Chapitre 8 : Souvenirs
Le lendemain matin, se fut Remus qui se réveilla en premier, découvrant Euphémia profondément endormit contre lui, les poings serrés, le visage enfouit dans l'oreiller tandis que ses boucles brunes étaient éparpillées autour d'elle. Il ne put s'empêcher de se serrer un peu plus contre elle tout en détaillant son visage.
Elle était vraiment ravissante ainsi endormit et si paisible.
La nuit avait été difficile avec les cauchemars qu'elle avait eus, il avait cru et espéré que sa seule présence aurait pu les faire se dissiper, mais cela avait été prétentieux de sa part. L'entendre hurler à nouveau, se débattre avec ardeur en suppliant, lui avait retourné une nouvelle fois l'estomac et surtout celui d'Euphémia qui en avait finalement vomit.
Il comprenait mieux son teint blanc et sa perte de poids. Elle devait manger mais le problème était qu'elle ne gardait pas grand-chose dans son ventre. Il allait falloir trouver une solution sinon son corps allait finir par la trahir.
Il la vit alors bouger légèrement, poussant un petit soupir de bien être tandis qu'elle vint se blottir contre son torse nu dans une position fœtale. Remus se sentit à nouveau troublé par sa cuisante promiscuité, déjà qu'hier soir il avait dû se faire violence pour ne pas se jeter sur elle, alors se réveiller à ces côtés, coller ainsi à elle, ne l'aidait pas. Sa main droite se leva doucement, la glissant dans une caresse légère sur son front dont il retira quelques mèches folles pour dégager son visage détendu. Ses doigts frôlèrent sa joue puis sa bouche qui remua quelque peu, hypnotisant Moony qui ne se lassait pas de la regarder.
Il avait l'impression d'être dans un doux rêve, n'arrivant toujours pas à réaliser qu'elle l'avait embrassé et qu'il y avait répondu, qu'ils avaient bien faillit faire l'amour, s'il ne s'était pas retenu, pour finalement lui demander de rester.
Avait-il le droit d'être avec elle ? Avait-il le droit à ce bonheur ?
Il ne pouvait cesser de se poser mille questions qui embrumaient son esprit mais en même temps, il ressentait une telle plénitude de ce savoir à côté d'elle, qu'il ne regrettait absolument rien. Il se sentait juste heureux.
Heureux d'avoir pu goûter à ses lèvres.
Heureux de pouvoir enfin veiller sur elle.
Il la vit à nouveau bouger tandis qu'une manche de son haut de pyjama vint se relever doucement laissant entrapercevoir des marques rougeoyantes sur le bas de son poignet. Remus sentit son cœur s'arrêter de battre tandis qu'il posa un doigt tremblant sur les marques qui semblaient encore saigner.
Comment cela était-ce possible ?
Comment des blessures pouvaient-elles encore saigner après tant de mois passés ?
Que cachait-elle d'autres sous ses vêtements ? Était-ce du même acabit ?
La gorge de Remus se fit soudainement très sèche, angoissé par les idées qui submergeaient son esprit. Qu'avait-elle donc vécue lors de sa capture ? Que lui avait-on fait ?
Ses yeux glissèrent vers le bas de son haut qui remontaient doucement, dévoilant la peau laiteuse de son ventre, où presque, car à nouveau il aperçut un début de coupure, sombre et rougeoyante. Il tendit alors sa main vers son ventre, posant sa main sur sa peau chaude, la curiosité l'emportant sur la rationalité. Il voulait savoir ce qu'il en était. Il voulait connaître l'ampleur des dégâts. Il voulait savoir pour tenter de se rassurer même s'il doutait fortement que cela soit le cas.
Il fût alors ramené à la réalité quand la main d'Euphémia se posa sur la sienne, le stoppant net dans son action. Il vit ses yeux gris le vriller de pare en pare. Il pouvait lire toute la peur dans son regard et les interrogations qui passaient dans son esprit.
« Pardonne-moi Euphie, je ne voulais pas me montrer désobligeant, je, j'ai juste vu et…
- Ne regarde pas, supplia-t-elle d'une voix étrangement douloureuse. Il n'y a rien de beau à voir, je, c'est moi qui m'excuse de dormir avec toi, ainsi vêtue, souffla-t-elle en se relevant soudainement, le visage baissée, une main sur ses yeux. Merci pour cette… »
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Remus lui retira sa main cachant ses beaux yeux qu'il aimait tant, pour poser ses lèvres contre les siennes, la repoussant en douceur dans le lit. Il était à moitié couché sur elle et elle pouvait parfaitement sentir son odeur la bercer vers d'autres horizons tandis que sa bouche se mouvait lentement contre la sienne. Elle ne se rappelait pas d'avoir été embrassée avec autant de passion et de tendresse par un homme.
Oh certes, parler d'homme était peut-être incorrect puisque cela datait de sa scolarité à Poudlard, ils n'étaient encore que des adolescents à cette époque avec les hormones en ébullition. Elle pouvait se rappeler des baisers maladroits, des mains baladeuses qui déclenchaient des réactions surprenantes et gênantes.
Mais là, à cet instant, elle se sentait désirée comme une femme. Le baiser était juste charnel. Les caresses sensuelles et encore une fois, elle avait envie de plus, beaucoup plus. Ses mains trouvèrent tout naturellement le torse nu de son amant, couvert lui aussi de cicatrices plus ou moins profondes. Elle ne lui posa aucune question, restant discrète comme il pouvait le faire avec elle, respectant son silence.
Quand il vint à se détacher de sa bouche pour ensuite glisser ses lèvres vers la base de son cou qu'elle lui offrit sans aucune peine, elle ne put retenir à léger gémissement, pressant son corps contre le sien. Elle pouvait sentir ses dents mordiller son oreille et sa voix suave lui murmurer :
« Peu importe à quel point tu es marquée, je te trouverais toujours aussi désirable. »
Elle savait que Remus était sincère, elle savait qu'il ne se moquerait jamais d'elle ou ne la pointerait du doigt telle une pestiférée, mais depuis ce jour, personne ne l'avait jamais revu nu, hormis les guérisseurs. Elle avait refusé tout contact physique, ne supportant plus de voir ce corps défiguré.
Alors, elle appréhendait.
Encore une fois, elle se tendit en sentant la main chaude de son amant se glisser sous son haut, caressant sa peau qui n'avait plus rien avoir à une peau de bébé. Il devait sentir chaque cicatrice, chaque marque gravée à jamais dans sa chair. Euphémia le vit alors s'arrêter puis se reculer légèrement d'elle pour l'observer avec une délicatesse, la faisant se sentir sereine et surtout aimée.
« Nous en resterons là, lui confia-t-il en apercevant son soulagement, cependant, tôt ou tard, tu devras me faire confiance Euphie, tu dois comprendre que de ne pas savoir, ne pas connaître ton état, à tendance à m'angoisser et…
- Je vais bien, assura-t-elle en sentant son cœur tambouriner dans sa poitrine, mal à l'aise. Je...
- Non, tu ne vas pas bien, la coupa Remus d'un air grave. Tes cauchemars, tes vomissements en sont la preuve, déclara Lupin en glissant un doigt sur sa pommette.
- T'avoir avec moi cette nuit m'a fait du bien, révéla-t-elle d'une petite voix. Je, je n'ai jamais réussi à me rendormir après mes cauchemars, expliqua-t-elle en se pinçant les lèvres.
- Et savoir que ma présence ait pu te faire du bien, me ravit Euphémia, dévoila Remus touché par ces confidences. Cependant, tes cauchemars sont…
- Effrayants ? compléta la concernée en déglutissant.
- Oui, approuva Lupin en croisant ses yeux. Sont-ils tous ainsi ? Finissent-ils tous de cette manière ?
- Oui, admit-elle sans détour ne souhaitant pas lui mentir.
- Tu ne tiendras pas longtemps, ton corps va finir par en pâtir, ton malaise de la dernière fois et ta fatigue, tout cela ne sont qu'une faible conséquence de ce que tu vis la nuit, dit-il inquiet.
- Je le sais bien Remus mais, que veux-tu que je fasse ? Je…
- Parle, confie-toi, décréta-t-il en la coupant dans ses propos. Tu restes trop renfermée sur toi-même, je suis là, pour toi, ajouta Moony en caressant tendrement sa joue. Depuis le début et il n'y a pas que moi, Lily et les autres n'attendent que cela de t'aider pour aller de l'avant, cela n'a que trop durer, il faut que tu mettes des mots sur ce jour là… »
Des mots ? Parler de ce jour maudit et de ceux qui ont suivit ? Lui expliquer ? Est-ce que cela lui ferait réellement du bien ? Est-ce que cela la libérerait des cauchemars et de cet engrenage dans lequel elle était tombée ? Même si c'était le cas, il resterait à jamais ces cicatrices pour lui rappeler à chaque fois ce qu'elle avait enduré, pour lui remémorer la sang-de-bourbe qu'elle était.
Elle ne pouvait pas reprocher à Remus de vouloir la connaître et de l'aider, c'était le principe de base d'une relation. Elle le savait. Il lui fallait juste du temps, encore un peu de temps. Alors pour seule réponse, elle hocha la tête puis lui répondit :
« Je le ferais, pas maintenant, mais je te promets que je finirais par t'en parler, je, peux-tu attendre jusqu'à là ?
- Bien entendu, je t'attendrais autant de temps que nécessaire, je voulais juste que tu saches, que je serais là, alors n'hésite pas à te reposer sur moi, réitéra Remus en déposant un baiser sur ses lèvres. Nous devrions aller prendre notre petit déjeuné, conseilla l'ancien Maraudeur en sentant son pantalon devenir très encombrant. »
Comprenant le dilemme du jeune homme, elle hocha la tête tandis que Remus se recula pour se lever du lit, cherchant ses vêtements de la veille. Il ne put s'empêcher de la regarder où plutôt de la dévorer du regard quand elle vint à se lever à son tour du lit pour se diriger vers la salle de bain. Observant ses jolies petites fesses bouger à chacun de ses pas ou encore sa poitrine dénuée de soutien gorge sous son haut de pyjama. Merlin, elle allait le tuer.
Il secoua la tête, essayant de chasser les vils pensées qui commençaient à fourmiller dans son esprit tandis qu'une fois habillé, il se dirigea vers la cuisine afin d'y préparer un petit déjeuné pendant qu'elle prenait sa douche. Il ne lui fallut que quelques minutes pour préparer la table et le repas quand il entendit un hibou frapper à la fenêtre, ayant la gazette du sorcier.
Il ouvrit alors au hibou qui déposa le dit journal sur la table avant de s'en aller à nouveau, quand au même moment, la jeune femme rentra dans la cuisine, habillée d'une robe bleu canard, évasée à manche longue. La robe moulait parfaitement ces formes et Remus dût se faire violence pour ne pas lui sauter dessus.
« Merci pour le déjeuné Remus, dit-elle en s'installant à la table. Tu me gâtes, comme toujours, remarqua la concernée en observant les tartines grillées et la confiture sur la table.
- Je n'ai fait que prendre ce que j'avais à ma disposition, dit-il en s'installant en face d'elle.
- Tu es toujours aussi modeste et galant, comme au premier jour, rétorqua Euphémia amusée. Comment as-tu pu rester aussi longtemps célibataire ?
- Oh, eh bien, je ne t'avais pas rencontré, répondit Remus en essayant d'évincer brillamment la question.
- Et charmeur en plus de cela, le taquina-t-elle le regard brillant. Remus, l'interpella-t-elle plus sérieusement en attirant son attention. Je suis heureuse que tu sois ici, avec moi, précisa Smith.
- Si tu veux tout savoir, moi aussi je suis heureux d'être avec toi et j'espère pouvoir continuer à l'être très longtemps, confia Lupin en attrapant sa main qu'il enlaça tendrement. Si tu le souhaites bien entendu…
- Bien sûr, répondit-elle sans l'once d'une hésitation qui ravit le cœur de Moony. »
Son sourire était la plus belle chose qu'il ait pu voir ces derniers temps et savoir qu'il en était en partit la cause ne pouvait que le satisfaire au plus haut point.
Oui, il ne faisait aucun doute que si la définition du bonheur devait être donnée à cet instant précis, Remus et Euphémia s'y retrouveraient pleinement.
Rien ne pouvait entacher cette journée idyllique, rien où presque…
Au même moment la jeune femme vit le journal posé sur sa table, plié en deux tandis que la sonnette retentit, interpellant le jeune couple.
« Tu attendais de la visite ? S'enquit Remus en fronçant des sourcils.
- Absolument pas, répondit-t-elle surprise avec le journal entre les mains. Je vais y …
- Non, laisse, dit Lupin en posant une main sur la sienne pour la faire se rasseoir. Lit le journal, je vais aller voir, cela ne doit pas être bien important.
- D'accord, cela doit être encore un vendeur de bal musette, souffla Euphie tandis que Remus se leva pour aller se rendre compte par lui-même qui se trouvait derrière la porte. »
Observant le jeune homme partir vers l'entrée, elle reporta son attention sur le journal qu'elle venait de déplier quand soudain son cœur cessa de battre en apercevant la photo qui faisait la première page et le gros titre qui l'accompagnait. En quelques secondes, elle fut replongée des mois en arrière, dans ses souvenirs les plus tortueux. Les mains tremblantes, la respiration sifflante, ses yeux ne pouvaient se détacher de sa photo à elle.
Elle n'entendit pas la personne derrière la porte, demander à Remus s'il se trouvait bien chez Euphémia Smith, ayant des choses à lui vendre. Elle entendit encore moins la réponse de Lupin qui refusa poliment le démarchage tout en refermant la porte derrière lui, anxieux.
Les larmes roulèrent sur ses joues, tombant sur le journal dans un bruit sourd.
« Immonde sang-de-bourbe ! PARLE ! Où sont les Potter ? OU SONT-ILS ?
- Je ne sais pas, je ne sais rien, souffla-t-elle en la fixant.
- Je ne te crois pas ! Rogue nous a dit t'avoir vu avec Evans durant Poudlard ! Tu la connais ! Tu es de leurs amis ! Je vais te faire parler, crois-moi, siffla Bellatrix allongée au dessus d'elle, en jouant avec son poignard.
- Je ne sais rien, je connais Lily mais je ne sais rien, cela fait, cela fait…ARG ! »
La douleur cuisante du poignard qui s'enfonçait graduellement dans sa chair.
La déchirante brûlure du poignard chauffé à blanc avant d'être posée contre sa chair.
La douleur amère de son fouet flagellant son dos.
La douleur fulgurante de l'Endoloris traversant chaque parcelle de son corps.
La douleur, encore, encore, et encore jusqu'à n'en plus finir, jusqu'à la folie.
« Euphémia ? entendit-elle en sentant une main se poser sur son épaule. »
La vision brouillée de larmes, prise dans ses souvenirs, elle se recula brusquement renversant ce qui pouvait se trouver sur la table sous le regard étonné de Remus qui ne s'était pas attendu à la revoir dans cet état. Le bruit de la porcelaine se fracassant sur le sol sembla alors là ramener à la réalité, celle-ci s'excusant inlassablement tout en s'accroupissant pour ramasser les débris à la manière moldu. Lupin s'agenouilla sans tarder à sa hauteur, la stoppant dans son geste.
« Que se passe-t-il ? Est-ce à cause de ce vendeur ?
- Non, non, je suis juste, stupide, terriblement stupide, je, ce n'est rien Remus, ce n'est que de l'étourderie, assura-t-elle en fixant ses mains tremblantes.
- De l'étourderie, te mettre dans un tel état d'angoisse, remarqua-t-il en maintenant ses mains dans les siennes. Le journal, dit-il à voix haute en se relevant soudainement. »
Avant même qu'Euphémia ne puisse le retirer de sa vue, Remus en vit assez pour comprendre l'état de sa jeune compagne. Bellatrix Lestrange avec son mari Rodolphus Lestrange en photo dans la gazette du sorcier, avec pour titre « Attaque hier soir chez les Londubat ».
Merlin, était-ce un mauvais rêve ? Un cauchemar ? Alice et Franck attaqués ? Comment était-ce possible ? Aussi longtemps après la défaite de Voldemort ? Comment ? Et surtout pourquoi ? Que cherchaient-ils ? Lily, James et Harry ! Ils étaient en danger ! Il reporta son attention sur la jeune Smith qui ne paraissait pas pouvoir regarder plus longtemps le journal. Pourquoi ? Pourquoi était-elle dans cet état de nervosité ?
C'est alors qu'il comprit. Son visage devint blême, son cœur s'arrêta quelques secondes, sentant sa respiration devenir difficile par les conclusions qui se superposaient dans son esprit.
Bellatrix Lestrange.
La pire tortionnaire.
La Mangemort la plus fidèle de Voldemort mais aussi la plus folle.
Euphémia était une de ces victimes.
Elle avait été torturée par Bellatrix Lestrange, la cousine de Sirius, c'était pour cela que son ami paraissait embarrassé. C'était pour cette raison qu'il s'était tut. Merlin, que lui avait-elle fait ? Il avait maintes et maintes fois entendu des comptes rendus dans les réunions de l'ordre du phénix sur les tortures de Bellatrix. Ils étaient justes horrifiants.
La plupart de ses victimes ne s'en sortaient jamais ou en très mauvaise posture.
« Euphémia, murmura-t-il douloureusement. Que t'a-t-elle fait ? »
Il rencontra alors les yeux gris bleutés de la concernée qui paraissait désemparée et abattue par le fait qu'il ait tout découvert.
« Oublie cela, Remus, je, c'est fini…
- NON ! cracha-t-il fou de colère en balayant le reste des tasses sur la table, faisant sursauter la jeune femme. Non, ce n'est pas finit ! Cette sale garce t'a torturée et elle est en liberté ! Hurla Lupin fou de rage.
- Elle, elle ne peut rien, elle, je suis en sécurité ici, tenta de se rassurer Smith, je…
- Nous sommes en sécurité nulle part ! la coupa-t-il brusquement. Franck et Alice ! Neville, leur bébé, merlin, tout cela recommence, souffla Moony accablé en gémissant. James, Lily et Harry, nous croyions que tout cela était terminé, mais c'est faux !
- Remus, l'appela-t-elle en tendant une main vers lui.
- Euphie, comment, comment crois-tu que j'allais réagir en apprenant par qui tu avais été torturée, c'est la pire, la pire, précisa Lupin en croisant ses yeux.
- Je, je suis en vie, répondit-elle en déglutissant, essayant de retenir ses larmes.
- Oui tu l'es, mais dans quel état, lui rappela-t-il d'une voix emplit d'une tristesse sans nom. Tu n'oses même pas montrer la moindre parcelle de ton corps, je, tes cauchemars, je, j'aurais voulu être là pour te protéger, pour ne pas que tu sois seule à affronter ça, Euphémia, prononça-t-il péniblement.
- Tu es là, avec moi, c'est le plus important, tu m'as beaucoup aidé ces derniers temps, je, cela suffit Remus, tu n'as pas à prendre cela sur tes épaules, je… »
La sonnette retentit à nouveau dans le couloir de l'entrée, interrompant la jeune femme qui inspira profondément, agacée. Ne pouvaient-ils pas être en paix ce matin ? Était-ce trop demandé ? Pourquoi fallait-il qu'ils soient toujours embêtés ?
« Cela doit être encore ce vendeur, déclara Remus en fixant le journal.
- Je vais y aller, décréta-t-elle en séchant ces larmes. Je reviens de… »
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que le concerné l'attrapa par son poignet la retournant face à lui, prenant possession de ses lèvres, fougueusement, amoureusement avant de lui déclarer subtilement :
« Je t'aime Euphémia, sache-le, je ne suis pas en colère après toi, mais après elle, décréta-t-il en posant son index sur la photo de Bellatrix Lestrange. »
Émue, elle hocha la tête, ne sachant que dire d'autre devant une telle déclaration à laquelle elle ne s'était pas attendue. Le cœur regonflée, se fut toute bouleversée qu'elle se dirigea vers la porte en criant un « J'arrive, j'arrive », tandis que Remus n'arrivait pas à s'enlever ce sentiment d'angoisse qui oppressait sa poitrine.
Pourquoi était-il aussi chagriné par la visite de ce vendeur ? Il n'avait pourtant rien de bien particulier, il était jeune, brun, certes son regard paraissait bien vague et ses réponses un peu automatiques mais n'était ce pas le fait de tout bon représentant de sortir des phrases toutes faites ?
Automatique.
Regard vague.
Comme dans un film au ralentit, il posa son regard sur le journal puis vers le couloir où s'était dirigée Euphémia, l'entendant déverrouillée la porte. Non ! Non ! C'était un piège !
Un piège !
Avant même qu'il puisse hurler à la jeune femme de ne pas ouvrir la porte, qu'il entendit une voix criarde qui lui glaça le sang, prononçant les mots qu'il aurait aimé ne jamais pouvoir entendre :
« Eh bien ma petite souris, comme l'on se retrouve. »
Une explosion.
Des hurlements.
Du sang.
Oui, je sais, je coupe sur un gros Cliffhanger putassier, je vous avais prévenu que vous alliez avoir des envies de meurtre à mon sujet et ce n'est que le début...
Je pense qu'aucun de vous ne s'y attendait ? Enfin, j'ose l'espérer car j'avoue que je voulais garder le suspens à son maximum...Les prochains chapitres s'annoncent très dur (violence/torture) car bien évidemment vous vous êtes tous doutés qu'ils se sont fait capturés par Bellatrix et son mari et donc représailles et retrouvaille avec son ancienne tortionnaire, sauf qu'à la différence de la première fois, il y a Remus...
Sinon, avez vous aimé ce chapitre, notamment le début et le début de la relation Euphémia/Remus ?
Remus qui apprend via le journal un peu plus sur le passé de la jeune femme.
Bref, dîtes-moi tout de vos théories, réactions, je les attends avec impatience, même si je dois me recevoir des menaces de morts ou des tomates, lol...
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