POV MINARI :

Et dire qu'un garçon aussi sympathique que lui se fait battre pour une raison stupide. Même si les mariages homosexuels ne sont pas encore autorisés, il n'y a plus de discrimination contre les homosexuels. Hiruma ne devrait pas vivre ça. Personne ne devrait vivre ce genre de traitements injustes. Je sais maintenant qu'il aime un homme. L'homophobie de son père cause sa propre homophobie intériorisée. Il ne déteste pas sa sexualité mais il en a peur. Tout ça car il est frappé. Son père l'aimait et maintenant il le bat. Hiruma est sûrement dépressif à cause de ça.

Moi : "Vous ne méritez pas ça Hiruma. Vous avez le droit d'aimer un homme."

Hiruma : "Peut-être... j'aimerai que mon père pense la même chose. Ma mère est contre aussi mais elle m'aime trop pour imiter mon père."

Moi : "Vous ne pouvez pas changer sa psychologie. Il ne changera sûrement jamais d'avis malheureusement. Vous souffrez alors que vous ne le méritez pas."

Hiruma : "Ecoute petite, tu ne peux pas tout changer de mes deux années de lycée en quelques jours. Tu as vécu la même chose et c'est la seule raison pour laquelle je veux bien que nous en discutions."

Moi : "Vous avez besoin d'aide pour ne pas tomber dans une dépression encore plus sévère. Je pense que vous ne pouvez pas voir un psychologue puisque votre père l'apprendrait. Mais même une personne non professionnelle peut être une grande aide."

Hiruma : "Petite, je sais que tu connais ces trucs mais tu ne peux rien faire pour moi si tu ne peux même pas t'occuper de toi. On est dans le même cas, on partage nos histoires et point."

Moi : "... Comme vous voulez."

Il semble vouloir s'éloigner et être tranquille. Il regarde vers quelque part et j'ai l'impression qu'il est encore plus déprimé. Son regard pointe vers l'équipe. J'avais raison, il est amoureux d'un des membres. Il se sent très mal. Je suppose que c'est difficile d'aimer quelqu'un du même sexe déjà de base alors quand sa famille est homophobe... ça doit être terrible. Il vit cette maltraitance depuis presque deux ans mais à un niveau plus élevé que moi à mes débuts.
J'aimerai beaucoup voir ses cicatrices pour savoir tout ce qu'il subit.
Alors que j'y réfléchis un peu, une main se pose doucement sur mon épaule. Je me retourne et je fixe la silhouette quelques secondes avant de me rendre compte que c'est Habachira, mon ami d'enfance, qui se tient devant moi.

Moi : "Oh, bonjour Habachira. Contente de te voir."

Habachira : "... Minari, tu me caches quelque chose. D'accord, on a été séparés sans le vouloir et nos liens ont presque disparus mais je tiens toujours à toi. Il faut que tu me dises ce qui s'est passé pendant notre séparation."

Moi : "C'est fini maintenant alors ça n'a pas d'importance."

Habachira : "Si ! Dis-moi ! Dis-moi ce qui s'est passé !"

Moi : "Ne fais pas tout un drame. Je vais bien, c'est fini et je vais bien. Mais si tu y tiens autant, je vais te dire. A cette époque, j'ai déménagé à cause de notre relation et mes parents m'ont battus parce que tu n'es pas un bon partenaire pour la vie d'une riche."

Habachira : "... Ils t'ont battus ? Et tu es riche..."