Oh là qui va là ? C'est bien moi, oui oui. Après des mois d'absence, je viens enfin poster les deux derniers chapitres de cette histoire. Elle le mérite, vous ne trouvez pas ? Et puis, je n'aime pas commencer de nouvelles fictions tant que toutes les autres ne sont pas achevées …
Donc, me voilà pour le 23ème chapitre ! Le 24ème arrivera dans la semaine aussi, histoire de terminer une bonne fois pour toutes cette fiction de Noël … au mois de mai (oops !).
Je vous épargne les détails de ma vie Ô combien trépidante, mais j'espère que de votre côté tout va bien, et que la fin de ce confinement se passe aussi bien que possible. J'espère que vous passerez un bon moment avec ce chapitre !
Bonne lecture.
L'ambiance était à la fête, ce soir-là. Poudlard semblait être la victime effervescente de ses étudiants, tous plus enthousiastes les uns les autres quant à la soirée – et à la nuit – qui se préparait. Si les bals étaient choses récurrentes à l'école de Magie, les bals costumés, masqués et en compagnie de plusieurs délégations étrangères étaient des évènements beaucoup plus rares. Pansy avait vu les choses en grand, évidemment. Mais Hermione ne savait pas à quel point, car la Grande Salle avait été condamnée tôt dans la journée, afin que tout le monde puisse avoir la surprise du décor, une fois l'heure venue. Ainsi, les professeurs avaient tous passé les dernières heures qui le séparaient du bal à vaquer à leurs occupations. Les plus studieux corrigeaient leurs dernières copies dans la salle des Professeurs, les plus en avance – ou les plus insouciants – avaient décidé de participer à la grande bataille de boules de neige qui avait débuté dans le parc avec leurs élèves. Hermione, quant à elle, sirotait une tasse de thé brûlant dans l'appartement de Drago en feuilletant les dernières pages du roman qu'elle avait commencé quelques semaines plus tôt. Voilà une tradition à laquelle elle ne souhaitait pas s'extraire. La veille de noël, il était hors de question de travailler, d'étudier ou encore d'angoisser à l'idée de la montagne de choses qu'elle avait à faire. Rien de plus relaxant que le feu qui crépitait dans le coin de la pièce joliment éclairé par les quelques rayons de soleil qui s'étaient aventurés au-delà des nuages, une tisane dans laquelle se prélassait paresseusement un bâton de cannelle, et un bon divertissement. Ici, un roman policier moldu dont l'auteur ne lui était pas encore familier.
Drago avait déserté ses appartements très tôt ce matin-là, assurant avoir une liste de chose à faire longue comme le bras. Il n'avait pas osé réveiller Hermione – qui avait partagé son lit pour la première fois après leur retour du Chemin de Travers, et avait déposé un mot succinct sur la table de chevet.
« Trop de choses à terminer. Rdv dans le Hall d'entrée à 19h précises.
D. M.
P.S. : Eblouis-moi !
P.P.S : Tu parles en dormant. »
Elle ne l'avait donc pas revu depuis qu'elle s'était endormie dans ses bras – dans son lit – au petit matin. Perdue dans ses pensées, Hermione n'était plus tout à fait concentrée sur les mots de son livre. Son esprit vagabondait sur les souvenirs de cette nuit, la faisant rougir au fur et à mesures que les détails remontaient à la surface. Si ses aventures charnelles ne s'élevaient pas à un nombre incalculable, son expérience lui soufflait à l'oreille que Drago était un excellent amant. Rares étaient les partenaires qui se souciaient tant du plaisir de l'autre, et Drago avait su trouver sans encombre chacune des parties érogènes qui constituaient l'être d'Hermione. Mieux, il lui en avait fait découvrir. Hermione se prit à rêver d'une seconde nuit telle que celle-ci, peut-être même d'une troisième et pourquoi pas… D'une vie entière de caresses indécentes mais tellement gourmandes qu'elle n'était pas sûre de pouvoir – de vouloir ? – s'en passer un jour. C'était tout juste si elle n'aspirait qu'à une chose : que le bal se déroule au plus vite pour passer directement par la case … Drago Malefoy.
Celui-ci avait bien d'autres soucis que de se remémorer sa nuit avec Hermione – aussi satisfaisante avait-elle été ! Son poste de directeur remplaçant ne serait bientôt qu'un ancien souvenir, puisque Minerva reprendrait ses fonctions après les vacances de Noël. Par respect pour son ancien professeur, mais aussi parce qu'il était un perfectionniste né, Drago souhaitait partir l'esprit serein, et terminer tout ce qu'il avait commencé. Il ne vit pas la journée passer, mais ne fut pas mécontent de voir qu'il était arrivé au bout de sa liste de choses à faire avant son départ plus tôt qu'il ne l'aurait espéré. Il avait pris soin de prendre avec lui son costume de bal afin de se changer dans le bureau directorial pour ne pas perdre une minute. Retirant un à un ses vêtements sous le regard outré des nombreux tableaux environnant, il fut surpris, en retirant ses chaussettes, de se retrouver nez à nez avec Pansy qui venait de faire irruption dans le bureau. Merlin soit loué, il avait eu le bon goût de conserver ses sous-vêtements.
─ Ah te voilà ! s'exclama Pansy en s'affalant sur un fauteuil. Je me demandais où tu te cachais.
─ Je ne me cachais pas, je travaillais, moi, gronda Drago.
Pansy le fusilla du regard. Elle ne semblait même pas s'être aperçu qu'il était presque nu. La remarque de Drago l'avait piquée à vif.
─ Parce que moi, non ? s'offusqua-t-elle. Je te rappelle que je suis sur le point d'ouvrir le bal le plus merveilleux que Poudlard n'ait jamais vu.
─ C'est toi qui le dis.
Et pendant que Pansy s'évertuait à lui rappeler combien elle était une excellente organisatrice de bal, en plus d'être un professeur plus que qualifié, et une amie parfaite, Drago enfila une à une les différentes – et bien trop nombreuses – parties de son costume. Comprenant qu'il ne l'écoutait pas le moins du monde, Pansy se leva et l'aida à ajuster ses bas, avant de se relever et de l'observer de son œil critique.
─ Ce costume te va vraiment bien. J'ai très bien choisi. Mais attends de voir le mien, tu risques d'en tomber à la renverse.
Le peu d'humilité de Pansy arracha un rire rauque à Drago qui leva les yeux pour les plonger dans ceux de son amie. Elle était intenable, parfois agressive, et impulsive, mais combien n'avait pas la chance d'avoir une Pansy Parkinson dans sa vie ? Drago mesurait un peu plus chaque jour le bonheur que ce devait être, d'avoir une sœur.
─ J'en connais une qui risque de te faire de l'ombre, lui souffla-t-il à l'oreille.
─ J'en doute très cher. Si tu fais référence à cette pauvre Eurydice, crois-moi, elle a tout intérêt à être bien moins éblouissante que moi.
─ Je ne parlais pas d'elle.
Pansy resta bouche bée. Mais la sorcière intelligente qu'elle était ne tarda pas à rassembler les éléments du puzzle. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce fut cependant, Drago reprit la parole en empoignant ses épaules.
─ Regagne tes appartements, une reine ne peut pas éblouir son peuple sans sa parure. On se retrouve au bal.
Et alors que ce n'était pas dans ses habitudes, Drago déposa un léger baiser sur la joue de porcelaine de Pansy, en la poussant gentiment vers la sortie. Celle-ci sembla vouloir s'y opposer, mais le baiser de Drago la déstabilisa et elle se laissa mettre dehors sans un mot, une fois n'est pas coutume. Quand il se retrouva enfin seul, Drago observa son reflet dans le miroir, sans vraiment s'y voir, se plongeant sans s'en rendre compte dans les souvenirs de sa nuit passée avec Hermione. Souvenirs qui ne le laissèrent pas de marbre, il devait l'admettre.
Quand dix-neuf heures sonnèrent enfin, il se trouvait déjà dans le hall d'entrée avec des centaines d'étudiants vêtus de leurs plus beaux costumes. Nombreux de ses collègues le félicitèrent sur ses vêtements, et Drago dut reconnaître que tous et toutes avaient joué le jeu de Pansy. Peut-être craignaient-ils son courroux ? Lui-même s'était engouffré dans cette mascarade sans mot dire. Tout le monde attendait la maitresse de la soirée pour oser pénétrer la Grande Salle qui gardait ses portes résolument closes depuis des heures maintenant. Celle-ci ne se fit pas attendre. Sa silhouette apparut au haut des marches du grand escalier, accompagné d'une autre ombre toute aussi familière : celle d'Hermione Granger. On ne savait plus où donner de la tête.
D'un côté, la splendide Pansy Parkinson. Ses cheveux blonds remontés en un savant chignon qui ne laissait pas de place aux mèches rebelles, son teint de pêche et ses yeux bleus charbonneux la rendaient presque sculpturale. Sa robe n'était que fils d'or, broderies ingénieuses et soie d'un blanc immaculé lui donnait l'allure d'une Madone. C'était sans compter ce dangereux décolleté qui laissait apercevoir le galbe laiteux d'une poitrine généreusement soutenue par un corset étroitement serré. Elle était à tomber.
De l'autre, aux antipodes de l'ange virginal, Hermione arborait une toilette d'un rouge profond, sanguin, qui faisait ressortir sa chevelure brune. Ses cheveux avaient été rassemblé en un chignon plus modeste que celui de Pansy, mais celui-ci était habillé de centaines de petites perles scintillant paresseusement parmi ses boucles. Son maquillage était spartiate, mise de côté sa bouche, peinte de la même couleur délicieusement dangereuse que sa robe. Son jupon était plus extravagant que celui de Pansy, mais n'avait pas adopté le décolleté pigeonnant de cette dernière, se contentant d'une échancrure carrée bien plus sage, mais faisant travailler l'imagination de Drago à plein régime.
Drago tenta d'avancer en direction des deux jeunes femmes, mais ses pieds refusèrent de lui obéir. Il fut coiffé au poteau par Neville, très élégant, qui s'approcha d'elle et s'empara de leur main pour y déposer un baiser. Drago dut se faire violence pour sortir de son admiration béate, et s'avancer à son tour pour les complimenter toutes deux.
─ Mesdames, j'ai cru à une apparition divine, lança-t-il d'un air goguenard en s'emparant à son tour de leur main pour les frôler de ses lèvres.
Nul ne le remarqua, mais sa bouche s'attarda quelques secondes supplémentaires sur celle d'Hermione, tandis qu'il levait les yeux dans sa direction pour mieux la dévorer du regard. Les plus observateurs auraient pu voir l'acier de ses pupilles se liquéfier sous l'ardeur qu'évoquait chez lui les jupons délicats d'Hermione. Un bref regard vers la pendule géante fit réaliser à Drago que de nombreuses heures s'écoulerait avant qu'il ne puisse s'agenouiller devant elle pour la dépouiller de ses broderies.
─ Bien, jeunes damoiselles, jeunes damoiseaux d'ici et d'ailleurs, soyez les bienvenus… A Versailles !
Avec la grâce légère d'une véritable reine, Pansy tapa deux fois dans ses mains, et les portes de la Grande Salle, obéissantes, s'ouvrir dans une lenteur insoutenable. Placés au premier rang, Drago, Hermione et Neville, furent les premiers chanceux à découvrir tout le mal que Pansy s'était donné… Et elle n'avait pas menti. Jamais Poudlard n'avait connu pareil décor en son sein.
La magie avait fait son œuvre. En lieu et place de la familière Grande Salle, se tenait la véritable galerie des glaces. Tableaux de maître, lustre de diamants, miroirs grandioses habillaient les murs jusqu'alors austères de la pièce. Des bougies donnaient une ambiance tamisée et féérique au décor, tandis qu'une estrade avait été montée dans le fond, sur laquelle commencèrent à jouer plusieurs troubadours. Les longues tables avaient laissé place à des tables rondes, recouvertes de napperons en dentelles françaises, et dressée en vaisselle de porcelaine et de cristal peint à l'or fin.
─ Pansy c'est… commença Hermione, le souffle coupé.
─ De la folie, grogna Drago.
─ Merveilleux, répliqua Hermione avec un sourire.
Elle avait les yeux qui brillaient tant le décor la réjouissait. Il eut fallu être de bien mauvaise foi pour la contredire. Car en effet, c'était grandiose. Assaillie par les compliments, Pansy ne boudait pas son plaisir. Elle s'autorisa quelques minutes supplémentaires, avant de pousser doucement tous les élèves vers la Grande Salle et de déclarer d'une voix claire et enjouée :
─ Place au bal !
Et comme de bien entendu, tout juste eut-elle cessé de parler que la musique, d'époque, se mit à résonner dans la grande pièce, tandis que des couples se formaient déjà sur la vaste piste de danse. Drago s'apprêter à proposer une danse à Hermione quand il réalisa avec horreur qu'elle n'était plus à côté de lui, mais discutait de l'autre côté de la pièce avec un Viktor Krum à l'air faussement contrit. Avant qu'il n'ait pu les rejoindre, Krum entraînait Hermione sur a piste de danse, sous le regard médusé de Drago.
Hermione n'avait pas osé refuser. Viktor lui avait paru sincère dans ses excuses, et avait décrété que, comme ils ne se reverraient surement plus jamais, il aurait été de bon goût qu'ils partagent une danse. Préférant danser avec lui avant qu'il ne vide la moitié du vin des elfes, Hermione avait fini par accepter. Elle avait passé un bon moment, mais n'avait pu empêcher son esprit de glisser ailleurs. Elle pensait à Drago, sans même s'en rendre compte, n'écoutant qu'à moitié les boniments de Viktor. Quand la musique acheva le premier morceau, ce dernier tenta bien de la convaincre de continuer, mais c'était sans compter la présence de Drago qui semblait être apparu par magie à leurs côtés.
─ Puis-je ?
Il tendit une main en direction d'Hermione qui l'attrapa sans vraiment y penser. Krum, déçu, n'osa pas s'opposer, sans doute à cause du regard de glace que lui lançait Drago. Il eut le bon gout de s'effacer tandis que la musique reprenait et que Drago esquissait les premiers pas d'une sarabande.
─ Comment était cette première danse ? demanda-t-il au bout de quelques secondes.
─ Pas mal.
─ J'espérais que tu me la réserves, souffla Drago à son oreille, tandis que sa main se resserrait autour de sa taille.
─ Je te réserve la dernière, répondit Hermione dans un souffle incandescent qui arracha à Drago de trop nombreux frissons. Celle qui se joue dans l'intimité.
─ Quel audace, grogna Drago qui brûlait déjà d'un désir libidineux.
Alors, quel est votre avis sur ce chapitre ? Difficile de se remettre dans le bain, mais j'espère que ça vous plaira malgré tout ! J'attends vos commentaires avec impatience, et je vous dis à très vite, puisque le dernier chapitre ne tardera pas à arriver dans la semaine !
