Chapitre 15, en avant Guingan ! J'ai été ravie de vous retrouver hier, un petit jour sans vous, et me voilà perdue haha !
Pour répondre à une remarque qui a été commentée plusieurs fois, je suis consciente qu'un homme violent n'est pas forcément ce à quoi on s'attend dans une fiction de Noël, mais pour vous dire vrai, je n'avais pas vraiment prévu ça au début. Finalement, les choses se sont enchaînées comme ça, c'est Viktor qui trinque. C'est aussi ça, les aléas d'une fiction quotidienne. Tout n'est pas parfait !
Je pense que l'année prochaine, j'essaierai quelque chose de plus tranquille, plus doux, mais pour cette année, maintenant que je suis sur cette lancée, je ne vais pas m'arrêter haha !
J'espère malgré tout que ce chapitre vous plaira !
Chapitre 15 : Déménagement.
Quand Hermione se retourna elle fut surprise de trouver Neville, devant Pansy, baguette à la main. Il avait l'air tendu, le visage complètement fermé, son sourire habituel avait déserté ses lèvres pinces et étroitement serrées. Drago referma la porte derrière eux quand il se fut assuré que Krum était bien parti, et regarda autour de lui d'un air furieux.
─ Est-ce qu'on est tous d'accord pour dire qu'il est hors de question qu'Hermione parle avec Viktor demain ?
─ Quoi ? Mais enfin… commença Hermione.
─ On vote !
Avant même qu'Hermione ait le temps de s'opposer à un quelconque vote, les trois autres levaient déjà une main. Devant l'air mi-amusé, mi-furieux d'Hermione, Neville s'approcha doucement et lui offrit son sourire le plus chaleureux.
─ Sérieusement, Hermione, je n'aurai pas l'esprit tranquille si je te sais seule avec lui.
─ Neville a raison, renchérit Pansy. Tu as vu dans quel état il s'est mis pour … quoi ? Vous n'êtes même pas ensemble. Ce n'est pas un baiser échangé en quatrième année qui fait de toi la femme de sa vie.
─ Comment ça un baiser ? demandèrent d'une même voix Neville et Drago.
Le premier avait l'air curieux et presque surexcité d'une telle révélation. Le seconde, qui était bien plus maître de lui-même, se contenta d'afficher une moue dégoutée et d'hausser un seul sourcil. Hermione regarda Pansy avec mauvaise humeur. Celle-ci, réalisant que les confidences de son amie auraient été bien mieux gardées par quelqu'un d'autre qu'elle-même, se contenta de lui adresser un petit sourire contrit et de murmurer :
─ Oups … ma langue a fourché.
Fort heureusement, personne ne s'attarda sur ce détail. Au grand étonnement d'Hermione, ce fut Drago qui changea de sujet. Enfin, qui dirigea la conversation vers autre chose que ce fichu baiser – dont Hermione ne se souvenait même plus la saveur.
─ Pour l'instant, il n'a encore rien fait de répréhensible. Mais ne tentons pas le diable. Il vaudrait mieux que tu ne regagnes pas tes appartements tant que Krum est en Grande-Bretagne.
─ Tu n'as qu'à dormir dans mes appartements, proposa spontanément Neville.
Le regard que Pansy lui jeta en disait long sur leur relation. De toute évidence, cela n'arrangeait pas du tout Pansy de savoir qu'une autre femme dormirait dans le même appartement que Neville. Non pas qu'elle eut des doutes sur sa fidélité, mais cela signifiait qu'elle ne pourrait plus lui rendre visite à l'improviste. Hermione intercepta les œillades qu'ils se lançaient, à l'instar de Drago qui s'éclaircit bruyamment la gorge.
─ J'ai deux chambres, dit-il simplement. Tu peux en prendre une.
─ Ce n'est pas nécessaire, répondit Hermione. Je sais parfaitement me défendre.
La lueur qui brillait dans ses yeux mettait quiconque au défi de la contredire. Personne ne s'y risqua.
─ C'est plutôt pour Krum qu'on a peur, répliqua Pansy avec un sourire en coin.
─ Hermione, c'est l'histoire de quelques semaines. Ca me rassurerait…
C'était là la meilleure solution, à leurs yeux tout du moins, puisque les appartements de Drago étaient les plus grands et les seuls à contenir deux chambres. Ceux de Pansy et Neville n'en ayant qu'une seule, Hermione aurait dû dormir sur le canapé. Elle n'était pas du genre difficile, mais elle devait admettre que la perspective d'un vrai lit, et d'une chambre rien que pour elle l'attirait bien plus que le salon d'un de ses deux amis. Une fois n'était pas coutume, Hermione battit en retraite. Elle se contente d'acquiescer.
─ Bien, allons chercher des affaires à toi, proposa Pansy. On te retrouve chez toi, Drago.
Pansy entraîna Hermione à l'extérieur de ses appartements, et les deux jeunes femmes arpentèrent les couloirs jusqu'à rejoindre ceux d'Hermione. Enfin seules, Pansy en profita pour expliquer à Hermione tout ce que Drago lui avait dit à propos de Viktor et de son ex-épouse. Hermione resta perplexe, elle n'aurait pas imaginé de tels extrêmes… En tout cas pas de la part du Viktor Krum qu'elle pensait avoir connu autrefois.
─ Et qu'est devenue Tatiana ? demanda-t-elle finalement.
─ Exilée en Italie d'après Drago. Loin de ce barbare de bulgare en tout cas. Alors il faut que tu sois très prudente.
─ Je le serais Pans'.
─ Je suis rassurée de savoir que Drago dormira avec toi.
Devant le regard interloqué d'Hermione, Pansy se reprit immédiatement.
─ Dans la chambre à côté, dans le même appartement.
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Il était beaucoup trop tard quand Hermione eut achevé d'installer ses quelques affaires dans la chambre que lui avait attribué Drago. Pansy et Neville étaient partis se coucher dans leurs appartements respectifs – du moins c'était ce qu'ils avaient dit – et Hermione s'était retrouvée seule avec Drago. Si elle avait cru, au début, que ce serait gênant, Drago se comporta avec elle de façon si naturelle qu'elle fut vite mise à l'aise.
─ Merci, finit-elle par dire. De m'accueillir chez toi.
─ Techniquement, ce sont les appartements de Minerva, alors je pense qu'elle n'y verrait aucun inconvénient.
─ En tant que directeur actuel, nous sommes chez toi.
Drago eut un petit sourire en coin indéfinissable qui eut le mérite d'en arracher un à Hermione aussi. Elle le regarda quelques secondes, puis, sentant son regard d'acier la consumer peu à peu, elle fit quelques pas en direction de sa chambre et se retourna pour murmurer :
─ Bonne nuit Drago.
─ Bonne nuit, répondit l'intéressé avec une dernière œillade avant de se détourner et de rejoindre ses propres quartiers.
La nuit fut courte et terriblement agitée pour Hermione. Elle ne dormit que quatre petites heures, et sa tête lui faisait terriblement mal. Ce n'était pas l'alcool consommé, mais plutôt le manque de sommeil et la colère qu'elle nourrissait envers Viktor. Elle peina à s'extirper de son lit, s'habilla sans grand enthousiasme et rejoignit la salle de bain pour s'y brosser les dents. Sans vraiment prêter attention aux bruits tout autour d'elle, elle entra plus brutalement que prévu dans la petite pièce d'eau, et se retrouva nez à nez avec Drago, de la mousse plein les cheveux, sous sa douche et complètement nu.
─ Bon sang, Granger ! s'exclama-t-il en se retournant subitement, préférant de toute évidence lui montrer son derrière que ses parties les plus intimes. On ne t'a jamais dit de frapper ?
Hermione rouge de honte, reculer de deux pas et ferma précipitamment la salle de bain. A chaque fois qu'elle clignait des paupières, elle pouvait voir le corps musculeux et nu de Drago imprimé sur sa rétine avec bien plus de détails qu'elle ne pensait pouvoir en revenir. Par moment, elle regrettait sa mémoire photographique. Quelques minutes plus tard, Drago sortit de la salle de bain, habillé comme à son habitude d'une robe d'un vert émeraude magnifique.
─ Je suis désolée, répondit Hermione sans oser le regarder dans les yeux. Je n'ai pas fait attention au bruit de l'eau, j'étais encore endormie et puis … Enfin, pourquoi tu n'as pas fermé à clé ?
Elle avait ajouté cela avec un air accusateur, et avait relevé les yeux pour le darder du regard.
─ Quelle mauvaise foi ! dit Drago. Tu aurais pu frapper dans le doute ! Je ne ferme jamais à clé parce que je suis habituellement seul ! Tu vas finir pas me reprocher de prendre ma douche, nu ?
Devant son air exaspéré et ses cheveux dégoulinants en bataille, Hermione ne put s'empêcher de lâcher un petit rire. Il n'avait pas tort. C'était elle qui n'avait pas fait attention, et voilà qu'elle lui remettait la faute dessus. Orgueilleuse, mais bonne perdante, elle se contenta de répliquer d'un ton faussement hautain :
─ Exactement, la prochaine fois, j'aimerai que tu portes des sous-vêtements quand tu te douches.
Drago ne s'attendait tellement pas à une telle réponse, qu'il éclata d'un grand rire rauque et inattendu. Hermione, surprise, le regard s'esclaffer et rire aux larmes. C'était la première fois qu'elle le voyait rire aussi franchement, et elle dut admettre que ce son était doux à ses oreilles. C'était agréable de le voir ainsi lâcher prise, lui qui semblait maîtriser la situation à tout instant. Sa bonne humeur finit par la gagner, et quand ils quittèrent tous deux les appartements directoriaux pour rejoindre la Grande Salle, un large sourire entravait encore leur visage fatigué.
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Quand ils arrivèrent dans la Grande Salle, tous les autres enseignants étaient installés. Drago fut soulager de ne pas voir Viktor qui devait sans doute décuver sur son maudit bateau. Tous deux s'installèrent côte à côte, tandis que Neville et Pansy, un peu plus loin leur lançaient des regards alarmés. Hermione, encore dans sa bulle de coton ensommeillé, ne comprit pas immédiatement ce qu'il clochait. Drago, plus alerte, posa son regard acier sur le parchemin que Pansy tenait entre ses mains. C'était un exemplaire de la Gazette du Sorcier. Avant même qu'elle n'ait eu le temps de faire un geste, Drago se pencha sur la table et lu le petit article signé par cette vermine de Rita Skeeter.
« Si lors de notre dernière visite à Poudlard, tous s'accordaient à dire que cette correspondance était l'idée du siècle, il semblerait que les violons ne soient plus aussi bien accordés du côté des professeurs et des accompagnateurs étrangers. En effet, la bonne humeur n'est plus de mise, quand on sait que de nombreux témoins ont aperçu pas plus tard qu'hier soir, le célèbre Viktor Krum déambuler dans les couloirs comme une âme en peine. Plusieurs élèves nous assurent que le joueur de Quidditch avait passé son après-midi avec la non moins célèbre Hermione Granger, dans ses quartiers privés (ndlr sur le bateau de Dürmstrang), et qu'ils s'étaient quittés en début de soirée sans embuche. Pourtant, au beau milieu de la nuit, Krum s'est vu sortir manu militari des appartements d'une des enseignantes de Poudlard par personne d'autre que le Directeur en personne, Drago Malefoy. La conversation houleuse a bien failli virer au drame quand Hermione Granger s'est réfugiée derrière les muscles de son directeur plutôt que de son ami d'enfance – rappelons en effet que Krum et Granger se connaissent depuis le tournois des trois sorciers. Si l'histoire ne s'arrêtait que là, j'ose espérer que mes lecteurs me hueraient. Car le plus juteux reste à venir… Ce n'est pas ses appartements que la professeur de Défense Contre les forces du Mal à rejoint, hier soir, mais bien ceux de Drag Malefoy, qui s'est assuré de fermer derrière lui à double tour. Nous sommes tous bien curieux de savoir ce qui a bien pu se passer derrière ces murs… Gageons que les tensions entre Malefoy et Granger ne sont plus à la une, et que désormais une toute autre relation – plus charnelle – est en train de se former entre les deux ennemis de toujours… »
─ Manu militari, gronda Drago, furieux d'une telle déformation.
Il ne l'avait même pas effleuré.
─ Je rêve, s'exclama Hermione en lisant par-dessus l'épaule de Drago. Mais comment …
Elle n'acheva pas sa phrase. Elle savait comment. Métamorphosée en scarabée, Skeeter avait dû trouver un moyen de se faufiler dans les appartements de Pansy et d'assister à la petite soirée organisée en l'honneur de Mathilda. Elle avait eu le nez creux, car en restant jusqu'à la toute fin, elle avait assisté avec délectation au spectacle que lui avaient offert Viktor, Hermione et Drago.
A côté d'elle, Drago était de marbre. Conscient des regards tournés vers lui, il se contenta de replier le journal d'un air expert, de le poser aussi loin que possible de lui-même, et de se servir un café. Quand il fut certain que les yeux s'étaient détournés de lui, il se tourna lentement vers Pansy et murmura derrière sa tasse :
─ Trouve moi cette sale harpie.
Pansy acquiesça discrètement, tandis qu'Hermione qui n'avait pas entendu Drago, lui demandait entre ses dents :
─ Tu ne vas pas laisser passer ça ?
─ Bien sûr que non, pour qui tu me prends ? Moi aussi je suis bafoué dans cet article à la con.
Bon, il s'en passe des choses ici ! Hermione déménage le temps de quelques semaines chez Drago, en tout bien tout honneur – pour l'instant ! C'est l'occasion pour se payer un fou rire et commencer à se lancer des petites piques sympathiques. On est en plein cœur du flirt et du jeu de séduction !
Sinon c'est le grand retour des articles de Rita, qui n'a pas perdu une miette du spectacle et fait déjà des gorges chaudes avec l'installation d'Hermione chez Drago. Ah, celle-là, on peut compter sur elle pour mettre le bazar partout où elle passe. Qu'avez-vous pensé du chapitre ? J'espère que ça vous à plu ! A demain pour la suite.
