Bleed It Out (Vider de son sang)

Résumé :Harry découvre qu'il a un père vivant, vivant est un terme relatif. Son père se révèle lorsque la guerre est terminée, lui offrant un endroit sûr pour se réfugier. Fuyant avec Severus vers une petite ville en Amérique, comment le seul demi-vampire de son espèce pourra-t-il survivre ? HP/EC, BS/JB

Auteur :DaggersBloodPain

Traductrice :yaoipowaa56

Titre : Bleed It Out (Vider de son sang)

Disclaimers :Je ne possède rien d'Harry Potter ni de Twilight

«-» : Dialogue

'-' : Pensées


Chapitre 10 : Si je ne revois plus jamais ton visage

Severus s'assit tranquillement sur un canapé pour regarder son fils interagir avec les Cullen, remarquant à quel point il semblait déjà appartenir à cet endroit, pourtant, ce n'était pas là que Harry et lui auraient dû se trouver, ils auraient dû être en Grande-Bretagne avec Lily à leurs côtés. Pourtant, cette guerre stupide avait déchiré leur famille bien avant qu'ils n'aient la chance d'être ensemble.

Severus savait qu'il avait de la chance d'avoir un fils, mais il voulait retrouver sa Lily, la femme aux cheveux roux rubis et aux yeux émeraude, un bijou parmi les cailloux. En regardant leur fils, il vit sa bien-aimée revivre, ses yeux verts obsédants sertis dans un visage qui partageait aussi son apparence. Un être vivant combinant le meilleur des deux. Il ne pouvait pas croire à quel point il avait été aveugle pour repousser le plus beau cadeau que Lily lui avait jamais offert. Même s'il avait été le fils de Potter, Lily était toujours sa mère, Harry était vraiment son dernier lien avec elle. Les faibles ombres conjurées dans l'obscurité n'étaient rien par rapport à la vue de ses yeux sur le visage de son fils.

«Il grandit bien, je me souviens t'avoir trouvé quand tu avais à peu près son âge. Il prend étonnamment bien tous ses changements.» Commenta Carlisle en se glissant dans l'espace vide au bord du canapé.

«C'est le côté de Lily en lui, elle a toujours su faire face aux changements.» Observa Severus.

«Tu as beaucoup pensé à elle ces derniers temps Severus, est-ce que tout va bien?» Demanda doucement l'aîné des vampires.

«C'est presque Halloween, j'ai toujours tendance à m'attarder sur mes souvenirs d'elle à cette époque de l'année.» Severus ne ressenti pas le besoin de mentir à l'un de ses plus vieux amis.

«Cela fait seize ans maintenant, il est temps de laisser le passé derrière toi Severus, tu as un fils à qui penser maintenant. Lily sera toujours dans ton cœur, ne laisse pas sa mémoire t'empêcher de vivre ta vie, ou tu déshonoreras vraiment son esprit.» L'avertit Carlisle.

«Je sais Carlisle, mais c'est difficile, sa mort m'a mis en pièces et je n'ai jamais ressenti le besoin d'arranger ça.» Dit Severus.

«Toute blessure peut guérir si on lui laisse le temps de le faire. Profite de cet Halloween pour vraiment dire au revoir à cette ombre.» Le conseilla gentiment Carlisle, comme s'il avait affaire à l'un de ses propres enfants, et d'une certaine manière il l'était.

«Qu'est-ce qu'il y a pour moi ? Ma compagne est morte et mon fils a grandi, que me reste-t-il ?» Répondit Severus un peu trop sévèrement.

«Il y a ça.» Fit remarquer Carlisle, en montrant Harry et Edward, qui se battaient de manière ludique sur la pelouse. «Ce n'est pas parce qu'il n'est plus un enfant qu'il n'a plus besoin de toi. Edward est plus âgé qu'Esmée, mais quand il a besoin d'affection, il va toujours vers elle comme si elle était sa vraie mère.»

«Je n'ai jamais donné à Harry une raison de venir me voir auparavant, pourquoi commencerait-il maintenant, surtout quand il a ton fils pour être là pour lui ?» Fit remarquer Severus.

«Un jour, ce garçon réalisera que tu es son père, et si tu prends soin de lui, si tu l'aides en lui laissant de l'espace, il viendra te voir en cas de besoin. C'est le meilleur espoir des parents, mais aussi leur pire cauchemar, de laisser leurs enfants presque adultes suivre leur propre voie, mais le véritable test est de voir lequel de ces enfants reviendra quand il en aura besoin.» Assura Carlisle.

«J'espère que tu as raison, je ne peux pas le perdre aussi.» Acquiesça Severus.

Les deux vampires tombèrent dans un silence complice alors qu'ils réfléchissaient tous les deux à leur conversation, aucun des deux ne se rendant compte qu'ils avaient été entendus. Rosalie les avait entendus parler. Elle ne pouvait s'empêcher d'être un peu heureuse qu'au moins l'un d'entre eux essaye de former une famille, même s'il ne savait pas comment il allait essayer. Elle savait que ce n'était pas Severus qui s'obstinerait, mais bien Harry.

Elle savait qu'Harry avait une bonne raison de ne pas faire confiance à son père, mais pour elle, il gâchait l'occasion en or qui lui était offerte. Elle allait devoir donner un petit coup de pouce au demi-vampire, elle passerait peut-être pour la méchante au début, mais elle serait remerciée plus tard pour son intervention.

«Tu penses à ce que je pense ?» Rosalie dû admettre qu'elle fut un peu effrayée lorsqu'elle entendit la voix d'Esmée juste derrière elle. Sa mère n'avait peut-être pas les dons évidents d'Alice, d'Edward et de Jasper, mais elle avait la capacité d'être si silencieuse et si discrète qu'elle pouvait se faufiler derrière n'importe qui.

«Cela dépend, penses-tu aider ces deux-là à être une famille ?» Rosalie se tourna davantage vers sa mère pour minimiser le risque d'être entendue.

«Oui, ils sont ici depuis presque un mois maintenant, ils vont avoir besoin d'aide, ils n'y arriverons pas d'eux-mêmes.» Esmée parlait avec la même pointe de frustration que Rosalie ressentait en les regardant.

«Qu'allons-nous faire alors ?» Demanda Rosalie, sachant qu'Esmée avait probablement un meilleur plan que le sien.

«Je pense qu'ils ont besoin de quelques jours seuls ensemble dans les bois. Une belle partie de chasse pour découvrir la région ?» Suggéra Esmée.

«Mais tu crois que ça va marcher ? Ils vont être un peu surpris s'ils n'y vont que tous les deux.» S'enquit Rosalie.

«Je n'ai jamais dit qu'ils seraient les seuls à partir, juste qu'une fois qu'ils seront dans les bois, je pense que nous devrions disparaître un par un jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'eux. Cela aura l'air tout à fait naturel si nous le faisons bien.» Assura Esmée.

«Tu as déjà fait ça auparavant ?» L'accusa Rosalie de façon suspecte.

«Une fois, mais pas pour cette raison, avant ton arrivé dans notre famille, j'ai eu une amie qui a trouvé son compagnon mais a refusé de l'admettre. Il m'a fallu une éternité pour les réunir.» Avoua Esmée.

«D'accord, alors quand as-tu l'intention de faire ça ?» Rosalie ne voyait pas de problème avec ce plan.

«Je crois que le meilleur moment serait le week-end d'Halloween.» Admit Esmée, au grand étonnement de sa fille, qui compris les enjeux.

Soit ça marcherait à merveille, soit ça leur exploserait au visage, et l'issue dépendait totalement des deux hommes têtus.


A SUIVRE...