Bonsoir ! Nous revoilà ensemble pour le 8ème chapitre de cette fiction.

Comment s'est passé cette première semaine de décembre ? Et quel est votre état d'esprit ? hâte de noël ou pas encore la tête dans les festivités ? Pour ma part, j'ai déjà commencé à emballer les cadeaux, et les chants de noël résonnent dans ma maison.

Pour ce chapitre, qui est plutôt un chapitre de transition, rien de particulier, mais parfois, ce sont les chapitres nécessaires pour souffler un peu avant un nouveau rebondissement.

Je vous laisse me dire ce que vous en pensez ! bonne lecture !


Chapitre 8 : Le thème choisi.

La semaine avait été longue, et Pansy avait supplié Hermione et Neville de sortir boire un verre à Pré-au-Lard. En temps normal, Hermione refusait toujours de sortie en semaine, elle avait tellement de travail qu'elle préférait optimiser son temps et travailler un peu chaque soir plutôt que d'y sacrifier son week-end, mais pour une fois, elle avait accepté. Les vacances approchaient, et elle avait grand besoin de changer un peu d'air. Elle avait couru à droite et à gauche toute la semaine, entre ses élèves, ses cours, les correspondants étrangers et ses collègues, elle n'avait pas eu une seule seconde pour se détendre. Trop heureux de se retrouver enfin que tous les trois, ils n'avaient pas proposé aux autres de venir, et Hermione et Neville furent soulagés de voir que Pansy n'avait pas non plus proposé à Drago de se rejoindre à eux.

Quand ils entrèrent dans le fameux bar des Trois Balais, celui-ci n'était pas bondé comme il pouvait l'être lors des jours de sortie à Pré-au-Lard, mais quelques tables étaient occupées par des habitués, ou encore des sorciers de passages. Quand ils entrèrent, Rosmerta, toujours tenancière de l'établissement, les accueillit avec son éternel sourire charmeur.

─ Vous ici ? dit-elle de sa voix légèrement rauque. En semaine ?

─ Une fois n'est pas coutume, Rose, sourit Neville.

Elle eut un air vaguement surpris, mais ne se départit pas de son sourire. Elle leur indiqua une table près de la cheminée, coincée entre deux gros sapins illuminés de petites fées dorées. Le trio s'installa en bavardant, retirant écharpe, gants et bonnets pour se mettre à son aise près de la chaleur réconfortante du feu qui crépitait dans l'âtre.

─ Quelle semaine, dit finalement Pansy alors que Rosmerta leur servait trois bièraubeurre.

Les deux autres acquiescèrent.

─ Ces délégations étrangères sont bien gentille, mais leurs accompagnateurs ne sont pas tous à la hauteur de mes espérances. C'est moi ou Adriano ne fait aucun effort pour parler anglais ?

Adriano Peirrera était l'accompagnateur de la délégation brésilienne. C'était un homme d'une quarantaine d'année, plutôt taciturne, et peu loquace. Il ne comprenait que peu l'anglais, et le parlait encore moins. Heureusement, Norma Standford, la directrice d'Ilvermorny, qui s'était déplacée en personne avec ses élèves, parlait couramment portugais, et servait d'interprète lorsque cela se rélévait nécessaire.

─ Je croyais que tous les brésiliens étaient de joyeux lurons qui dansaient la Samba en buvant un magic mojito.

─ Le mojito est une boisson cubaine, répliqua Neville avec patience. Pas brésilienne.

─ Peu importe. Il ne danse quand même pas la samba.

Hermione eut un petit sourire. En effet, elle avait du mal à imaginer Adriano danser la Samba. Ou danser quoi que ce fut d'autre, d'ailleurs.

─ En tout cas, les étudiants brésiliens sont de véritables petits prodiges en botanique, dit Neville d'un air rêveur. Ils connaissaient toutes les plantes que je leur ai présentées. Mes élèves de quatrièmes années avaient l'air admiratif.

La conversation s'attarda un moment sur les élèves étrangers et leurs aptitudes magiques, ou encore leurs connaissances. Il en ressortit que chaque école avait ses particularités, et qu'aucune ne pouvait prétendre à être meilleure qu'une autre. Le temps passant, la discussion glissa vers les fêtes de fin d'année, et bien sûr le bal que Pansy était en train d'organiser avec les préfets.

─ Ca avance comme tu veux Pans' ? demanda Hermione avec sollicitude.

─ Pas vraiment. En réalité, ça stagne un peu. Il nous manque un élément essentiel pour vraiment commencer les préparatifs.

─ Lequel ? demandèrent Neville et Hermione d'une même voix.

Pansy eut un sourire mystérieux avant de répondre :

─ Un thème bien sûr !

Hermione et Neville se lancèrent un regard. Un thème ? Pourquoi fallait-il que Pansy veuille toujours tout compliquer ? Pourquoi aurait-il fallu un thème à ce bal de Noël ? De jolies robes de soirée, un peu de musique, de la bonne nourriture et le tour était joué, inutile de se lancer à la recherche d'un thème. D'ailleurs, lors du bal de Noël pour le Tournois des Trois Sorciers, il n'y avait pas eu de thème particulier. Quand Hermione le fit remarquer à Pansy, celle-ci balaya l'argument d'un geste de la main, et se donna un air outré.

─ Je compte bien rester dans les annales. Mon bal sera gravé dans les mémoires à jamais, dit-elle d'un air mélodramatique qui lui seyait bien. Mais pour ça, il me faut un thème.

Neville tenta une proposition :

─ Les pays du monde ?

Pansy secoua vigoureusement la tête.

─ Les années 1970 ? suggéra Hermione sans y croire.

─ Merlin, non ! répliqua Pansy. Je veux quelque chose de classe, qui nous oblige à sortir nos plus belles tenues, quelque chose de royal, de féérique, de…

Elle s'interrompit. Une lumière venait de s'éclairer au fond de ses prunelles claires. Une petite étincelle qui allait mettre le feu aux poudres, Hermione le savait.

─ Je sais ! s'exclama-t-elle tandis que Neville s'apprêtait à donner une énième idée de thème.

─ Nous t'écoutons, dit Hermione à la fois curieuse et un peu inquiète des idées farfelues que Pansy pouvait parfois avoir.

─ Versailles !

─ Versailles ? répétèrent Hermione et Neville, en chœur.

C'était la deuxième fois de la soirée qu'ils disaient la même chose au même moment, et cela les fit rire un instant.

─ Il faut que vous arrêtiez ça tous les deux, reprit Pansy. Versailles, oui. La cour du Roi Soleil ! Faste, dorure et manigance ! Pierres précieuses, pâtisseries à la française, et valse romantique.

─ C'est un thème plutôt… commença Neville.

─ Ambitieux, acheva Hermione.

─ C'est exactement ce qu'il nous faut, se réjouit Pansy. Je vois bien Eurydice en Marie-Antoinette décapitée.

─ Marie-Antoinette et le Roi Soleil ne sont pas contemporains. Le premier est mort plus de quarante ans avant la naissance de la seconde.

Mais Pansy ne l'écoutait plus. Elle était déjà partie dans une éruption d'idées. Les deux autres l'entendirent marmonner des mots tout juste audibles, mentionnant des masques, des robes à corsets ou justaucorps. C'était décidé, le thème de la soirée serait « Les Mystères de Versailles ». Et cerise sur le gâteau, ce serait un bal masqué.

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─ Versailles ? dit Drago d'un air perplexe tandis que Pansy lui annonçait avoir enfin choisi un thème pour le bal de Noël.

─ Oui, Versailles. C'est une bonne idée non ?

─ C'est un peu trop … Français, tu ne trouves pas ?

─ La cours de Louis XIV était réputée pour attirer des hommes et des femmes du monde entier. De nombreux sorciers vivait d'ailleurs parmi les courtisans, parfois même parmi les plus proches amis du roi. L'une de ses maîtresses en était d'ailleurs une.

Pansy était bien documentée, songea Drago. Il voyait bien, de toute façon qu'il ne la ferait pas changer d'avis. Baissant les armes, il se contenta de dire :

─ C'est Eurydice qui va être heureuse de voir que tu mets son pays à l'honneur.

─ Elle sera parfaite en Marie-Antoinette. Après la guillotine.

─ Louis XIV et Marie-Antoi…

─ Je sais, grogna Pansy. Ils n'ont jamais vécu à la même époque. C'était pour l'image. Vous êtes tous d'un rabat-joie, se plaignit-elle en levant les yeux au ciel.

Pansy continua sur sa lancée. Elle avait déjà tout dans la tête. La décoration, la musique, le repas – des mets français raffinés et délicats – elle avait même pensé à la vaisselle et à l'éclairage.

─ Bien sûr, il faudra te trouver un costume. J'ai déjà une idée pour ma robe, j'exige que nous soyons assortis.

Drago n'avait visiblement pas son mot à dire. Il avait confié l'organisation du bal à Pansy, et il était trop tard pour le regretter. De toute façon, il n'avait pas mieux à lui proposer, et il n'avait pas le temps de s'en occuper lui-même.

─ Rosmerta te salue, d'ailleurs. Elle regrette que tu ne sois pas encore passé aux Trois Balais.

─ Tu es allée là-bas ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

─ J'étais avec Hermione et Neville.

Elle n'eut pas besoin d'en dire plus pour qu'il comprenne qu'il n'était pas le bienvenu dans ce petit trio visiblement bien établi.

─ Si on m'avait dit un jour que tu t'acoquinerais avec des Gryffondor, je ne l'aurai pas cru, répliqua Drago sur un air typiquement Serpentard.

Pansy haussa les épaules. Elle non plus n'y aurait pas cru. Mais finalement elle était bien heureuse de s'être fait d'excellents amis parmi ses collègues de travail.

─ Que veux-tu, les temps changent. Et puis tu n'étais presque jamais là, il a bien fallu que je te remplace.

Elle lui adressa une moue boudeuse. Ces dernières années, Drago avait beaucoup voyagé, et n'avait été que très peu présent auprès de Pansy. En tant que femme forte et indépendante, elle s'était bien gardée de lui dire qu'il lui manquait parfois, et faisait comme si de rien n'était. Pourtant, Drago n'eut aucun mal à lire entre les lignes. Sa phrase en disait long sur leur propre relation, et la distance qui les avait parfois séparés n'était pas restée sans conséquence pour Pansy.

─ Je suis là, maintenant, dit-il d'un ton plus doux, plus tendre que personne, mise à part Pansy, ne lui connaissait.

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Hermione s'assit sur le siège confortable que lui avait indiqué Mathilda. Celle-ci s'était agenouillée devant elle et regardait d'un œil expert la cheville d'Hermione qui avait retrouvé sa forme originelle ainsi que son habituelle couleur d'un blanc laiteux, presque transparent, laissant apercevoir quelques veines bleutées sous son épiderme diaphane.

─ Tout m'a l'air parfait, dit Mathilda d'un air satisfait. La potion a fait son travail. Ta cheville est comme neuve. Tu n'as plus mal ?

─ Plus du tout, sourit Hermione. Ta potion est une merveille.

Mathilda rosit de plaisir.

─ C'est une invention personnelle. La seule qui fonctionne aussi bien jusqu'à présent, ajouta-t-elle en riant.

Hermione eut un petit sourire. Mathilda était une infirmière hors pair qui avait pris le relais de Mrs. Pomfresh avec sérieux. Poudlard n'aurait pu espérer meilleure remplaçante. Bienveillante, douce, et aussi autoritaire que sa prédécesseur, elle s'était fait adopter par tous les élèves… et les professeurs. Remettant sa chaussure d'un air distrait, Hermione n'entendit pas les pas qui se rapprochaient d'elle. Quand elle leva la tête, ce n'était pas Mathilda qui l'attendait, mais Viktor Krum.

─ Je suis content de voirrrr que ta cheville se porrrrte bien.

─ En effet, elle est comme neuve, dit Hermione avec un large sourire.

─ Tant mieux. Tu serrrrras en pleine forrrme pour notrrrre dîner, samedi soirrr alors.

Hermione hocha la tête. Quand Viktor lui avait proposé d'un dîner à Pré-au-Lard, elle avait d'abord craint qu'il ne se fasse de fausses idées. Après en avoir discuté avec lui cependant, et avoir été plus que claire sur ses intention, Viktor avait fini par la convaincre de dîner ensemble, pour parler du bon vieux temps et de ce que chacun était devenu. Elle n'avait pas eu le cœur de refuser.

─ J'ai rrrréservé pour dix-neuf heurrrres. Je viendrrrai te cherrrcher dans tes apparrrtements.

─ Parfait.

Sans rien ajouter, Hermione se leva, et emboîta le pas à Viktor qui se dirigeait déjà vers la sortie. Quand ils sortirent de l'infirmerie, ils ne remarquèrent pas Drago, qui arrivait par le couloir opposé. Lui aussi, était venu voir comment la cheville d'Hermione allait, mais en les voyant tous les deux se diriger vers la Grande Salle, il en déduisit facilement qu'elle se portait comme un charme. Sans comprendre pourquoi, ni comment c'était arrivé, Drago sentit un vague de colère monter en lui, quand il les vit tourner à l'angle du couloir. Pourquoi fallait-il que Viktor s'inquiète autant du sort d'Hermione ? Lui, s'en inquiétait parce qu'elle était l'une de ses enseignantes, il avait donc tout intérêt à ce qu'elle aille bien, mais Viktor lui …

─ Ah, Drago ! dit une voix chantante derrière lui.

L'interpelé se retourna, et tomba nez à nez avec Eurydice, qui portait une somptueuse robe de sorcier d'un rose poudré qui la rendait plus radieuse que jamais. Tout sourire, elle s'approcha de sa démarche féline et se posta devant Drago, dardant son regard aigue-marine dans celui du directeur.

─ Je suis ravie de tomber sur vous, j'avais bien peur de m'être perdue. Ce château est immense, et avec ses escaliers qui bougent sans arrêt, impossible de me retrouver.

Elle affichait une mine candide, faussement naïve, qui lui allait à ravir. Drago lui adressa un sourire en coin.

─ Venez, Miss Delacour, permettez-moi de vous faire une visite guidée.

Eurydice en roucoula de plaisir. Elle glissa une petite main sous son bras, et le laissa la guider dans le dédalle du château. Après tout, songea Drago, il ne faisait rien de mal. Et puis, il était en charmante compagnie. Une petite voix dans sa tête lui disait que ça aurait pu être quelqu'un d'autre, suspendue ainsi à son bras, leurs deux corps de frôlant, mais il refusa de mettre un prénom sur ce « quelqu'un d'autre » et entraîna Eurydice dans les méandres sinueux de Poudlard.


Bon Pansy rêve des paillettes et du faste de Versailles, pendant qu'Hermione accepte un dîner avec Viktor. Eurydice semble toujours là au bon moment, et Drago, sent bien au fond de lui qu'il voudrait avoir quelqu'un d'autre à son bras, mais préfère nier l'évidence.

Quel est votre avis ? Quelle suite pour ce chapitre ?

J'adore vous lire, parce que parfois vous me donner des idées haha. Comme je n'ai aucun chapitre d'avance, tout est encore à écrire, et c'est aussi en ça que les reviews sont importantes. A demain pour la suite !