Troisième chapitre, chaud devant.
Nous nous retrouvons pour le chapitre 3, qui sera découpé en trois parties que je vous laisse découvrir. Il est temps que Pansy explique un peu la vie à Drago, et qu'Hermione commence à s'interroger sur l'organisation de l'accueil des élèves internationaux !
Comme toujours, je suis ravie de vous avoir retrouvé ci nombreux dans les commentaires. C'était super de vous lire, j'adore ! Continuez ainsi, c'est ce qui me motive à écrire.
Pour répondre à Lily Orya qui se questionnait sur la relation Drago/enseignant, en France, hiérarchiquement, ma directrice d'école n'est pas mon supérieur hiérarchique. C'est ma collègue, au même titre que les autres, sauf qu'elle a en plus une casquette administrative. Donc je voyais les relations de Drago avec les enseignants à travers ces lunettes-là !
Fleur D'ange, en effet ça a un air de tournois des trois sorciers, mais sans tournois haha. Juste des étudiants étrangers et un bal de noël !
Je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 3 : Une question d'organisation.
Drago se massait les tempes d'un air las. Il avait passé une longue journée. Une longue semaine en réalité, car cela faisait déjà sept jours qu'il avait pris ses fonctions de directeur à Poudlard. Sept jours durant lesquels il avait dû mettre son nez dans tous les documents officiels de Poudlard, dans les comptes, les règlements, les emplois du temps. Ça avait fini par lui donner la migraine. Sans parler des enseignants qui n'étaient pas très coopératifs. Minerva McGonagall lui avait pourtant promis tout leur soutien durant cette période de remplacement, mais mise à part Pansy, les autres ne s'étaient guère révélés à l'écoute.
Trois petits coups durent frappés contre le bois de la porte, et sans attendre de réponse, Pansy entra dans le bureau directorial. Il n'avait fait que la croiser en coup de vent, durant ces derniers jours, et il savait qu'elle ne tarderait pas à venir le voir. Levant la tête des parchemins qu'il était en train d'étudier, le regard d'acier de Drago se posa sur son amie qui prenait déjà place en face de lui, sur le fauteuil molletonné qu'occupaient habituellement les visiteurs.
─ Je commençais à me demander si tu n'avais pas déserté l'école, dit-elle sans préambule.
Drago arqua un sourcil.
─ Ca fait des jours qu'on ne te voit plus, expliqua Pansy devant son air interrogateur.
─ Je suis très occupé.
─ Trop occupé pour manger avec nous ?
Elle n'avait pas tardé, songea Drago. Deux phrases, et voilà qu'elle attaquait déjà. Si Pansy avait de très nombreuses qualités – la loyauté, le courage, l'intelligence – la patience n'en faisait de toute évidence pas partie.
─ La dernier fois que j'ai pris mon petit déjeuner dans la Grande Salle, j'ai été accaparé par le professeur de Potions qui réclamait des moquettes en crin de licornes et un bureau en or massive pour ses cachots, répliqua Drago avec humeur.
Il eut le mérite de moucher Pansy qui resta silencieuse un moment. Le nez toujours dans ses papiers, Drago savait déjà que lorsqu'il relèverait la tête, il devrait faire face à la mine boudeuse de son amie. Elle se fâchait facilement, mais elle n'était que très rarement rancunière. Avec lui tout du moins.
─ Plus sérieusement, Drago… Ca ne peut pas durer tu sais ?
─ Quoi ?
─ Cette tension entre toi et les professeurs.
─ Il faut dire qu'ils ne m'ont pas réservé un accueil chaleureux, grogna Drago.
Pansy éclata d'un grand rire. C'était si inattendu et si sincère que Drago leva à nouveau les yeux de ses documents, posa la plume qu'il avait dans la main, et l'observa d'un œil mauvais. Elle se moquait littéralement de lui et de ses états d'âmes. En voilà une amie fidèle.
─ Parce que toi, tu as été tellement avenant et amical, ironisa-t-elle en essuyant une larme qui perlait au coin de son oeil, tant elle avait ri.
Drago, vexé, se leva et se dirigea vers une fenêtre. Les mains croisées dans le dos, il regardait sans vraiment la voir la nuit qui tombait peu à peu sur Poudlard et ses alentours. Pansy resta silencieuse derrière lui. Elle semblait chercher ses mots, une tournure particulière pour lui faire entendre raison. La nuit ressemblait à toutes celles qui lui avaient précédé au cours du mois écoulé. Elle était lourde et claire, ses nuages bas semblaient promettre un manteau de neige duveteux et scintillant. Pourtant, la neige se faisait toujours attendre, et pas un seul flocon ne s'était posé sur la cime pointue des arbres de la forêt interdite. Alors qu'il était sur le point de se détourner, quelque chose attira l'attention de Drago à la lisière de la forêt. C'était un petit point qui avançait à un rythme régulier. Drago plissa les yeux pour mieux voir de quoi il s'agissait, et fut surpris de découvrir Hermione Granger, qui courrait tranquillement, dans des vêtements de sport. Elle faisait un jogging.
─ Depuis quand Miss Parfaite fait du jogging ? demanda-t-il finalement en se retournant vers Pansy.
Celle-ci haussa les épaules.
─ Depuis des années. Elle a commencé après sa rupture avec Dean Thomas.
─ Granger est sortie avec Thomas ?
─ Tu vois, Drago, si tu prenais le temps de connaître tes enseignants, si tu les écoutais vraiment, peut-être qu'il y aura plus de volontaires pour accomplir tes tâches ingrates.
Drago resta silencieux. Ça y est, Pansy entrait dans le vif du sujet.
─ Minerva McGonagall est sans doute l'une des directrices de Poudlard les plus respectées. Pas parce qu'elle est brillante en métamorphose, ni parce qu'elle a ce chignon sévère sous son chapeau. Mais parce qu'elle a toujours été juste, et à l'écoute. De ses élèves, de ses collègues, de ses amis aussi. D'ailleurs, nombre d'entre nous ont été dans ces trois cas de figure.
─ Qu'est-ce que tu essaies de me faire comprendre, Pans' ? Je dois me faire un chignon et apprendre à me métamorphoser en chat ?
Pansy eut un petit rire.
─ Bien sûr que non. Mais ici, on n'est pas à Dürmstrang. La discipline sous forme de dictature, ça ne marchera pas longtemps. Les élèves ne marcheront pas au pas, et ne feront pas un salut militaire à chaque fois que tu entres dans une pièce.
─ Je sais ça.
Drago réfléchissait. En effet, il n'avait pas mis longtemps à comprendre que diriger Poudlard serait une toute autre affaire que son expérience dans l'école de magie de l'Est. Il s'était senti à l'aise, là-bas, personne pour s'opposer à ses ordres, pas de discussion, pas de négociation. Tout roulait naturellement. Malgré tout, s'il voulait être honnête avec lui-même, la chaleur de Poudlard lui avait manqué.
─ Je vais essayer de faire des efforts, grogna-t-il finalement.
─ A la bonne heure !
─ J'ai dit que j'allais essayer, répéta Drago en insistant sur le dernier mot.
─ Tu n'as qu'à commencer par prendre tes repas avec nous.
Drago était sur le point de répliquer quand Pansy ajouta précipitamment :
─ Promis, j'arrête de t'embêter avec mes cachots. Pour le moment.
Elle avait prononcé les trois derniers mots d'une petite voix, espérant sans doute que Drago ne l'entende pas.
─ Bien, je ne voudrais pas éveiller les rumeurs sur la présence du professeur de Potions dans le bureau du directeur à une heure si tardive, alors je vais te laisser.
Drago esquissa l'un de ces rares petits sourires dont il avait le secret.
─ Depuis quand tu te soucis des rumeurs ?
Pansy ne répondit pas, mais un petit air mystérieux se dessina sur son visage poupin. Drago la regarda surpris, depuis quand Pansy Parkinson avait-elle des secrets pour lui ? La voyant s'enfuir avant qu'il ne puisse l'interroger, Drago la laissa filer, se promettant qu'il se débrouillerait pour avoir le fin mot de cette histoire.
─ Si je vous ai tous réunis aujourd'hui, c'est parce qu'une mission m'a été confiée.
Les préfets et préfets en chef de Poudlard étaient installés dans les cachots de Pansy, et écoutaient leur professeur avec intérêt. Elle parlait d'un air théâtral qui les suspendait à ses lèvres, sans que quiconque ne songe à l'interrompre. De toute façon, on n'interrompait pas le Professeur Parkinson, sous peine d'écoper d'une retenue dont on se souvenait longtemps.
Pansy était une enseignante respectée et appréciée. Elle était juste, connaissait son sujet, et avait un humour un peu pince-sans-rire qui plaisait aux adolescents. Son ironie et ses piques verbales faisaient partie de sa réputation. Elle était aussi réputée pour accepter la répartie des élèves, à conditions qu'ils restent dans le respect et que leurs intentions soient toujours bonnes.
─ Cette année, un bal de Noël va avoir lieu à Poudlard. Et c'est vous, mes chers préfets qui avaient l'honneur de me seconder.
Son regard balaya l'assemblée composée de vingt quatre préfets et préfètes, ainsi que des deux préfets en chefs. L'un des deux, un jeune homme aux cheveux d'un bleu électrique, leva une main nonchalante.
─ Mr Lupin ? interrogea Pansy.
─ Est-ce qu'on est tous obligés de s'y coller ?
Pansy le regarda d'un œil neutre avant de répondre.
─ Non bien sûr. Ceux qui ne souhaitent pas y participer pourront aller nettoyer la salle des trophées avec une brosse à dents, pendant ce temps.
─ Alors, je suis votre homme pour le bal de Noël, répondit précipitamment Ted.
Un petit rire secoua l'assemblée, tandis que chacun comprenait qu'il devrait mettre la main à la pâte.
─ Plus sérieusement, Ted, je comptais sur vous pour montrer l'exemple. En tant que Préfet en Chef.
Ted inclina lentement la tête. Ce n'était pas le genre à être insolent, mais Teddy Lupin aimait faire rire les foules. Issu de la maison d'Helga Poufsouffle, c'est un adolescent sympathique que Pansy appréciait beaucoup. Il était, de surcroit, particulièrement doué en potions.
─ Vous vous mettrez par binômes, et chacun aura une tâche particulière à accomplir. Je sais que certains ont des examens importants en fin d'année, mais si nous nous y mettons tous, l'organisation de ce bal nous semblera moins insurmontable.
Pansy marqua une pause avant d'ajouter :
─ Et puis, je suis prête à gonfler votre moyenne si le bal est particulièrement réussi.
─ Vous acceptez aussi les gallions, Professeur ? Pour gonfler les moyennes ? demanda l'un des préfets de Gryffondor.
─ Commencez pas arriver à l'heure à mes cours, Mr. Finnigan, et nous en reparlerons plus tard. Bien, ajouta Pansy en tapant dans ses mains, faites vos binômes.
Les préfets se mirent à la recherche d'un binôme. Pour le plus grand plaisir de Pansy, les maisons ne furent pas le critère numéro un de sélection. Au contraire, les groupes de deux se formèrent au grès des affinités. Ainsi, elle ne fut pas surprise de voir Ted Lupin se mettre avec la jolie Victoire Weasley, préfète de cinquième année à Gryffondor. Ces deux là finiraient par se marier, avait prédit un jour Pansy en les voyant flirter sous le vieux chêne qui trônait fièrement dans le parc de Poudlard.
Quelques minutes plus tard, chaque binôme avait hérité d'une liste de choses à faire, et tous les élèves repartirent vaquer à leurs occupations. Pansy, quant à elle, était satisfaite. Personne ne risquait d'oublier ce bal, elle s'en faisait la promesse.
Novembre avait déjà bien avancé, et Hermione était encore et toujours en train de réfléchir à la meilleure organisation pour accueillir tous ceux qui arriveraient la semaine suivante. Assise à la table des professeurs pour le dîner, elle s'interrogeait sur l'endroit où dormiraient tous les élèves internationaux.
─On ne peut pas pousser les murs dans les dortoirs des salles communes, dit-elle à Neville qui était censé l'aider, mais avait l'air plus intéressé par son assiette de saucisses que par ce qu'elle lui racontait.
─La salle sur demande ? proposa-t-il sans vraiment y croire.
─On ne peut pas mettre toutes les écoles dans la même salle, filles et garçons ou accompagnateurs et étudiants mélangés.
Drago, qui était assis à côté de Neville – celui-ci était arrivé le dernier et n'avait eu d'autre choix que de s'asseoir ici – écoutait la conversation. Voyant Hermione en difficulté, il décida d'interrompre leur petite conversation.
─ Lors du Tournois des Trois Sorciers, les élèves et leurs professeurs avaient dormi dans leurs propres locaux.
Hermione leva la tête, et croisa le regard de Drago. Elle avait été surprise de le voir dîner avec eux, et plus encore de l'entendre lui adresser directement la parole. Tentant de reprendre contenance, elle demanda sans jamais le quitter des yeux :
─ Ah, tiens, Malefoy, tu sais donc parler sans donner des ordres ?
Leurs regards se croisèrent. Drago ne s'était pas attendu à une réflexion de ce genre de la part d'Hermione, mais il devait admettre qu'il ne l'avait pas volé. Il savait qu'il aurait pu réagir violemment, qu'après tout, ce n'était pas comme cela que l'on devait s'adresser au directeur. Mais il savait aussi qu'Hermione, Neville et Pansy avaient le même âge que lui, qu'ils avaient grandi en même temps, si ce ne fut ensemble, et qu'il était autant difficile pour eux de le considérer comme leur directeur, que lui de les voir comme des subordonnés.
─ Il n'a pas tort, grogna Neville qui ne l'avait pas écoutée. Les français dormaient dans leur carrosse, et la délégation de Dürmstrang était venue en bateau. Ils dormaient tous dedans.
─ Oui, mais nous ne savons pas comment viendront les Japonais, les américains et les brésiliens.
─ Tu peux toujours leur écrire une lettre, suggéra Neville.
Hermione acquiesça. C'était encore la meilleure chose à faire. Elle termina son repas en vitesse, se leva, et sans un regard vers Drago, elle quitta la pièce en hâte pour se mettre dès à présent à l'écriture des lettres destinées aux délégations étrangères.
Bon Pansy a tenté d'expliquer à Drago qu'il n'est plus a Dürmstrang, Hermione fait du jogging, Pansy est sur le coup du bal avec Ted Lupin et Victoire Weasley, et Hermione et Neville sont, semble-t-il sur la bonne voie. On sait maintenant que les délégations étrangères sont : la France, les USA, le Japon, le Brésil et l'Europe de L'est (Dürmstrang).
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? J'espère qu'il vous a plu. J'attends vos retours avec impatience. Demain, c'est le retour d'un autre personnage qu'on adore détester. Des idées ? Je n'en dis pas plus… A demain pour la suite !
