POV MINARI :
La sensation de sa main contre ma joue reste dans ma tête. Sentir quelqu'un d'autre me toucher revient à longtemps. Même si c'est plus un acte de violence que d'amitié, cela me rend incroyablement heureuse que Habashira se souvienne de moi. C'est d'ailleurs pour ça que je l'ai remercié et j'ai surpris tous ceux qui ont vu la scène. Habashira également est surpris de ce que j'ai dit.
Habashira : "Q-Quoi ?"
Moi : "Je te remercie. Parce qu'après toutes ces années, tu ne m'a pas oublier."
Habashira : "Comment veux-tu que je t'oublie ?!"
Moi : "Frappe-moi autant que tu veux, j'accepterai chaque coup. Tu as souffert de mon absence longue et inattendue. Et ma souffrance pendant ces années ne sont rien comparées aux tiennes. Même le fouet n'aurait pas pu me faire m'imaginer ta douleur."
Habashira : "F-fouet ?"
Moi : "Ai-je laissé sortir un lapsus ? Peu importe, cela n'a aucune importance."
Habashira : "Bien sur que si !"
Moi : "Avant que tu n'ai d'explications, nous reformerons notre lien d'amitié."
Habashira : "Minari ! Nous sommes amis... Tu dois vraiment me dire ce qui t'es arrivé et si ta santé s'est détériorée."
Moi : "Je t'ai fait souffrir... Je ne mérite pas la moindre pitié."
Habashira : "Minari... Si tu veux qu'un jour je te pardonne, il faudra que tu me racontes tout depuis le moment où tu es partie."
Moi : "D'accord. Mais avant, j'essaierai de régler le problème d'Hiruma. Il n'a pas l'air d'être en forme."
Elle lui dit alors au revoir puis pense à l'humeur du capitaine qui n'a que très peu changer. Il est toujours énergique et n'est pas du tout malade. Ses sentiments, eux, essaient de cacher la tristesse qui le remplit.
Moi : "Hiruma ? J'aimerai vous parler."
Hiruma : "Fais au plus court."
Moi : "Très bien. Je voudrai que vous me parliez de vos problèmes."
Hiruma : "Je ne te connais pas, pourquoi je le ferai ?"
Moi : "J'ai moi-même était dépressive, je peux comprendre."
Hiruma : "Et tu crois être capable de tout comprendre ? Je pense que mon cas te laisserai sans voix."
Moi : "Peut-être. Mais j'aimerai pouvoir faire quelque chose, quoi que ce soit."
Hiruma : "... Tu es étrange. Très bien, je vais tout te dire."
Et une longue histoire commence. Un conte de dépression, de tristesse et de solitude. Trois mots qui ne qualifient pas du tout l'homme dont j'ai entendu parler. En effet, son cas me laisse sans voix. Je ne pensais pas que le cœur humain pouvait atteindre un tel point de souffrance. Est-ce au moins supportable ? Alors que moi j'en ai déjà assez de ma situation, comment fait-il ?
Hiruma : "Je te l'avais dit. Je n'attend ni pitié ni aide."
Moi : "Je comprend... Ne vous en faîtes pas, je respecte votre choix. Si vous voulez en parler, j'ouvrirai l'oreille."
