Ce texte répond au personnage de la semaine de l'Enfer de Dante : Robert Crawley.
Robert était fier de sa famille. Il avait une forte tendance à perdre la fortune familiale dans des spéculations hasardeuses, mais malgré tout, il avait des filles et des petits-enfants merveilleux. Même si sa chère Sybil était partie bien trop tôt, sa mémoire perdurait grâce à sa fille qui lui ressemblait trait pour trait. La petite était vive et intrépide, tout le portrait de sa mère. De son côté Edith réussissait brillamment sa carrière de rédactrice en chef d'un journal à Londres. Et enfin Mary, la première-née, était gérante du domaine et s'en sortait brillamment.
Leur famille avait été secouée par plusieurs malheurs, mais ils avaient toujours su relever la tête et continuer à avancer. Cora avait perdu leur bébé qui aurait pu être un garçon... ils avaient continué de vivre. La guerre avait fait tomber la noblesse, maintenant tout le monde avait les mêmes chances... ils avaient continué de vivre. Sybil était morte après avoir donné la vie à sa fille... ils avaient continué de vivre. Edith avait accouché d'une « bâtarde », l'avait fait adopter par des fermiers du domaine et l'avait ensuite adoptée... ils avaient continué d'avancer.
Aujourd'hui Robert ne regrettait rien, quand il regardait sa famille il se disait que tous ces sacrifices, toutes ces peines en avaient valu la peine. Aujourd'hui les Crawley étaient plus soudés et proches que jamais. Même si Tom s'était remarié avec Lucy, ils ne lui en voulaient pas car il avait gardé le deuil assez longtemps pour un homme encore si jeune. Robert était aussi triste que Matthew avait péri dans cet accident de voiture mais il aimait beaucoup Henry, le deuxième époux de Mary. Il avait appris à accepter le passé pour mieux affronter l'avenir.
Robert Crawley avait des difficultés mais il essayait de s'adapter au monde moderne. Les voitures, l'électricité, il essayait d'intégrer l'évolution qu'avait entraînée la guerre comme il le pouvait. De plus Robert était un bon patron, du moins il le pensait. Il traitait bien ses domestiques et faisait en sorte d'être aussi juste que possible.
Robert sortit de ses pensées lorsque George sauta sur ses genoux. Il sourit :
-Bonjour Monsieur.
-Fais moi voler Grand-Père.
-D'accord, mais pas longtemps car j'ai mal au dos.
Robert se leva, portant son petit-fils dans ses bras et le jeta dans les airs trois fois, pour le plus grand plaisir de l'enfant. Bientôt Marigold et Sybil arrivèrent. Bientôt il fut obligé de se transformer en méchant Comte démoniaque qui voulait enlever la gentille princesse Marigold pour la dévorer. Le chevalier George et la guerrière Sybil devaient sauver la princesse en détresse bien entendu. Robert se moquait bien d'avoir l'air ridicule quand il jouait avec ses petits-enfants car il était le plus heureux des hommes dans ces moments-là. Il regrettait de n'avoir pas pu faire la même chose avec ses filles. À l'époque la convenance empêchait qu'un Comte joue avec ses enfants, mais maintenant il pouvait jouer avec ses petits-enfants sans rougir car il se moquait bien des anciennes convenances. Robert Crawley évoluait avec son temps et voulait profiter de sa famille à chaque instant.
Fin.
