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Juin 2016
Partie 5 - Bonus 1.2
Bucky sursauta en entendant la voix de celle qu'il voulait voir. Il se retourna brusquement, la découvrant à côté de lui et non pas derrière la porte. Il fit un mouvement de la tête, sourcils froncés. Naélie était presque sûre qu'il se demandait si elle s'était téléportée pour lui faire peur ou si elle était sortie avant qu'il n'arrive. Le silence, uniquement troublé par leurs respirations, se faisait pesant. Tous les deux étaient assez gênés une fois seuls, après tout ce qu'il s'était passé entre eux. Surtout que depuis que Barnes avait révélé être responsable de la mort de la quasi-totalité de la famille de Naélie – connue ou non – il y avait un certain malaise.
La blonde tortilla ses doigts en les regardant, gardant la tête baissée pour éviter de croiser le regard du brun. Elle ne savait pas trop pourquoi elle l'avait interpellé, tout aurait été si simple si elle s'était simplement téléportée en l'apercevant dans le couloir. Faire semblant de dormir et de ne pas avoir entendu qu'il frappait à sa porte... Ou alors elle aurait pu s'enfuir très loin et se perdre dans les méandres du palais. Mais non, elle s'était approchée, lui avait lancé une pique, et maintenant, elle n'osait même pas le regarder dans les yeux.
- Tu voulais me parler ? finit-elle par lâcher.
- Oui...
- Il est deux heures du matin. C'était si important ?
- Demain, je me fais cryogéniser. Du coup, oui, ça l'est.
Naélie hocha la tête, attendant que l'autre se décide à vider son sac, mais il se contenta de la regarder, un air inquiet plaqué sur le visage.
- Je tenais vraiment à m'excuser auprès de toi, Naélie. Je t'ai fait beaucoup de mal.
- Sans le vouloir.
- Je l'ai fait quand même. Nous devions parler, tous les deux. Tu avais dit que nous le ferions, à l'aéroport.
- C'est vrai.
- Pourquoi tu le prends comme ça ? Tu devrais me hurler dessus, m'insulter de tous les noms, dans toutes les langues, me frapper, me faire brûler. Mais tu es... Tu gardes ton calme comme si de rien n'était.
- Justement, je me maîtrise pour ne pas te faire du mal. Parce que tu as été l'instrument d'HYDRA, mais pas le cerveau. Tu n'as pas choisi ce qu'il t'est arrivé. Sinon, je suis presque sûre que tu aurais préféré mourir en tombant de ce train, je me trompe ?
- Tu as raison. Je n'aurais pas causé autant de morts. Autant de problèmes.
- Je t'aime bien, James Barnes. Et j'ai envie de faire en sorte qu'à présent, ta vie soit plus belle. C'est pourquoi je refuse de t'en vouloir, à toi. Si je le pouvais, j'irais même tuer tous les membres d'HYDRA de mes propres mains.
Elle ne l'aurait pas juré, mais Naélie crut voir les yeux du Super Soldat s'embuer, signe qu'ils se remplissaient de larme, chose qu'elle jugea finalement impossible. Il était un soldat super entraîné, vieux d'une centaine d'années et ancien tueur sanguinaire. Il ne pouvait pas pleurer. Cependant, il tourna si vite la tête qu'elle n'en vit pas plus. Ils restèrent à nouveau plantés là, immobiles devant la chambre de la jeune femme. Le temps s'écoula de telle manière qu'ils ne surent pas vraiment combien de minutes ils restèrent ainsi. Dans un raclement de gorge, la blonde finit par briser le silence.
- Tu veux... Est-ce que tu veux rentrer ? lui demanda-t-elle, à mi-voix.
- Oui, pourquoi pas.
Elle ouvrit sa porte, permettant à Bucky d'entrer dans sa chambre. Elle l'invita à s'installer dans le canapé, mais au lieu de ça, la seule main qu'il restait à l'ancien Soldat de l'Hiver vint se poser sur sa joue, la lui caressant avec tendresse, son regard océan plongeant dans celui tempétueux de la jeune femme. Cette dernière ne brisa pas le contact, cherchant même à l'approfondir en penchant sa tête contre la paume chaude, ses yeux se fermant une seconde au moment où elle fit venir sa main à la rencontre de sa semblable.
Le brun se pencha doucement, posant ses lèvres sur celles de la jeune femme, passant sa langue dessus pour en demander l'entrée. Un ballet fut entamé par les muscles jumeaux, arrachant des soupires de bien-être aux deux Êtres qui s'embrassaient. La main de Bucky descendit vers la hanche de Naélie, la collant un peu plus à son corps tandis qu'elle passait ses bras autour du cou du soldat, se laissant légèrement aller tout contre lui.
Lentement, il recula, tirant la jeune femme à sa suite, ne rompant pas le baiser pour autant. Lorsqu'ils arrivèrent près du lit, ils s'y laissèrent tomber, rigolant quand le rebond les fit s'entrechoquer l'un contre l'autre. Au-dessus de lui, Naélie se redressa, à califourchon sur les hanches de Bucky dont la main reposait toujours sur sa hanche fine.
- Tu crois qu'on devrait aller plus loin ? s'enquit-elle.
- Aucun engagement. Aucun sentiment au-delà de l'amitié. Juste pour cette nuit, déclara l'homme en caressant le corps de la jeune femme.
- Juste pour cette nuit, répéta cette dernière avant de se pencher pour capturer une nouvelle fois les lèvres de l'autre, dans un sourire.
Cette fois-ci, Naélie prit pleinement les rênes de l'action, Bucky étant comme qui dirait handicapé, un bras en moins oblige. La jeune femme passa ses mains sous le t-shirt que portait l'homme en guise de pyjama, effleurant son torse du bout des doigts, le faisant frémir. Avec une lenteur extrême, elle leva le vêtement pour le retirer. Puis, toujours à la même cadence, elle se baissa sur la peau nue qu'elle embrassa de nombreuses fois, sentant la main du soldat sur sa tête. Par moments, elle l'entendait soupirer son prénom tout en effectuant des mouvements circulaires dans la chevelure dorée. Les mains frêles de la jeune femme suivaient le même chemin que sa bouche, et une fois qu'elles arrivèrent à la jonction de la peau et du bas de pyjama, Naélie se redressa, les doigts de Bucky quittant ses cheveux pour se poser sur sa poitrine.
- J'aimerais te procurer autant de plaisir que toi... Mais sans l'une de mes mains...
- Ce n'est pas grave, James. Tu sais, ce n'est pas pour autant que tu ne peux pas m'en procurer. Après tout, tu as une main, encore.
Pour illustrer ses propos, elle attrapa la main sur sa poitrine et la guida vers le bas. Se soulevant légèrement pour lui faciliter la tâche, la blonde poussa un gémissement en sentant les doigts s'introduire dans son short de nuit. Ils passèrent rapidement la barrière du sous-vêtement, trouvant sans problème la zone qui produisait du plaisir chez les femmes. La blonde se courba en avant, fermant les yeux en soupirant. Très vite, elle roula des hanches, accentuant les gestes de Bucky, et frottant son entre-jambe contre celle de ce dernier. Ils laissèrent tous les deux sortir des gémissements, en concert, les mouvements devenant plus rapides et frénétiques.
- James, haleta Naélie. James, je vais...
L'homme retira soudain sa main, faisant grogner la jeune femme de frustration. Elle lui lança un regard noir tandis qu'il lui souriait de façon espiègle. Les jambes tremblantes, elle se fit violence pour ne pas continuer à frotter leurs bassins, s'en retirant pour enlever les vêtements qu'il restait à Bucky, dévoilant son érection bien présente.
- Tu t'es moqué de moi, Barnes, lâcha-t-elle à voix basse, remontant son corps encore entièrement vêtu sur celui complètement nu du susnommé.
- Je vais être puni ? rigola Bucky qui, visiblement, n'en croyait pas un mot.
- C'est exact, mon cher. Tu vas payer.
Bucky haussa un sourcil, son bras repoussé brusquement sur le côté. Naélie évita soigneusement de toucher le sexe tendu, mais ne se gêna pas pour faire passer ses mains tout autour. Ce fut au tour de l'homme de pousser des grognements frustrés. Il voulut relever la main vers elle, mais à chaque, elle était repoussée par celle de la jeune femme. Elle l'embrassa, lui mordillant la lèvre tout en continuant à éloigner la main qui se voulait baladeuse.
- Laisse-moi te toucher, s'il te plaît, supplia l'homme.
- Pas encore.
L'homme la fixa, ses yeux transmettant toute l'envie qu'il ressentait. Ce n'est qu'après de longues minutes qu'enfin, Bucky put reprendre l'expédition du corps féminin qui le dominait. Naélie enleva enfin son haut, nue en dessous, et ses seins furent aussitôt recouverts par une main et une bouche. À nouveau, les gémissements passèrent les lèvres de la fille de feu, qui recommença à bouger des hanches.
- Enlève ton bas... demanda l'ex Soldat de l'Hiver.
- Tout doux, Chewbacca.
- C'est quoi "Chewbacca" ?
Naélie se figea d'un coup, se souvenant subitement que l'homme n'avait pas eu l'occasion de connaître "Star Wars". Si bien qu'au beau milieu de leur petite séance, la jeune femme se mit à lui expliquer qui était le Wookie, ainsi que l'histoire des films, en gros.
- Et bien, ça a l'air intéressant.
- Tu veux regarder les films avant d'être cryogénisé ? le taquina la jeune femme.
- J'ai beaucoup mieux à faire, là tout de suite.
Dans un sourire, la blonde retira ses derniers vêtements et les doigts de Bucky revinrent en elle, la préparant pour le recevoir. À deux doigts de connaître le septième ciel, elle fut à nouveau stoppée dans son élan, pour la bonne cause, cette fois-ci.
- Une seconde, lui dit-elle.
- Laisses-moi deviner. La boite de préservatifs offerte par Natasha ?
- James. Si j'avais pu prendre un seul objet avec moi, ce n'est sûrement pas ça que j'aurais choisi, rigola-t-elle.
Elle fouilla dans les armoires de la salle de bain, maudissant le sort de ne pas avoir ce qu'il lui fallait. Revenant dans la chambre, cependant, elle surpris Bucky avec un emballage argenté entre les doigts, un sourire satisfait sur le visage.
- Table de nuit.
Tout sourire, elle grimpa sur le lit, puis elle força le brun à s'allonger sur le matelas. S'emparant du préservatif, elle le mit en place avant de se positionner au-dessus de la hampe de chair, la guidant entre ses cuisses. Elle grimaça, se mordit la lèvre alors que l'autre venait les lui voler dans un baiser pour faire passer la douleur. Une fois qu'il fut totalement enfoncé, elle entreprit des mouvements verticaux, faisant entrer et sortir le sexe de Bucky. Ils se serrèrent l'un contre l'autre, tout deux assis, les va-et-vient passant de profonds et lents à rapides et désordonnés. Les gémissements emplirent la pièce, les soupirs, les cris, les grognements venant s'y ajouter. S'accrochant au soldat, la tête plongée dans le creux de son épaule droite, Naélie se forçait à ne pas le griffer dans le dos, comme cela avait été le cas lors de leur première fois.
Ils ne mirent pas très longtemps à atteindre l'extase dans un baiser. Ils retombèrent tous les deux sur le lit, essoufflés. La blonde descendit des hanches du soldat qui enleva le bout de latex pour le balancer dans la poubelle de la salle de bain. Quand il revint dans le grand lit, Naélie se blottit contre lui en somnolant. Elle se trouvait du côté droit, permettant ainsi à Bucky de l'enlacer. Elle fit de même, sa tête sur le torse se soulevant au rythme de la respiration saccadée de son propriétaire.
- C'est déjà la deuxième fois que nous couchons ensembles, fit remarquer le brun.
- Attention, ça risque de devenir une habitude.
- Tu crois qu'on pourrait, sans développer de sentiments ou autre chose que le sexe ?
- Non.
- Qu'est-ce que tu en dis, alors ?
- Je... elle hésita avant de formuler sa phrase, sachant pertinemment bien que cela risquait d'être blessant. James... Je ne suis pas amoureuse de toi. Je t'aime beaucoup, mais... Ce n'est que de l'amitié, rien de plus.
- Tant mieux. Je doute être prêt pour une relation de mon côté, répondit Bucky en fixant le plafond.
- Alors, on en reste là, d'accord ?
- Pas de problèmes.
Rassurée, Naélie s'installa correctement et après avoir lancé un dernier coup d'œil au réveil qui indiquait trois heures passées, elle s'endormit, vite suivie par Bucky.
