Aaaah, vous le sentez, le doux parfum des vacances ? Je suis désolée pour ceux qui ne sont pas en vacances, mais moi, je ne suis que trop heureuse de pouvoir, enfin, me reposer. Cette période a été longue et pénible, ponctuée de virus, de rhume, de toux et de microbes ! Alors, bon débarras.

Nous voilà déjà sur le 19ème chapitre, ce qui veut dire qu'il n'en reste plus que 5 après celui-ci. Ce mois de décembre est passé à une allure ! Et pour vous ? Est-ce que ce calendrier vous aide un peu à passer le temps ? Ou même du dramione n'est pas suffisant, vu votre état de fatigue ? haha.

Vous avez été moins nombreux à commenter le dernier chapitre, néanmoins, j'espère qu'il vous a tout de même plu. Je vous laisse à la lecture de celui-ci, et on se retrouve en bas !


Chapitre 19 : Pansy et Neville.

La bataille de boules de neige suivait son cours. Neville était revenu de ses serres, et avait un sourire jusqu'aux oreilles, tandis que des élèves le suppliaient de se mettre dans leur équipe pour « écraser les Serpentard de Miss Parkinson ». Devant le regard sévère que lui lança la professeur de Potion, il déclina poliment l'offre, non sans avoir donné un ou deux sorts qui assuraient de toucher sa cible, d'une voix assez basse pour que Pansy ne l'entende pas. Hermione continuait à chercher Drago du regard, mais ce fut finalement Pansy qui le trouva en premier. Elle lui donna un petit coup de coude dans les côtes et pointa du doigt un point en bordure de la forêt interdite.

─ Ce n'est pas Drago, là-bas ? demanda-t-elle en plissant les yeux pour mieux voir.

Hermione l'imita, et elle fut plus que surpris de découvrir Drago, la bouche complètement collée à celle d'une jolie sorcière blonde qu'elle reconnut sans mal.

─ Est-ce qu'il est en train de … commença Pansy.

─ Oui, souffla Hermione. Il embrasse Eurydice Delacour.

Quelque chose se brisa dans le cœur d'Hermione. Elle savait, bien sûr, qu'elle n'était pas dans son bon droit. Que rien ne l'autorisait à être jalouse, qu'après tout, Drago et elle ne partageaient pas ce genre de relation. Ce baiser, cependant, lui fit enfin comprendre ce qu'il se tramait dans sa tête depuis des semaines, sans qu'elle ne puisse mettre des mots dessus jusqu'alors. Voilà pourquoi son cœur s'emballait dès qu'elle était si proche de lui, voilà pourquoi chacun de ses massages, de ses regards, de ses caresses la faisait se sentir sur un petit nuage. Elle était en train de tomber sous son charme. Sauf que, de toute évidence, une autre aussi avait craqué. Et Eurydice Delacour avait été bien plus rapide à comprendre, et à agir.

Hermione ne pouvait détourner son regard de ce spectacle si déplaisant. A côté d'elle, Pansy, qui était restée bouche bée pour la première fois depuis des années, retrouva peu à peu ses esprits.

─ C'est bizarre… marmonna-t-elle.

─ Quoi ? demanda platement Hermione.

─ Drago n'est pas du genre à se donner en spectacle.

Hermione aurait préféré que Pansy dise que Drago n'était pas du genre à embrasser Eurydice, mais de toute évidence, ce n'était pas ce qui la perturbait le plus. Non, ce qui la dérangeait, c'était qu'il fasse ça en public. Déçue, et le vague à l'âme, Hermione ne répondit pas, et se contenta de tourner les talons. Finalement, la neige n'était pas porteuse de joie et de bonnes nouvelles, songea-t-elle. Sans un mot, elle retourna vers le château, où, elle l'espérait, un feu de cheminée et une tasse de thé brûlant réchaufferait son âme cœur.

x.x.x

─ Où tu vas ? demanda Neville quand il vit Pansy avancer à grands pas de la forêt interdite.

─ Mettre les pendules à l'heure à Drago.

Dépassé par les évènements, Neville emboita le pas à Pansy, et tous deux se dirigèrent à vive allure vers Eurydice et Drago qui se regardaient à présent dans le blanc des yeux et se tenaient les mains d'un air amouraché qui dégoûta Pansy au plus profond de son être. Elle espérait bien ne plus jamais revoir cet air de béatitude sur le visage de son meilleur ami, sans quoi elle serait sans aucun doute forcée de couper les ponts avec lui à tout jamais. Être meilleure amie, c'était aussi ça.

─ Drago, appela-t-elle alors qu'elle n'était plus qu'à quelques mètres du couple.

Celui-ci tourna la tête et la regarda avec un sourire rayonnant. Lui qui ne savait habituellement qu'afficher un petit sourire en coin, c'en était déstabilisant. Quand Neville et Pansy furent arrivés à leur hauteur, Drago, toujours aussi souriant, pris la parole d'une voix si douce et mielleuse que Pansy ne mit pas plus de quelques secondes à comprendre ce qu'il se tramait.

─ Eurydice et moi allons nous marier, annonça-t-il de but en blanc, comme si c'était la chose la plus naturelle à faire.

─ Vraiment ? répondit Pansy qui ne semblait pas se démonter.

A côté d'elle, Neville regardait Drago d'un air alarmé. Tout excellent sorcier qu'il était, il n'avait pas encore compris ce que Pansy avait deviné en un coup d'œil. Le regard glacial de cette dernière se tourna vers Eurydice.

─ Et il y aura de l'amortentia, au vin d'honneur ?

─ Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua Eurydice en se détournant d'elle et en replonger ses beaux yeux bleus dans ceux de Drago.

Dès lors qu'ils se regardaient, plus rien ne semblait exister autour d'eux. Pansy fulminait. Elle savait très bien que la française avait utilisé un filtre d'amour. Elle le savait, parce qu'elle avait remarqué, la veille, qu'il lui manquait un flacon dans ses cachots. Les septièmes années en avaient confectionné, et tous lui avaient donné un flacon de substance pour qu'elle les étudie et les notes. Il en manquait un. Elle avait d'abord pensé que l'élève en question ne lui avait pas rendu, ou qu'elle avait elle-même égaré l'échantillon. Mais à présent, elle en était sûre. C'était Eurydice qui était venue se servir.

─ Le vol est interdit à Poudlard, gronda Pansy. Vous êtes venue dans mes cachots, avez subtilisé du filtre d'amour et l'avez inoculé à notre directeur, d'une façon où d'une autre.

─ Prouvez le, répondit Eurydice d'un air chantant.

De toute évidence, elle ne prenait pas Pansy au sérieux. Malgré elle, Pansy chercha du réconfort dans les yeux de Drago, mais celui-ci couvait Eurydice du regard, et ne semblait pas capable de dire autre chose que des louages pour la belle sorcière. Elle serra les dents, crispa les poings, et tourna les talons. Cela n'allait pas se passer comme ça. Neville courrait presqu'à côté pour la rattraper.

─ Tu vas me dire ce qui se passe ? demanda-t-il légèrement essoufflé.

─ Il se passe que Delacour a volé de l'amortentia dans mes cachots, et en a profité pour en donner à Drago d'une manière ou d'une autre. Tu n'as pas vu son air niais ? J'espère que de ma vie, je ne serais plus jamais obligée d'admirer un tel spectacle. J'en ai encore des haut-le-cœur.

─ Tu es sûre ? Il ne pourrait pas seulement être … disons, tombé sous le charme ?

Pansy pila, et Neville lui rentra dedans de plein fouet. Il regrettait déjà ce qu'il venait de dire.

─ Tu n'as donc pas vu ? demanda-t-elle exaspéré.

─ Vu quoi ?

─ Le petit manège entre Drago et Hermione ? S'il y a bien une femme qu'il rêverait d'embrasser ces temps-ci, crois-moi, ce n'est pas cette française manipulatrice.

Neville resta silencieux.

─ Peut-être qu'ils ne s'en sont pas encore rendus compte, mais moi oui. Et crois-moi, Londubat, c'est la meilleure chose qui peut leur arriver. Maintenant suis-moi, on va trouver Hermione.

Neville n'aimait pas quand Pansy l'appelait Londubat, et encore moins qu'elle lui vocifère des ordres à la figure. Cependant, devant la fragilité de ses nerfs à l'instant présent, il préféra acquiescer et la suivre dans les couloirs de Poudlard. Il savait qu'elle s'excuserait plus tard, comme elle le faisait toujours. Et c'était d'ailleurs sa patience et sa tolérance qui avait fini par la faire tomber dans ses bras.

Ils trouvèrent Hermione dans ses appartements, après l'avoir cherchée dans ceux de Drago, dans la bibliothèque, dans la salle des enseignants et même dans les cuisines. Elle était installée sur son canapé, emmitouflée dans une épaisse couverture, un roman moldu entre les mains. Elle avait les yeux rouges et un peu vitreux, mais ni Pansy ni Neville ne lui firent remarquer. C'était bien la première fois qu'ils faisaient preuve de tact, ces deux-là.

─ Qu'est-ce que vous voulez ? demanda-t-elle d'une voix peu accueillante.

─ Drago est sous l'emprise d'un filtre d'amour, et il va falloir y mettre du tien pour le réveiller.

Pansy avait parlé à toute allure, et Hermione crut ne pas avoir très bien compris ce qu'elle disait. Quand elle fut certaine qu'elle avait très bien entendu, elle haussa les épaules avec une fausse désinvolture.

─ Je ne crois pas qu'Eurydice ait besoin d'un filtre d'amour pour faire tomber quiconque sous son charme.

Elle avait prononcé le prénom de l'accompagnatrice française comme s'il s'était agi d'un sortilège impardonnable, avec une petite moue dégoûtée.

─ Et bien avec Drago si. Vu le nombre de fois qu'il l'a éconduite.

─ Vraiment ? demanda Hermione d'une voix qu'elle aurait voulue plus détachée.

─ Ecoute, on ne va pas tourner autour du pot. On a très bien vu que ça avait l'air de bien fonctionner entre vous.

─ Je ne vois pas de…

─ Si tu vois très bien, Hermione. Soit on attend que le charme ne fasse plus effet, mais dans ce cas-là, il se peut que Drago passe la nuit avec Eurydice, ce qu'il risque de regretter, et ce qui va te faire beaucoup de peine. Soit, tu entres en action, et lui rappelles qu'entre vous, c'est une histoire qui roule.

─ Il n'y a rien entre nous, grogna Hermione.

Pansy soupira. Derrière elle, Neville la prit par la main.

─ Pansy, tu as dit à Hermione ce qu'il en était, je pense que c'est à elle de faire son choix à présent. Allez, on va te laisser tranquille, ajouta-t-il à l'adresse d'Hermione, avec un petit sourire rassurant.

Hermione lui adressa un regard plein de reconnaissance, malgré l'air atterré de Pansy. Cette dernière se laissa entraîner vers la porte, et tous deux finirent par quitter l'appartement d'Hermione, laissant celle-ci, seule sur son canapé, avec son livre, sa couverture, et ses interrogations. Etait-il vrai que Drago avait plus d'une fois repoussé Eurydice ? Il ne lui en avait jamais vraiment fait part. D'autant plus qu'elle lui avait envoyé des photos de charmes qu'on enverrait volontiers à un amant.

Pourtant, si elle voulait être honnête avec elle-même, Hermione devait admettre que la relation qu'elle avait depuis plusieurs semaines avec Drago n'était pas aussi proche de l'amitié qu'elle voulait bien le dire. Elle ne comptait plus les fois où leur regard s'étaient croisés et où aucun des deux n'avait vraiment eu envie de détourner les yeux. Elle ne comptait plus les paroles aimables, les contactes physiques d'abord inconscients, puis sciemment recherchés. Elle avait aimé sentir ses mains sur ses épaules, son souffle contre son visage. Elle avait aimé plonger dans ses iris d'acier, et l'entendre rire aux éclats.

Soupirant, et sans vraiment savoir quoi faire, Hermione se redressa et se leva du canapé. Elle ne savait pas si elle pouvait vraiment faire quelque chose, mais si ce n'était pour elle, qu'elle le fasse au moins pour Drago. S'il était vraiment sous l'emprise d'un filtre d'amour, elle devait l'empêcher d'aller trop loin avec Eurydice. Elle aurait aimé qu'il le fasse pour elle. Ça ne voulait pas pour autant dire qu'ils deviendraient plus que des amis…

x.x.x

─ Je suis désolée, murmura Pansy en lovant sa tête dans le creux du cou de Neville.

Celui-ci eut un petit sourire qu'elle ne pouvait pas voir. Enroulant son bras autour des épaules de la jeune femme, il la serra contre lui et déposa un baiser doux et chaste sur le haut de son crâne. Il savait qu'elle s'excuserait.

─ Je n'aurai pas dû te parler de la sorte, toute à l'heure.

─ N'en parlons plus, répondit Neville.

Pansy se redressa et le regarda droit dans les yeux.

─ Si, Neville. Parlons-en. Tu es trop patient avec moi. Parfois, je dépasse les bornes et je ne m'en rends pas compte sur le moment.

─ Tu t'en rends toujours compte à un moment ou un autre.

─ Arrête, je ne mérite vraiment pas ta gentillesse. Tu sais, c'est pour ça que…

Pansy se mit à rougir, et Neville la trouva adorable. Qu'est-ce qui pouvait bien la mettre dans cet état ? Ils étaient tous les deux assis sur le canapé de Neville, et Pansy avait interrompu un moment de tendresse pour venir lui dire qu'il était trop gentil ? Ce n'était pas son genre. Lui adressant un regard interrogateur, il l'encouragea à poursuivre avec un mouvement de tête.

─ C'est pour ça que jusqu'à présent, je préférai qu'on soit discret sur notre relation, toi et moi. J'avais peur qu'en le disant à tout le monde, quelqu'un viendrait te dire que je ne te méritais pas. Que tu es bien trop gentil, patient et tolérant et que tu ne mérites pas quelqu'un d'autre… difficile à vivre que moi.

─ Si quelqu'un avait eu le toupet de me dire une chose pareille, j'aurais fait en sorte que ce soit la dernière chose qu'il ait dite.

Et Pansy de rougir de plus belle. N'avait-elle pas été sotte, de se cacher ainsi ? Car au fond d'elle, elle n'aurait été que trop heureuse de crier sur tous les toits qu'elle sortait avec Neville Londubat. Mais son orgueil, et la peur de le perdre, avaient eu raison d'elle. Encore une fois, il lui prouvait combien elle comptait. Et cela suffit à la convaincre qu'elle voulait passer toutes les autres nuits de sa vie dans les bras du professeur de botanique.

─ Demain, j'en toucherai deux mots à Hermione et Drago, promit-elle.

Sans lui laisser le temps de répondre, Pansy se mit à califourchon sur Neville et lui offrit le baiser le plus brûlant et passionné qu'elle avait en réserve. Pour ce qui semblait être la millième fois, Neville se dit qu'il avait fait le bon choix, en tombant amoureux de Pansy Parkinson.


Bon, vous comprenez le titre de ce chapitre, qui était tout de même choupi pour Pansy et Neville.

D'abord, Pansy découvre rapidement le pot-aux-roses, mais Eurydice ne semble pas craindre qu'elle perce son secret à jour. C'est mal parti pour elle, et c'est bien mal connaitre Pansy qui est déjà sur le pont pour sauver le Dramione haha. A Hermione, cependant, de faire les bons choix.

Enfin, on assiste à une scène entre Neville et Pansy, où cette dernière avoue enfin la raison de la discrétion de leur relation. N'est-ce pas trop mignon ? Je les adore.

Il se peut qu'il n'y ait pas de chapitre demain. Je n'en sais rien en fait, mais pas sûre d'avoir le temps de l'écrire. Mais il y en aura un dimanche, dans tous les cas !