Bonjour bonjour !
Bon, vous connaissez le principe. Répondre à un défi posé par un participant au Chiche du Forum de Tous les Périls.
Pour le troisième, réponse au défi de Illheart : Aurore Heart, peux-tu nous raconter comment Marco s'est retrouvé aux prises avec une Bonney dominatrice aux intentions très... explicites ? (si c'est un peu salace c'est parfait, et tu ne dois pas mettre de Marco/Ace là-dedans)
Au vu du sujet évoqué et de ce que Bonney fait subir à Marco, ce défi est de RATING M pour relation BDSM. Même s'il n'y a pas de Lemon
Disclaimer : Tout est à Oda !
Bêta : Taranis K.
P.S: Grise, me tue pas, s'il te plaît.
Et Marco prend cher. Très cher.
4# La Dresseuse de Licorne
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Marco mâchouillait nerveusement le bout de sa plume, la tête entre ses mains. Il sursauta violemment quand on frappa à la porte de sa cabine et souffla en sentant qu'il s'agissait d'Izou. Il l'invita à entrer et le seizième commandant vint poser le paquet qu'il avait dans les mains sur son lit.
- Tu… Tu es vraiment certain de vouloir à faire avec elle ?
- Les informations que Père souhaite seront plus dures à trouver sans elle.
- La dernière fois, tu n'es pas rentré avant le surlendemain… Je peux savoir ce qu'elle te demande en échange ?
Un frisson parcourut Marco. Ses frères pensaient tous qu'elle lui demandait de l'aide pour des tâches qu'elle ne pouvait pas faire seule. Ils ne se trompaient pas là-dessus. Sur la nature de la tâche, en revanche…
Le blond secoua la tête en sentant son corps réagir un peu trop vivement à cette pensée. Izou prit son geste pour un non et ne poussa pas ses questions plus loin, même si la curiosité le dévorait.
- Au fait, ceci est arrivé par Martin-facteur pour toi, tout à l'heure, reprit Izou en désignant le colis. Il y avait simplement une de tes plumes avec la carte qui mentionnait ton nom. Père m'a dit de te l'apporter. Visiblement, il est certain que le paquet n'est pas piégé.
- Tu connais beaucoup de gens qui ont accès à mes plumes ? soupira le phénix.
Merde, il pensait vraiment ne rien avoir laissé d'autre que sa dignité derrière lui la dernière fois. Comme toutes les celles d'avant, d'ailleurs. Et pourtant, elle arrivait toujours à récupérer ses plumes. Il ne voulait vraiment pas savoir comment elle réussissait le tour de force de lui en arracher quelques-unes sans qu'il ne le sente. Même s'il se doutait qu'elle profitait de sa torpeur post-orgasmique.
Izou haussa les épaules avant de sortir et Marco fixa d'un œil soupçonneux le paquet. Il craignait un peu ce qu'elle avait pu inventer pour leur rencontre de ce soir. Il soupira lourdement en posant sa plume et se leva.
Il eut un instant d'hésitation au-dessus du paquet, avant de l'ouvrir doucement. Il s'inquiéta en voyant le pilou bleu et prit avec une certaine anxiété le mot qu'elle avait glissé dans l'emballage.
Tu sais comment ça se porte, n'est-ce pas ? Comme d'habitude, ne me cherche pas, je te trouverai, petit oisillon
Marco pâlit. Il espérait que le déguisement ne soit pas du genre habituel. Pitié, pas de costume trop dénudé ou il en mourrait de honte. Il déplia le vêtement et rougit, cachant son visage dans sa main. Elle avait été plutôt sympathique, sachant que la tenue couvrait tout son corps, mais… Elle avait osé lui donner un costume de licorne. Pire encore, elle lui avait mis un collier noir et ce genre de queue avec.
Il déposa l'odieuse tenue sur le lit. Il essaya de reprendre contenance et d'afficher son flegme légendaire, sans succès. En ce moment, l'exaspération, la honte et le désir se mêlaient en lui et il n'arrivait pas à se contrôler. Ni à ôter les images, à la fois excitantes et humiliantes, qui lui traversaient l'esprit, à l'idée de ce qu'elle lui ferait dans ce costume.
Elle ne savait que trop bien sur quels boutons appuyer pour le faire réagir, comme ils se connaissaient depuis des siècles. Tout comme elle savait très bien qu'il haïssait tout ce qui lui donnait l'impression de perdre sa liberté. Dont elle.
Il fit les cent pas dans la pièce. Il pouvait très bien ne pas se rendre sur l'île et lui poser un lapin. Douce vengeance. Néanmoins, elle le lui ferait payer le centuple la prochaine fois qu'ils se rencontreraient. Il ne doutait pas d'ailleurs de ce dernier point : le Destin semblait prendre un malin plaisir à faire se croiser leur route depuis des siècles.
Marco n'affectionnait pas trop les punitions qu'elle lui infligeait quand elle était en colère. Pourtant, une partie de lui s'assurait toujours de la rendre assez furieuse pour qu'elle en devienne sadique.
Ses sentiments avaient toujours été à la hauteur de leur relation : contradictoires et dont la coexistence était normalement impossible.
Il soupira en se laissant tomber sur sa chaise, fusillant du regard le costume. Marco irait, il le savait déjà ; avant tout pour elle qui l'avait intoxiqué et non pas pour les informations que voulait son Père. Ce n'était qu'une excuse pour ne pas avoir l'impression de revenir entre ses mains la queue entre les jambes.
Néanmoins, hors de question que ses frères le voient ainsi. Il préférerait plutôt mourir ou perdre toute liberté en s'enchaînant définitivement à elle. Il n'oserait plus regarder les membres de sa famille en face s'ils avaient connaissance de cette partie honteuse de son être et de son existence.
Il replia le costume et planqua bien le paquet sous son matelas, histoire que ses frères un peu trop curieux - Thatch, pour n'en citer qu'un - ne puissent pas le trouver par le plus grand des hasards.
Son regard dériva sur la carte qu'il était en train de faire, puis sur la pendule accrochée au-dessus de son bureau. Il lui restait encore toute l'après-midi avant qu'il ne doive partir du Moby Dick. Autant d'heures à la fois trop longues et trop courtes.
Sa carte resterait sans aucun doute inachevée aujourd'hui. Il n'aurait pas la patience de continuer. Il soupira, contrarié, avant de s'étendre sur son lit. Il essayerait de se reposer. Elle n'aurait aucune pitié ce soir, comme d'habitude, et ferait de lui ce qu'elle souhaitait, alors il valait mieux être en forme. Il était à la fois impatient et préoccupé par ce qu'elle lui réservait.
Marco poussa un discret soupir de soulagement en voyant la foule colorée et déguisée. Il passerait inaperçu, malgré son costume voyant de licorne. Ce n'était pas tant le fait que l'animal était mythologique, mais plutôt du fait que les couleurs du costumes étaient… très vives. Entre le jaune fluo de sa crinière et de sa queue et le bleu lumineux du corps, excepté le ventre blanc, son déguisement n'était pas des plus discrets.
Ni des plus acceptables, songea-t-il en triturant le collier noir et en se retenant de gémir lorsque l'extrémité de la queue bougea en lui. Marco était certain qu'elle avait été plus qu'enthousiaste en l'imaginant devoir marcher avec ce fichu jouet sexuel. Il en venait même à espérer qu'elle ne mette pas un temps infini pour le rejoindre. Pas pour le trouver, il était presque certain qu'elle savait déjà où il était et qu'elle se délectait de le faire attendre.
Son regard bleu sonda les alentours et la foule agglutinée, sans apercevoir les cheveux roses qu'il connaissait si bien. Il s'écarta de la cohue et rasa les murs pour avoir une vision d'ensemble et pour tenter de trouver la jeune femme.
Soudain, un sifflement déchira l'air et Marco se tendit. Il ne put éviter le lasso qui se referma sur lui et il leva les yeux au ciel en se sentant légèrement plus faible. La corde contenait des éclats de Granit Marin, assez pour qu'il ne puisse pas se débarrasser de la corde en se transformant. Sincèrement, était-elle obligée de lui infliger cette humiliation supplémentaire ?
Il tourna la tête pour voir d'où venait la corde. L'extrémité se perdait dans une petite ruelle adjacente, à quelques pas de sa position actuelle. Il s'y rendit, tête haute, refusant qu'elle le tire à lui comme un poulain récalcitrant.
Néanmoins, sur les quelques mètres qu'il parcourut, la corde se tendait parfois brusquement, manquant de le faire chuter, et il savait qu'elle le faisait exprès. Il était même certain qu'elle s'en délectait, se doutant qu'alors le plug bougeait invariablement en lui.
Il finit par arriver vers celle qui tenait l'autre bout de la corde. Elle était assise sur un tonneau, un sourire satisfait sur ses lèvres roses. Il remarqua que depuis leur dernière rencontre, elle s'était fait un piercing en-dessous de l'œil droit, alors qu'elle l'attirait doucement à elle en enroulant la corde autour de son avant-bras.
- Attrapé, bel étalon, ricana-t-elle en le surplombant légèrement.
Il fit la moue, ne voulant lui accorder plus. Elle ne fit que rire un peu plus.
- Ah, Marco, tu sais que quoi que tu fasses, tu te retrouveras à quatre pattes, me suppliant de te faire jouir, n'est-ce pas ? susurra-t-elle à son oreille, prenant son visage entre ses doigts.
Marco se dégagea de sa prise, le regard noir. La jeune femme eut un sourire carnassier et tira légèrement sur la corde.
- Tsss, on dirait que l'étalon est rétif… Il va falloir que je te dresse, très cher.
Elle lui claqua les fesses et Marco sursauta. Le plug entra plus profondément en lui et le blond se mordit la lèvre violemment pour ne pas gémir. Il ne lui ferait pas ce plaisir. Des petites flammes dorées parcoururent la peau maltraitée pour soigner la plaie et la jeune femme ricana. Elle se leva et d'une légère traction sur la corde, colla Marco à elle. Sa main libre se balada sur les fesses du blond. Le phénix écarquilla les yeux quand il comprit ce qu'elle avait en tête.
- Non, Bonney, ne touche pa-Ah !
La jeune femme avait saisi la queue de licorne et l'avait tourné brusquement. Elle fit bouger le plug à l'intérieur de lui et devina le moment où il n'arriverait plus à contenir ses gémissements. Elle prit alors un malin plaisir à s'arrêter, attendant qu'il la supplie de continuer. Elle constatait l'érection grandissante de Marco qui durcissait contre sa cuisse et elle retirait beaucoup de plaisir à mettre son petit oisillon dans cet état-là.
- Bonney…
Le ton de Marco était à la fois menaçant et suppliant. Elle eut un sourire prédateur.
- Tu sais comment tu dois me le demander, ma belle licorne. Sinon, je ne t'accorderai rien.
- Pas ici, finit-il par lâcher, la tête basse, honteux de céder aussi vite.
- Pas ici qui ? insista-t-elle en commençant à retirer le plug.
Elle pressentit exactement le moment où Marco mit sa fierté de côté. Elle avait presque entièrement retiré la queue et il devait se sentir vide.
- S'il vous plaît, Maîtresse, cracha-t-il. Pas ici.
- Ce n'est pas encore tout à fait ça pour le ton que tu dois prendre avec moi, mon bel étalon. Mais on va dire que j'ai encore toute la nuit devant moi pour te rééduquer. Voire, vu le prix des informations que tu souhaites, encore quelques jours…
Elle sentit Marco se tendre et se plut à penser que c'était à la fois de crainte et d'excitation. Elle adorait l'emprise qu'elle avait sur l'un des hommes les plus puissants de l'océan. C'était purement jouissif. Et, contrairement à ce qu'elle aimait lui dire, il était le seul homme qu'elle traitait ainsi. Il était le seul homme qu'elle aimait dominer, alors que le nombre de ses conquêtes féminines ne tenait pas dans un livre.
Elle lui remit le plug, se délectant du gémissement de plaisir que Marco lâcha, puis joua un instant avec la corde.
- Si je te libère, ma belle licorne, tu me promets de ne pas t'enfuir, ou dois-je accrocher cette jolie corde à ton magnifique collier ?
Marco sut ce qu'elle attendait comme réponse et se douta qu'en fait, elle ne faisait que lui donner l'illusion du choix. Comme s'il ne se sentait déjà pas assez honteux.
- Attachez moi, Maîtresse.
- Bonne réponse, susurra-t-elle. En récompense, je serai plutôt gentille avec toi cette nuit.
Bonney défit le nœud du lasso, puis fit passer la corde autour du collier avant de faire une nouvelle attache.
- Voilà ton licol, mon bel étalon, ajouta-t-elle avec un sourire, flattant d'une main les fesses du blond.
Elle tira ensuite la corde, l'obligeant à avancer, et le mena à travers quelques rues étroites et désertes. Ils arrivèrent à une porte de service qu'elle ouvrit, puis elle lui fit monter des escaliers. Du décor que Marco put voir, il s'agissait sans doute de la célèbre maison de passe dirigée par la terrifiante Dame Grise. Comment Bonney avait pu devenir proche d'elle, le blond n'en savait peut-être rien, mais il se doutait que la jeune femme avait dû jouer de ses terribles charmes, aiguisés par les siècles.
Bonney le fit rentrer dans une chambre et en voyant les divers objets disposés sur une table proche du lit, Marco sut qu'il ne passerait pas qu'une nuit ici. Elle eut un sourire diabolique et, avant qu'il n'ait pu protester, attacha la corde avec très peu de mou à la tête du lit.
- A quatre pattes, bel étalon, susurra-t-elle en prenant une cravache, une lueur de luxure dans les yeux.
- Oui, Maîtresse, acquiesça Marco.
Il lui obéit, à la fois honteux et impatient, écartant les jambes sans qu'elle ne lui demande.
Bonney eut un sourire victorieux. Cela se terminait toujours ainsi, Marco finissait toujours par lui céder et par désirer ce qu'elle lui faisait. Il avait beau la fuir à chaque fois, un jour, il comprendrait qu'il lui appartenait, corps et âme, et qu'il ne pouvait résister à son envie d'être dominé.
Un jour, il l'admettrait enfin.
Ils avaient toute l'éternité devant eux, après tout.
... Je suis désolée pour Marco, mais j'adore cet Os.
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