Bonjour à tous ! Tout d'abord, je voulais vous souhaiter un excellent réveillon de Noël. Qu'on le fasse en famille, en amoureux, entre copains… L'important c'est ce moment de partage qui anime nos cœurs, et ressoude nos liens. Chaque année, j'oublie à quel point j'aime noël, et chaque année, je redécouvre avec mes yeux d'enfants les lumières, les sourires, les cadeaux, les repas de fête. C'est ça, la magie de noël !
Je suis contente de vous livrer aujourd'hui le chapitre 22, mais un peu triste de ne pas poster aujourd'hui le 24ème chapitre. Je n'ai pas été aussi sérieuse que je l'aurai espéré puisque j'ai deux chapitres de retard. Qu'à cela ne tienne, je ferai mieux l'an prochain. En attendant, je serais au rendez-vous demain et après-demain pour vous poster les deux derniers chapitres.
Je vous laisse découvrir celui-ci, même si je me doute que vous serez moins nombreux à commenter et à lire en ce jour de liesse, n'hésitez pas à me laisser une petite trace de votre passage et vos impressions sur ce chapitre… un peu différent des autres.
Bonne lecture !
Chapitre 22 : La rouge
La semaine qui suivit passa en un claquement de doigt. Drago devait boucler de nombreux dossiers administratifs avant le premier de l'an pour Poudlard, et Hermione donnait ses dernières recommandations de révisions à ses élèves de cinquième et septième année qui passeraient leurs examens en fin d'année scolaire. Ils furent tous deux embarqués dans la spirale infernale des derniers préparatifs, des derniers dossiers, des dernières corrections, si bien qu'ils ne firent que se croiser de temps en temps, sans jamais trouver le temps ni l'énergie d'aborder le sujet du baiser qu'ils avaient échangé le dimanche précédent.
S'ils partageaient toujours le même appartement, ils ne s'y croisaient jamais. Drago rentrait à une heure avancée de la nuit, et Hermione dormait depuis longtemps déjà. Quant au matin, Drago profitait souvent de quelques heures de sommeil supplémentaires, tandis qu'Hermione se levait à l'aube. Autant dire que leur rythme était plus que décalé, et que les repas qu'ils partageaient avec tous les autres professeurs n'étaient pas un temps propice à parler de ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Pourtant, Drago ne s'inquiétait pas. Il savait qu'ils auraient tout le temps qu'il faudrait le vendredi suivant, jour des vacances, puisqu'ils se rendraient tous les deux sur le chemin de travers, comme ils l'avaient convenu quelques jours plus tôt.
─ Tu es prête ? demanda Drago à travers le bois de la porte de la chambre qu'Hermione occupait.
─ Oui, lui répondit la voix étouffée par la porte.
Elle sortit presqu'immédiatement, déjà emmitouflée dans sa cape de voyage la plus chaude, et son écharpe aux couleurs de Gryffondor. Drago s'était aussi habillé chaudement. Depuis une semaine, la neige n'avait eu de cesse de tomber, comme soucieuse de rattraper le temps perdu. Le garde-chasse de Poudlard passer des heures à déneiger des petits sentiers qui menaient jusqu'aux serres de Neville et le chemin pour Pré-au-Lard.
─ Allons-y, dit Drago en tendant sa main à Hermione. Nous allons transplanner.
Voilà bien l'un des avantages du directeur, songea Hermione. Pouvoir transplanner dans l'enceinte de Poudlard était un privilège que seul le chef de ces lieux pouvait avoir. Posant une main gantée dans celle de Drago, elle lui adressa un petit sourire, puis tous deux disparurent dans le néant, ne laissant derrière eux que l'absence et l'écho lointain du 'pop' sonore qu'avait provoqué leur disparition.
Quelques instants plus tard, ils se trouvaient dans le familier Chaudron Baveur, et se dirigeaient – non sans avoir salué Tom, le gérant – dans l'arrière-cours où se trouvait l'entrée de la plus célèbre avenue magique de Londres – si ce ne fut, de Grande Bretagne : le Chemin de Travers.
Comme ils s'y étaient attendus, la rue était bondée de monde. Les sorciers et sorcières arpentaient le sol pavé à la recherche d'un ultime cadeau de noël, d'une nouvelle robe ou d'un livre de recettes. Ils discutaient, criaient, s'agitaient au rythme des chants de noël qui semblaient s'élever de nulle part. les magasins avaient décoré leur devanture de leurs plus belles lumières, accumulant boules et guirlandes dans un ensemble chargé et néanmoins magique. Rien qu'à cette vue, Hermione avait les yeux qui pétillaient. C'était magnifique.
─ On n'est pas les seuls à avoir eu cette idée, grogna Drago en enfonçant la tête dans le col de sa cape.
Il se sentit frissonner, et regretta de ne pas avoir pris avec lui un bonnet. Resserrant son écharpe autour de son cou, il commença à avancer sur le Chemin de Travers, ne lâchant pas pour autant la main d'Hermione. Ils marchaient en silence, resserrant leurs doigts autour de ceux de l'autre, et savourant la chaleur qui émanait de cette étreinte discrète. A plusieurs reprises, Hermione sentit le regard gris de Drago se poser sur elle, et si leurs regards se croisèrent plus d'une fois, ni l'un ni l'autre ne prit la parole, se laissant bercer par les chants traditionnels et la magie des lieux, à quelques jours seulement du réveillon de noël. Une odeur de chocolat chaud et marshmallow grillés s'élevait dans les yeux, pour le plus grand plaisir d'Hermione qui humait l'air avec délice. C'était le soir, et la nuit déclinait déjà sur la ruelle, mais les gens ne la désertaient pas pour autant.
Avançant d'un pas plus lent qu'ils ne l'auraient espéré, Hermione et Drago parvinrent enfin à trouver la boutique de Mme. Guipure, qui était, à leur plus grand étonnement, relativement vide. Seules quelques sorcières discutaient dans un coin, se questionnant sur la couleur à porter pour un premier noël dans leur belle-famille.
─ Bonsoir, dit une petite voix fluette derrière Drago. Que puis-je pour vous ?
Mme. Guipure était une petite femme replète et souriante, à l'air doux et un peu rêveur. Hermione lui adressa un sourire et s'avança vers elle.
─ Bonsoir, je suis à la recherche d'une tenue… un peu particulière, commença-t-elle. En fait, je crains de m'y prendre au dernier moment mais je cherche une robe pour un bal costumé.
─ Bien sûr, ma chérie, quel est le thème ?
─ Versailles, répondit Hermione. Versailles et le Roi Soleil. Vous croyez que ce n'est pas trop tard ?
Le sourire rassurant de la couturière rassura quelque peu Hermione.
─ Il n'est jamais trop tard, croyez-moi. Venez avec moi, nous allons regarder ce que j'ai.
Hermione et Mme Guipure se mirent d'accord sur le fait qu'il fallait d'abord choisir une base pour la robe, et que la couturière se contenterait de la mettre au goût d'Hermione, mais aussi à la mode de l'époque. Drago, qui était resté silencieux, suivit les deux femmes dans un rayon au fond de la boutique, et observa Hermione faire son choix. Chose plutôt difficile, s'il en croyait l'air concentré qu'il pouvait voir sur son visage. Il ne regardait pas vraiment les robes, trop occupé à la dévisager elle. Ses boucles brunes et soyeuses qui volaient légèrement autour de son visage, ses iris mordorées, chocolatées mais piquée de paillettes d'or, sa rose légèrement rose, à l'instar de ses pommettes. Avait-elle toujours été aussi désirable ? Pourquoi Drago ne s'en était-il pas rendu compte plus tôt ?
─ Qu'en penses-tu Drago ? demanda Hermione en se retournant vers lui, un cintre dans chaque main.
Drago sortit de sa contemplation et riva ses yeux sur la robe noire, plutôt austère que tenait Hermione dans une main, puis celle, rouge sang, qu'elle tenait dans l'autre. Les deux robes avaient déjà bien l'allure de robes de la renaissance. Elles étaient longues, avec un jupon dessous, cintrées à la taille. Il haussa les épaules, perplexe.
─ Bien sûr, il faut se projeter, expliqua Mme Guipure. La robe que vous choisirez ne ressemblera pas à l'une de celles-ci puisque nous y apporteront des modifications.
─ Essaye les, proposa Drago. Tu verras bien ce que tu préfères.
─ Excellente idée, sourit Guipure. Tenez, le salon d'essayage est derrière cette porte. Faites-moi appeler quand vous aurez fait votre choix, je vais voir si ces dames ont besoin de conseils.
Hermione acquiesça et elle et Drago se dirigèrent vers la porte indiquée par la couturière. Derrière, un petit salon douillet contenait des canapés confortables deux grandes cabines d'essayage.
─ Commence par la rouge, murmura Drag à Hermione.
Hermione haussa un sourcil, mais finit par obtempérer. Elle se dirigea ver la cabine la plus grande, s'y faufila et ferma le rideau derrière elle. Drago resta debout, attentif aux bruits qui provenaient de la cabine, attendant patiemment de la découvrir dans autre chose que l'une de ses robes de sorcière habituelles. Plusieurs minutes plus tard, il entendit la voix un peu essoufflée d'Hermione qui l'appelait.
─ Je n'arrive pas à lasser le corsage, dit-elle quand Drago entrouvrit le rideau de la cabine.
Quand il la découvrit, Drago resta bouche bée. Elle avait eu du mal à l'enfiler, et ses cheveux partaient dans tous les sens. Elle avait le visage un peu rouge, et le souffle court, pourtant, elle était radieuse. La robe tombait parfaitement sur ses courbes, affinant sa taille, cajolant sa poitrine, dévoilant un décolleté assez décent pour faire fonctionner l'imagination de Drago à toute allure. Ne réalisant pas le regard qu'il portait sur elle, Hermione se retourna, lui présentant son dos, et releva ses cheveux d'une main pour lui laisser accès aux lacets du corsage.
Drago s'approcha, et prit un ruban dans chacune de ses mains, afin de resserrer le tissu à l'endroit qu'Hermione lui indiqué. Ainsi posté derrière elle, il pouvait savourer pleinement son parfum floral, observer la peau d'albâtre de son dos nu, admirer la courbe délicate de sa nuque et de ses clavicules. Alors qu'il tentait désespérer de nouer les lacets, ses yeux n'arrivaient pas à rester river sur ce qu'il faisait. Au contraire, ils vagabonder sur le corps d'Hermione. Il ne se rendit pas vraiment compte qu'il se rapprochait toujours un peu plus d'elle. Et puis soudain, il n'y tint plus.
Posant ses deux mains sur ses hanches, il la fit reculer d'un pas pour mieux coller son torse à son dos, et inclina légèrement la tête pour déposer un baiser dans le creux de son cou. Hermione ne bougea pas. Elle le regardait à travers le miroir qui lui faisait fasse. Le souffle court, les joues plus roses encore, les yeux brillants d'une fièvre nouvelle. Ce premier baiser avait le goût du trop peu, et Drago déposa un monceau de baisers le long de son cou, de sa nuque, de ses épaules encore dénudées. La sentir frissonner contre ses lèvres était encore plus délectable que de goûter sa peau.
Ses mains lâchèrent ses hanches pour glisser sur son ventre, tandis qu'Hermione s'appuyer un peu plus contre son torse, et avait les yeux mi-clos. D'une main conquérante, Drago vint frôler l'un de ses seins, le caressant de ses doigts légers à travers le tissu de la robe. Le soupire de contentement qu'elle laissa échapper fut pour Drago un véritable déclic. Il savait qu'il ne pourrait plus s'arrêter, maintenant qu'il avait commencé.
─ Je t'avais dit qu'après avoir réglé le problème d'Eurydice, il faudrait que l'on règle autre chose, murmura-t-il contre son oreille.
Hermione ne répondit pas, basculant légèrement la tête en arrière contre l'épaule de Drago. Il savait qu'elle l'écoutait avec attention.
─ Nous deux… continua-t-il d'une voix rendue rauque par l'excitation. Bon sang, Granger, tu me rends fou.
─ Vraiment ? demanda Hermione.
─ Si tu ne m'arrêtes pas, je vais finir pas te retirer cette robe, au lieu de t'aider à l'enfiler.
La phrase, mi provocatrice, mi sérieuse, sembla mettre le feu aux poudres. Hermione se retourna brusquement, et Drago crut qu'il était allé trop loin et qu'elle allait le chasser de la cabine. Mais au contrairement, elle le regarda droit dans les yeux, et se hissa sur la pointe des pieds pour mieux être à sa hauteur.
─ Tu m'as embrassée, dit-elle simplement.
─ Et j'ai passé la semaine à vouloir recommencer.
Hermione eut un petit sourire, timide. Elle n'ajouta rien, et approcha doucement son visage de celui de Drago, avant de poser délicatement ses lèvres contre les siennes. Contrairement à la dernière fois, ce fut d'abord un baiser doux, tendre. Plutôt chaste, même. Il semblait dire combien c'était important, il semblait dévoiler des sentiments pour le moment indicibles, et soulager leurs consciences légèrement tourmentées. Mais plus le temps passait, et plus il se transforma en quelque chose de primaire, d'instinctif. Un peu plus brutal, un peu plus passionné.
Hermione enlaça de ses bras le cou de Drago, comme pour s'assurer qu'il ne reculerait pas, et pour lui faire comprendre que ce n'était pas dans ses intentions, il serra sa taille gracile entre ses mains puissantes, pour mieux la maintenir à la hauteur, et se délecter toujours un peu plus de sa langue cerise et de ses lèvres brûlantes. Ils s'embrassèrent pendant de longues minutes, et n'y tenant plus, Drago tint sa promesse.
Elle ne l'avait pas arrêté, il l'avait prévenue. Au lieu de l'aider à attacher son corsage, Drago fit glisser lentement, mais sûrement, la robe qu'Hermione portait, jusqu'à ce qu'elle échoue sur le sol. Est-ce que c'était vraiment le moment et l'endroit ? Sans doute pas. Pourtant, Drago, lui qui était habituellement raisonnable, ne semblait pas pouvoir s'arrêter. Et plus il l'entendit gémir contre sa bouche, plus il avait envie de la toucher, de la caresser, de l'aimer…
Qui aurait cru que cette cabine d'essayage serait l'unique témoin de leur passion nouvelle ? Ni l'un, ni l'autre. Pourtant, dans la lumière tamisée du salon d'essayage, Drago serra le corps nu d'Hermione contre le sien, tout aussi dépourvu de vêtements. Se découvrant de leurs doigts avides, se dévorant de leurs lèvres gourmandes, ils s'abandonnèrent au plaisir inattendu et pourtant puissant qui semblait les ronger depuis des semaines. Et tandis que leurs caresses ne suffisaient plus à nourrir leur faim animale, Drago, n'y tenant plus, passa un bras sous les fesses d'Hermione et la porta jusqu'à ce que son dos se cogne doucement à l'un des murs de la cabine. Il enroula les jambes fines et douces d'Hermione autour de sa taille, et tous deux se mirent à bouger dans un rythme soutenu et délicieux.
Seuls leurs soupirs de satisfaction vinrent déranger le silence qui s'était installé. C'était diablement bon, et Drago aurait voulu que cela dur toujours. Quand leurs corps fatigués et parcourus de décharges électriques cessèrent peu à peu de bouger, Drago ouvrit les yeux, et posa son regard sur une Hermione essoufflée et échevelée mais terriblement séduisante.
─ La rouge, souffla-t-il. Je préfère la rouge.
Hermione eut un petit rire.
─ Ce sera la rouge, alors.
Voici donc un chapitre entièrement dramione qui s'achève ici ! C'est un peu différent de mes autres fictions, puisque j'ai donné un peu plus de détails qu'à mon habitude sur la première partie de jambe en l'air de notre couple préféré. J'avais envie qu'ils passent aux choses sérieuses. Je n'ai jamais mentionné leur âge dans la fiction, mais dans ma tête ils ont plus de trente ans et il me semble qu'à cet âge, on est assez réfléchi, assez posé aussi, pour s'autoriser ce genre de chose haha.
J'ai fait en sorte de ne pas trop tomber dans le vulgaire ni dans le lemon, puisque ma fiction n'est pas précisément pour les adultes, mais l'idée me tente de faire une fiction un peu plus osée, la prochaine fois… nous verrons bien ! Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? J'appréhende un peu vos commentaires ! J'accepte toutes les critiques si elles sont argumentées !
Je vous souhaite un joyeux noël ! Et je vous dis à demain, pour le chapitre 23 qui portera sur le bal de noël de Poudlard !
