Bonsoir à tous ! Je suis ravie de vous retrouver pour le chapitre 21, déjà ! Plus que 3 chapitres, et nous devrons nous dire aurevoir. Et il va se passer encore plein de choses, croyez-moi ! J'espère que ça vous plait toujours et que vous appréciez ce petit moment quotidien. Je remarque que vous êtes de moins en moins nombreux à commentaire, et même si ça me rend un peu triste, je sais que les vacances et la période de fête empêchent souvent de passer autant de temps qu'on le voudrait sur internet !
J'en profite pour répondre à une remarque qu'on me fait parfois, à propos de la longueur des chapitres. On me dit que parfois certains paraissent plus courts que d'autres, et c'est le cas, bien sûr. Mais aucun chapitre ne fait moins de 2000 mots, c'est mon minimum ! (Mais je ne peux que difficilement faire plus car je manque cruellement de temps, je ne m'octroie qu'une heure par jour pour rédiger un chapitre !).
Bref, je vous souhaite une excellente lecture !
Chapitre 21 : L'erreur d'Eurydice.
─ Enfin, Granger, pourquoi je voudrais épouser Eurydice ? s'énerva Drago devant le petit air satisfait d'Hermione.
─ Je ne sais pas c'est ce que tu t'évertuais à dire un peu plus tôt.
Devant l'air interrogateur de Drago, Hermione ne le fit pas attendre plus longtemps. Elle lui expliqua ce qu'il s'était passé, ainsi que les soupçons de Pansy et ce que lui avaient rapporté Victoire et Teddy. Bien sûr, la priorité avait été de le sortir de là, mais il fallait à présent rappeler à Eurydice que ce qu'elle avait fait n'était pas tolérable. Drago se décomposait au fur et à mesure qu'Hermione lui racontait tout ce qu'il avait fait durant les trois dernières heures.
─ Crois-moi, je suis arrivée in extremis. Quelques minutes de plus et tu passais à la casserole, dit Hermione avec un petit sourire moqueur.
Drago afficha une mine dégoûtée, qui fit sourire Hermione.
─ Ca aurait été si terrible que ça ? demanda-t-elle d'une petite voix.
Le sujet de leur baiser, quelques instants plus tôt, n'avait pas encore été abordé. Elle ne savait même pas si elle voulait en parler. Cependant, l'entendre dire que passer une nuit avec Eurydice aurait été la pire chose qui puisse lui arriver, aurait sans doute mis un peu de baume au cœur à Hermione.
─ Est-ce que ça aurait été si terrible que ça de coucher avec Krum contre ton gré ? siffla Drago.
Hermione reconsidéra sa question. En effet, cela ne lui aurait pas plu. Elle était sur le point de s'excuser quand Drago reprit la parole.
─ Ces filtres d'amour devraient être illégaux. Les répercussions qu'ils peuvent avoir peuvent s'apparenter aux conséquences d'un Imperium.
Il n'avait pas tort. Hermione se sentit frissonner à l'idée que tout ce qu'un amortentia préparé avec zèle pouvait engendrer. Elle hocha lentement la tête. Un léger silence s'abattit entre eux, durant lequel Hermione n'osa pas croiser le regard de Drago. Ses lèvres étaient encore gonflées et brûlantes, ses cheveux étaient légèrement en bataille, et ses yeux étaient toujours aussi brillants. Le souvenir de ce baiser la mettait encore dans tous ses états. Quand elle leva enfin les yeux, elle réalisa que Drago la regardait depuis quelques secondes déjà.
─ Merci, dit-il finalement d'une voix douce, légèrement rauque.
Il n'ajouta rien, mais elle savait que derrière se mot se cachait toute sa gratitude. Et elle était contente d'avoir écouté le conseil de Pansy. Même si ce baiser ne menait à nulle part, elle était contente qu'il se soit produit, et avait apprécié ce moment plus qu'aucun autre. Les yeux de Drago étaient toujours rivés sur les siens, et elle se sentit rougir tant il la dévorait du regard. Il s'approcha lentement d'elle, et elle sentit son cœur s'emballer quand il posa une main sur sa joue. Elle pouvait à nouveau sentir son souffle chaud sur son visage, et pour la seconde fois en très peu de temps, elle oublia le monde qui l'entourait quand elle se plongea dans l'acier liquide de ses yeux.
─ Je vais régler ça avec Eurydice, souffla Drago. Et ensuite, nous règlement le reste.
Il se recula plus tôt qu'elle ne l'avait espéré, et il lui adressa un petit clin d'œil charmeur. Hermione leva les yeux au ciel, et soupira d'un air qu'elle aurait voulu condescendant. Drago eut un petit rire rauque devant sa réaction, il déposa un baiser aussi léger qu'une plume sur sa tempe, et quitta les appartements d'Hermione. Une fois sorti du cocon passionné et brûlant qu'était le salon de la jeune femme, Drago perdit immédiatement son sourire. Cela n'allait pas se passer comme ça, Eurydice allait devoir rendre des comptes. Ensuite, seulement, il pourrait prendre le temps de repenser au baiser si torride qu'il avait échangé avec Hermione Granger.
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Au fur et à mesure qu'il avançait en direction du carrosse de la délégation française, Drago semblait retrouver ses souvenirs. L'image horrifiante d'Eurydice lui suçotant le lobe de l'oreille lui donna la nausée, et nourrit un peu plus la flamme de colère qui couvait en son sein. Quand il arriva enfin devant la porte de la chance, il donna trois petits coups et n'attendit pas qu'on l'invite à entrer pour le faire. A sa grande surprise, Eurydice était allongée, sur le lit et ne portait que ses sous-vêtements de dentelle. L'œil expert de Drago reconnut la griffe d'un célèbre couturier italien en quelques secondes seulement, ne s'attardant pas davantage sur le spectacle qu'elle lui offrait. Le souvenir du baiser d'Hermione était pour lui bien plus excitant, et propice aux rêves érotiques que cette vision de la jolie française.
─ Ah, te voilà enfin, sourit-elle. J'ai bien cru attendre.
Drago ne répondit pas, il referma la porte derrière lui, et s'approcha de sa démarche féline du lit. Le sourire d'Eurydice s'élargit, tandis qu'il ne la quittait pas du regard. Elle se redressa, se mettant à genoux sur le lit, dévoilant la courbe délicate de son ventre et la chair pâle de sa poitrine généreuse.
─ Embrasse-moi, ordonna-t-elle d'un ton autoritaire, faisant ressortir plus que jamais son accent français.
Elle se pencha en avant, et tenta de coller ses lèvres pulpeuses à celles, récalcitrantes, de Drago. Celui-ci ne bougea pas, refusant de s'abandonner à un baiser volé, et s'empara en quelques secondes des poignets de la jeune femme. Il la repoussa plus violemment que prévu sur le matelas, et crut qu'il lui avait fait mal. Il se méprenait.
Eurydice, n'imaginant pas une seule seconde que l'effet de la potion avait pris fin, se contenta de sourire largement et de minauder d'une voix douce :
─ J'aime aussi quand tu prends les devants.
Drago n'y tint plus. Chacune des phrases d'Eurydice était un appel à la luxure. Il explosa littéralement de rage, devant son air si assuré.
─ Je vais les prendre, les devants, gronda-t-il. Et tu vas commencer à m'expliquer ce que tu faisais dans les cachots de potions hier soir.
Eurydice se décomposa littéralement. La surprise se lisait sur son visage trop parfait.
─ Je ne comprends pas, dit-elle d'une voix mal assurée.
─ Des témoins t'ont vu sortir de la salle de classe de Pansy. Et figure-toi qu'il manque l'un des flacons d'amortentia des élèves de septième année. Ce qui est fort étrange, puisque j'ai été moi-même envouté et ait dû subir les effets d'une telle potion.
─ Ce ne veut pas dire que c'est moi, tenta-t-elle d'avancer.
─ Bien sûr. Ce qui est étrange c'est que ce filtre m'ait été inoculé à mon insu, et pour ton propre bénéfice. Puis que c'est de toi que je suis me sous amouraché.
─ C'est si difficile à croire ? Tous les hommes sont fous de moi.
Drago eut un rire mauvais.
─ La preuve que non. Alors je vais être clair un bonne fois pour toute. Tu n'es plus la bienvenue dans l'enceinte de Poudlard. Tu resteras dans ton carrosse jusqu'au bal. Pendant le bal, tu te feras toute petite et tu chaperonneras tes élèves. Et le lendemain, tu quitteras ce pays. Ce n'est pas le peine de revenir.
Eurydice tenta de prendre la parole, peut-être pour se défendre, ou le dissuader. Mais les yeux de Drago semblaient briller d'une rage incandescente qui ne laissa place à aucune discussion. Il ne prit pas la peine de lui laisser le temps de s'expliquer. Il tourna les talons, et quitta ce maudit carrosse qu'il avait déjà hâte de voir s'envoler loin, très loin de Poudlard, du Royaume- Uni et de lui-même. S'il l'avait d'abord trouvé touchante et intelligente, Drago ne pouvait tolérer l'idée qu'on lui dicta ses actes.
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Drago était repassé par les appartements d'Hermione, et tous deux s'étaient dirigés vers ceux de Pansy. Ils lui devaient une fière chandelle, car Hermione devait admettre que jamais elle n'aurait songé au filtre d'amour si Pansy n'avait pas été si convaincante. Sur le chemin, Drago raconta à Hermione ce qu'il s'était passé – oubliant de mentionner que la scène s'était déroulée de manière très peu vêtue pour ce qui concernait Eurydice – et celle-ci eut le bon goût de ponctuer son discours de petites remarques et de hoquets de surprise.
─ Elle n'a pas eu froid aux yeux, murmura Hermione d'un air songeur. Il faut avoir un sacré culot pour faire ça, quand même.
─ Ou être sacrément désespérée, répliqua Drago.
Ils étaient arrivés devant la porte de Pansy, et Drago venait d'y frapper deux petits coups secs.
─ Tout même … Je n'aurai pas osé, dit Hermione, pensive.
─ Parce que tu n'as pas besoin de ça, Granger.
Hermione leva la tête vers Drago. Il la regardait avec un sourire en coin. Son sourire en coin. Celui dont il avait le secret. Elle s'apprêta à répondre quelque chose, quand la porte s'ouvrit sur une Pansy aux cheveux en bataille, aux yeux brillants, et vêtue d'un simple peignoir de bain.
─ Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle avec mauvaise humeur. On ne peut pas être tranquille un dimanche ?!
Quand elle découvrit Hermione et Drago sur le seuil de sa porte, sa mauvaise humeur fondit comme neige au soleil.
─ C'est vous ! dit-elle finalement.
─ On dérange ? demanda Hermione, soucieuse.
Drago, qui était plus grand qu'elle, jeta un coup d'œil par-dessus de l'épaule de Pansy. Il y découvrit un Neville Londubat tout aussi échevelé, et rendu rouge par l'effort. Il tentait tant bien que mal de se cacher derrière le dossier du canapé, craignant sans doute qu'on l'aperçut dans le plus simple appareil. Drago ne put retenir un petit rire.
─ Quoi ? demanda Pansy, sur ses gardes.
─ Laisse nous entrer, Pans', je dois te raconter comment j'ai ridiculisé Eurydice.
─ Maintenant ? C'est que … Enfin, je suis occupée, j'allais prendre ma douche.
─ Nous n'en aurons pas pour longtemps, promit-il en forçant le passage pour entrer. Londubat, enfile quelque chose, il ne faudrait pas choquer les yeux prudes et chastes de Granger.
Pansy eut un hoquet de surprise, tandis qu'Hermione affichait un petit sourire. Drago avait raison, il était grand temps de forcer ses deux là à se révéler. Voilà près d'un mois qu'ils étaient tous les deux au courant, et ni Pansy ni Neville n'avait jugé bon de leur en parler. C'était le jour des révélations. Neville ne fit plus mine se cacher. Il enfila tant bien que mal un pull et un pantalon, avant de sortir de sa cachette et de passer une main un peu honteuse dans ses cheveux déjà en bataille.
─ Vous … Vous êtes là ? dit-il, simplement. Avec Pansy on s'apprêtait à…
─ Laisse tomber, Neville, le coupa Pansy d'un air las. Je crois qu'ils ont très bien compris ce qu'on s'apprêtait à faire. Et ce n'était pas une partie de carte.
Hermione rit, et Drago adressa à Neville une œillade entendue.
─ De toute façon, on voulait vous le dire, lâcha Neville, trop content de voir ce lourd secret enfin s'envoler.
─ De toute façon on le savait déjà, répliqua Hermione avec un sourire.
Pansy et Neville se jetèrent un coup d'œil, se demandant qui avait vendu la mèche. Aucun des deux de toute évidence.
─ On vous a vu, il y a quelques semaines dans une salle de classe vide, expliqua Drago.
Si Neville vira rouge pivoine, Pansy ne se démonta pas.
─ Je t'avais dit que ce n'était pas très discret, marmonna Neville.
Pansy hausse les épaules, ça n'avait pas l'air de la perturber plus que ça de savoir que quelqu'un avait pu les apercevoir dans une position plus que délicate et intime.
─ Bon, et bien ça nous évitera des explications à rallonge, dit-elle finalement. Neville et moi, on est ensemble.
Cette phrase n'appelait aucune réponse. Elle l'avait dit d'une manière qui ponctuait la discussion, comme un point qui achevait une phrase. Ni Drago ni Hermione ne voulait trop de détails, ainsi tout le monde fut ravi de passer à autre chose. Ce qu'ils firent quand Drago leur expliqua en détails ce qu'il s'était passé avec Eurydice. Pansy siffla entre ses dents.
─ J'en étais sûre, je ne pouvais juste pas le prouver.
─ Merci, Pans'. Il n'y avait que toi pour t'en rendre compte, sourit Drago.
─ En effet. Et promet moi d'effacer à tout jamais l'air mièvre que tu affichais en regardant cette garce. Je préfère qu'on me crève les deux yeux plutôt que d'assister à nouveau à ce spectacle.
L'air mélodramatique de Pansy eut le mérite de faire rire son public. Elle avait toujours le mot pour rire, Pansy, même si tous savaient, au fond d'eux, qu'elle ne plaisantait pas.
Et voilà ! Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Drago remet les pendules à1 l'heure chez Eurydice qui ne s'est pas attaqué au bon sorcier, et Neville et Pansy sont percés à jour. Il était temps non ? haha. Le sujet du baiser n'est pas encore abordé par nos deux tourtereaux, mais ça ne saurait tarder !
Le bal approche à grands pas, et toujours pas de tenue pour Hermione… Vous devinez où le prochain chapitre aura lieu ? Je vous réserve une petite surprise …
A demain pour la suite !
