Bonsoir à tous ! Je suis vraiment désolée de vous avoir abandonné hier, mais je suis rentrée du déménagement à plus de 21h et j'étais tellement fatiguée que je n'ai pas eu le courage de prendre l'ordi et d'écrire ce chapitre. Pas d'inquiétude cependant, il y aura bien 24 chapitres, et cette fiction devrait donc s'achever le jour de noël, le 25 décembre.

En tout cas, j'ai vu que le chapitre précédent vous avait beaucoup plus et j'en suis ravie. Vous avez été plus nombreux que jamais à lire et à commenter et je ne vous en remercierai jamais assez. Merci d'être au rendez-vous tous les jours !

Je vous laisse avec ce chapitre et l'anniversaire de Mathilda donc ! Bonne soirée et à demain.


Chapitre 14 : Mise au point.

Viktor avait insisté pour qu'elle vienne prendre le thé sur le bateau. Elle l'avait évité durant plusieurs jours, mais elle devait admettre qu'il n'était pas dans ses habitudes de faire l'autruche. Rien ne servait de faire comme si de rien n'était et de changer précipitamment de direction quand elle s'apprêtait à le croiser dans un couloir. Elle avait donc finalement accepté de venir boire une boisson chaude, avec pour objectif de ne pas en ressortir sans avoir mis les choses au clair. Elle n'aimait pas l'idée que Viktor puisse s'imaginer quoi que ce fut entre eux, et se devait d'être ferme et claire sur ce point.

Quand elle arriva sur le pont du bateau, il l'attendait. Se tenant droit comme un capitaine, il s'empara de sa main qu'il garda dans la sienne jusqu'à ce qu'ils arrivent dans sa cabine. Le bâtiment naval de l'école de magie était à l'image de l'idée que s'en était faite Hermione. Les élèves et accompagnateurs vivaient dans des cabines de belle taille dont l'ameublement était taillé dans un bois clair et brillant. Celle de Viktor était vaste, et comportait plusieurs pièces. Une chambre bien sûr, mais aussi un salon et une grande salle à manger. C'était bien là la cabine d'un capitaine de navire.

─ Installe toi, je vais cherrrcher la théière, dit Viktor d'une voix aimable, tandis qu'il marchait en direction d'une petite cuisine.

Hermione s'assit sur le canapé moelleux aux tissus sombres, et jeta un bref regard autour d'elle. C'était une belle pièce, confortable, et accueillante. Loin de l'idée qu'elle s'était faite de Dürmstrang. Quand Viktor revint, il faisait avancer à l'aide de sa baguette un petit plateau d'argent sur lequel étaient posés des tasses, une théière et une assiette remplie de petits roulés à la cannelle.

─ C'est du thé noirrrr, j'espèrrrre que ça ira.

─ C'est mon préféré, sourit Hermione.

Elle avait décidé de se montrer aussi douce et aimanle que possible. Elle ne voulait pas peiner Viktor. Si elle ne partageait pas ses sentiments, il n'en restait pas moins qu'elle ne voulait pas le blesser. Il demeurait quelqu'un pour qui elle avait de l'affection. Pour se donner du courage, elle s'empara d'un petit roulé et mordit dedans en silence. Peut-être n'aurait-elle pas dû… la pâtisserie avait un goût infect.

─ Tu aimes ? demanda Viktor. Je les ai faits moi-même.

Devant le sentiment de fierté qui émanait de cette phrase, Hermione n'eut pas le cœur à lui dire la vérité. Elle se contenta d'avaler sans mâcher davantage, repensant aux nombreux biscuits, durs comme la pierre, que leur avait confectionné Hagrid de trop nombreuses fois. Elle avait de l'entraînement pour avaler les gâteaux au goût détestable sans faire la moindre grimace. Elle se contenta donc d'hocher la tête et de changer rapidement de sujet.

─ C'est très joli ici, dit-elle simplement avant de boire une gorgée de thé.

Elle se brûla la langue tant la boisson était chaude, mais cela eut le mérite de faire passer le goût de la cannelle qui lui restait encore en travers de la gorge.

─ Chaque cabine est décorrrée par celui qui l'habite, expliqua-t-il.

Malgré ses appréhension, l'après midi se déroula merveilleusement bien. Viktor savait se montrer charmant et drôle, et plus d'une fois il arracha un sourire sincère à Hermione qui commencer à croire qu'elle n'aurait finalement pas besoin de remettre les pendules à l'heure, concernant leur relation. Après tout, peut-être avait-il finalement compris. C'était sans compter la ténacité de Viktor qui attendit qu'elle eût terminé sa seconde tasse de thé pour aborder le sujet.

─ L'autrrre soirrrr, nous sommes parrrtis du mauvais pied, commença-t-il en s'asseyant tout près d'Hermione.

─ Oui justement, je…

─ J'ai comprrrris que je voulais aller trrrrop vite. Mais j'ai rrrrréalisé à quel point tu étais imporrrtante.

Il tenta de s'emparer de la main d'Hermione mais cette fois elle était prête. Elle la retira rapidement, reculant légèrement sur le canapé. Viktor était tellement proche qu'elle sentait son souffle le balayer le visage. Elle fut presque certaine de sentir une pointe d'amertume dans son haleine, quelque chose qu'elle n'arriva pas immédiatement à identifier.

─ Mais on peut prrrrendrre le temps.

─ Non, Viktor, tu te méprends sur mes sentiments. Je t'apprécie beaucoup…

─ Mais moi aussi…

─ En tant qu'ami, acheva-t-elle.

Ses mots eurent le mérite de faire taire Viktor qui semblait sur le point de se lancer dans une tirade interminable. Il ouvrit la bouche, puis la referma. Son sourire s'effaça un instant, puis naquit à nouveau sur ses lèvres.

─ Pourrr l'instant, qui sait où cela pourrrrrrait nous mener ?

─ Moi, je le sais, répondit Hermione d'une voix douce. Ecoute, je ne veux pas te blesser, mais notre relation n'ira pas au-delà de la simple amitié, je croyais avoir été claire.

─ Alorrrs pourrrquoi m'avoirrr dit qu'il n'y avait perrrrsonne d'autrrre ?

─ Parce que c'est le cas.

De toute évidence, Viktor n'arrivait pas à concevoir que, toute célibataire qu'elle était, Hermione n'était pas intéressée. Cela acheva de la convaincre que son égo surdimensionné de joueur de Quidditch aurait de toute façon été de trop dans une quelconque relation amoureuse.

─ Ca ne veut pas pour autant dire que je suis intéressée.

Viktor se renfrogna. Son visage se ferma et son regard se durcit. Il ne bougea pas cependant, et alors qu'elle l'avait senti bienveillant jusqu'à présent, Hermione se trouva subitement mal à l'aise.

─ Notre relation me convient telle qu'elle est. Je n'ai pas le temps, ni l'envie d'avoir un homme dans ma vie.

Elle aurait pu préciser qu'elle ne voulait pas du lui, en particulier, mais c'aurait été vexant, et elle ne voulait pas le blesser davantage, le sentait prêt à imploser à tout moment. Elle se leva, et lui adressa un sourire rassurant.

─ Je vais y aller, nous faisons une petite fête pour l'anniversaire de Mathilda. On se voit demain au petit déjeuner ?

Viktor se leva, et hocha brièvement la tête.

─ Je te rrracompagne.

Il n'avait pas dit un mot jusqu'à ce qu'ils arrivent sur le pont. Là, Hermione se retourna pour le saluer. Il s'empara de sa main et la serrant fermement dans la sienne. Leurs regards se croisèrent, et alors qu'Hermione était sur le point de lui dire qu'il lui faisait mal, il la lâcha et lui adresse un petit sourire timide. Elle lui rendit son sourire, faiblement, et tourna les talons pour se réfugier dans la chaleur réconfortante du château. Décidément, ce Viktor était de plus en plus étrange. Elle n'était pas mécontente d'avoir enfin mis les choses au clair.

x.x.x

La petite soirée organisée en l'honneur de Mathilda fut une réussite. Tous les invités avaient joué le jeu en ramenant un petit présent pour leur infirmière préférée, et ils passèrent la soirée à discuter de tout et de rien, et même à danser quand Pansy alluma le poste de radio qui trônait sur son bureau. Hermione était arrivée en même temps que Merida, et s'était vue offert un verre d'hydromel dans la seconde qui avait suivi par une Pansy agitée.

─ Je t'ai vue sortir du bateau de Dürmstrang, dit-elle en montrant d'un signe de tête la fenêtre avec vue sur le lac.

─ Oui, j'ai pris le thé avec Viktor, répondit Hermione en buvant une gorgée d'hydromel.

─ Vraiment ? J'avais cru comprendre qu'il te mettait mal à l'aise, l'autre soir aux Trois Balais.

Hermione acquiesça.

─ En effet, mais j'ai profité qu'il m'ait invitée aujourd'hui pour mettre les choses au clair. Je crois qu'il a compris, ajouta-t-elle.

Pansy eut un soupir de soulagement. Voilà qu'une belle épine lui était enlevée du pied. Comme bien souvent, l'instinct d'Hermione avait pris les devants, et elle avait fait ce que Pansy était sur le point de lui conseiller de faire : prendre ses distances avec Viktor. Inutile de lui dire qu'il s'agissait d'un home violent, Hermione avait mis les choses au clair sans prendre connaissance de ces informations, ce qui voulait dire que Viktor n'avait pas – encore – usé de violence envers elle. Il n'y avait plus qu'a espérer qu'il ait vraiment compris.

─ Je ne trouve pas que ce soit un homme pour toi, de toute façon, lâcha Pansy pour enfoncer le clou.

─ C'est pourtant un bel homme.

─ Il l'est, répondit son amie, songeuse. Mais tu as besoin de quelqu'un qui en a dans la cervelle, d'intelligent, en plus d'avoir l'air d'un mannequin pour sous-vêtements coquins !

Hermione ne put retenir un rire, à l'instar de Pansy qui avala les deux dernières gorgées de son verre. Elle ne s'en rendit pas compte, mais entre deux éclats de rire, Hermione avait laissé filer ses yeux en direction de Drago qui était en grande conversation avec Mathilda. Comme si les mots « intelligent » et « mannequin » avait fait converger ses idées vers un seul homme…

Après que les bougies eurent été soufflées, et le gâteau au chocolat et à la framboise fut englouti, les invités commencèrent peu à peu à déserter la piste de danse. Il était plus d'une heure du matin, et nombre d'entre eux devaient se trouver devant leur classe moins de sept heures plus tard. Hermione avait terriblement chaud, elle avait bu un peu plus que d'habitude, et sentait l'alcool lui monter légèrement à la tête. Elle resta avec Neville et Drago pour aider Pansy à tout ranger, tandis que les invités regagnaient peu à peu leurs appartements.

Quand le salon de Pansy retrouva sa forme habituelle, tous les quatre s'avachirent sur le canapé. Hermione, coincée entre Neville et Drago ferma les yeux un bref instant, le temps de reposer ses paupières avant de retrouver son lit bien aimé. Elle se sentit sombrer peu à peu dans le sommeil, quand de grands coups résonnèrent contre la porte d'entrée, les faisant tous sursauter. Ce fut Drago qui fut le plus rapide. Il se leva et se dirigea vers la porte, tandis que Pansy s'exclamait :

─ Ca, c'est Yule qui s'est aperçu qu'il a oublié son écharpe.

Elle se leva à son tour et se dirigea vers la petite commode où se trouvait ladite écharpe. Au même moment, Drago ouvrit la porte et se retrouva nez à nez avec Viktor, qui ne semblait pas dans son état naturel. Hermione se redressa sur le canapé et l'observa en se penchant très légèrement le côté pour voir derrière Drago. Viktor avait les yeux rouges, et il semblait avoir du mal à se tenir droit. Les effluves d'alcool qui émanaient de lui, lui rappelèrent son haleine amère, un peu plus tôt dans l'après-midi. C'était l'odeur du wiskey Pur-Feu.

─ Herrrrmione est là ? demanda-t-il d'une voix légèrement plus rauque que d'habitude.

─ Oui, répondit Drago sans pour autant se décaler pour le faire entrer. Qu'est-ce tu lui veux, Krum ?

─ Juste lui parler.

─ Il est tard, tu lui parleras demain, nous allions justement nous coucher.

La voix calme et maîtrisée de Drago dénotait de cette, rauque et rapide de Viktor. Ce dernier fit un pas sur la gauche pour regarder au-dessus de l'épaule de Drago et son regard se posa sur Hermione qui s'était levée.

─ Vous coucher hein ? Tous les deux ?

Il tenta de passer le barrage du bras que Drago avait posé contre l'encadrement de la porte.

─ Je crrrroyais que tu n'avais perrrrsonne Herrrmione ?

Son ton accusateur acheva de convaincre Hermione d'intervenir. Elle s'approcha d'un pas ferme, et se plaça à côté de Drago qui ne semblait pas décidé à la laisser se mettre ainsi en avant. Il resta campé à côté d'elle, prêt à réagir à tout instant.

─ C'est le cas. J'ai été claire, Viktor. Tu n'es pas en état d'en discuter, rentre et…

Le poing de Viktor s'abattit sans prévenir sur l'encadrement en bois de la porte d'entrée, faisant voler en éclats des centaines de petites échardes. Hermione sursauta et recula instinctivement de quelques pas, tandis que Drago ne bronchait pas. Ses yeux gris lançaient des éclairs, tandis que son corps, bandé comme un arc, continuait de faire obstruction à Viktor qui tentait par tous les moyens de pénétrer l'appartement.

─ Herrrrmione, sorrrtons et allons parrrrler, gronda-t-il.

Loin d'être une supplique, c'était un ordre qu'il lui donnait.

─ Rentre, Viktor, nous parlerons de tout cela demain, dit Hermione d'une voix douce.

Consciente de l'état d'ébriété dans lequel il se trouvait, elle s'approcha doucement et posa une main apaisante sur son torse. Ce contact eut le mérite de le surprendre. Drago, de son côté, n'appréciait pas ce rapprochement physique et craignait qu'à tout moment, la main de Viktor s'abatte cette fois-ci sur Hermione. Sans y prêter attention, il encercla le poigné d'Hermione de sa main, prêt à la tirer en arrière si la situation devenait trop critique.

Plongé dans le regard d'Hermione, Viktor ne semblait plus voir le reste du monde. Se contenta de poser un bref instant sa main sur celle d'Hermione, toujours sur son cœur, et d'acquiescer.

─ Demain, alorrrrs, souffla-t-il.

Puis il tourna les talons et longea le couloir de sa démarche chancelante. Quand il eut tourné à l'angle de celui-ci, Hermione, recula d'un pas et se sentit vaciller. Elle se sentait tremblante, et elle était blanche comme la mort. De toute évidence, cette altercation lui avait fait plus peur que ce qu'elle avait bien voulu le laisser entrevoir.


Et bien, ce Viktor ne semble pas lâcher l'affaire ! C'est marrant parce que je n'étais pas du tout partie là-dessus au début, j'avais prévu de vous faire détester Eurydice, mais finalement, je jette mon dévolu sur Viktor Krum haha. Une fois n'est pas coutume, c'est un personnage que j'apprécie habituellement. En tout cas ici, il est détestable. Et Hermione réalise peu à peu qu'il n'est pas celui qu'il veut bien faire croire.

J'espère que ce chapitre vous a plu ! vous devinez que ce petit épisode risque d'être propice au rapprochement dramionesque haha ! Plus que 10 chapitres avant la fin de la fiction, mon petit doigt me dire que ça va filer à toute allure ! A demain pour la suite.