Nous revoilà partis, pour le sixième chapitre cette fois ! J'ai été ravie de lire vos commentaires sur les chapitres précédents. Je sais que parfois, on ne prend pas le temps de laisser un commentaire, mais je me dis que si j'ai le temps d'écrire un chapitre, une petite review, même trois mots, devrait être facile à poster !
Je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaise. Promis, petit moment Hermione/drago au rendez vous, à la toute fin du chapitre ! J'attends vos avis avec impatience !
Bonne lecture !
Chapitre 6 : Eurydice dans pudeur.
Les jours qui suivirent, il fallut à chacun un temps d'adaptation pour trouver sa place. Difficile pour les élèves étrangers de s'insérer dans les cours des élèves de Poudlard, dans une langue qui n'était pas la leur, même s'ils parlaient pour la plupart un anglais plus que correct. Les élèves de Poudlard, quant à eux, ceux qui avaient un correspondant tout du moins, durent s'adapter et s'habituer à l'idée d'avoir toujours avec eux un autre élève qui les suivait comme une ombre. Malgré tout, Hermione se réjouissait de voir l'accueil qui avait été réservé aux délégations étrangères. Ces dernières semblaient ravies et c'était tout ce qui comptait.
Assise à la table du petit déjeuner, le dimanche matin qui suivit, Hermione discutait avec Kazuhiro des différences entre Poudlard et Mahoutokoro.
─ Les élèves ont des robes qui changent de couleur, expliqua le vieux professeur. Au fur et à mesure des années, elles passent d'un rose poudré à de l'or liquide.
─ Surprenant ! C'est une excellente idée, pour différencier chaque niveau d'étude.
─ Mais aussi pour contrôler les mauvais comportements. La robe devient blanche quand le sorcier qui la porte a enfreint une loi magique.
C'était passionnant. Hermione était friande de ce genre de chose. Connaître les cultures étrangères était un véritable plaisir. Viktor arriva à son tour pour le petit déjeuner, et s'installa aux côtés d'Hermione comme il en avait l'habitude. Il avait la mine renfrognée de celui qui n'avait pas assez dormi. De toute évidence, le bateau de Durmstrang avait un peu trop tangué sur les eaux troubles du Lac Noir.
─ Je pensais qu'il serait gelé à cette période de l'année, grogna Viktor. La neige ne tombe donc jamais dans votre pays ?
Instinctivement, Hermione leva les yeux vers le ciel blanc mais toujours dénué de tout flocons. C'était bien la première fois que la neige se faisait autant attendre. Elle soupira. Elle aussi aurait aimé qu'il neige enfin. Ne serait-ce que pour la féérie de Noël.
Au fur à et mesure que l'heure avançait, les élèves et enseignants rejoignirent leur table du petit déjeuner. Le brouhaha ambiant était plus grand qu'à l'accoutumée, puisque la salle n'avait jamais été aussi pleine. Quand Drago arriva, le dernier, il eut un petit hoquet de surprise face au bruit environnant. Il s'installa à la table en silence, son regard croisant subrepticement celui d'Hermione. Tous deux détournèrent immédiatement le regard, encore un peu honteux d'avoir assisté aux embrassades énamourées de Pansy et Neville.
Ces deux derniers agissaient le plus normalement du monde, et Hermione se demanda depuis combien de temps cette histoire durait-elle. En effet, devant la neutralité des deux professeurs, elle en avait déduit qu'ils jouaient ce rôle à la perfection, et qu'ils les avaient peut-être bernés depuis de mois. Des années même. Après de nombreux questionnements, Hermione avait décidé de ne pas aborder le sujet. Après tout, ses deux amis avaient fait le choix de taire leur relation, aussi respectait-elle leur silence. Ils lui en parleraient quand ils se sentiraient prêts. Ou peut-être que cette idylle se terminerait avant même qu'ils éprouvent le besoin de lui en parler.
Quand le petit déjeuner se termina tout le monde retourna vaquer à ses occupations. C'était un dimanche froid, cotonneux, qui ne donnait pas envie de sortir. Nombreux furent les élèves qui retournèrent dans leur salle commune. Hermione, quant à elle, rejoignit Neville dans ses appartements pour essayer un nouveau jeu de société envoyés par Farces pour Sorciers Facétieux.
Drago, pour sa part, avait encore une montagne de travail. Il lui semblait que cela ne s'arrêtait jamais, et il n'était pas étonnée de voir que Minerva s'était épuisée à la tâche, au point d'en faire un malaise. Alors qu'il parcourait les couloirs pour rejoindre le bureau directorial, il entendit un hurlement provenir d'une des salles de bain des préfets. Inquiet, il se précipita vers la porte et prononça le mot de passe avant de s'engouffrer par la porte.
L'endroit était immense, et rempli de buée après que l'eau trop chaude ait coulé dans la baignoire qui ressemblait à s'y méprendre à une piscine. Perdu dans les vapeurs d'eau, Drago mit un moment à comprendre qui avait lâché ce cri. Il reconnait rapidement la chevelure blonde et ondulante d'Eurydice Delacour. Rien d'étonnant à la trouver là, Hermione avait confié à tous les accompagnants le mot de passe des salles de bains des préfets pour pouvoir s'y prélasser si l'envie les en prenait.
Eurydice se tenait là, complètement nue. Elle affichait un sourire faussement confus.
─ Que se passe-t-il ? demanda Drago en prenant bien garde de la regarder droit dans les yeux.
─ Je suis désolée, j'ai cru apercevoir une araignée géante…J'ai entendu dire qu'elle peuplait cette forêt, dit-elle en pointa du doigt une fenêtre qui donnait sur la forêt interdite.
Drago jeta un regard à droite et à gauche. Si l'une des araignées géantes qui habitait dans les bois était entrée ici, nul doute qu'il l'aurait directement aperçue. Son regard se posa à nouveau sur Eurydice qui se tenait d'une manière étrange. En effet, elle ne faisait rien pour cacher sa nudité. Elle semblait complètement à l'aise, encore dégoulinante d'une eau savonneuse, ses cheveux mouillés gisant sur le haut de ses seins. Ceux-ci, pointaient sous la brise froide qui s'engouffrait par la porte que Drago avait laissé ouverte. Drago resta quelques secondes à la regarder sans rien dire, mais se ressaisit quand il entendit des pas accourir derrière lui. Il bondit sur une serviette posée contre le lavabo et la déploya sur Eurydice au moment où Pansy arrivait dans la pièce.
─ J'ai entendu crier, dit-elle, essoufflée.
Son regard se posa sur Drago, qui avait encore les mains posées sur les épaules d'Eurydice, et sur cette dernière qui semblait beaucoup trop heureux et enjouée pour quelqu'un qui venait d'hurler comme si la mort s'était abattue sur elle.
─ Ce n'est rien, dit-elle avec son petit accent français. Fausse alerte.
Elle avait dit cela d'un air un peu expéditif, comme si elle congédiait Pansy. Cette dernière ne sembla pas comprendre le message – ou peut-être ne voulait pas le comprendre – et s'approcha de quelques pas. Elle s'adressa directement à Drago sans poser le regard sur Eurydice, toujours complètement nue sous sa serviette.
─ Qu'est-ce qui s'est passé ?
─ Miss Delacour a cru voir une de nos acromentules.
Pansy jeta un coup d'œil à droite et à gauche, comme l'avait fait Drago quelques minutes plus tôt.
─ S'il y avait une acromentule dans le château, je pense que nous serions tous au courant, dit-elle.
Elle jeta un ultime regard à Eurydice, puis à Drago et tourna les talons en marmonnant dans sa barbe. Drago ne comprit pas bien ce qu'elle disait, mais il était presque sûr de l'avoir entendu pester contre ces sorciers qui ne savaient de toute évidence pas à quoi ressemblait une véritable araignée géante. Drago, resté seul avec Eurydice, se tourna vers elle et recula d'un pas.
─ Bien, je vais vous laisser vous rhabiller.
─ Vous pouvez rester, minauda-t-elle en lui jetant un regard de braise.
Drago ne s'était pas trompé. Il avait trouvé cette histoire d'araignée étrange, mais il avait préféré jouer la carte de la naïveté. Il ne pouvait cependant plus le nier, Eurydice était clairement en train d'essayer de le séduire. C'était flatteur. Une aussi belle femme qu'elle. Son visage poupin, ses grands yeux d'un bleu abyssal, sa bouche rouge cerise, et son corps… Drago n'avait pu que l'admirer, contre son gré. Une taille de guêpe, une poitrine rebondie, des hanches graciles… Mais il n'était pas là pour ça. Il secoua légèrement la tête.
─ Je ne voudrais pas vous déranger pendant ce moment de détente. Je vais vous faire couler un peu plus d'eau chaude et vous laisser vous détendre.
Malgré ses protestations, Drago tendit la main pour faire couler une eau fumante dans le bain, rajouta quelques sels de bain parfumés, et repartit en direction de la porte de la salle de bain. Quand il se retourna pour la fermer derrière lui, il vit Eurydice à nouveau nue, lui adresser un clin d'œil aguicheur en se glissant dans l'eau mousseuse. Cette fille n'avait pas froid aux yeux, songea Drago en refermant la porte avec un petit sourire en coin.
x.x.x
Drago travailla toute la journée, mais eut du mal à se sortir l'incident de la matinée de la tête. La séduction provocante d'Eurydice n'était pas à son goût, aimant les choses plus subtiles, pourtant il devait admettre qu'il n'était pas resté indifférent à la vue de son corps. Cela faisait des mois qu'il n'avait fréquenté aucune femme. Par manque de temps, mais aussi parce qu'aucun ne semblait correspondre à ses critères. Il doutait franchement qu'Eurydice réponde à ses attentes, mais pourquoi pas trouver quelqu'un pour se réchauffer un soir d'hiver…
Non, se morigéna-t-il. Il n'était pas là pour ça. Ce n'était que l'histoire de quelques mois, mais il devait rester concentrer sur Poudlard, l'échange avec les autres écoles magiques. Si tout se passait bien, qui sait quelle autre mission importante on pourrait lui confier. Drago redressa sa nuque légèrement endolorie d'être restée trop longtemps dans la même position. Il faisait déjà nuit, et il n'avait même pas vu le soleil décliner. Etirant ses bras devant lui, il fit craquer quelques-uns de ses os et se leva péniblement. Jetant un coup d'œil par la fenêtre, il se demanda si un petit tour de balais sur le terrain de Quidditch ne lui ferait pas le plus grand bien.
Il n'hésita pas longtemps, et quelques minutes plus tard, il enfourchait un vieux balai de la remise, prenant soin d'enfiler gants et bonnets avant le décollage.
L'air froid de la nuit lui remit les idées en place. Eurydice lui avait fait de l'effet, il ne pouvait pas le nier. Pourtant, elle était loin d'être la femme idéale qu'il fantasmait. Tandis que le vent lui sifflait dans les oreilles et que la bruine humidifiait ses vêtements, il parvint à reprendre ses esprits sans grand mal.
Tournoyant au-dessus du terrain de Quidditch, Drago exécuta quelques figures qu'il avait pu connaître du temps où il était attrapeur dans l'équipe des Serpentard. Cela faisait une éternité qu'il n'était pas monté sur un balai et il se demanda pourquoi il avait tant tardé. Quel sentiment de liberté que d'être perché sur ce manche, à voler et virevolter dans la nuit noire. Il resta plus d'une heure, dans le froid mordant de l'automne, allant et venant de droite à gauche, de gauche à droite.
Il était sur le point de redescendre et de rentrer au château quand il aperçut au loin, un petit point qui trottinait à la lisière de la forêt. Il commençait à le connaître ce petit point. Chaque mercredi et dimanche soir, Hermione longeait la forêt interdite en courant, d'un pas régulier, en soufflant une fumée blanche qui brûlait le froid environnant. Drago l'observa un moment courir, les yeux rivés droit devant elle. Perdu dans sa contemplation, la regardant sans vraiment y penser, il ne comprit pas immédiatement pourquoi elle avait subitement disparu de son champ de vision. La cherchant des yeux quelques secondes, il la vit, allongée par terre. Elle était tombée.
Drago, toujours sur son balai, s'allongea sur le manche et fendit l'air pour aller la retrouver. Il n'avait pas vu la chute, et espérait qu'elle ne se soit pas réellement faite mal. Sinon, il lui faudrait trouver un autre professeur de Défense Contre les Forces du Mal, en plus de tout ce qu'il avait déjà à faire. Quand il arriva devant elle, elle s'était rassise, et massait sa cheville en grimaçant. Derrière elle, une grosse racine ressortait de la terre boueuse, et Drago ne tarda pas à comprendre qu'elle s'était simplement pris les pieds dedans.
─ Regarde où tu vas quand tu cours Granger, grommela-t-il en s'approchant.
Elle sursauta en l'attendant, et lui jeta un regard furieux.
─ Pourquoi tu es toujours là quand on n'a pas besoin de toi, Malefoy ?
Drago eut un petit rire froid. Debout, alors qu'elle était assise, il la surplombait et la regardait de haut d'un air légèrement condescendant.
─ Pas besoin de moi ? Ta cheville a doublé de volume, tu penses vraiment pouvoir rejoindre le château dans cet état ?
Il se pencha vers elle, et observa sa petite cheville d'un œil expert. En effet, elle avait gonflé presqu'immédiatement, et commençait à prendre une teinte bleuâtre inquiétante. Posant ses doigts frais sur la boursouflure, il palpa avec une légèreté et un doigté qu'Hermione ne lui aurait pas soupçonné. Il n'ajouta rien, et se contenta de tenter de passer un bras sous sa jambe, tandis qu'il posait une main dans son dos.
─ Tu ne vas tout de même pas me porter ? demanda Hermione horrifiée.
─ Ne fais pas l'enfant Granger, c'est ça ou l'hypothermie.
─ Je suis une grande fille, merci. Je t'interdis de….
Mais Drago ne l'écoutait pas. Pendant qu'elle continuait à râler, il avait passé un bras sous ses jambes et un autre dans son dos, et l'avait soulevé comme si elle n'avait pas pesé plus lourd qu'un sac de plumes. Elle protesta encore quelques instants, puis finit par se taire, tandis qu'il la ramenait vers le château d'un pas lent mais déterminé.
Aaaah sacrée Eurydice ! Elle n'a pas froid aux yeux ! On est loin de la classe à la française de Fleur Delacour ! Enfin, est-ce que Drago va tomber dans ses filets ? Rien n'est moins sûr !
Il est bien trop occupé à s'occuper d'Hermione qui n'a pas regardé où elle allait haha. J'espère que ce chapitre vous a plu ! Je vous dis à demain pour la suite de nos aventures !
