Bleed It Out (Vider de son sang)

Résumé : Harry découvre qu'il a un père vivant, vivant est un terme relatif. Son père se révèle lorsque la guerre est terminée, lui offrant un endroit sûr pour se réfugier. Fuyant avec Severus vers une petite ville en Amérique, comment le seul demi-vampire de son espèce pourra-t-il survivre ? HP/EC, BS/JB

Auteur : DaggersBloodPain

Traductrice : yaoipowaa56

Titre : Bleed It Out (Vider de son sang)

Disclaimers :Je ne possède rien d'Harry Potter ni de Twilight

«-» : Dialogue

'-' : Pensées


Chapitre 12 : La Roulette Russe

Quand Harry ouvrit les yeux, cela fut difficile à cause de ces yeux à moitié collé, un reste de sa crise de larmes sans doute. Il gémit doucement, par dégoût de soi, il ne pouvait pas croire qu'il venait de faire cela. Son gémissement alerta le corps solide et très froid à côté de lui qu'il était réveillé. "Mon fils, tu vas bien ?"

Harry fut choqué de découvrir que le vampire qui était resté près de lui pendant son pétage de plomb et qui l'avait veillé pendant son sommeil n'était pas Edward, mais son père. En avalant lourdement, Harry réfléchit à la vérité avant de donner sa réponse. "Non, je ne vais pas bien." Murmura-t-il avant de regarder son père dans les yeux. "Mais ça va mieux."

"Oh Harry, je suis heureux que tu aies la force de me répondre honnêtement, je ne veux pas que tu aies peur de moi au point de te sentir obligé de mentir." Répondit Severus en serrant le jeune homme effrayé dans ses bras.

"Mentir, pour moi, n'a jamais été une question de peur." Commença à expliquer Harry." Il s'agissait de me garder sain d'esprit. Au milieu de la guerre, je ne pouvais pas m'enliser dans mes propres échecs, je devais continuer à repousser mes limites, car si je laissais tomber, je risquais la vie des hommes qui m'étaient confiés. Même si je ne voulais pas être responsable d'eux, je l'étais quand même."

"Je pourrais tuer les gens qui t'ont fait faire ça, et je le ferais si la plupart d'entre eux n'étaient pas déjà morts pendant la guerre." Grogna à moitié Severus, rapprochant encore Harry, ses instincts protecteurs avaient été déclenchés par la dépression de son fils. Harry avait toujours besoin de lui, et il avait enfin des preuves. "Harry, que s'est-il passé entre toi et Voldemort ?"

Harry soupira : "Je savais que cette question allait arriver, finalement, et je suppose que tu mérites une réponse. Je l'aimais, mais pas physiquement. Quand toute l'école s'est retournée contre moi en deuxième année, on m'avait dit à quel point le jeune Tom Riddle et moi-même étions semblables. Plus j'en apprenais et plus je voyais que je m'entraînais à le tuer, et plus cela me donnait envie d'en savoir plus. J'ai creusé plus profondément dans son passé. J'ai retrouvé des traces de lui grâce au ministère et à Gringotts, j'ai suivi mes visions, j'ai trouvé l'orphelinat, et même la maison des Gaunt. Lord Voldemort avait tout, le pouvoir et l'avenir, mais il n'a jamais franchi l'étape finale. Il a littéralement coupé son âme en morceaux en essayant de rester en vie, je me fichais de savoir si je vivais ou si je mourais, c'était la seule chose qui faisait que Voldemort et moi étions différent, et cela condamnait l'un de nous à mourir de la main de l'autre. Lorsque j'ai été forcé de détruire les horcruxes de Voldemort, un par un, j'avais l'impression de détruire mon âme. Lorsque j'ai été contraint de tuer le dernier morceau, son corps physique, j'étais tellement lié à sa vie que j'ai pleuré à sa mort. Tu vois, j'ai adoré le Tom Riddle que Voldemort aurait pu devenir, j'ai adoré l'idée de ce que nous aurions pu faire ensemble, et j'ai pleuré pour la perte de cet esprit brillant dans les ténèbres. Je ne me suis jamais laissé à un tel attachement pour une personne avant lui, mais maintenant j'ai presque l'impression de pouvoir réessayer." Dit Harry en pensant à Edward.

Severus s'accrocha à son fils alors qu'il déversait le dernier morceau de vérité empoisonnée de son âme, terminant sa guérison au milieu d'une forêt déserte où il n'y avait personne d'autre qu'eux. "Harry, je suis si fier de toi. Tu as traversé tant de choses, et sache que je serai là quand tu auras besoin de moi, mais je te laisserai voler de tes propres ailes. Je peux voir que tu es suffisamment fort pour supporter cela. Ne m'exclue pas et laisse-moi faire partie de ta vie, et je ferai de même pour toi." Répondit-il aussi honnêtement qu'il ne l'avait jamais été.

Harry ne répondit pas à cela, principalement parce qu'il savait que son père était sérieux, il accepta juste l'étreinte. Il ne s'éloigna pas pendant un moment, jusqu'à ce qu'une personne douce, très douce pour un vampire, frappe à la porte de sa chambre. Une minute ! Comment étaient-ils revenus ici, n'étaient-ils pas en pleine partie de chasse ? "Severus, Harry, vous allez bien ?" Demanda Esmée a travers la porte, ils les avaient probablement entendus parler et savaient que Harry était enfin réveillé.

"Nous allons bien, et nous serons en bas dans un petit moment" Dit Severus alors que Harry regardait autour de lui, choqué qu'ils aient réussi à rentrer jusqu'à la maison sans qu'il ne se réveille.

Severus surprit son regard et après avoir répondu à Esmée il lui expliqua calmement. "Tu as dormi pendant plus de 12 heures, quand ils nous ont retrouvés, nous avons décidé de rentrer à la maison, tu ne t'es pas réveillée du tout pendant le voyage, nous sommes rentrés depuis trois heures maintenant, et si tu avais dormi plus longtemps, j'aurais été très inquiet."

"Douze heures ! Je pensais ne pas pouvoir dormir plus de six heures ?" Dit Harry, il était confus et un peu désorienté.

"Normalement, c'est vrai, mais je pense que tu avais besoin de ce sommeil depuis longtemps, essaye de sentir ton pouvoir et je veux dire les deux ensembles." Le conseilla Severus, faisant comprendre à Harry qu'il avait bien un don avec son côté vampire.

Harry ferma les yeux et se détendit, ce qui permettait à n'importe quel sorcier de sentir son pouvoir bourdonner dans ses veines. Il ressentait la sensation de chaleur de sa magie et savait que quelque chose avait changé encore plus que lorsque son ADN de vampire s'était activé, elle était à la fois plus concentrée et moins sauvage. Une sorte de chaos contrôlé. Il était sûr que s'il essayait de lancer un Lumos, cela ne marcherait pas, mais s'il avait vraiment besoin de faire quelque chose, il pourrait. Il essaya de sentir son don de vampire lui-même, mais il n'y parvint pas. Il avait eu des années d'entraînement pour vérifier sa magie pendant la guerre, mais son côté vampire était trop nouveau, il ne savait pas comment faire. "Je ne trouve pas mon don." Admit-il.

"La magie se trouve dans le sang, ton don est dans ton esprit, ne pense pas ou ne ressent pas. Comme pour l'apprentissage de l'occlumencie, tu dois trouver ce don en te débarrassant de tout ce qui ne concerne pas ton don." Essaya d'expliquer Severus, c'était un concept difficile à enseigner en raison de son caractère abstrait.

"Te souviens-tu à quel point j'étais mauvais en Occlumencie, même si c'est toi qui me l'as appris ?" Lui rappela Harry avant d'essayer de voir s'il en était capable, il avait radicalement changé depuis la cinquième année.

Il ne ressentait rien, absolument rien, aucun picotement, aucune chaleur, pas même un bourdonnement ou un tintement lointain. C'était juste un silence pur. "Je n'ai rien, juste un silence total." Dit-il à Severus de manière frustrante.

"Il te faudra peut-être un peu de temps pour y arriver, j'ai confiance en toi. Fais-moi confiance, je le sens en toi, ton pouvoir s'est complètement réveillé. Je crois que tu as enfin accepté ta situation et ton pouvoir le sait. Je crois que si tu décidais de laisser Carlisle faire les tests qu'il voulait faire quand nous sommes arrivés ici, je parie qu'il constaterait que tu as cessé de vieillir et qu'une plus grande partie de ton sang humain a été reléguée au second plan, mais c'est simplement parce que j'ai été à côté de toi toute la journée et que j'ai senti ta température baisser d'environ cinq degrés, pas beaucoup mais tu es maintenant plus froid que la température ambiante, ce qui devrait être impossible à moins que ton corps ne t'aide dans ce domaine". Dit Severus en donnant son avis, et en l'encourageant gentiment à continuer d'essayer.

"Très bien, je te crois sur parole, maintenant nous devrions descendre avant que les autres ne s'inquiètent davantage." Harry savait qu'ils devaient tous être inquiet pour avoir envoyé quelqu'un pour les épier et il pouvait deviner qu'Esmée s'était portée volontaire.

"Je suis d'accord." Répondit Severus avant de sortir du lit et de s'étirer par habitude. Les étirements de Harry étaient plus nécessaires car ses muscles et ses os étaient encore plus souples que ceux d'un vampire et il lui était possible de tendre et de raidir ses muscles bien plus facilement qu'un vampire entier.

Ensemble, ils descendirent les escaliers pour saluer les vampires qui attendaient avec impatience, Harry allant directement dans les bras d'Edward. Il savait ce que ses cauchemars faisaient à Edward et douze heures d'entre eux avaient dû le rendre fou. Même si Harry ne s'en souvenait pas, Edward s'en souviendrait. 'Je suis désolé.' pensa-t-il pour Edward.

Edward répondit très doucement, les autres pouvait probablement l'entendre s'il le voulait mais il reconnaissait la conversation privée et essayait de l'ignorer autant que possible. "Harry, je sais ce que tu penses et tu n'as aucune raison de t'excuser."

'Mais je sais à quel point mes cauchemars sont durs pour toi.' La protestation mentale d'Harry fut stoppée par un doux baiser.

"Tu n'as pas à t'excuser car tu n'as pas fait un seul cauchemar pendant ton sommeil. C'est la nuit la plus calme que tu aies jamais eue depuis que tu es arrivé chez nous. Tu n'as pas remarqué que tu n'as pas fait de cauchemars ? De plus, même si tu en avais fait, tu n'aurais pas besoin de t'excuser, je préfère les vivre avec toi plutôt que de te laisser les gérer seul." L'informa Edward.

'Je n'ai pas vraiment remarqué, je suis tellement habitué à en avoir tous les soirs que je pensais être trop fatigué pour me souvenir de ceux-là.' Répondit Harry avec admiration. Il n'avait vraiment pas fait de cauchemars ? Si c'était vrai, et il n'avait aucune raison de ne pas croire Edward, c'était la première nuit de sommeil ininterrompue depuis qu'il avait pris cette potion de sommeil sans rêves après la troisième épreuve de la coupe de feu. 'Et merci Edward, d'être là pour moi.'

Harry initia alors le baiser le plus profond qu'ils avaient partagé depuis leur première bataille dans la forêt après qu'Harry se soit enfui comme un lapin. Tout ce que les autres pouvaient faire, c'était détourner leur regard et espérer qu'Edward saisisse leurs pensées et s'arrête avant qu'ils n'aillent beaucoup plus loin, ou se rappeler qu'ils avaient le choix entre deux chambres à l'étage. Cela n'arrêterait pas le bruit mais au moins ils n'auraient pas de public.

"Harry, je t'aime." Chuchota Edward, il était encore plus sûr de cette décision que lorsqu'il avait décidé de suivre inconditionnellement la voie de Carlisle. Ces deux décisions avaient changé sa vie, mais celle-là, il pouvait le dire, allait être bien plus satisfaisante.

Harry se pencha un peu en arrière pour regarder Edward dans les yeux et il vit la sincérité qui brillait dans les yeux topaze et il sut que son cœur n'était plus là, pour le meilleur ou pour le pire, son cœur ne lui appartenait plus. "Je t'aime aussi." Harry s'assurait de dire à voix haute ces mots ce qui était presque plus important que les mots en eux-mêmes, il était gêné, honteux ou incertain de ce qu'il disait, alors il n'avait pas peur de l'annoncer pour que d'autres l'entendent. 'Edward, viens avec moi.'

Après avoir envoyé le bref message, Harry souleva le vampire sans résistance de sa chaise, le tint par la main et le conduisit à l'étage, et ferma la porte. Seul Severus put sentir le pic de magie humaine d'Harry avant de réaliser qu'il avait probablement souhaité être à l'abri des vampires aux oreilles pointues.

Tout au long de la conversation principalement unilatérale d'Harry et Edward, les autres se distrayaient en conversant avec Severus.

"Est-ce qu'il va vraiment bien ?" Demanda Esmée, bien qu'elle ait dirigé cette question non seulement vers Severus mais aussi vers Alice et Jasper.

"Il a dit que ça allait mieux, et je lui fais confiance." Severus fut le premier à répondre.

"Il va mieux." Acquiesça Alice avec Severus, elle avait même un petit sourire malicieux sur son visage qui leur faisait savoir qu'elle avait vu quelque chose de bien, mais qu'elle n'allait pas leur dire.

"Au cours de la dernière heure, vos émotions m'ont donné un mal de tête." Lui dit Jasper. "Mais je peux honnêtement dire qu'en ce moment, vous êtes tous les deux plus calmes que vous ne l'avez jamais été. Si tu n'avais pas fait parler Harry, il n'aurait pas suivit mon frère."

Après avoir entendu cela, Esmée eut un petit sourire heureux et Rosalie de même, leur plan avait mieux fonctionné qu'elles ne l'avaient pensé, et les mots suivants de Severus le confirmèrent. "Très bien vous deux, je l'admets, vous avez fait une très bonne chose pour nous, et je vous en remercie." Dit-il sincèrement aux deux femmes intrigantes qui avaient l'air satisfaites, et heureuses, de sa confession.


A SUIVRE...