En route pour le chapitre 11 !

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire et à commenter. Je ne suis que joie ! J'aime lire vos commentaires, découvrir de nouveau lecteurs, et connaître vos avis, vos envies et vos interrogations ! Quel régal !

Il faut aussi dire que je m'éclate à écrire cette fiction qui me plait beaucoup. Est-ce que ça se ressent ? Ahah, je crois qu'on a toujours plaisir à écrire, mais parfois, certaines histoires sont plus légères et plus… évidentes à écrire. C'est le cas pour celle-ci, qui semble glisser sur mon clavier toute seule !

Merci Ella Zabini pour son astuce anti rhume ! J'essaie dès aujourd'hui ! En espérant que ça marche.

Bonne lecture !


Chapitre 11 : Drôle de rêve !

Hermione ne dit pas un mot sur le chemin du retour. Il faisait froid, et elle avait remonté son écharpe jusque sous ses yeux, et enfoncé ses mains gantées dans ses poches pour être dissuader Viktor de s'en emparer si l'idée lui prenait. Au début, il ne dit rien non plus, mais lorsqu'ils furent à proximité de Poudlard, et sachant que l'occasion ne se représenterait peut-être pas, Viktor sortit de son mutisme.

─ Herrrrmione, je suis désolé pour ce soir, dit-il de sa voix grave, un peu gutturale.

Hermione ralentit peu à peu le pas, et tourna la tête dans sa direction. Elle était prête à accepter ses excuses et à faire comme si de rien n'était. Parce qu'elle tenait à conserver des relations cordiales et chaleureuses avec celui qu'elle considérait comme un copain, mais aussi pour que les correspondances étrangères continuent à se passer sous les meilleurs hospices.

─ J'aurrrrai dû êtrrrre plus attentif, continua Viktor. Et me rrrrenseigner surrrr ta vie. Tu n'en as pas parrrrlé mais je comprrrrends ce soir que tu n'es pas seule, dans ta vie, n'est-ce pas ?

Hermione s'arrêta net. Elle ouvrit de grands yeux et regarda Viktor comme si il avait un second nez qui lui poussait au milieu du visage.

─ Pardon ? demanda-t-elle finalement.

─ Si tu as rrrrefuser mes avance ce soirrrr, c'est parrrrce que tu as quelqu'un, c'est ça ?

Hermione resta muette, plantée sur place.

─ Mais je peux attendrrrre tu sais.

Elle n'en revenait pas. Viktor était en train de se faire des films. Pas une seule seconde il n'envisageait qu'elle ait refusé ses avances parce qu'elle ne voulait tout simplement pas de lui. Non, il pensait que son refus était lié à un autre hypothétique amant, et que seule sa promesse de fidélité entravait une possible liaison entre Viktor et elle.

─ Quoi ? dit-elle finalement. Non, Viktor, je … Enfin, bon, je n'ai personne.

Le visage de Viktor s'illumina d'une joie inquiétante. Il sembla se redresser sur lui-même, surplombant Hermione d'une bonne tête, comme si un poids venait de quitter ses épaules. C'était comme si il avait oublié qu'elle venait de refuser ses avances, et qu'il voyait un avenir commun se profiler devant ses yeux. Sans ajouter quoi que ce fut, et prenant Hermione quelque peu au dépourvu, il se penchant et l'embrassa sur la joie avec tant de fougue qu'elle dut reculer d'un pas. Puis, sans un mot, il se remit en marche en direction de Poudlard, qu'il atteignit bien avant elle grâce à ses longues enjambées. Hermione n'eut même pas le temps de lui expliquer plus en détail son propre point de vue que Viktor avait déjà rejoint le bateau de Dürmstrang sur le lac du parc. Elle soupira. De toute évidence, il lui faudrait être bien plus claire, la prochaine fois que Viktor tenterait ne serait-ce qu'un regard de braise.

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Son parfum était enivrant. Exactement comme il l'avait imaginé, doux, subtile, légèrement sucré. Sa peau fine, diaphane sous ses doigts avides, répondait en frissonnant à chacune de ses caresses. Il pouvait voir sa poitrine laiteuse se soulever au rythme de sa respiration saccadée. Un sourire carnassier au bout des lèvres, il se pencha pour mieux embrasser la base de son cou, se nourrissant de ses halètements, de chacun de ses soupirs. Il sentit ses doigts oblongs s'enfoncer dans ses cheveux blonds, et ses ongles s'enfoncer doucement dans sa peau. Drago redressa la tête et vrilla son regard, brillant d'envie dans les yeux châtaigne qui le fixaient avec ardeur. Sans un mot, juste un regard incandescent, et voilà qu'il plongeait sur ses lèvres rouges et gonflées par le désir. Ils n'étaient plus que deux corps, se frôlant l'un à l'autre, se découvrant, s'aimant, se …

─ Drago ? Drago, t'es là ?

Drago sursauta si violemment qu'il dégringola de son lit et se heurta la tête contre la table de chevet. Hagard, il se frotta la tête en regardant autour de lui sans comprendre vraiment où il se trouvait. Ce fut la voix de Pansy qui le ramena peu à peu à la réalité.

─ Drago ? C'était quoi ce bruit ?

Tout lui revint en mémoire. Il était en train de rêver. Oui, il faisait un foutu rêve érotique. Alors bien sûr, ce n'était pas la première fois qu'il avait ce genre de songe. Mais c'était la première fois qu'il rêvait de Granger. Et pour un premier rêve, il avait fait fort. Jetant un coup d'œil sous la couverture, sa virilité apparente ne tarda pas à lui rappeler combien ce rêve avait été torride. Merlin, songea-t-il avec horreur, il embrassait Hermione dans son rêve… Et il y prenait plaisir. Sans parler de ce qu'il faisait avec ses mains. Il frissonna, mais ne sut si c'était de dégoût ou de plaisir. Les images lui revenaient en mémoire, mais plus il essayait de s'attarder sur les détails, et puis ils lui filaient entre les doigts.

─ Bon, Drago, si tu n'ouvres pas immédiatement, je demande à un elfe de venir vérifier ! s'exclama Pansy qui perdait patience.

Drago se leva brusquement, et se dirigea vers la porte de sa chambre, fermée à double tour. Pansy avait le mot de passe pour entrer dans ses appartements, mais hors de question qu'elle puisse pénétrer sa chambre. Ce n'était qu'une sale petite fouineuse qui n'hésiterait pas à ouvrir les placards et fouiller les tiroirs. Quand il ouvrit enfin la porte, Pansy posa ses petits poings sur ses hanches et le dévisagea d'un œil soupçonneux.

─ Tu es seul ?

─ Bien sûr, dit-il d'une voix encore endormie.

─ Tu mens !

─ Mais enfin Pans', puisque je te dis que j'étais seul. Je dormais.

Pansy ne l'écoutait pas, elle s'était hissée sur la pointe des pieds pour mieux regarder par-dessus l'épaule de Drago et essayer de voir s'il n'y avait pas quelqu'un d'autre dans sa chambre. Frustrée de ne rien voir, mais néanmoins toujours aussi méfiante, elle regarda Drago de ses yeux critiques et déclara :

─ Tu as la tête du mec qui vient de passer la meilleure nuit de sa vie.

Si Drago n'avait pas été aussi maître de sa personne, il aurait sans nul doute piqué un fard. Il se contenta de passer une main dans ses cheveux déjà bien en bataille dans l'espoir de les coiffer un peu et d'hausser les épaules avec une nonchalance feinte.

─ Tu es déçue que je ne l'ai pas passée avec toi ?

Pansy leva les yeux au ciel, et lui donna un ridicule petit coup de poing dans l'épaule. Elle détestait qu'il fasse ce genre d'allusion sexuelle, estimant que la femme libre et indépendante qu'elle était méritait bien le respect de la part de ses amis. Elle savait que venant de lui, ce n'était qu'une boutade bien sûr, mais par principe, elle fit mine de s'en offusquer.

─ Qu'est-ce que tu voulais ? finit par demander Drago en jetant un coup d'œil à sa montre.

C'était dimanche, il n'était que huit heures, et pour dire vrai, Drago avait bien espéré écoper d'une grasse matinée bien méritée. C'était sans compter sur Pansy qui avait l'air d'une humeur massacrante.

─ Des petits malins se sont amusés à faire apparaitre de la neige artificielle dans l'école. Les escaliers magiques se sont transformés en pistes de luge, et les couloirs du cinquième en patinoire.

─ Quel est le bilan ?

Pansy eut un petit sourire en coin, il la connaissait par cœur.

─ Deux fractures ouvertes, une épaule démise, et un ongle cassé.

─ Un ongle cassé ? demanda Drago, surpris.

─ Miss Delacour requiert votre présent à l'infirmerie.

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Comme il fallait s'y attendre, Pansy avait minimisé les dégâts, pour ce qui concernait Eurydice. Cette dernière n'avait pas qu'un ongle cassé, mais trois doigts, et une arcade sourcilière ouverte. Elle était arrivée dans le couloir du cinquième, et s'était pris de plein fouet deux élèves de seconde année qui patinaient à toute allure sur la glace artificielle. Quand Drago arriva à l'infirmerie, Mathilda ne savait plus où donner de la tête. Elle lui passa devant en marmonnant d'un air grincheux « Peuvent pas faire attention, encore une idée saugrenue… ».

─ Je suis désolé pour ce petit incident, Eurydice, dit Drago de sa voix la plus charmeuse en lui adressant un petit sourire confus. J'espère que vous vous remettrez rapidement.

─ Honteux, s'exclama-t-elle. Je n'ai jamais vu ça ! Pourquoi se prennent vos élèves ?

Son air scandalisé fit naître une moue sur le visage de Pansy que Drago fut le seul à voir. Il lisait en elle comme dans un livre ouvert, et savait exactement ce qu'elle pensait : Eurydice faisait toute une histoire de rien du tout. Mais Drago ne pouvait décemment pas minimiser les blessures de la jeune femme, et encore moins lui dire que ce n'était tout de même pas la fin du monde.

─ Nous allons nous assurer de punir les coupables, n'ayez aucun doute là-dessus.

─ J'espère bien ! Il serait grand temps de recadrer vos élèves, ils manquent cruellement de savoir vivre. Savez vous ce que m'a répondu la jeune fille qui m'est rentrée dedans ? « Oups, désolée », comme si ça suffisait ?

Drago se confondit encore en excuses et promit de trouver le ou les coupables, avant de quitter l'infirmerie, prétextant vouloir la laisser se reposer. Pansy toujours sur ses talons n'attendit guère longtemps après qu'il eut refermé la porte de l'infirmerie pour parler :

─ « Oups désolée » comme si ça suffisait, dit-elle dans une imitation convaincante de la pauvre Eurydice. Elle voulait quoi de plus ? ajouta-t-elle avec humeur. Une révérence et un sac de gallions de dédommagement ?

─ Tu m'avais dit qu'elle avait un ongle cassé, Pans' ! dit Drago d'une voix cassante.

─ C'est tout comme, Mathilda a réparé ça en deux coups de baguette.

─ Ca n'empêche pas la douleur !

─ Crois moi, Drago, l'humiliation de tomber devant dix adolescents lui a fait bien plus mal que ses trois doigts cassés.

─ Qui a été humilié ? demanda une voix devant eux.

Neville et Hermione arrivaient de l'autre bout du couloir et se dirigeaient vers l'infirmerie. Drago et Pansy firent volte-face et cette dernière entreprit d'expliquer aux deux autres ce qu'il s'était passé. Neville n'eut pas la retenue de cacher son rire, tandis qu'un petit sourire en coin fleurissait sur les lèvres d'Hermione. Drago ne s'attarda pas trop sur celles-ci, craignant de se remémorer avec trop de précision le rêve du matin-même.

─ Si tout s'est finalement bien terminé pour Miss Delacour, je me sens moins honteux de dire que je trouve l'idée quand même drôle, dit Neville avec diplomatie. Les jumeaux Weasley n'auraient pas fait mieux à l'époque.

─ En parlant de Weasley, c'est la petite Victoire qui a renversé Eurydice, dit Pansy. C'est elle et le jeune Finnigan qui ont fait le coup.

─ Quoi ?! s'écria Drago. Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit quand on était à l'infirmerie ?

─ Je n'allais tout de même pas dénoncer le coupable devant Delacour ! Au moins là, tu peux continuer à faire semblant de ne pas savoir qui est à l'origine de tout ça.

L'exaspération fut tellement évidente sur le visage de Drago que les trois autres ne purent retenir un petit rire. Hermione pressa doucement l'avant-bras de Drago, un geste inattendu et pourtant honteusement agréable qui le radoucit étrangement.

─ J'en toucherai deux mots à Victoire et ses complices. Peut-être que pour cette fois, on peut… disons, fermer les yeux.

─ Hermione Granger veut fermer les yeux sur un manquement au règlement ? dit Pansy d'un air admiratif.

─ Disons que l'ambiance de Noël est propice au pardon et à la tolérance, sourit Hermione.

Et Drago la trouva si ravissante à ce moment précis, avec son sourire sage et doux, qu'il ne trouva rien d'autre à dire que :

─ C'est bon pour cette fois, mais la prochaine fois, c'est les cachots !

Et sans ajouter quoi ce fut, il avait tourné les talons et avait quitté le couloir en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Neville siffla d'un air admiratif en direction d'Hermione.

─ Et bien ! Je ne pensais pas que tu le convaincrais aussi facilement.

─ Moi non plus, répondit Hermione, surprise.

Elle regardait toujours l'angle du couloir par lequel Drago avait disparu. Elle aussi avait trouvé cela plus facile que prévu, mais elle n'allait pas s'en plaindre. Et Victoire Weasley non plus d'ailleurs. Elle ne manquerait pas de lui faire un rappel au règlement et à la menacer d'écrire à ses parents si elle ne se reprenait pas très vite. Victoire était comme une nièce, elle l'avait vu naître et grandir avant Poudlard. A présent qu'elle était son enseignante, et la directrice de sa maison, Hermione se devait d'avoir un rôle plus autoritaire que tendre, mais parfois, son cœur fondait devant la magnifique jeune fille qu'était devenue la première petite fille des Weasley.


Rien de bien nouveau sous le soleil, à part Drago qui se met à rêver d'Hermione ! Et pas des rêves très catholiques haha. J'ai trouvé ça drôle à écrire, j'ai une propension pour les écrits un peu chauds, j'adore haha, mais je n'ose pas en écrire publiquement et encore moins dans une fiction de noël !

Qu'avez-vous pensé de la discussion entre nos quatre personnages principaux ? J'espère que ça vous a plu. Drago et Hermione se rapprochent sans vraiment s'en rendre compte, et c'est bien ma partie préférée à écrire ! Le flirt ….

J'attends vos avis ! A demain pour la suite !