Je pose tout juste le point final de ce chapitre, et c'est déjà l'heure de le poster ! Habituellement j'essaie de l'écrire plus tôt dans la journée, pour le poster tranquillement le soir, mais aujourd'hui, j'ai été ensevelie par ma to-do liste qui s'agrandissait de minute en minute haha. Je suis la seule à en faire ? J'éprouve une satisfaction non négligeable quand je me rends compte que j'ai fait tous les points que j'avais noté dedans !
Bon, assez parlé de moi, voici le 17ème chapitre ! On retrouve Pansy et Neville, qui forment une fine équipe, mais aussi Drago et Hermione qui se retrouvent face à une situation un peu bizarre. Merci pour tous vos commentaires, ils me comblent ! N'oubliez pas que vous pouvez me retrouver sur ma page fb Brunhild Ana Writings, si le cœur vous en dit.
Bonne lecture !
Chapitre 17 : Menaces et douceurs.
Pansy avait trop de choses à penser. Trop de soucis s'accumulaient dans son esprit déjà débordé, pourtant, elle savait qu'elle n'arriverait pas à trouver le repos tant que toutes les tâches qu'on lui avait confiées n'auraient pas été réalisé correctement. D'abord, il y avait cette histoire de sapin manquant, qui la contrariait plus que de raison. Il y avait ses cours aussi, qu'elle préparait avec minutie, qui lui prenaient beaucoup de temps. Il y avait son histoire avec Neville, les nuits de folie qu'ils partageaient à l'insu de tous. Et bien sûr, il y avait cette tâche toute particulière que lui avait confiée Drago. Une tâche spéciale qui demandait de la finesse et de discrétion, Pansy en était consciente. Elle s'était armée de patience, et avait mis Neville dans la confidence. Qui d'autre que son professeur de botanique favori pour l'aider dans une telle besogne.
─ Tu es sûre qu'elle viendra ? demanda Neville en avalant une gorge de whiskey.
─ Plutôt deux fois qu'une, répondit Pansy. Elle ne peut pas résister à un ragot croustillant.
Les deux enseignants se trouvaient dans le bar malfamé de la Tête de Sanglier. L'enseigne, initialement créée par Abelforth Dumbledore, avait été reprise à sa retraite par un autre sorcier tout aussi agréable qui répondait au nom de M. Malcolm. Personne ne connaissait son prénom, ni d'où il venait, mais son hydromel était réputé pour être le meilleur du pays. Même Madame Rosmerta lui en achetait de pleines caisses. L'endroit était toujours aussi sale, poussiéreux, et une odeur particulièrement désagréable forçait Pansy à froncer le nez, dans une moue dégoûtée.
─ Qu'est-ce que tu lui as dit ?
─ J'ai envoyé une lettre anonyme, affirmant que j'avais des informations juteuses à propos de la relation qu'entretenir Drago avec l'une de ses enseignantes.
Pansy avait l'air songeuse. Elle n'avait pas mis grand-chose dans cette lettre, juste assez de quoi appâter Skeeter qui, elle le savait, ne résisterait pas à l'appel du potin qui ferait les gros titres de la presse à scandale. Faisant tourner un doigt distrait sur le rebord de son verre, Pansy resta silencieuse de longues secondes. Ce n'était pas son genre, mais elle réfléchissait à Drago, et à Hermione. Son flair ne lui avait jamais fait défaut, et elle voyait bien que quelque chose de tramait entre ces deux-là. Elle ne savait pas ce qu'il en ressortirait, ni même si quelque chose se passerait vraiment, mais il existait une sorte de courant électrique entre ses deux amis, une tension presque palpable qui n'avait plus rien de la haine qu'ils avaient pu se vouer un jour.
─ Tu as parlé de nous, à Drago ? demanda finalement Neville.
Sa question tomba comme un cheveu sur la soupe. Pansy ne s'y était pas attendue. Bien sûr, elle savait que si cela continuait aussi bien entre eux, la question viendrait à se poser. Mais elle ne trouvait pas que ce soit réellement le moment, ni l'endroit pour parler de ce genre de chose. Elle se contenta d'hausser les épaules.
─ Est-ce qu'il y a un 'nous' ?
Neville avait l'air sérieux, et le silence de Pansy semblait le mettre mal à l'aise. D'ailleurs, il était à deux doigts de changer de sujet quand elle se décida à répondre dans un murmure :
─ Non, je ne lui en ai pas parlé.
─ Tu as honte ?
Les grands yeux de Pansy s'écarquillèrent davantage.
─ Bien sûr que non, répondit-elle brusquement. Honte de quoi ?
─ De moi ?
Neville avait parlé d'une voix calme et paisible. Il n'y avait pas de pitié, ou de tristesse dans sa voix. Il voulait juste savoir. Et c'était ce que Pansy aimait par-dessus tout, chez Neville. Il ne la faisait jamais culpabiliser, il ne lui demandait jamais rien qu'elle n'eut envie de faire, ou qu'elle ne put faire. Il était respectueux, sans pour autant répondre à toutes ses exigences… Et merlin qu'elle en avait, des exigences.
─ Que je brûle en enfer, si j'ai honte de toi, répliqua sobrement Pansy.
─ Est-ce qu'on va se cacher encore longtemps ?
Pansy n'eut pas besoin de répondre, car déjà, la porte du bar s'ouvrait sur une Rita Skeeter aux cheveux ébouriffés et aux joues rosies par le vent. Son regard clair balaya la pièce, tandis que Pansy levait une main pour attirer son attention. Skeeter ne mit pas longtemps à additionner deux et deux. En s'approchant de la table occupée par Pansy et Neville, elle venait de comprendre qu'elle s'est fait berner. Son sourire emblématique avait déserté son visage pour le plus grand bonheur de Pansy.
─ J'aurai dû m'en douter, grogna Skeeter en dardant ses yeux pâles dans ceux, satisfaits de Pansy.
─ Au début, je pensais que c'était trop gros pour que ça marche, mais je me suis souvenue que les commérages sont pour vous une véritable drogue. Mais prenez place, je vous en prie.
─ Non, merci, je suis pressée.
Alors qu'elle était sur le point de repartir d'où elle était venue, Neville, qui s'était levé pour l'accueillir, posa deux mains puissantes sur ses épaules, et la poussa doucement vers la chaise laissée vide en face de Pansy.
─ Nous devons insister, dit-il avec un sourire doux. Ca ne durera pas que quelques minutes.
Mal à l'aise, Skeeter se contenta d'acquiescer et de s'asseoir. Elle mit quelques secondes à reprendre constance, mais quand ce fut le cas, elle leva la tête d'un air décidé et reprit la parole d'une voix plus assurée.
─ Je ne sais pas ce que vous attendez de moi, mais l'intimidation n'a jamais fonctionné pour moi.
─ C'est parce que vous n'avez jamais eu à faire à moi, répliqua Pansy. Alors je vais être très claire. Nous en avons plus qu'assez de vos torchons d'articles. Il y a autant de choses vraies dedans qu'il y a de cervelle dans la tête d'un veracrasse. Et nous avons été patients.
─ Mes lecteurs sont pourtant ravis de mes articles, fanfaronna Skeeter.
─ Les plus stupides d'entre eux, peut-être. Alors soyons bien clairs. Des sortilèges vont être jetés sur Poudlard pour empêcher toutes transformations illégales d'animagi dans l'enceinte de l'école. De plus, dorénavant, vos articles devront être validés par le directeur avant d'être publiés, sans quoi vos équipes et vous-mêmes ne seront plus les bienvenues à l'école.
─ Ce n'est pas à vous d'en décider, ma jolie.
─ Il se trouve que si.
Pansy sortit de son sac une enveloppe estampillée du sacro-saint tampon ministériel.
─ J'ai là un courrier du Ministre de la Magie qui est en accord avec les mesures qui sont sur le point d'être mise en place à l'école. Jusqu'à présent, Hermione Granger a conservé votre petit secret de scarabée répugnant. Je ne serais pas aussi avisée, et beaucoup moins patiente. Si un seul autre article mensonger venait à paraître dans la Gazette, je me ferais un plaisir d'envoyer ce courrier au département de la justice magique. Vous êtes trop souvent tomber sur des gens bien. Comme vous vous en doutez, je n'en fais pas partie.
x.x.x
─ Versailles, grogna Hermione en feuilletant un magazine, assis sur le canapé de Drago. C'est du Pansy tout cracher ça.
Elle était à la recherche d'un costume qui tiendrait la route. Elle ne voulait pas quelque chose de trop extravagant, mais quelque chose qui la démarque tout de même, quel chose qui retienne l'attention. Pas trop de dentelle, pas trop de tulle. Tout ce qu'elle voyait dans ce catalogue était aux antipodes de ce qu'elle voulait. De plus, elle n'était pas certaine qu'à cette époque, les fermetures éclaires existaient déjà.
─ Qu'est-ce que tu marmonnes, Granger ? demanda Drago qui était assis sur le fauteuil près du feu et lisait d'un air concentré la revue de métamorphose du mois.
Il avait levé ses yeux gris de son propre journal, et regardait à présent Hermione d'un air mi-curieux, mi-amusé. Ce n'était pas la première fois qu'il entendait Hermione parler toute seule. C'était d'ailleurs l'une de ses spécialités, et il aimait lui dire qu'il n'y avait aucune personne saine d'esprit qui faisait ça. Ce à quoi elle répondait qu'Albus Dumbledore était réputé pour ne pas être sain d'esprit, et qu'elle aurait volontiers donné l'un de ses bras pour avoir le quart de son intelligence.
Hermione soupira et ferma d'un coup sec le magazine qu'elle feuilletait quelques secondes auparavant.
─ Tu as trouvé ton costume pour le bal ? demanda-t-elle finalement.
─ Pansy m'a dit qu'elle s'en occupait.
─ Et pourquoi elle ne s'occupe pas du mien ?
Drago eut un petit rire rauque.
─ Parce que tu ne lui as pas demandé ? dit-il d'une voix faussement innocente. Et parce que tu as trop peur de te retrouver avec un décolleté qui dévoilerait son nombril.
Hermione ne put retenir un petit sourire. Il n'avait pas tort. S'il y avait bien une chose pour laquelle Hermione ne faisait pas confiance à Pansy c'étaient bien ses goûts vestimentaires. Non pas que sa façon de s'habiller ne lui plaisait pas, mais elle savait que pour un évènement de l'envergure de ce bal, Pansy n'hésiterait pas deux secondes à mettre le paquet sur les strass et les décolletés plongeants.
─ Je n'ai pas la moindre idée de ce que je vais me mettre, soupira Hermione. Et je n'ai ni les talents, ni le temps de me confectionner moi-même un costume.
Drago, qui s'était replongé dans sa lecture, lâcha d'une voix distraite :
─ Tu n'as qu'à demander à Madame Guipure, sur le Chemin de Travers. Ma mère disait toujours que c'était la meilleure couturière du pays.
Hermione ne répondit pas, mais elle reconnut que c'était peut-être la meilleure solution. Cela lui demandait cependant de prendre du temps pour se rendre à Londres, faire prendre ses mesures et passer commande. Pour le reste, elle se le ferait livrer directement à Poudlard. Elle ne se rendit pas compte que Drago la regardait du coin de l'œil. Elle semblait en ébullition, réfléchissant à mille et une chose à la fois. Refermant délicatement son journal, Drago le posa sur la table basse et se leva pour aller se servir un verre d'hydromel. Il ne demanda pas à Hermione si elle en voulait un, estimant que ce ne serait pas de trop, il lui en servit un aussi. Arrivant derrière elle, il lui tendit le verre qu'elle prit sans vraiment y penser.
─ J'irai samedi, finit-elle par dire. Il va y avoir foule, à quelques jours de Noël.
Alors qu'elle ne s'y attendait pas, elle sentit les deux mains puissantes de Drago se poser doucement sur ses épaules, et se mettre à la masser avec plus de dextérité qu'elle ne lui en aurait soupçonné. D'abord surprise par ce contact inattendu, Hermione se sentit peu à peu relâcher la pression, les muscules de ses épaules se décontractant sous les doigts experts de Drago. La situation aurait pu être gênante, pourtant, ce simple geste suffit à lui arracher une myriade de petits frissons. Penchant légèrement la tête en avant pour laisser à Drago tout l'espace nécessaire à son massage, elle s'entendit relâcher une soupire d'aise.
─ Je dois m'y rendre aussi, on n'a qu'à y aller ensemble.
Hermione hocha la tête. Alors qu'elle se sentait sombrer peu à peu dans une torpeur délicieuse, elle fut vite extraite à cette bulle de plaisir par des coups tambourinés à la porte d'entrée des appartements de Drago. Celui-ci retira ses mains des épaules d'Hermione et se dirigea vers la porte. Quand il l'ouvrit, il fut surpris de ne trouver personne. Penchant la tête dans le couloir, il regarda à droite, puis à gauche. Il était sur le point de refermer la porte quand son regard se posa sur un petit colis enrubanné qui reposait sur le seuil. Il se pencha pour le ramasser, et referma la porte derrière lui.
─ Qu'est-ce que c'était ? demanda Hermione.
─ Je ne sais pas, il n'y avait personne, juste ça.
Il montra à Hermione le petit paquet sur lequel avait été collée une étiquette. On pouvait lire sur celle-ci « Drago, voici un peu de douceur pour achever cette année. Bien à toi. » Ce n'était pas signé. Interloqué, il tendit la boîte à Hermione qui le regarda sous tous les angles. Quand elle releva la tête, elle n'avait pas l'air spécialement heureuse en disant :
─ Il faut croire que tu as une admiratrice surprise ! Ouvre là.
Drago s'exécuta.
Bon, j'avoue que je vous laisse sur votre faim ! Mais comme vous le savez, vous n'aurez pas longtemps à attendre, puisque le prochain chapitre arrive dès demain. Qu'avez-vous pensé de Pansy et Neville face à Rita ? Est-ce qu'elle va comprendre le message cette fois ? Rien n'est moins sûr.
Sinon, on voit une Hermione un peu inquiète pour son costume, mais un Drago attentif, qui n'hésitez pas à prodiguer conseils et massages pour la détendre un peu. De quoi la faire frissonner toute entière. Dommage que l'instant ait été interrompu par… On ne sait pas haha. Et qu'est-ce qu'il y a dans ce paquet ? Mystère et boule de gomme !
C'est une affaire à suivre !
