veut dire que je veux du café petit génie. » dit Hopper en écartant le téléphone de son oreille. retirant le téléphone. « Madame Harrington… Ouais, je pense aussi qu'ils sont ensemble. »
Mme Harrington était bouleversée car son fils n'avait pas été vu depuis environ deux jours.
Elle mentionna quelques inquiétudes concernant des « cultes sataniques gay ».
«La nature de leur relation ?» Répéta Hopper. «Je ne pourrais pas dire. Je pense qu'ils ont une ami… D'accord, eh bien… Ce n'est pas exactement mon domaine de compétence... Non, je… je doute que ce soit quelque chose de similaire à Will Byers étant donné les circonstances… Eh bien, comme je l'ai dit, Neil Hargrove a quitté la ville. Ça j'en suis absolument sûr...Probablement parce que je lui ai dit que s'il restait en ville, je serais une putain d'épine dans son cul...Eh bien ... cela semblait assez raisonnable à l'époque ... Oui, je vous le ferai savoir, bien sûr. Merci. Je vous recontacte bientôt. »
Hopper raccrocha et soupira lourdement.
Il avait volontairement omis la partie où il avait frappé Neil Hargrove au visage pour la façon dont il avait parlé de son fils.
Callahan se leva de son bureau.
« La nature de leur relation ?
-Steve Harrington et Billy Hargrove.
-Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Cela signifie que la mère de Harrington pense qu'ils sont homosexuels. » déclara Hopper en enfilant sa veste.
« Vous plaisantez ! Huh. Mon cousin est gay.
-Tout le monde à un cousin gay. » rétorqua Hopper avant d'attraper son chapeau et la tasse de café en polystyrène que Powell lui tendait.
Il la vida avant de quitter le bureau. Ce n'était pas n'importe quel adolescent disparu, c'était Steve Harrington. Hopper ne le connaissait pas tellement bien, mais le gamin avait risqué sa vie pour les gosses trop de fois pour que Hopper ne ressente autre chose que de l'affection pour lui. Puis il y avait Billy Hargrove. Le gamin avait heurté Hopper de façon inévitablement tragique et définitivement problématique, quelqu'un qu'il finirait probablement par arrêter beaucoup une fois qu'il aurait atteint dix-huit ans, si ce n'est plus tôt. Il avait deviné que son père le battait, mais il n'avait certainement pas deviné l'autre partie. Celle qui lui avait semblé au départ justes des ragots, racontant que Billy Hargrove et Steve Harrington étaient tombés amoureux et s'étaient enfuis ensemble...
«Pourquoi cette ville ne peut pas m'accorder une pause ? » marmonna Hopper, alors que son véhicule quittait le parking.
Hopper avait bien l'intention de retrouver les adolescents disparus le plus tôt possible. Même si il n'était pas particulièrement inquiet à leur sujet. Ce n'était pas quelque chose qu'il ferait normalement, mais pour un groupe restreint de gosses, Steve était vraiment important.
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Chez les Byers, tout le monde l'attendait déjà. Joyce tendit à Hopper une tasse de café frais et il la remercia d'un signe de tête avant de saluer tout le monde. Les enfants s'entassaient dans le salon, Nancy et Jonathan planant dans la cuisine.
« Très bien, regardons ça de plus prêt. « Commença Hopper.
Les enfants s'approchèrent, ne sachant pas si Max était heureuse ou triste que son demi-frère ait disparu.
«Je ne suis pas inquiet.» déclara Dustin en ajustant sa casquette. «Steve ira bien.
-Avec Billy ? » Demanda Mike, sceptique.
«Je te l'ai dit.» rétorqua Max. «Ils sont amis maintenant.
-Des conneries.» enchaîna Dustin.
Eleven était assise sur la table basse de Joyce.
« La photo ? » Réclama-t-elle.
Max hocha la tête et lui tendit une photo de Billy, âgé d'un an et elle l'étudia.
« El, tu sais que je ne demanderais pas ça pour n'importe qui, mais... » Expliqua Hopper.
«C'est Steve.» trancha Dustin, trahissant son inquiétude.
«Et mon frère. » continua Max, la voix serrée. Tout le monde la regarda, surpris, et elle croisa les bras. «Trouve-les simplement.»
Eleven adressa à Max un sourire rassurant et étudia la photo pendant encore quelques secondes avant de mettre son bandeau.
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Dans le vide, Eleven les trouva.
Il y avait un grand lit au milieu de l'obscurité vide. C'était en désordre, les couvertures défaites. Steve Harrington était assis contre la tête de lit, une jambe, nue, repliée sur le côté. À côté de lui gisait l'autre garçon, celui dont tout le monde disait qu'il avait déjà blessé Steve. Il reposait sa tête contre la poitrine de Steve et ce dernier lui caressait ses cheveux. Ils portaient des t-shirts et leurs sous-vêtements. Il y avait une télé devant le lit, mais ils ne la regardaient pas vraiment, Steve fredonnait et regardait l'autre garçon qui lui rendait son attention, son visage doux et sérieux. Billy tenait l'autre main de Steve dans la sienne. Ils n'avaient pas l'air d'avoir l'intention de bouger.
Eleven tint bon et les regarda pendant une autre minute, simplement parce qu'il y avait quelque chose de si doux chez eux.
Elle regarda Steve embrasser le haut de la tête de Billy et dire: «Billy ... je t'aime aussi.»
Eleven sourit puis elle sortie du vide.
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Tout le monde la regarda.
« Alors ? » Demanda Hopper.
« Ils vont bien. »
Tout le monde poussa un soupir de soulagement.
«Tu sais où ils sont ? » Continua-t-il.
« Oui. » Répondit-elle.
« Génial. Où sont-ils ? » Questionna le Shérif.
Eleven sourit et dit : «Non»
Ils s'échangèrent tous un regard dubitatif.
« Qu'est-ce que ça veut dire ? » Questionna le policier. « Tu sais où ils sont et tu ne veux pas me le dire.
-Oui
-Eleven. » dit Joyce en s'avançant. «Les parents de Steve sont très inquiets.
-Steve est en sécurité» déclara la jeune fille.
«Billy est avec lui, n'est-ce pas ? » Demanda Max.
« Oui. »
« El. » dit Hopper, de sa voix la plus sérieuse. « Tu dois me dire où ils se trouvent.
-Non.
-El !
-Ils sont ensemble» répondit-elle. «Ils sont en sécurité ensemble. Ils ... Ont besoin d'être seuls. Ils sont comme… Comme…
-El. » Voulut l'interrompre Max
-Comme moi et Mike. L'amour.
-Oh mec...
Tout le monde était bouche bée.
Nancy lança un: « Quoi ? »
Dustin un : «Attends…»
Lucas un: « Pas moyen... »
Mike un autre :« Pas moyen ! »
et Will un : «Oh ! »
« Ça semble logique.» fit remarquer Jonathan. Nancy lui frappa le bras. «Je suis sérieux. » affirma-t-il.
Eleven eut juste l'air confuse. « Quel est le problème ?
-Rien.» répondit fermement Joyce. « Il n'y a aucun problème.
-Euh si, il y a un problème ! » rétorqua Dustin. «Billy lui a botté le cul la dernière fois !
-Moi aussi.» marmonna Jonathan, et Nancy le frappa à nouveau.
«Il est différent.» dit Max, la bouche pincée. « Crois moi. Je le saurais sinon.
-Okay, tout le monde la boucle.» clama Hopper avec lassitude. «Je me fiche de savoir si ils sortent ensemble ou quoique ce soit. On sait qu'ils vont bien et sont en sécurité. Super. Mais je dois bien dire quelque chose à à Susan Hargrove et aux Harrington.
«Dis-leur juste que Steve m'a appelé.» proposa Nancy avec un haussement d'épaules. «Il a dit qu'il allait bien et qu'il était avec Billy. Mais il n'a pas dit où. Ils rentreront à la maison lorsqu'ils rentreront à la maison.
-Bien. » Hopper désigna El. «Cela ne peut pas durer indéfiniment. Si ils restent portés disparus trop longtemps… »
«D'accord.» répondit-elle.
Nancy et Joyce appelèrent Mme Harrington et la belle-mère de Billy. Les garçons essayaient toujours d'assimiler cette révélation et Max se retrouva, en quelque sorte, à prendre la défense de Billy.
Hopper tapota l'épaule d'Eleven.
« Tu ne me simplifie pas la vie, tu sais. »
Elle leva les yeux vers lui et pencha la tête, plongée dans ses pensées.
« Mais c'est bien ? Steve et Billy ?
-Euh...» Hopper se gratta la tête. « Je suppose. »
«Tout le monde devrait avoir un Mike,» dit El, avec un regard qui ne laissait aucune place au débat.
Hopper lui ébouriffa les cheveux et secoua la tête avec tendresse. « C'est une belle façon de voir les choses, gamine. »
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Fin de la troisième et dernière partie ! J'espère que l'histoire de flippyspoon vous a plu. A très vite pour la prochaine traduction.
