Ce texte répond au personnage de la semaine de l'Enfer de Dante : James Moriarty.


James n'avait pas toujours été mauvais. Il avait simplement vécu des choses très difficiles et il avait changé. Enfant trop intelligent, seul, livré trop souvent à lui-même car son père était parti quand il avait appris que sa copine était enceinte et sa mère sortait tous les soirs faire la fête avec ses copines. Elle ramenait des inconnus à la maison et James les entendait baiser toute la nuit. James avait toujours été un incompris, à 2 ans déjà il lisait certains mots car il connaissait son alphabet et savait déjà compter jusqu'à vingt. c'était tout bonnement incroyable qu'un enfant de cet âge puisse déjà faire ce genre de choses. Et sa mère, au lieu de l'encourager, répétait à qui voulait l'entendre qu'il n'était qu'un petit intello de malheur qui ne lui apporterait que du soucis, qu'il était une honte.

À 10 ans, voyant qu'il était vraiment beaucoup trop intelligent et qu'elle ne pouvait pas le manipuler, elle l'avait envoyé dans un pensionnat au Pays de Galles car elle n'avait pas les moyens de l'envoyer plus loin que le Royaume-Uni.

C'était à partir de ce moment que James avait changé. Il avait commencé à utiliser son intelligence comme une arme, pour faire ressortir sa cruauté. Il avait commencé doucement, en rackettant ses camarades de pension sans avoir besoin d'utiliser la force. Il se contentait de les manipuler et ces crétins donnaient leur argent sans même réaliser ce qu'ils faisaient vraiment.

Doucement il avait monté le niveau de la cruauté : obtenir les faveurs sexuelles de personnes non consentantes à la base, faire rompre des personnes qui s'aimaient réellement, pousser au crime des gens biens sous tous rapports, et même trois suicides à son actif.

Oui, James Moriarty était devenu un monstre, mais il n'était pas responsable de cela ! Il aurait pu devenir quelqu'un de bien pour l'Humanité si il avait eu des parents et des enseignants compétents ! D'ailleurs, James avait retrouvé son « père » et l'avait tué. Cette fois il l'avait fait réellement, il n'avait pas manipulé qui que ce soit, il l'avait fait lui-même. Une balle entre les deux yeux après l'avoir torturé longuement, bien évidemment. James avait fait souffrir son géniteur comme lui-même l'avait fait souffrir en l'abandonnant avant même sa naissance.

James Moriarty n'était pas comme ces méchants de fiction qui voulaient au fond être de bonnes personnes ou qui avaient la conviction de rendre service à la société par leurs actions. Non, James faisait le mal simplement par plaisir de faire le mal et il l'assumait totalement. Il n'avait qu'un but dans la vie et ça lui convenait parfaitement : il voulait faire souffrir autrui.


Fin.