Avertissement : Je ne possède pas les personnages

Chapitre 2 :

Le soleil se levait rapidement sur la banlieue de Privet Drive et Harry s'était déjà affairé dans la petite cuisine. La table du petit déjeuner commençait rapidement à se remplir d'une multitude d'aliments, un peu trop nombreux au goût du garçon, mais pour être honnête, il n'avait pas vraiment son mot à dire. Il venait de finir de verser le jus d'orange dans le verre de Dudley quand son oncle fit irruption dans le salon.

« Bonjour oncle Vernon, fit doucement Harry. »

Vernon, n'étant pas du matin, lui répondit par un « aimable » grognement, noter le sarcasme, avant de s'affaler de tout son poids sur sa chaise qui retenait avec difficulté son énorme popotin. Le reste de la famille ne tarda pas à les rejoindre, tous s'installant à leur place habituelle et alors qu'Harry prenait un toast grillé, il entendit le postier glisser le courrier dans la fente de leur porte d'entrée. Il sembla que l'oncle Vernon l'entendît également car il marmonna :

« -Dudley va chercher le courrier. »

« -Harry peut le faire, répliqua-t-il la bouche pleins de bacon »

« -Harry va chercher le courrier, répéta Vernon d'une voix morne »

« -Dudley peut le faire, imita Harry agacé »

« -Dudley donne un coup de pied à Harry, soupira l'adulte »

Harry se leva en vitesse, évitant habilement les jambes de Dudley, puis se rendit dans l'étroit couloir adjacent menant à la porte d'entrée. Sur le tapis reposait un petit tas de lettres et le jeune homme se pencha afin de les ramasser. La pile en main, il feuilleta doucement les différentes missives, dénombrant rapidement une lettre d'impôts, une du bureau de son oncle, une carte postale de son horrible tante Marge et le journal quotidien avant de se stopper net. Là, entre ses doigts, se tenait une enveloppe, faîte de parchemins vieillit, un sceau rouge la cachetant fermement. Ce qui le fit cependant s'arrêter sur ses pas ne fut pas l'aspect semblant tout droit sortit du moyen-âge, mais plutôt l'adresse calligraphié à l'encre verte se trouvant sur le devant de la missive. Les yeux écarquillés, il la lut doucement :

« Mr Harry Potter

Dans le placard sous l'escalier

4, Privet Drive

Little Whinging

Surrey »

Abasourdi que quelqu'un puisse connaître aussi intimement son existence, Harry n'osait plus vraiment bouger. Il resta quelques minutes sur le palier avant qu'un cri de son oncle vienne troubler ses pensées. Fourrant la lettre dans son vieux short en se promettant de la lire plus tard, il se dépêcha de retourner au salon ou ses proches l'attendait impatiemment, sa tante lui lança une regard perçant, se demandant sûrement pourquoi il avait mis autant de temps pour aller chercher le courrier avant qu'elle ne secoue la tête retournant à son petit-déjeuner. Le jeune homme n'y prêta pas vraiment attention et passa rapidement le journal à son oncle essayant d'éviter la colère de celui-ci, heureusement, Vernon n'était pas assez réveillé pour être agacé par son neveu et le repas s'écoula sans autre forme interruption. Une fois le repas terminé, ils partirent tous de leur côté, chacun vaquant à leurs occupations et Harry fut obligé de jardiner. Cela lui prit toute la matinée ainsi qu'une grande partie de son après-midi et il ne put malheureusement pas aller vérifier le contenue de sa mystérieuse lettre avant la fin de la journée.

Le lendemain matin, Harry ouvrit difficilement ses yeux. La veille, en découvrant le contenu de sa missive, il avait était totalement ébahi et il n'avait pas pu dormir avant de longues heures. Il était un sorcier, enfin d'après sa lettre, et il devait aller dans une école appelée Poudlard afin d'apprendre la magie. Au tout début, il souhaitait en rire, celui qui avait écrit ça était évidemment aliéné, des sorciers, de la magie et une école de sorcelleries ? Non, c'était tout bonnement impossible. Mais alors, il ne pouvait pas nier qu'il faisait lui-même des choses extraordinaire, qu'il avait cette sorte d'énergie en lui, lui permettant des faire des trucs impensables pour le commun des mortels et il ne pouvait alors que consentir de la véracité de cette lettre. Maintenant, après avoir finalement dirigés les différentes nouvelles, il ne savait pas vraiment comment se sentir, il devait bien avouer qu'il avait peur de cet espoir qui prenait peu à peu place au fond de lui, l'espoir d'être un jour accepté quelques part, mais surtout, il avait des questions, beaucoup de question qui se bousculaient se cesse dans sa tête. Ses parents, étaient-ils sorciers eux aussi ? S'il y avait une école de sorcelleries, y avait-il toute une société magique ? Était-ce normal pour lui d'apprendre aussi tard ses origines ? Pourrait-il rattraper son retard de connaissance sur les autres enfants sorcier ? Et enfin pourquoi son oncle Vernon et sa tante pétunia ne lui avait-il pas parlé de tout ça ?

Enfin bref, il n'avait pas vraiment le temps de s'occuper de tout ça, il devait envoyer une réponse le plus tôt possible afin d'être sûr que cette histoire était bien réelle et pour cela, il devait apparemment trouver un hibou.. Bon ça n'allait pas être une mince affaire.

Le jeune garçon sortit de son placard avec précaution, il était encore trop tôt pour que quiconque soit réveillé et il voulait que ça reste ainsi pour encore quelque temps. Une fois dans le jardin, il se stoppa afin de regarder autour de lui avant de se rendre compte du ridicule de sa situation, il était littéralement en train d'attendre l'arrivée d'un hibou pour lui remettre un lettre et cette lettre était sensé lui assurer un avenir dans une école de magie ! Il gloussa tranquillement en s'asseyant sur l'herbe, Harry jurerait que si sa famille ne l'avait pas rendu fou, cette histoire de sorcellerie le ferait..
Un bruissement d'ailes attira son attention, il tourna sa tête vers la droite et vit, sur la clôture, un très gros hibou brun le fixant de ses gros yeux jaunes, ce hibou semblait attendre quelques choses et Harry eut presque l'impression qu'il patentait pour lui. Le garçon s'approcha doucement de l'oiseau, essayant de toutes ses forces de ne pas le faire fuir, mais le volatile ne semblait pas avoir peur de lui et continuait seulement à le fixer. Alors le sorcier accrocha sa missive à la patte du hibou et aussitôt cela fait, l'oiseau s'envola semblant connaître précisément sa destination, Harry haussa les épaules, convaincues qu'il avait fait tout son possible pour répondre à la lettre de Poudlard et regarda une seconde fois l'horizon avant de rentrer dans la maison d'un pas nonchalant. Si c'était tout ce qui lui restait, il allait attendre..

Deux semaines plus tard, la famille était de nouveau réunie pour prendre le petit-déjeuner lorsque quelqu'un sonna à la porte d'entrée.

« - Garçon, va ouvrir » grogna Vernon

Harry ne se fit pas prier et se rendit docilement dans le couloir avant d'ouvrir la porte. Sur le porche, se trouvait une veille femme d'aspect particulièrement sévère, elle portait un très haut chapeau pointu qui était assorti à ses robes de couleurs vertes. La femme le dévisagea un instant avant de remettre en place ses lunettes sur son nez pointu. Enfin, elle prit fermement la parole :

« - Bonjour Harry, je m'appelle Minerva Mcgonagall, je suis là pour te parler de Poudlard. »