Musique :
Wisdom of the Kings - Rhapsody of Fire
Chapitre 3
Dans la galerie d'art du château d'Arendelle, affalée sur un petit canapé, une petite princesse rousse contemplait le tableau de Jeanne d'Arc. Elle avait passé la dernière heure à parler avec le portrait de la guerrière, qui bien sûr ne lui répondait pas, mais cela ne l'empêchait pas de venir souvent. Elle sentait cependant que ses habitudes allait changer maintenant, ça sœur et elle reparlait.
"Elle était désolé de pas être venu à mon anniversaire." racontait la fillette. "Mais j'ai dit que je ne lui en voulais pas. J'étais déjà si contente qu'elle ne m'ignore plus."
Anna disait tout cela avec une grande joie, tout en se rappelant à qui elle devait ce miracle, jouant du bout des doigts avec son cadeau d'anniversaire : le médaillon-pentacle à petites pierres bleues ciel.
Elle perçu des bruits de pas dans le couloir. Paniquée, elle rangea vite le médaillon sous sa robe et s'assit sur le canapé. Elle vit alors entrer dans la galerie sa mère, la reine, à la chevelure brune en chignon.
"Anna !" s'étonna-t-elle. "Alors c'est là que tu étais ma chérie ?"
"Tu me cherchais maman ?" demanda la petite fille, tandis que sa mère approchait.
"J'ai un peu de temps avant de retourner aider ton père, alors je voulais en profiter."
Anna sourit et se jeta dans les bras de sa mère, qui ria en manquant un souffle de surprise.
"Tu es devenue bien grande."
"je suis lourde ?"
"Mais non." gloussa la reine. "Seulement je ne pourrais bientôt plus te porter comme ça."
"Mais tu me prendra toujours dans tes bras n'est-ce pas ?"
La mère d'Anna eut un grand sourire qui illumina son doux visage.
"Bien sûr que je le ferais ma chérie." confirma-t-elle en l'embrassant encore plus fort.
Elles passèrent alors un petit moment mère-fille, à parler de tout et de rien. Puis la reine dû s'en allez, prétextant devoir retourner travailler. Elle laissa Anna dans la galerie, après l'avoir embrassé une dernière fois, pour rejoindre en secret son autre fille : Elsa. Elle ne voulait simplement pas qu'Anna, comme elle l'en imaginait bien capable, tente de la convaincre de l'emmener avec elle dans la chambre de la petite blonde, ignorant tout de leurs nouvelles discutions.
La reine Iduna frappa à la porte blanche, décorée avec de petits flocons bleus, et s'annonça.
"C'est moi, Elsa."
"Tu peux entrer."
La mère s'exécuta et découvrit sa fille à son bureau, entrain de dessiner visiblement. Elle sourit et s'assit près d'elle. La reine tenta de prendre Elsa dans ses bras, mais la princesse blonde eut un mouvement de recul inquiet qui la stoppa. Cela leur brisait le cœur à toute les deux, mais Elsa ne voulait pas risquer de faire du mal à ses parents avec ses pouvoirs.
La reine ne montra pas sa tristesse. Elle se contenta de parler à son enfant.
"Comment vas-tu Elsa ?"
"Bien mère. Je m'apprêtais à retourner étudier. J'ai presque terminer les leçons de mathématiques."
La reine savait qu'elle disait la vérité. C'était une fille studieuse. Elle la complimenta avec grâce.
"Très bien. Je suis très fier de toi."
Cela faisait plaisir à la princesse d'entendre cela. Ses parents ne pouvait plus lui montrer autant d'affection qu'avant et elle ne pouvait pas le faire non plus. Aussi faisait-elle tout son possible pour être la meilleure princesse-héritière possible. La souveraine se risqua, avec hésitation, à parler du sujet le plus sensible avec sa fille.
"Et... Tes pouvoirs ?"
La petite blonde baissa les yeux, contemplant ses mains gantées comme une malformation, et finit par admettre, avec désespoir et honte.
"Je n'ai pas réussis à m'améliorer. Et je crois qu'ils sont de plus en plus fort. Cela me fait peur."
La reine soupira, désolée d'avoir abordée ce sujet. Elle chercha quelque chose pour que sa fille n'ait plus ce visage si chagriné, ce qui mena son regard sur ce qu'elle faisait avant son arrivée. Elle découvrit un dessin a moitié terminé. La reine saisit doucement le papier, ce qui tendit un peu la princesse.
Le dessin n'était visiblement pas fini, mais il était très bien crayonné pour une jeune fille de dix ans. La reine vit un bonhomme en armure, soit de petite taille, sois proportionnellement trop large, avec une barbe bien taillée et un regard impérieux. Au-dessus était inscrit : Thorin Écu-de-Chêne.
La mère demanda alors à la fillette, avec le regard et le ton curieusement amusé dont les mères ont le secret.
"Qu'est-ce que c'est ?"
La princesse sembla gênée. Elle ne s'attendait pas à ce que sa mère remarque son croquis et elle ignorait quoi répondre. C'était un des personnages de l'histoire de Bilbon, si elle lui en parlait, elle voudrait surement savoir d'où elle tenait un pareil récit. Et si elle parlait de Steven, qui sait comment elle réagirait. Un peu de givre se forma sur sa chaise, qu'elle cacha du mieux qu'elle pouvait avec sa main. Très embêtée, Elsa répondit avec hésitation.
"C'est... un nain... que j'ai imaginée."
L'étonnement de la reine fût parfaitement visible.
"Un nain ? Comme dans les contes ?"
"Oui c'est cela." s'empressa de confirmer l'enfant. "J'ai lu un récit avec des nains et j'ai eu envie d'en créer un... pour passer le temps."
La reine se doutait qu'elle ne lui disait pas tout, mais elle accepta son histoire car elle n'avait pas l'impression qu'elle lui mentait. Si ce petit hobby la distrayait un peu dans son existence pleine d'épreuves, c'était une bonne chose. Elle discuta un instant avec Elsa, comme elle l'avait fait auparavant avec Anna. Les sujets était de temps à autre un peu plus sérieux, car la reine devait tout de même préparer sa fille à son future rôle. Puis elle s'en alla rejoindre le souverain Agnarr dans son bureau.
Lorsqu'elle disparut au coin du couloir, la petite frimousse d'Anna apparut à l'autre bout, s'assurant que la voie était libre. Après un instant, elle s'approcha de la porte d'Elsa et, comme souvent ces dernières années, de la musique guillerette se joua de nulle part tandis qu'elle appelait sa sœur.
"Elsa ?"
Elle toqua avec insistance, attirant l'attention de sa chère sœur. Puis elle commença à chanter.
Je voudrais un bonhomme de neige
Oh viens jouer avec moi !
La princesse blonde soupira, tandis qu'Anna regardait sous la porte.
Tu te caches, on ne se voit plus
Dis que fais-tu ?
Tu n'es plus vraiment toi.
Elsa s'approcha alors de la porte et interrompit le chant, d'une voix basse et inquiète.
"Anna ! Maman vient tout juste de partir. Tu veux te faire prendre ?"
Mais la petite sœur ne s'arrêta pas.
Nous étions sœurs et amies
Mais c'est fini
J'aimerais savoir pourquoi !
L'inquiétude d'Elsa grandit encore, ce qui gela un peu la porte.
"On s'est parlé hier enfin. Et on est en été."
La rousse chanta devant la serrure.
Je voudrais un bonhomme de neige
Oui, s'il te plaît un bonhomme de neige
La blonde soupira en se prenant le visage dans les mains, un peu désespéré et très anxieuse.
"Stop Anna !" somma-t-elle, le plus doucement possible.
Anna conclut son refrain.
Pense à moi
Elsa soupira, puis elle expliqua a sa petite sœur.
"Écoute, si père et mère t'entendent, on aura des ennuis."
"Mais pourquoooi ?"
"Je n'en sais rien."
Bien sûr qu'elle le savait, mais elle devait tout faire pour éviter qu'Anna ne suspecte quelque chose, et encore moins que ses parents n'apprennent qu'elles avaient renouées le contact. Elle dût lui dire l'excuse qu'elle avait trouvée.
"Mais ils ont dit que c'est pour notre bien, à toute les deux. Tu sais qu'ils nous aiment ?"
"...Bien sûr."
"Alors fait-leur confiance. Moi je le fais."
L'enfant rousse soupira devant son nouvel échec. Elle aussi avait foi en sa famille. Elle ne pouvait donc qu'accepter cela. Du moins pour l'instant.
"Bon d'accord." Souffla-t-elle en boudant. "Mais ne crois pas que j'ai dit mon dernier mot."
Elsa eut un petit rire. Elle connaissait suffisamment bien sa sœur pour savoir que c'était vrai. Elle ne se faisait pas d'illusion quant à sa détermination. Tout ce qu'Elsa voulait, c'était éviter qu'on les remarques.
"Écoute Anna." Tenta la princesse-héritière. "Il faut que j'étudie maintenant. Alors, tu pourrais jouer ailleurs s'il-te-plait ?"
La rousse lui répondit quelque chose qui attrista un peu Elsa.
"Parce que tu crois que l'amusement tombe du ciel dans ce château ?"
Puis, à l'instant où Anna finissait sa phrase, les princesses sursautèrent en entendant au-dehors.
"WAAAAAAAAAAAAAH !"
Elsa, follement inquiète, demanda alors.
"Qu'est-ce que c'était ?!"
"Je ne sais pas. Attend !"
La fillette rousse courut vers la fenêtre du couloir, devant la porte d'Elsa, et regarda partout. Elle ne le vit pas tout de suite mais, lorsqu'elle découvrit enfin l'origine du cri, elle fût prise d'une joyeuse stupéfaction.
"Anna ! Qu'est-ce qu'il se passe ?!" questionna la grande sœur.
La rousse lui répondit gaiement.
"On dirait que si en fait. L'amusement tombe du ciel."
Elle partit en courant dans les couloirs, laissant sa grande sœur dans la confusion et l'angoisse. Elle eut presque envie d'ouvrir la porte pour voir si tout allait bien, mais elle oublia définitivement cette idée lorsqu'elle vit que la crainte lui faisait perdre à nouveau le contrôle de ses pouvoirs, comme d'habitude. La poignée commençait à se recouvrir de givre. Elle se cacha alors derrière son lit et tenta de retrouver son calme en marmonnant.
"Cache tes pouvoirs... N'en Parle pas... Ne ressent rien... Fais attention..."
A l'autre bout du château, la petite Anna ouvrit les portes d'un balcon. Elle regarda en l'air et découvrit deux petites jambes en jean, avec trois chaînettes, entrain de pendouiller au-dessus du vide. Leur propriétaire étant fermement accroché au rebord du toit. La fillette mit ses poings sur ses hanches et déclara, très amusée.
"Décidément, tu arrives par des endroits bizarre Steven."
"C'est toi Anna ?" s'exclama ledit garçon. "Mais qu'est-ce que tu fais là ?"
"Ben... on est chez moi."
Le geek se figea, regarda le paysage autour de lui.
"Ah bah oui. Question stupide." reconnut-il.
Cela fit rire la petite fille. Le garçon lui demanda alors, assez inquiet et hésitant.
"Par contre… Ce n'est pas que je ne suis pas fan d'Assassin's Creed mais... si tu pouvais m'aidez à descendre, ça m'arrangerais..."
"De quoi ?" Répliqua-t-elle, ne saisissant pas sa référence.
"Peu importe ! Aide-moi !"
"Chuuuuut !" souffla la princesse avec crainte. "Ne parle pas si fort. On risque de t'entendre et de te mettre à la porte... ou pire."
Steven dût reconnaitre qu'elle avait raison. Mais sa survie imminente lui importait un peu plus pour l'instant.
"D'accord. Mais fais-moi descendre, par pitié."
"Ne t'en fais pas." rassura-t-elle autant que possible. "Juste... N'ai pas peur."
"Mais je n'ai pas peur." Il regarda en dessous de lui. "MAINTENANT J'AI PEUR !"
Anna lui demanda à nouveau de parler moins fort avant de réfléchir à un moyen d'aider son ami. Elle se creusa les méninges, regarda par-dessus la balustrade, mais dût se rendre à l'évidence et annoncer la nouvelle à Steven.
"Y'a qu'un seul moyen. Faut que tu lâche."
"Tu me prend pour le Prince de Perse ou quoi ?! Pas Question !"
Cela déboussola un peu la fillette.
"Pourquoi est-ce que je croirais que tu es prince de Perse ?" Elle se reprit. "Enfin je veux dire... Ta seule chance c'est de lâcher pour te rattraper à la rambarde. Sinon il faut que j'aille chercher un adulte et tu sais ce qu'il se passera."
Steven analysa la situation le plus calmement possible. À son grand regret, le résultat était en faveur d'Anna. Il n'avait aucun moyen de descendre par escalade et si un adulte le trouvait, ce qui était assez ironique sachant qu'il avait près de seize ans en vrai, cela signifierait d'énormes soucis pour lui et Anna. Sa solution était la seule valable.
"Bon ok..." Se résigna-t-il. "Mais tu m'aide à me rattraper hein ?"
"Oui, ne t'en fais pas."
Steven respira un grand coup, se concentra autant que devant un jeu en difficulté Cauchemar, et lâcha. Il eût l'estomac qui se souleva, un haut-le-cœur et un instant de panique. Il eut très peur. Puis il s'accrocha fermement à la rambarde de bois. Cela ne dura qu'une seconde, mais Steven s'en souviendrait longtemps. Anna le saisit par les épaules et l'aida à passer sur le balcon, où il fit s'effondrer son corps d'enfant au sol en respirant vite, tentant de retrouver un rythme cardiaque normal. La princesse le regarda du dessus, les mains dans le dos et le sourire aux lèvres.
"Ça va ?" demanda-t-elle.
"Ce n'était pas aussi haut que Columbia mais maintenant je sais ce qu'à dût ressentir Booker."
"Pardon ?"
"Cherche pas, c'est une longue histoire... J'suis juste un peu... perturbé."
C'était le moins qu'il puisse dire, mais il ne pouvait entrer dans les détails sans paraître cinglé, d'autant qu'il ne voyait pas l'intérêt de s'expliquer dans un rêve. Il y'a cinq minutes, il était dans la cellule d'une prison ninja, allongé tranquillement sur un mauvais futon. Et d'un coup, il se retrouvait en équilibre précaire sur le toit d'un château.
En voyant le paysage autour de lui et l'architecture du château, qu'il reconnut comme celui dont il avait déjà rêvé, et en se rappelant des deux fillettes qu'il y avait rencontré, leurs noms et particularités, Steven avait compris où il était : Le monde de la Reine des Neiges, le film Disney. Ce fût un vrai choc. D'ailleurs c'était cela qui l'avait fait tomber. Et tandis qu'il s'était accroché au toit et désespérait de s'en sortir, il avait eu le temps de réfléchir un peu et c'était rendu compte de plusieurs choses intrigantes.
Tout d'abord, il n'avait eu, lorsqu'il s'était réveillé la dernière fois, aucun souvenir de son passage ici. Ce qui le renforçait dans l'idée que tout cela était un genre de rêve particulièrement puissant. Personne ne se souvient de ses rêves après tout, même si, une fois revenus, il s'était souvenu de tout. C'était la seule réponse logique qu'il arrivait à avoir avec les éléments qu'il avait. Même si c'était étrange pour lui.
'Je n'ai pas vu la Reine des Neiges pourtant...' avait-il songé avec mélancolie. 'Moi et les Disney... C'est un peu compliqué...'
Et pour finir, s'il s'agissait effectivement d'Arendelle, censé être quelque part en Norvège, alors pourquoi est-ce que personne ne parlait Norvégien ? Steven n'avait eu aucun problème en entendant les ninjas de Naruto parler japonais, mais que l'on parle anglais en Norvège, c'était un peu bizarre. Puis Anna était arrivée et l'avait "aidé" à descendre. Lorsqu'il retrouva son calme, Anna lui tendit la main l'aida à se relever.
"Ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu." dit la princesse rousse. "On se demandait où tu étais passé."
Steven lui répondit gaiement en enlevant un peu de poussière de son tee-shirt à loups.
"Oh faut pas exagérer. Trois jours c'est pas la mort."
"Trois jours ?" S'étonna la fillette. "Qu'est-ce que tu racontes ? Ça fait pile une semaine."
Là, le jeune garçon fût complètement perdu. Il avait passé seulement trois jours en cellules, cela il pouvait le jurer. Et cette princesse lui disait qu'il était parti une semaine entière ?
'C'est quoi ce bordel ?' songea-t-il. 'J'ai pas utilisé de TARDIS pourtant… Attend mais pourquoi je cherche la logique d'un rêve ?'
Il passa donc à autre chose. Il sentit d'ailleurs un peu stupide d'avoir eu peur, même si ce n'était pas si inhabituelle de ressentir des émotions dans un rêve.
"Bon bref..." Poursuivis Steven. "Comment ça va depuis le temps ? Quel qu'il soit."
"Très bien. Et c'est grâce à toi."
Steven en fût étonné.
"Ah bon ? Pourquoi cela ?" Demanda-t-il.
"Depuis que tu as rencontré ma sœur, elle s'est mise à me reparler."
Là, Steven en fût à la fois intrigué et content pour elle.
"Par contre ça doit rester un secret." admit Anna, l'air chagrin. "Elsa dit que si nos parents l'apprenait, on devrait se séparer de nouveau." Elle retrouva alors son sourire. "Je ne sais pas pourquoi mais elle me jure que c'est pour notre bien. Et moi je leur fait confiance. Alors j'ai accepté."
Steven était ébahi, mais également triste. Elle avait une telle foi en sa famille qu'elle acceptait cette situation sans mettre un seul instant leur amour en question. Le geek n'arrivait pas à le croire. Si cela avait été lui, les choses aurait été bien différente. Il y'aurait eu des cris, des pleurs et peut-être même des objets cassés. Il pensa qu'Anna était une fille bien naïve, mais il se rappela le motif qui avait mené à cet état de fait : les pouvoirs d'Elsa. Il s'en voulu alors, car il comprenait que leurs parents avaient vraiment agi dans leur intérêt. Il ressentit alors de nouveau le sentiment de jalousie qu'il avait eu aux pieds du lit d'Anna, lorsqu'il avait failli être découvert.
'On est pas pareil elles et moi.' pensa Steven.
La princesse remarqua le visage de son ami, qui caressait ses deux médaillons restants : le dragon et le signe des assassins.
"Qu'est-ce qu'il y'a ?" s'inquiéta-t-elle. "Tu as l'air... triste."
Steven se reprit et tenta rapidement de changer de sujet.
"Non, ne t'en fais pas. Et sinon, mon cadeau, il te plait toujours autant ?"
La fillette retrouva son air enjoué et sortit le pentacle à pierres bleu-ciel de sous sa robe.
"Oui, beaucoup." assura-t-elle avec entrain. "Je le porte tous les jours."
"Tous les jours ?" s'étonna Steven. "Mais enfin tu dois avoir plein d'autres bijoux, des biens plus beaux en plus."
Anna contemplait son présent comme un souvenir précieux.
"Peut-être quelques-uns. Mais celui-là, c'est le premier cadeau que m'a offert mon premier véritable ami. Alors il est spécial pour moi."
Cela fit chaud au cœur du geek londonien. Une sensation auquel il n'était pas habitué, mais avant qu'il puisse dire quoi que ce soit d'autre, la princesse saisit sa main et l'entraina en courant dans les couloirs en déclarant.
"Mais on perd du temps. Viens ! On va dire à Elsa que t'es revenu."
"A... Attend! Et les gardes ?"
"T'en fais pas. Y'a plus grand monde depuis qu'on a fermé les portes du château."
'C'est vrai que j'en ai pas vu un seul depuis mon arrivé.' Songea Steven. 'Un vrai mode Facile de jeu d'infiltration ce château... Non même pas, un vrai didacticiel.'
Anna et Steven se stoppèrent d'un coup, des pas s'approchait d'eux. Sans perdre de temps, le geek se cacha derrière un rideau. Il resta sans bouger ni respirer trop fort. Il entendit sa camarade saluer une dénommée Gerda, qui lui rendit son salut avec les manières d'une servante heureuse dans sa condition, avant que les pas ne s'éloigne de plus en plus. La domestique n'avait pas soupçonnée un seul instant la présence du jeune homme. Pendant un instant, Steven pensa, presque la larme à l'œil.
'Solid Snake-sensei... Je suis devenu un parfait disciple.'
La petite rousse fit sortir le geek de sa cachette, et de sa rêverie
"Fiou ! On l'a échappé belle." souffla la rouquine. "Maintenant, chez Elsa."
Steven n'eut pas le temps de répliquer qu'elle l'emporta à nouveau à sa suite dans les couloirs.
"Hey !" Déclara-t-elle en courant, comme si elle avait eu une révélation. "Peut-être que si on chante tous les deux, Elsa sortira."
"CH... CHANTER ?!" s'exclama le geek. "Hors de question !"
"Tu l'as bien fait quand tu racontais l'histoire de Bilbon à Elsa."
"Elle t'as racontée ça ? Enfin j'veut dire : C'est pas pareil ! Ça faisait partie de l'histoire."
'Déjà que j'aime pas chanter, alors en plus du Disney...' Pensa-t-il. 'Et je me vois TRÈS mal chanter du Métal dans un monde pareil. Quoi qu'un petit Wisdom of the Kings passerait pas si mal. Mais à quoi je pense bon sang ?!'
"Allez traine pas !" commanda innocemment Anna, entraînant un Steven légèrement inquiet avec elle.
Pendant ce temps, au milieu des rochers et des fumerolles, un petit garçon blond courrait jusqu'à sa mère adoptive, Bulda, Une Troll, suivit d'un jeune renne.
"Ah ! Kristoff !" Appela-t-elle. "Te voilà !"
"Excuse maman..." Répondit-il en reprenant son souffle. "Papa a eu du mal à nous trouver."
"Pfff ! Cliff..." Soupira la troll. "Toujours aussi tête en l'air. Mais maintenant que tu es là fiston, et toi aussi Sven, il faudrait que vous alliez voir Grand Pabbie. Il a quelque chose à te demander, fiston."
L'enfant s'exécuta. Il savait que lorsque son grand-père adoptif appelait quelqu'un, c'était toujours pour une raison importante. Lui et son ami cervidé trouvèrent le chef des trolls assis sur une pierre, les yeux fermés, entrain de tenir un gland dans sa paume et de prononcer d'étranges paroles. Il avait l'air très concentré. Kristoff n'osa pas l'interrompre. Mais le troll termina son incantation et remarqua les deux jeunes.
"Vous voilà." déclara-t-il. "Juste à temps. Approchez mes enfants. J'ai besoin de vous pour une mission très importante."
La curiosité des enfants en fût excitée. Le roi gris leur présenta le fruit sec qu'il avait en main. Une rune en forme de R y était gravée. Il continua ses explications, que les jeunes écoutèrent avec attention.
"J'ai ressenti d'étrange choses aujourd'hui. Je ne veux surtout pas vous inquiéter, ce n'est sans doute rien de grave. Mais ce gland que j'ai enchanté vous mènera jusqu'à la source de ce que j'ai perçu. Lorsque vous le lâcherez par terre, il roulera seul vers elle. Je voudrais donc que vous la trouviez. Il m'a semblé que c'est arrivé dans près d'Arendelle."
Kristoff prit, avec prudence, le fruit magique, tout en empêchant Sven de le manger. Il savait pourquoi c'était à lui que l'on confiait cette tâche. Sans pour autant fuir ou mal considéré les humains, les trolls préféraient éviter leur contact. En tant qu'humain lui-même, il était le mieux placé pour remplir cette mission. Ce qui le remplit d'un certain orgueil. Cela sentait l'aventure pour son esprit enfantin.
"Et qu'est-ce que je fais quand je l'aurais trouvé ?" questionna-t-il.
"Si tu sens que c'est dangereux, ne t'en approche pas. Si par hasard c'est quelque chose de lourd ou impossible à porter, viens immédiatement m'en parler. Sinon, essai de m'apporter ce que c'est ici."
Kristoff accepta sa mission d'un hochement de tête déterminé. Puis il grimpa sur Sven et les deux partir au galop vers Arendelle. Le Grand Pabbie ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir. Il disait que ce n'était pas gravissime, mais en vérité il n'en savait rien. Il avait prié pour que ce qu'il avait ressenti la semaine dernière ne se reproduise plus, il avait même presque oublié cette nuit, mais c'était bel et bien arrivé à nouveau. Cela lui faisait peur de ne pas savoir de quoi il s'agissait, encore plus sachant ce que les mythes disait de cette "sensation". Il n'aimait pas envoyer son petit-fils adoptif face au danger, mais comme la source se trouvait chez les humains, c'était la meilleure solution. Tout ce qu'il pouvait faire désormais, c'était attendre, sans se rendre compte, ni même soupçonné, qu'il était observé.
Juste derrière lui, à seulement deux pas, sans qu'il puisse le voir ou le sentir, un vieil homme droit à moustache, en costar cravate bleu-marine, avait assisté à toute la discutions, l'air à la fois inquiet et colérique.
Un orage terrible pointait à l'horizon, prêt à éclater.
Œuvres citées :
The Hobbit, Assassin's Creed, Le Bossu de Notre-Dame, Prince of Persia, Bioshock Infinite, Doctor Who, Retour vers le futur, Metal Gear Solid.
