Et voilà, 7ème chapitre, nous achevons ici la première demain de chapitres quotidiens ! Pour l'instant, je tiens bien la cadence et j'en suis ravie, j'espère pouvoir continuer jusqu'au 24.

Je suis contente de voir que vous êtes fidèles à la fiction, malgré tout, je vois les vues augmenter mais le nombre de reviews diminuer, alors je remercie particulièrement ceux qui font l'effort de comment régulièrement. Vous êtes au top !

Aujourd'hui, on continue avec du Hermione, un peu de Drago, du Pansy et du Viktor. J'espère que ça vous plaira ! Bonne lecture.


Chapitre 7 : La proposition de Viktor.

L'infirmière de Poudlard, Mathilda McKey ne quittait que rarement son infirmerie. Aussi Drago ne fut-il pas surpris de l'y trouver quand il entra dans la pièce aux couleurs claires et aux senteurs végétales. Elle leva les yeux des documents qu'elle était en train de lire, assise derrière son bureau, et regarda d'un air inquiet les deux nouveaux arrivants. Hermione était toujours dans les bras de Drago. Un peu raide et mal à l'aise malgré elle, elle attendait avec impatience le moment où il la déposerait sur un lit. Elle n'aimait pas cette proximité, entendre son cœur battre contre sa poitrine, sentir son odeur, sa chaleur contre sa peau. Ce n'était pas si trop pénible en soit, elle devait l'admettre, ce qui la dérangeait, c'était que cela vienne de Drago Malefoy.

─ Que se passe-t-il ? demanda Mathilda en s'approchant de son petit pas pressé.

─ Elle est tombée et s'est blessée à la cheville, répondit Drago sans laisser le temps à Hermione de répondre.

─ Posez là ici, dit l'infirmière en montrant un lit inoccupé dans un coin de la pièce.

Drago posa délicatement Hermione sur le lit, et se recula pour laisser à l'infirmière tout le loisir d'ausculter sa patiente. S'agenouillant devant Hermione, elle entreprit de palper, effleurer, tourner la cheville d'Hermione dans tous les sens. Cette dernière grimaça.

─ Rien de bien grave, une simple entorse, diagnostiqua Mathilda avec un sourire rassurant. J'avais une potion pour cela mais j'ai terminé le flacon ce matin pour la petite Bingley. Le temps que j'en reprépare, je pourrais te l'administrer dans deux jours.

Hermione secoua doucement la tête.

─ Ca va aller, j'essaierai de ne pas trop la solliciter, et ça devrait passer.

─ Je te ferai un bandage en attendant, proposa Mathilda.

─ Tu n'aurais pas un peu de glace ?

Mathilda et Drago se regardèrent d'un air surpris. De la glace ? Pourquoi faire ? Se pouvait-il qu'Hermione se soit aussi cogné la tête et que Drago ne s'en soit pas aperçu ? Etrange, elle avait pourtant l'air comme d'habitude.

─ De la glace ? répéta Drago.

─ Quel parfum ? ajouta Mathilde, inquiète.

Hermione éclata de rire se rendant compte du ridicule de la situation.

─ Des glaçons ! Pour faire dégonfler la cheville, expliqua-t-elle patiemment. C'est ce que font les moldus pour ce genre de blessure.

Mathilde eut un petit sourire contrit.

─ Ah ! Oui bien sûr, je vais voir ce que je peux faire.

Et elle s'éclipsa en silence, laissant Hermione et Drago derrière elle, seuls et un peu gênés. Hermione regardait toujours sa cheville qui bleuissait à vue d'œil, et Drago se demandait s'il n'était pas temps pour lui de quitter l'infirmerie pour rejoindre ses appartements. Le silence se faisait de plus en plus pesant, et Hermione se décida enfin à parler d'un sujet qui ne les concernait pas directement, espérant un peu réchauffer l'ambiance.

─ Tu… Tu as parlé à Pansy ? Je veux dire de…

─ De ses escapades nocturnes avec Londubat ? acheva-t-il d'une voix basse.

Hermione leva les yeux vers lui et hocha la tête.

─ Non. Pas encore.

Tous deux se regardèrent d'un drôle d'air. Aucun des deux n'aurait parié sur un couple aussi improbable. Drago connaissait bien Pansy, et jamais elle n'avait fréquenté ce genre d'homme. Elle préférait d'habitude les hommes un peu creux, mais beau, qu'elle pouvait jeter sans aucun scrupule. Il savait que Neville ne répondait pas à ce critère, car il était loin d'être sot, et ne se laisserait pas mener par le bout du nez. C'était ce qui l'intriguait le plus finalement. Qu'elle ait choisi un collègue, mais aussi quelqu'un de… respectable.

─ C'est bizarre, non ? demanda finalement Hermione. Je n'aurai jamais imaginé qu'ils s'entendent si bien… même physiquement.

Elle avait ajouté cela en rosissant légèrement. Elle se rappelait très bien, et Drago aussi, les petits gémissements qu'avait laissé échapper Pansy tandis que Neville lui faisait on ne savait quoi avec ses doigts habiles d'herboriste. Drago se retint de laisser échapper une plaisanterie grivoise en lien avec la botanique, une histoire d'engrais et de rempotage. Il n'était pas certain qu'Hermione goûterait à la plaisanterie.

─ Crois moi, Granger, il est des mystères qui ne méritent pas d'être percés.

Hermione eut un petit sourire. C'était joliment dit. Après tout, ni l'un ni l'autre ne voulait savoir ce qu'il se tramait dans la tête de leurs deux amis. Parce qu'une Pansy qui s'entichait d'un Neville, c'était bien au-delà des limites de leur imagination.

─ Mathilda revient avec ton sorbet…

─ De la glace, Malefoy, de la glace…

─ C'est ça. Je viendrai voir demain comment tu te sens. Bonne nuit.

Et sans attendre de réponse, il tourna les talons et quitta la pièce. Hermione resta assise un long moment, pensive, tandis que Mathilda posait délicatement de la glace pilée sur son pied endolori. Elle ne savait pas quoi penser de Drago. D'abord, il pouvait être insupportable, et d'une autorité despotique, et puis il savait se montrer prévenant, drôle aussi parfois. Voilà une double facette qu'Hermione avait grand mal à percer à jour.

x.x.x

Le lendemain matin, Hermione avait plus mal encore que la veille. Une fois refroidie, sa cheville s'emblait d'être bloquée dans une position et refusait tout bonnement de s'articuler correctement. Il faudrait attendre le soir, cependant, pour prendre la potion concoctée par l'infirmière. Ce fut en boitant qu'elle rejoignit sa salle de classe. Elle n'avait pas eu le courage de se rendre jusqu'à la Grande Salle pour prendre un petit déjeuner, et s'était dirigée vers sa classe, bien plus proche de ses appartements.

─ Ca va Professeur Granger ? s'inquiéta Victoire Weasley en s'approchant d'Hermione.

─ Rien bien grave, Victoire. Une mauvaise chute.

─ Attendez, je vais vous aider.

Victoire s'empara du cartable en cuir d'Hermione, et une amie à elle, l'adorable Loïs Green, prit les parchemins qu'Hermione avait dans la main. Toutes les trois se dirigèrent vers la salle, sous le regard interrogateur et inquiets des autres étudiants. Hermione s'obligea à faire classe assise, ce qui, grâce à la magie, ne fut pas un véritable problème. Quand la sonnerie de la fin de journée retentit enfin, elle refusa gentiment l'offre de ses élèves de la raccompagner jusqu'à ses appartements, et resta un moment dans la classe pour terminer quelques corrections. Elle fut interrompue par quelques coups donnés à la porte, et l'apparition de Drago dans l'encadrement.

─ Je venais vérifier si tout allait bien, dit-il simplement. Ou si je devais trouver d'urgence un professeur de Défense Contre les Forces du Mal.

Hermione eut un bref sourire.

─ Comme tu vois, je suis fidèle au poste.

─ En effet.

Un petit silence s'installa entre eux, jusqu'à ce qu'Hermione reprenne la parole.

─ Je ne t'ai même pas remercié. Pour hier soir.

Drago haussa les épaules.

─ Si on te demande, tu diras que je sais prendre soin de mes enseignants, répliqua-t-il avec morgue.

Il avait ce petit sourire en coin qu'Hermione ne lui avait connu qu'avec Pansy. C'était un rictus, un demi sourire charismatique et mystérieux, qui lui allait bien. Ses yeux clairs semblaient beaucoup plus chauds, d'un gris argenté étincelant. Loin de l'orage inquiétant qu'arboraient parfois ses iris furieuses. Hermione l'observa quelques secondes. Elle aurait juré qu'il était sur le point de dire quelque chose, quand ils furent interrompus par l'apparition de Viktor Krum.

Les deux hommes étaient très proches l'un de l'autre, physiquement parlant, pourtant, un froid glacial s'était installé d'un seul coup dans la pièce. De toute évidence, les deux sorciers ne se portaient pas dans leur cœur. Ce qui était relativement étrange quand on savait qu'ils avaient travaillé ensemble durant des mois à Dürmstrang.

─ Je venais voirrr comment tu te porrrrtais, dit Viktor à l'adresse d'Hermione. Des élèves m'ont dit que tu t'étais blessée.

─ Ca va, dit-elle avec un sourire. Une petite entorse, rien d'insurmontable.

─ Mathilda m'a dit que la potion était prête et que tu pouvais venir la prendre à tout moment, annonça Drago sans un regard vers Viktor. Je t'accompagne ?

Il avait proposé cela galamment, mais Hermione avait trouvé son comportement bien étrange tout d'un coup.

─ Je vais le fairrrre, dit Viktor d'une voix un peu plus abrupte. Je voulais te parrrrler de toute façon.

─ Ah oui ?

Hermione regarda alternativement Drago et Viktor. Elle avait la désagréable sensation d'être dans une situation délicate. Ce n'était pas le cas pourtant. Consciente de ce qu'avait fait Drago pour elle jusqu'alors, elle se contenta de lui adresser un sourire poli et de déclarer :

─ Merci, Drago, tu as déjà perdu assez de temps avec cette chute malheureuse. Je vais aller voir Mathilda de ce pas.

Drago, sans trop savoir pourquoi, se sentit vexé d'être congédié de la sorte. Elle n'avait pourtant rien dit de mal, mais il trouvait désagréable l'idée de laisser Granger seule avec Krum. C'était étrange, car jusqu'à très récemment il se fichait du sort d'Hermione comme de ses premières chaussettes. Secouant la tête pour chasser ces drôles de pensées, Drago se contenta d'un bref coup d'œil à Hermione, avant de se détourner sans adresser un regard à Viktor. Il n'avait pas encore tourné à l'angle du couloir qu'il entendait Krum demander de son insupportable accent bulgare :

─ Si tu vas mieux, que dirrrais-tu d'un dîner à Prrrré-au-Larrrrd le week end prrrrrochain ?

Drago n'entendit pas la réponse d'Hermione. De toute façon, ça ne le regardait pas. Ses enseignants faisaient bien ce qu'ils voulaient de leur week end, tant que ça n'empiétait pas sur les cours qu'ils administraient la semaine.

x.x.x

Pansy était affalée sur le canapé de Drago et buvait d'un air songeur l'hydromel qu'il venait de lui servir. Cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas retrouvés dans un appartement, et non pas dans le bureau du directeur, pour discuter un peu. Pansy n'avait pas tardé à attaquer le sujet sans équivoque d'Eurydice Delacour.

─ Cette histoire d'acromentule était à coucher dehors, lâcha-t-elle finalement. Elle n'a rien trouvé mieux pour exhiber ses seins ?

─ Je l'ai trouvée astucieuse, moi, répliqua Drago.

─ Tu m'étonnes.

Drago avait du mal à se remémorer les corps nus d'Eurydice. Il n'avait pas vraiment regardé, et la fumée blanche qui émanait du bain brûlant lui avait quelque peu entravé la vision. En tout cas, de ce qu'il se souvenait, cette vue n'avait rien eu de désagréable.

─ C'était bien peu subtile. Et d'un vulgaire, se plaignit Pansy. Comme si tu allais tomber dans ce genre de panneau aussi grossier.

Drago ne répondit rien, et Pansy se redressa subitement sur le canapé pour mieux le scruté du regard. Elle espérait que ce silence n'en disait pas long sur sa volonté de conclure ne serait-ce qu'une seule nuit avec la jolie française.

─ Tu ne vas pas la mettre dans ton lit quand même ?

─ Et pourquoi pas ? répliqua Drago sur un air de défi.

─ Tu n'es pas censé t'occuper de Poudlard ?

─ Oh Pansy, c'est vraiment toi qui me fais la leçon ?

Les deux amis se lancèrent un regard qui aurait pu tuer quiconque se trouvait au milieu de cette pièce. Drago trouvé Pansy bien gonflée de lui parler ainsi de ses devoirs de directeur, tandis qu'elle-même s'envoyait en l'air avec l'un de ses collègues. Pas n'importe lequel d'ailleurs, Neville Londubat.

─ Qu'est-ce que tu insinues ? demanda-t-elle finalement d'une voix moins assurée.

─ Je dis juste que je sais encore très bien ce que j'ai à faire.

La discussion était close. Il ne voulait pas encore aborder le sujet de Neville, voulant lui laisser une chance de le faire par elle-même, mais il savait que sa patience aurait des limites, et que viendrait le moment où il lui dirait ce qu'il pensait de ses petites cachoteries.


Bon, Drago commence à s'intéresser de plus en plus à Hermione mais Viktor est aussi sur le coup. Quant à savoir pourquoi il y a une telle animosité entre ces deux hommes … La suite dans les prochains chapitres ! En ce qui concerne Pansy, Drago n'a pas encore lâché le morceau, mais il ne va pas tarder si elle continue à lui taper sur les nerfs haha !

A demain !