Chapitre 18 : Secret dévoilé
Le lendemain matin, tandis que les rayons du soleil venaient traverser la fenêtre pour baigner Sirius et Eliane dans un doux scintillement doré, Padfoot commença à bouger. Tout son corps était engourdi et pour cause : il n'avait pratiquement pas bougé de la nuit pour ne pas réveiller sa petite amie. Il ouvrit difficilement les paupières puis se replaça correctement tout en tenant contre lui la jeune Serdaigle qui dormait à poing fermé dans ses bras. Un sourire effleura les lèvres tentatrices du beau brun ténébreux qui la trouvait adorable et magnifique. Elle était pratiquement allongée contre lui, sa tête reposant sur son torse et ses mains entortillées dans sa chemise. Il glissa une main sur sa joue qu'il caressa affectueusement tout en embrassant son front pour la réveiller. Malheureusement, il n'obtint qu'un léger gémissement. Il laissa alors ses doigts courir le long de ses bras puis remonter doucement dans dos. Eliane ne fit que bouger légèrement tout en murmurant « laisse-moi dormir ». Il rigola, quelque peu amusé de la situation ; elle était une véritable marmotte le matin, il n'aurait jamais cru ça. Il se pencha vers son oreille tout en soufflant :
« Eliane, réveille-toi, tu as cours ce matin. »
La concernée ouvrit aussitôt les yeux, alarmée et effrayée de pouvoir manquer les cours. Elle se leva immédiatement pour tomber face à face au visage de son amant. Eliane rougit de la tête au pied en pensant qu'elle avait dormi toute la nuit dans ses bras. Il n'avait même pas pensé à son propre confort, il avait dû passer une mauvaise nuit par sa faute. Cependant, West devait avouer qu'elle avait adoré dormir à ses côtés. C'était terriblement bon d'être dans les bras d'une personne qui vous aimait. Elle ne s'était jamais sentie autant en sécurité depuis fort longtemps. Elle surprit alors son regard dériver irrémédiablement vers son décolleté. Elle baissa la tête et vit sa poitrine offerte aux yeux de Sirius qui détourna la tête pour ne pas la gêner. Il n'avait pas pu s'empêcher d'observer ; il déglutit passablement en repensant à sa poitrine qu'il trouvait tout particulièrement à son goût. Ni grosse, ni petite… Il pouvait déjà imaginer tenir ses seins entre ses mains et lui donner tout le plaisir et l'amour qu'elle méritait. Il fut détourné de ses pensées en apercevant Eliane se mettre debout pour réajuster sa chemise de nuit, terriblement embarrassée. Elle savait bien sûr que ce n'était pas sa faute, il était un homme. Qui ne profiterait pas de ce genre de vue surtout quand cela touchait ça petite amie ? Personne à sa connaissance.
« Je suis désolé Eliane, entendit-elle dire. Je ne voulais pas…
-Ce n'est pas grave Sirius, répondit-elle en lui coupant la parole. »
Elle se retourna vers lui, le sourire aux lèvres tout en s'approchant. Elle ne voulait pas gâcher cet instant pour quelque chose d'aussi basique. Elle ne voulait pas y penser et ni se poser mille et une questions sur comment il avait trouvé sa poitrine. Était-elle convenable à ses yeux ou pas ? Cela ne pouvait que la faire douter et la tracasser plus qu'autre chose. Elle voulait lui faire confiance, c'était important pour un couple. Elle enroula ses mains autour de la nuque de Sirius, se haussant sur la pointe des pieds pour être à sa hauteur, le surprenant une nouvelle fois. Il se réjouissait qu'elle initie petit à petit les rapprochements. Il posa ses mains sur hanches, la regardant fixement dans les yeux. Il pouvait sentir son souffle sur son visage, un souffle chaud et divin. Il sentit alors ses lèvres se poser un peu maladroitement sur les siennes et entamer un baiser chaste, mais sensuel. Elle se retira quelques secondes plus tard, les joues rougies et les iris pétillants d'amour. Eliane sautilla sur place tout en tournant sur elle-même sous les yeux aimant de son compagnon qui était en admiration devant autant de fraîcheur et de beauté. Elle était merveilleuse, naturelle et sublime avec ses défauts et ses qualités. Son cœur manqua un battement en sentant ses yeux bleu nuit le vriller de part en part. Il se rendit compte à quel point il pouvait l'aimer. Il jeta un coup d'œil furtif à sa montre gousset ; ils avaient encore du temps devant eux, une bonne heure. Il l'invita alors à utiliser sa salle de bain pour se toiletter et se changer. Eliane accepta avec grand plaisir tandis que Sirius alla préparer un bon petit-déjeuner. Il espérait qu'elle ne lui en voudrait pas trop pour la mort de son père, mais connaissant son caractère, elle lui dirait ses quatre vérités.
Il installa tout sur la table dans la cuisine, prenant place sur une chaise, tout en se servant un bon café bien chaud.
La jeune fille arriva quelques minutes plus tard, revêtue de son uniforme, coiffée, avec son sac en main contenant ses affaires de cours et personnelles. Elle le posa sur une chaise tout en s'asseyant en face de son compagnon. West grimaça en voyant toute la nourriture devant elle. Il voulait la gaver ou quoi ? Sirius lui servit son déjeuner tout en déclarant :
« Mange, je n'ai pas envie que tu nous fasses un malaise. Tu auras bientôt la peau sur les os à ce train-là.
-Décidément, tu n'es jamais avare en compliment, répliqua Eliane d'un ton ironique en croquant dans une tartine.
-Que veux-tu, c'est une seconde nature chez moi, répondit Sirius en lui faisant un sourire ravageur. »
La jeune fille haussa les yeux vers le ciel devant ses propos. Elle avait parfois l'impression d'être en face d'un gamin, mais elle l'aimait ainsi.
« Tu fais souvent des cauchemars la nuit ? demanda innocemment Sirius en sirotant son café, espérant en savoir plus.
-Parfois, dit-elle vaguement en allant se servir d'une nouvelle tartine. »
Elle fut alors arrêtée dans son geste par la main de Black qui se referma sur son poignet. Elle releva la tête pour rencontrer son regard insondable. Elle frissonna légèrement à ce contact ; elle savait que Sirius n'aimait pas particulièrement qu'elle se moque de lui.
« Je veux une réponse Eliane, claire et précise, ordonna-t-il, ses yeux ancrés dans les siens.
-Je peux me débrouiller seule, décréta-t-elle en s'arrachant de sa poigne. »
Elle entendit Sirius soupirer profondément devant son entêtement. Il finirait par se lasser d'elle s'il venait à tout savoir. Elle ne voulait pas le perdre, elle ne voulait pas se plaindre et lui affliger son propre fardeau. Elle avait toujours su se débrouiller sans l'aide de personne, elle pouvait encore le faire ! Pourquoi voulait-il savoir si elle faisait des mauvais rêves ou mangeait correctement ? Elle n'avait pas l'habitude qu'on s'occupe d'elle, même ses amis n'en faisaient pas autant. Était-ce normal ?
« Écoute-moi Eliane, je n'ai pas l'impression que tu comprennes. Je suis ton compagnon et une relation n'est pas basée que sur des baisers, des câlins ou le sexe, déclara-t-il en la voyant rougir. Un couple, c'est un à deux. La confiance et la communication sont les mots d'ordre. Je tiens à toi, je veux savoir comment tu vas ! Même si tu crois que je m'en soucie peu à cause de ces deux premières semaines. Il faut que tu admettes que je peux t'aider, que tu peux me parler de ce qui ne va pas ! Tu crois peut-être que je n'ai pas vu tes cernes ou encore ton manque d'appétit ? Tu me prends pour un idiot ? Un couple, c'est à deux Eliane, laisse-moi prendre un peu de ton fardeau. Tu n'es plus seule, je fais partie de ta vie et tu ne peux pas me demander de rester en dehors alors que tu sembles aller mal. »
Elle n'avait jamais perçu les choses sous cet angle. Il est vrai qu'elle pouvait comprendre la frustration de Sirius à ne rien savoir sur son état. Elle-même serait passablement énervée et se sentirait mise à l'écart si son amant venait à lui cacher des choses sur lui. Eliane passa une main nerveuse dans ses cheveux qu'elle ramena à l'arrière. Elle n'aimait pas en parler ; elle avait l'impression que si elle disait la moindre parole, le moindre mot, elle viendrait à pleurer et s'écrouler. Il était tellement plus facile de se voiler la face en faisant comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. West n'aimait pas montrer ses faiblesses, seulement c'était Sirius. Elle pouvait lui faire confiance.
« Toutes les nuits, répondit-elle comme évidence sous les yeux interrogateurs de Padfoot. Je fais des cauchemars toutes les nuits, précisa Eliane en se triturant les doigts. »
Sirius grimaça devant cette révélation ; il se doutait un peu que cela ne passerait pas du jour au lendemain. Lui-même, il lui arrivait de faire encore des cauchemars sur Azkaban. Le passé finissait toujours pas nous rattraper.
« Qu'y vois-tu ? questionna-t-il en l'observant intensément.
-Tu ne peux pas me demander ça, dit-elle en le fusillant du regard pour finalement se lever de sa chaise avec son sac afin de fuir la conversation. »
Plus rapide que l'éclair, Padfoot la rattrapa en quelques enjambées, retournant la jeune Serdaigle face à lui.
« Fuir ne résoudra en rien tes problèmes Eliane.
-Je le sais bien figure-toi, cracha-t-elle la voix étrangement nouée, mais c'est la chose la plus facile à faire en ce moment.»
Il la vit alors se laisser tomber au sol, la tête basse, les cheveux tombant devant son visage. Elle serra les poings. Elle ne voulait pas craquer, elle ne voulait pas. Seulement, plus elle se le disait, plus les larmes picotaient au coin de ses yeux pour finalement rouler sur ses joues. Il s'agenouilla à sa hauteur, prenant son visage en coupe.
« Pleurer n'est pas une honte, Eliane. Craquer non plus. Qu'y vois-tu ? insista-t-il.
-Tu ne peux pas…Tu ne peux pas, répéta-t-elle inlassablement en essayant d'échapper à son emprise.
-Plus tu attendras, plus ce sera difficile d'en parler. Je ne veux pas te perdre Eliane, prononça Sirius le timbre enroué par l'émotion. Parle-moi ! »
Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas parler de ça ! Comment lui expliquer, comme lui dire que toutes les nuits, elle revoyait son père en train de la toucher, de la frapper, encore et encore, pour se réveiller en sueur, la respiration haletante, observant autour d'elle, écoutant le moindre bruit d'une respiration ou d'un pas, attendant à tout instant que son père lui saute dessus. Elle devait se montrer forte, ne pas faiblir, elle pouvait le faire ! Ses larmes cessèrent soudainement de couler. Ravalant ses sanglots, reprenant le peu de dignité qu'il lui restait, elle dit fermement :
« Je n'y vois rien ! »
Eliane réussit alors à s'échapper de l'étreinte de Sirius puis s'enfuit en courant de l'appartement sous les cris désespérés de son amant qui frappa dans le mur à côté de lui. Il lui demandait peut-être trop d'un seul coup. Peut-être s'y prenait-il mal ? Comment faire pour qu'elle parle ? Ça la rongeait de l'intérieur, ça ne pouvait pas continuer ainsi ! Elle avait décidément une fierté mal placée, digne des Serdaigles. Il devrait en parler avec Remus et Tonks. Il se laissa choir avec nonchalance dans le fauteuil, la tête en arrière, en plein dans ses pensées.
Pendant ce temps-là, la jeune fille courait dans les couloirs en direction de la Grande Salle. Cela semblait si simple pour Sirius, c'était beaucoup trop tôt pour en parler. Trop tôt. Elle sécha les larmes restantes sur ses joues d'un revers de main. C'est alors qu'elle vint à tamponner une personne qui n'était autre que Remus, accompagné de deux hommes assez jeunes. Elle fronça les sourcils en reconnaissant l'homme de gauche. Serait-ce Harry Potter ?
« Miss West ? l'appela Remus. Nous vous cherchions justement.
-Me chercher ? répéta la concernée incrédule. Pourquoi ? »
Son cœur manqua un battement. Et si sa relation avec Sirius avait été découverte ? Non ! C'était impossible, comme aurait-il pu savoir ? Elle devenait paranoïaque.
« C'est assez compliqué, une mauvaise nouvelle, annonça Remus en posant une main sur son épaule. Venez avec moi Eliane, ces deux Aurors ont quelque chose à vous dire.
-Mais…Mais les cours vont bientôt commencer et…
-Cela attendra, affirma Moony. »
Le professeur Lupin se comportait de façon bien mystérieuse. Que voulait-il lui dire de si important ? Pour seule réponse, elle hocha affirmativement de la tête suivant ostensiblement les trois adultes pour la mener vers une salle déserte. Elle prit place sur une chaise, tandis que Remus resta debout derrière elle. L'Auror de gauche demanda à son partenaire de sortir pour guetter afin de ne pas être dérangé durant l'entretien. Une fois la porte refermée, il s'installa sur un siège, souriant à Remus.
« Bien, je me présente : Harry Potter, chef des Aurors. Remus m'a demandé si je pouvais t'interroger sans mon partenaire. J'ai une mauvaise nouvelle à te révéler Eliane. Je peux t'appeler ainsi ? demanda gentiment le Survivant. »
Celle-ci confirma de la tête tout en attendant patiemment cette mauvaise nouvelle.
« Il s'agit de ton père, Julian West.
-Mon… mon père, bafouilla Eliane en devenant aussi blanche qu'un cachet d'aspirine sous les yeux curieux du jeune Potter.
-Oui, il va falloir te montrer forte, prévint l'ancien Gryffondor. Hier soir, il y a eu un accident dans votre maison, celle-ci a pris feu. Ton père était chez toi et il a péri dans les flammes. »
La jeune fille cligna plusieurs fois des paupières. Elle avait dû mal entendre ? Son père était mort ? Comment était-ce possible ? Comment un accident pareil avait pu arriver ? Soudain, elle vint à repenser aux menaces de si cet accident avait été provoqué ? Non, il n'aurait tout de même pas osé malgré sa promesse ? Il était fou ! Et s'il venait à se faire prendre ? Étrangement, elle ressentit un soulagement à cette annonce et elle se dégoutait de penser une telle chose. C'était son père ! Il était mort et tout ce qu'elle ressentait était un apaisement ! En avait-elle le droit ? Son père était mort ? Elle n'arrivait pas à y croire. Cela devait être un rêve. Elle ferma quelques instants les yeux en sentant un vertige la prendre. Elle n'avait plus rien. Plus de maison, plus de famille, elle avait tout perdu. À croire qu'une malédiction planait au-dessus des West.
Harry ne cessait de la regarder attendant une quelconque réaction, mais elle semblait sereine. Il était de plus en plus étonné par son comportement. Il prit alors un petit carnet de notes avec une plume à papotte et dit :
« Je suis sincèrement désolé pour toi. C'était ton unique parent ? demanda-t-il.
-Oui, ma mère et ma sœur sont mortes dans un accident de voiture, murmura-t-elle douloureusement.
-Je sais ce que ça fait de se retrouver orphelin, dit Harry avec compassion. Je vais devoir te poser quelques questions pour éclairer certaines choses et ensuite tu pourras partir.
-D'accord.
-Nous avons trouvé des bouteilles d'alcool un peu partout dans le salon et dans la cuisine aussi. Était-il de nature à boire ? »
Eliane se pinça les lèvres, elle sentait que cet interrogatoire allait mal tourner.
« Mon père était alcoolique. Il buvait depuis de nombreuses années.
-Au point d'être ivre et de faire n'importe quoi ? questionna Harry en fronçant les sourcils.
-Oui, répondit Eliane en baissant la tête.
-Bien, cela explique donc l'état des lieux et le départ du feu. Apparemment, votre père aurait lancé une bouteille dans le feu qui s'est bien entendu enflammé sous l'alcool, dit le jeune Potter n'insistant pas plus longtemps en voyant la gêne de la jeune Serdaigle. Croyez-vous qu'on ait pu le tuer ?
-Le tuer, répéta-t-elle perplexe, en gardant son sang-froid. Vous m'avez dit que c'était un accident !
-En effet, mais il ne faut écarter aucune piste et hypothèse, répliqua subtilement Harry.
-Eh bien, non, je ne pense pas.
-Même vous ?
-Même moi, répondit Eliane en le regardant droit dans les yeux.
-Les voisins entendaient souvent des cris et des disputes durant les vacances d'été et il y a quelques semaines, sous-entendit le filleul de Sirius.
-Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, réfuta-t-elle avec innocence.
-Eliane, souffla Remus en posant sa main sur son épaule.
-Mon père est mort professeur Lupin. Je ne vois pas en quoi ma vie privée peut intéresser M. Potter ici présent ! siffla la jeune fille. À moins bien sûr qu'il ne me suspecte de la mort de mon père ? Peut-être que par un quelconque miracle, j'ai réussi à m'enfuir de Poudlard pour me rendre chez moi, l'assassiner puis retourner à l'école sous le nez de tout le monde dont mes amis, professeurs et tout le personnel de Poudlard. Il est vrai que les Serdaigles sont qualifiés de très intelligents, mais nous n'avons pas le courage des Gryffondors pour tuer, asséna-t-elle avec vigueur. »
Remus ne put que s'empêcher d'être en admiration devant ce petit bout de brin de femme. Non seulement elle avait osé défier Harry en se moquant totalement qu'il soit le Survivant et une célébrité dans le monde des sorciers, mais en plus, elle avait insinué avec intelligence et méticuleusement qu'elle savait que lui et Padfoot étaient dans le coup pour la mort de son père.
« Bien, je crois que cet entretien est clos, tout comme le dossier. Un plaisir de vous avoir rencontré Miss West, déclara Harry. Et toutes mes condoléances.
-Moi de même M. Potter. Merci, prononça-t-elle en prenant son sac sans, se retourner, pour sortir de la pièce. »
Elle marcha longuement dans les couloirs pour finalement se laisser glisser le long d'un mur, la tête dans ses genoux repliés contre sa poitrine. Elle se sentait plus mal que jamais. Elle culpabilisait pour la mort de son père. Personne ne méritait de mourir. Elle n'arrivait pas à y croire, il était réellement mort pour toujours ? Tant de sentiments contradictoires ! Elle était soulagée, mais à la fois triste sans trop savoir pourquoi. Elle n'avait plus de famille. Elle était seule, orpheline. Toute sa famille était morte par son unique faute. Sa mère, sa sœur et même son père ! Si Sirius n'avait pas vu la lettre, il n'aurait jamais tenté quelque chose d'aussi dangereux et stupide ! Il allait entendre parler d'elle ! Il risquait la prison pour elle ! Elle ne voulait pas le perdre ! Pas à cause d'elle ! Elle devait être maudite ! Eliane était complètement perdue dans ses pensées et face à ce qu'elle ressentait. Il y avait trop de bouleversements dans sa vie. La jeune fille entendit alors des pas venir en sa direction et une voix l'appeler :
« Eliane ? Mais que t'arrive-t-il ? Pourquoi n'es-tu pas venue en cours ? »
Elle releva doucement la tête apercevant John et d'un seul coup, quelque chose éclata en elle. Le barrage céda et les larmes roulèrent sans en comprendre la raison. Que pleurait-elle exactement ? La mort de son père ? Ou celle de sa mère et sa sœur ? Son viol ? Sa vie ? La jeune West ne savait plus. L'émotion la submergeait de plus en plus, elle avait l'impression que sa tête allait exploser à n'importe quel moment, qu'elle avait trop contenu en elle. John était effrayé face à cette vision que lui offrait son amie. Il ne l'avait jamais vue dans cet état ou plutôt si, mais cela remontait à des années lumières alors qu'ils n'étaient que des enfants.
Il avait l'effet de faire un retour en arrière et au fond de lui, il savait qu'Eliane lui cachait plus qu'elle ne voulait lui dire. Il l'entendit alors prononcer, telle une enfant totalement démunie et fragilisée :
« Papa est mort. »
Il s'agenouilla instantanément en face d'elle et l'enlaça tout en la berçant dans ses bras, comme il l'avait fait à de nombreuses reprises quand la jeune fille allait mal, tel un frère le ferait avec sa sœur. Aucun mot, juste du réconfort. Il allait vraiment falloir qu'elle se confie à lui, il n'aimait pas la voir ainsi. Que s'était-il passé durant ces vacances de Noël ? Foi de Walker, il viendrait à le découvrir ! Il aimait trop Eliane pour la laisser dépérir ainsi.
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Au même moment, tandis que la jeune Corvalis avait une heure d'étude après son cours de Métamorphose, elle se dirigeait vers la bibliothèque pour s'avancer dans ses devoirs. Elle ne cessait de penser à Eliane qui avait manqué les cours de la matinée. Ce n'était pas son genre de sécher. Ambre avait l'impression que depuis le retour des vacances, elle se comportait de façon encore plus étrange et semblait être dans un état de profonde déprime. Que pouvait-elle y faire ? Eliane n'avait jamais été de nature à parler d'elle. Le trio inséparable semblait voler en éclat. Eliane qui restait dans son coin, Joanne qui ruminait son amour envers John et elle avec Laura. Depuis quand n'avaient-ils pas eu une discussion autour d'un bon feu de cheminée dans la salle commune ? Elle ne voulait même pas y penser. Tout en avançant à travers les rangées de livres, quelles ne furent pas sa surprise et sa joie d'y voir la jeune Floyd assise dans un coin près d'une fenêtre. Le sourire aux lèvres, elle s'avança vers la reine des glaces etdemanda poliment :
« Puis-je m'asseoir ?
-Ai-je seulement le choix ? répliqua Laura d'un ton sarcastique sans lever les yeux de son livre. »
Elle entendit alors la chaise racler le sol puis vit Ambre s'installer en face d'elle. Elle soupira profondément, tout en se plongeant à nouveau dans sa lecture, préférant ignorer sa présence. Cette fille était un véritable pot de colle. Pourquoi fallait-il que Corvalis vienne la voir dès qu'elle se trouvait dans la même pièce ? Surtout qu'en ce moment, elle n'était pas d'humeur à supporter qui que ce soit ! Cela allait bientôt faire deux ans que ses parents étaient morts. Le temps passait beaucoup trop vite à son goût, elle avait l'impression que cela datait d'il y a tout juste quelques jours. Elle pouvait encore revoir leur regard vide et le teint blafard de ses parents qui baignaient dans une marre de sang, la marque des ténèbres planant au-dessus de leur maison comme beaucoup d'autres dans le quartier. Un divertissement. Les Mangemorts s'étaient divertis, amusés ! Si seulement elle n'était pas partie faire des courses, elle aurait pu aider ses parents, les protéger. Elle s'en voulait énormément et les images de cette soirée fatidique resteraient à jamais ancrées en elle. Depuis, elle n'avait jamais réellement remonté la pente. Elle vivait avec la fortune personnelle de ses parents jusqu'à pouvoir se trouver un travail après les ASPICS. Laura soupira de frustration et d'énervement en se sentant observer par sa jeune amie. Elle releva soudainement la tête et claqua sèchement :
« Quoi ? Tu veux ma photo ?
-Pourquoi pas, répliqua Ambre avec un doux sourire. »
La jeune Gryffondor referma brusquement son livre et rangea ses affaires dans son sac et dit avec méchanceté :
« L'air est malsain ici, je vais prendre un grand bol d'air. L'atmosphère est polluée par ta simple présence. »
Alors qu'elle allait partir vers la sortie de la bibliothèque, elle fut retenue par la main d'Ambre qui emprisonna son bras. Une douleur se diffusa dans tout l'avant-bras de la jeune Floyd qui grimaça quelque peu sous l'air surpris de Corvalis. Comment avait-elle pu lui faire mal alors qu'elle avait à peine serré sa main ?
« Je croyais que tu me laissais une chance ? Pourquoi es-tu aussi aigrie envers moi aujourd'hui ? interrogea la Serdaigle quelque peu blessée.
-Si mon humeur ne te convient pas, la porte est grande ouverte, dit Laura passablement sur les nerfs. Je ne vais pas changer pour toi ! Accepte-moi telle que je suis et fous-moi la paix avec mon caract…Aie ! s'exclama la jeune fille en sentant l'emprise d'Ambre se fortifier autour de son bras. »
C'est alors que sous ses yeux mortifiés, l'action se déroula en quelques secondes. Corvalis releva avec empressement la manche de Laura, révélant son bras dénudé et sa peau remplie de cicatrices plus ou moins anciennes. Son regard s'attarda sur une blessure toute fraîche et qui saignait légèrement. Cela ressemblait à une coupure, mais elle était beaucoup trop nette et profonde pour que ce soit un accident. Le cœur d'Ambre manqua un battement tout en relâchant le poignet de Floyd qui semblait exploser à tout moment. Elle n'aurait jamais cru ça. Comment était-ce possible ? Pourquoi se faisait-elle ça ? Quel besoin de se faire du mal ainsi ? Elle ne comprenait pas. Avait-elle des tendances sadomasochistes ? Était-ce donc là le véritable visage de Laura Floyd ? Une âme torturée ? Une fille qui se détruisait de jour en jour sous les yeux de tous ?
« Tu es fière de toi Corvalis ! ragea Laura en rabaissant sa manche. Tu as eu ce que tu voulais ? Quel scoop, Laura Floyd qui s'automutile, la reine des glaces, l'ombre d'elle-même, une future suicidaire, une folle qui prend du plaisir à se faire du mal ! C'est bien ce que tu penses de moi ?
-…
-Au vu de ton silence, je prends ta réponse pour un oui. Finalement, tu es comme tous les autres ! Au moins ta copine West semble plus ouverte d'esprit que toi ! Tu sais quoi ? Tu me dégoutes, j'avais de la considération pour toi. Moi, je n'ai rien dit pour ton homosexualité, j'attendais de ta part un peu plus de considération. Tu me déçois, confia Laura en baissant d'un ton, la voix cassée.
-Attends ! l'interpella Ambre en la voyant s'en aller. Je…Je ne comprends pas, pourquoi ? Pourquoi fais-tu cela ? Quel intérêt ?
-Là est bien le problème, tu ne pourras jamais comprendre, murmura douloureusement Laura en sortant de la bibliothèque totalement désertique. »
Ambre resta totalement pantoise en plein milieu des livres, ne réalisant pas ce qu'elle venait de découvrir. Comment n'avait-elle pas pu voir avant ? Comment était-ce possible ? Elle n'aurait jamais cru ça imaginable. Elle en avait bien sûr entendu parler, mais c'était la première fois qu'elle venait à rencontrer une personne qui se mutilait volontairement. Pourquoi ? Cette question lui taraudait l'esprit. Se sentait-elle aussi mal ? À cause de quoi ? Qu'allait-elle faire ? Comment allait-elle se comporter avec Laura maintenant ? Étrangement, elle l'aimait encore plus et elle voulait apprendre à connaître la vraie Laura Floyd ! Elle devait se rattraper, elle devait s'expliquer avec elle ! Apparemment, Eliane était au courant depuis longtemps. Elle allait devoir en parler avec sa meilleure amie pour savoir quoi faire ! Elle ne voulait pas la perdre pour quelque chose d'aussi stupide ! Elle avait mal réagi ! Elle devait se faire pardonner envers Laura. La route serait encore longue avant de pouvoir espérer sortir avec la Gryffondor.
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Ce soir-là, le trio était plus que jamais monotone. Entre la mort du père d'Eliane, la dispute avec Laura et Joanne qui ne savait plus quoi penser de John, les trois jeunes filles semblaient à mille lieues d'ici. Elles étaient toutes les trois assises dans un fauteuil en face du feu de cheminée, chacune ayant raconté leur journée et ce qui n'allait pas. Il n'y avait malheureusement pas trente-six solutions : le temps ferait son effet. Le temps était le remède. Il y avait toujours des hauts et des bas dans la vie et c'était le cas pour les trois Serdaigles qui s'en seraient agréablement bien passé. Eliane avait longuement pleuré dans les bras de John, retrouvant cette chaleur et cette complicité entre eux. Cela lui avait fait énormément de bien. Finalement, ça lui manquait cruellement de ne plus être aussi proche de son ami d'enfance. Seulement c'était de sa faute, elle ne lui disait plus rien. Peut-être était-il temps de lui en parler ? Elle avait peur de sa réaction. Il allait être en colère, cela ne faisait aucun doute, mais elle ne pouvait en aucun cas le lui reprocher. En colère qu'elle ne lui ait rien dit durant toutes ces années et dernières semaines. L'enterrement de son père allait se faire la semaine prochaine, Eliane ne savait pas si elle irait. C'était une occasion pour aller sur la tombe de sa mère, mais au fond, elle avait la crainte de s'écrouler.
Sirius avait raison, elle gardait trop en elle et moralement, la jeune West était en train de craquer petit à petit. Peut-être était-il temps qu'elle s'appuie sur l'épaule d'une personne ? Celle de Sirius ? Sans aucun doute, c'était pour l'instant le seul au courant de tout. Elle posa alors son regard sur John qui discutait avec le capitaine de Quidditch. Elle devait aussi en parler à son ami. Elle en avait besoin, il avait toujours été là dans les moments les plus difficiles et noirs de sa vie. Elle lui en parlerait quand ? Elle ne savait pas, mais elle le ferait. Quant à Joanne et Ambre, cela se ferait au moment venu. Elle fut alors détournée de ses pensées par la voix de Corvalis :
« Pourquoi se fait-elle ça ? Je ne comprends pas ?
-Tu ne sais donc pas ? dit Eliane en haussant un sourcil.
-Savoir quoi ? questionna Joanne curieuse elle aussi.
-Ses parents sont morts durant la guerre contre Voldemort. Les Mangemorts ont attaqué sa maison et tout le quartier environnant.
-Comment le sais-tu ? souffla Ambre, abasourdie par cette révélation.
-C'est elle qui me l'a dit quand je me trouvais à l'infirmerie. C'est la raison de ses mutilations et son mal-être. Elle se sent terriblement seule et incomprise. Elle s'en veut énormément pour la mort de ses parents, s'en vouloir de vivre alors qu'eux sont morts, confia Eliane en fixant ses amies. Essayez de vous mettre à sa place, chaque personne agie différemment face aux problèmes qu'il rencontre dans la vie. Elle n'avait plus personne, une orpheline du jour au lendemain, de parents aimants. Laura s'est renfermée sur elle-même pendant que tous ceux de Poudlard se sont mis à l'appeler Reine des glaces et se moquer d'elle, voir murmurer sur son passage pour son comportement asocial. Ambre, vas la voir et fais-toi pardonner.
-Je sais que j'ai mal agi avec elle et je m'en veux. Mais j'ai tellement été surprise…
-Qui ne le serait pas, répondit Joanne. Essaye de la comprendre et ne la juge pas. Après tout, nous ne sommes que des êtres humains. De quel droit pouvons-nous nous permettre de juger une personne ?
-Je suis d'accord avec Jo, affirma Eliane. Apprends à la connaître, ne tente rien, vas-y doucement, apprivoise-la. Intéresse-toi à elle, pose-lui des questions. Je suis certaine que tout s'arrangera et qu'elle acceptera de sortir avec toi. La preuve, elle t'a laissée l'embrasser, ce n'est pas rien !
-Vous avez sûrement raison, j'essaierai de la coincer pour lui parler en tête à tête. Et toi Joanne ?
-Quoi moi ?
-Oh, je t'en supplie, ne joue pas les innocentes. On voit tous que John est au centre de tes pensées, déclara Eliane avec un sourire narquois.
-Ce crétin aura décidément tout fait pour me pourrir la vie jusqu'au bout, à m'en donner des migraines pas possibles, soupira Salder sous les rires des ses amies.
-Avoue que tu l'aimes, insinua Ambre en prenant un malin plaisir à la taquiner.
-Oui, je l'aime, révéla Joanne avec un regard noir. Satisfaite !
-Qui aime qui ? demanda une voix d'homme. »
Joanne déglutit passablement en reconnaissant celle de John. Elle foudroya des yeux la jeune Corvalis qui se retenait de rire, tout comme Eliane, devant la situation plus que comique. Un peu plus et John aurait pu entendre la déclaration de Salder qui boudait à présent ses amis tout en décrétant :
« Rien qui ne te regarde, espèce de crétin congénital ! Va jouer dans la basse-cour avec tes joyeux copains. Tu es dans la cour des grands ici et je doute que tes capacités intellectuelles te permettent de comprendre la moindre chose.
-Parle pour toi Salder ! Il est vrai que cette description te va à merveille, répliqua John avec sournoiserie.
-Espèce de scroutt à pétard ! Tu te crois supérieur à tout le monde parce que tu es le plus beau, le plus intelligent et préfèt-en-chef ! Tu n'es qu'un simple demeuré qui court après tout ce qui bouge !
-Alors tu avoues que je suis beau et intelligent ? Je n'en attendais pas autant de ta part Salder, je savais que tu finirais par succomber à mon charme légendaire, dit John en passant une main dans ses cheveux. »
Eliane et Ambre étaient mortes de rire devant la tête que faisait Joanne. Elle s'était vendue involontairement, à son plus grand dam ! Horreur et damnation, elle était bel et bien fichue ! Ce type la rendait folle ! Quoique c'était déjà fait depuis longtemps. Ne perdant pas de sa stature, elle se leva et lui mit une gifle monumentale sous les rires globaux de la salle commune et déclara :
« Ne prends pas tes rêves pour la réalité ! »
Et sur cette unique et seule phrase, elle s'en alla vers le dortoir des filles, ne pouvant plus voir sa face de… De quoi d'ailleurs ? Enfin, tout ce que vous voulez ; de toute façon, c'était un crétin fini ! Comment ça elle l'avait déjà dit ? Non, elle ne radotait pas comme une vieille femme de quatre-vingt-six ans ! Bon, il est vrai que pour un idiot en son genre, il était super canon et c'était le seul jusqu'à maintenant qui lui tenait tête. Joanne ouvrit grand les yeux devant ses pensées. Non, non ! C'était un arrogant, prétentieux, petit gosse de riche et elle le haïssait ! Elle se mit alors à sourire bêtement en repensant à leur affrontement. Au fond, elle adorait se défouler sur lui, c'était tellement marrant. C'était à celui qui aurait le dernier mot. Peut-être pourrait-elle lui donner une seconde chance en lui offrant son amitié ? Non, mais qu'est-ce qu'il lui prenait de réagir ainsi ? Elle avait pris un coup sur la tête ou quoi ? Jamais ! Jamais elle ne s'abaisserait à devenir amie avec un vantard pareil ! Plutôt mourir ! Quoique… Après tout, elle ne risquait rien à être amie avec lui. Ce serait ainsi une bonne occasion pour juger d'elle-même s'il était sincère et découvrir qui il était vraiment. Joanne soupira profondément tout en se laissant tomber sur son lit. Décidément, toute cette histoire lui donnait mal à la tête. Elle aviserait dans les prochains jours.
Et voilà un nouveau chapitre en boîte. Alors pas mal de choses en vue dans ce chapitre, assez noir et une touche d'humour avec notre couple favori Joanne/John. Harry fait son apparition. Et on va le revoir dans le prochain chapitre. Suspence…Prochain chapitre, confrontation Sirius/Eliane, révélation qu'elle a une sœur. Et tout plein de bonnes choses (je n'ai pas le plan de ma fic sous mes yeux alors je ne peux vous en dire plus niark niark.) Encore une fois, ça bouge, ça bouge loool. Sinon voilà le secret de Laura dévoilé. Petite leçon de vie qui me tenait à cœur ^^ Réfléchissez bien aux paroles de Joanne et Eliane ^^ Sinon que dire encore : comme vous avez pu le voir, Eliane est littéralement perdue et ne se laisse pas facilement faire avec Sirius. Elle a du caractère la petite. Depuis le début, tout le monde le sait, alors je n'allais pas simplifier les choses et la faire tomber « directement » dans les bras de Sirius pour la consoler. Un peu trop simple à mon goût, tout comme pour répondre à certaines interrogations de personnes. Eliane et Sirius ne coucheront pas ensemble avant un moment, les moments intimes se feront dans quelques chapitres. N'oubliez pas qu'Eliane a vécu un traumatisme important et elle ne va pas sauter sur notre beau brun ténébreux du jour au lendemain. C'est pour ça que j'exploite son côté timide et enfantin dès qu'il s'agit d'un contact physique. Ou même quand elle entend son amant parler de sexe…Elle est clairement mal à l'aise. Sinon que dire encore…Ah oui beaucoup de personnes ont été étonnées que Sirius et Remus viennent à tuer. Mouah, mouah, tant mieux c'est le but recherché ! J'ai voulu exploiter un côté de Sirius et Remus que JKR a failli faire dans le tome 3. Pour moi, Sirius est capable de tuer, après chacun son avis, mais voici le mien. Quand James et Lily sont morts, Sirius court après Peter pour le tuer, pour venger la mort de ses amis. Malheureusement, il se fait avoir. Dès que ça touche un proche, Sirius est capable de tuer. Et on peut le revoir dans le tome 3 où il veut tuer Peter avec Remus. Ils sont empêchés par Harry, mais si celui-ci n'était pas intervenu, ils auraient clairement tué Peter. J'ai alors eu l'idée que ce serait Sirius et Remus qui tueraient Julian West ou plus précisément Sirius (Remus ne fait rien à part assurer les arrières de son ami) parce qu'il veut défendre Eliane et qu'il l'aime. Il veut la venger comme pour la mort de Lily et James avec Peter. Bon, après je vous rassure, il ne va pas se faire prendre, je ne suis pas sadique. Mais vous verrez que Harry… Haha ! J'en dis pas plus ! Prochain chapitre dans une semaine.
Merci de vos commentaires et encouragements !
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Lia-Sail
